'Cause we are the same •• Eden

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'Cause we are the same •• Eden

Message par Invité le Jeu 2 Jan - 23:06

“ athénaïs & eden ♦ 'cause we are the same. „
Ma soeur et moi vivions nos vies en parallèle depuis maintenant 19 ans. C'est court sur une vie, mais pour une complicité c'est énorme. Des années pour nous créer notre propre langage, des années pour nous trouver des petits noms, avoir des anecdotes plutôt ridicules à raconter. Des années à apprendre à nous connaître et à grandir aux côtés de l'autre. Nous étions comme un casse-tête à seulement deux pièces. Une pièce sans l'autre n'a aucune existence. C'est la présence de l'autre qui lui donne un sens. Certes, nous passons un peu moins de temps ensemble maintenant, vivant nos propres vies chacune de notre côté dans nos salles communes avec nos compagnons de maison. Par contre, il était très rare que nous ne nous parlions pas durant une journée. C'était comme ça dans nos premières années à Poudlard et c'est encore au goût du jour. Nous étions radicalement différentes, mais nous nous balancions. Je la calmais et elle me donnait une vitalité que je n'aurais probablement pas si elle n'était pas là. J'aimais profondément ma sœur, c'est tout ce que les autres avaient besoin de savoir. Nous avions nos hauts et nos bas, comme tout le monde. Je dois même avouer que dans mon cas il y a souvent des bas vis à vis Eden, mais elle reste ma sœur jumelle malgré tout.

Ce samedi matin-là, n'ayant pas cours et étant plutôt studieuse et je n'avais rien d'autre de prévu, je suis allée travailler dans mes bouquins à la bibliothèque. Je bossais sur mon cours de divination qui ne me plaisait pas du tout. C’est pour cela que je mettais toujours en binôme avec Madeleine. Je ne lui avais pas demandé de venir avec moi ce matin-là parce qu’il fallait que j’arrive à comprendre la matière sans elle. En examen, je n’aurais pas une Madeleine sous la main pour m’aider à réussir. Je n’avais malheureusement aucun intérêt dans ces matières. J’avais pris Art magique et ésotérisme pour le côté artistique de la chose. Pour moi, la communication avec les morts ou bien prédire l’avenir n’avait aucun intérêt et je ne comprenais pas comment on pouvait en avoir. Madeleine, dans son cas, ne comprenait rien à l’art. On se complétait aussi, dans un certain sens. Malgré nos différences, je m’entendais très bien avec elle. Il faut se dire que les contraires s’attirent. En même temps, il y a des gens qui disent qui se ressemble s’assemblent. Selon moi, ça varie et ça n'a aucune importance. Il y a des gens qui sont comme nous qui nous donnent envie de vomir et il y a des gens qui sont radicalement différents qui nous semblent être de la meilleure soie.

Dans le moment, tout cela n'importait pas du tout. J'étais à la bibliothèque et je fatiguais à vue d’œil devant mes parchemins. J'avais bossé jusqu'à midi sur ma révision et je n'en pouvais plus. J'ai ramassé mes grimoires, mes parchemins et le reste de mon matériel, placé le tout dans mon sac en bandoulière et je suis partie vers la Grande Salle pour manger un peu. Mon ventre commençait à gargouiller un peu, c'était le moment avant que je me mette à avoir mal au crâne. En chemin vers ma destination, je me suis mise à penser à ma discussion avec Maelan quelques jours plus tôt. J'allais avoir de quoi faire. J'allais devoir faire un peu de chantage auprès de ma sœur pour la convaincre d'inviter London. Mais bon, une chose à la fois. Je suis arrivée à destination et je suis entrée en regardant autour pour voir qui était là. À la table des rouges, j'ai fini par apercevoir ma sœur, seule et avec l'air songeur. Ce n'était pas vraiment son genre. Soit elle pensait à des stratégies pour le Quidditch ou bien elle avait fait la fête la veille et n'avait pas assez dormi. J'allais finir par savoir ce qui se passait dans sa tête. Je me suis donc dirigée vers elle, l'air joyeux et le sac sur l'épaule. Je me suis assise en avant d'elle en laissant tomber mon sac à côté du banc, prête à papoter avec ma jumelle.

    « Hey toi ! T'as l'air songeuse, il se passe quoi dans ta petite tête ? Des stratégies pour le quidditch ? Tu songes à un beau blond ? T'as pas assez dormi ? Raconte à souris ce qui se passe. »


J'ai fait un petit clin d’œil amusée à Eden, cherchant à la faire sourire, ce qui n'était pas très difficile. Souris était le petit nom qu'elle me donnait, je trouvais ça ridicule, mais je m'y étais attachée avec les années. À force d'habitude on fini par s'attacher à ce qu'il paraît.

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Re: 'Cause we are the same •• Eden

Message par Invité le Mer 8 Jan - 0:01


It’s like you’re my mirror, mirror staring back at me


Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. ⊹ Enfin assise… Affalée sur le banc, les coudes sur la table, la tête qui repose entre mes mains, je fixe un point devant moi sans vraiment le voir et je laisse mon esprit s’égarer. Fatiguée, épuisée, éreintée, harassée, naze, je dois ressembler à un vrai zombi et j’ai l’impression d’errer aléatoirement depuis que je me suis levée. Quelle idée j’ai eu de vouloir trouver des exercices de remise en forme pour mon équipe et de les tester sur moi ce matin, avant de leur soumettre. Quelle idée j’ai eu de mettre mon réveil à 9h pour cela. Ce ne sont pas les bonnes questions… Les entrainements de quidditch n’ont pas encore commencé et il fait encore un temps magnifique dehors, faire cela un samedi matin en toute tranquillité c’est le moment idéal. La véritable interrogation est comment j’ai réussi la folie de me coucher à seulement quatre heures du matin alors qu'une soirée n'était organisée. Un petit mélange savant et le tour est joué.

Hier soir, j’ai travaillé sur mes devoirs jusqu’à tard dans la nuit. Les gryffondors et serdaigles allaient, au fur et à mesure que la soirée passait, se coucher, les groupes se séparaient et les élèves studieux refermaient leurs livres. Moi je continuais sur ma lancée. Le cours de criminologie m’a emballé, et j’ai eu envie de faire mon devoir le plus rapidement possible. Y passer ma soirée du vendredi était devenu presque une nécessité, tant je voulais en savoir plus, et au moins ça me libérait l’esprit pour mon weekend à venir. A minuit et demi, la salle commune était vide, mon devoir terminé et mon ventre affamé et je n’avais qu’une obsession en tête : du chocolat ! Depuis la rentrée, je n’ai pas eu vraiment le temps de faire ma petite réserve personnelle, j’ai donc pris la décision d’aller jusqu’aux cuisines… En pleine nuit… Dans le noir ! Oui c’est possible ! Je ne sais pas comment, la bonne étoile doit être avec moi, je ne me suis faite que peu de fois attrapée lorsque je fais mes sorties nocturnes. Pourtant, je ne passe pas vraiment inaperçu avec mes lumières qui illuminent tout à un kilomètre à la ronde. J’ai donc pris uniquement le nécessaire pour ressembler à une lanterne géante et je suis sortie dans les couloirs du château. L’allée s’est déroulé sans encombre, j’ai retrouvé les elfes de maison, étrangement, à n’importe quelle heure, ils sont toujours actifs, à croire qu’ils sentent quand on a besoin de quelque chose. Je suis restée le temps de manger ma part de gâteau avec eux pour discuter, ils ne sont pas très bavards, et certains m’en veulent un peu depuis que j’ai monté une association pour promulguer leurs droits, mais d’autres aiment bien ma compagnie. Je suis ensuite partie pour retourner à mon dortoir. Un bruit a attiré mon attention, pas de place à la panique, ce n’est pas comme si c’était la première fois, je m’attendais à me faire prendre, quand je suis tombée nez-à-nez avec Sir Nicholas. Je ne l’avais pas revu depuis la fin d’année dernière, il m’a donc raccompagné jusqu’à ma tour, tout en rattrapant le temps perdu. La grosse dame n’était pas dans son tableau quand nous sommes arrivés. En l’attendant, nous sommes revenus sur ma troisième année, où j’avais lancé l’association « être à l’écoute des macchabée, c’est être à l’écoute du passé ». A son retour, il a été difficile de se séparer, tableau et fantôme avaient des divergences d’opinion, mais ils étaient d'accord sur le fait que j'avais essayé de leur rendre la vie plus facile, malgré des associations extrêmement farfelues aux actions loufoques. Après avoir bien rigolé, en reparlant de certaines anecdotes, j’ai finis par monté me coucher… A quatre heures du matin !

Dormir cinq heures est loin de me suffire habituellement, et maintenant je suis une vraie larve. Si je n’avais pas un minimum de volonté et la résistance d’un poulet sous la pluie, je me serais rendormie à coup sur. Et je crois que faire de l’exercice pendant plus de deux heures m’a achevé. Après ma séance, j’ai rangé le matériel, toutes les notes que j’ai pris sur telle ou telle activité, et est pris une douche revigorante, avant de m’allonger un peu sur l’herbe près du terrain de quidditch pour remettre toutes mes idées en place. Mes co-équipiers vont en baver c’est certain !

Maintenant, je suis dans la grande salle, attablée à la table de ma maison pour manger, et je reste persuadée de m’être assoupie quelques instants dans l'herbe, je me sens toute flageolante et j'ai l'esprit embrumé. Je passe une main dans mes cheveux, ils sont en bataille et je ne serais pas étonnée si de l’herbe ou des feuilles étaient accrochés dedans. Je ne m’aperçois de la présence de ma sœur en face de moi, que lorsque je l’entends engager la conversation. « Hey toi ! » Combien de temps je suis restée assise, complètement bloquée sur ce banc ? « T'as l'air songeuse, il se passe quoi dans ta petite tête ? » Aucune idée. « Des stratégies […] dormi ? Raconte à Souris ce qui se passe. » J’esquisse un sourire attendri quand elle prononce son petit surnom et elle me fait son petit clin d’œil dont elle a le secret. J’essaie de synthétiser ce qu’elle m’a dit, mais je crois bien que j’ai loupé la moitié de ce qu’elle m’a dit. Et dans un grand bâillement je lui réponds la bouche pâteuse : « Aaaaah… j’ai pas tout suivi ce que tu m’as dit ma petite Souris. » Je me frotte les yeux, fait des petites tapes sur mes joues pour me réveiller et tenter d’être un peu plus lucide. « Je suis tellement fatiguée. J’ai discuté avec la grosse dame et Nick-quasi-sans-tête jusqu’à quatre heures du matin et je me suis levée à 9h pour m’entrainer au quidditch. Tu vas me dire que je suis toujours trop impliquée, mais j’ai tellement peur de ne pas être à la hauteur en tant que capitaine, que j’essaie de trouver pleins de choses à leur faire faire ! Ils m’attendent au tournant j’en suis sure ! » Je me sers un verre de jus de citrouille et le bois d’une traite. Je l’observe un instant avant de reprendre, elle est resplendissante, un grand sourire accroché aux lèvres et ses grands yeux pétillants fixés sur moi. Je ne sais pas si ça vient du lien gémellaire, mais elle me rebouste aussitôt et me transmet son énergie. Mon sourire devient soudain plus marqué et je lui lance d’une voix plus affirmée, taquine : « Tu as l’air en forme ! Qu’est-ce qui te met de si bonne humeur ma Souris ? »



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Re: 'Cause we are the same •• Eden

Message par Invité le Jeu 16 Jan - 1:49

“ athénaïs & eden ♦ 'cause we are the same. „
J'étais affamée et c'est avec une joie non dissimulée que je suis arrivée dans la grande salle. Je m'étais donnée corps et âme, oui on peut de l’exagération ici et je me le permets, dans mes devoirs. Rédaction de parchemin sur rédaction de parchemin et lecture de grimoire pour comprendre la divination. Dire que ce n'était pas ma tasse de thé était un faible mot. Je réussissais, je ne me donnais pas le choix après tout, mais je devais travailler des heures durant pour y arriver. Je n'avais pas autant de faciliter que dans mes autres matières. Tout ce qui concernait les arts ne demandait aucun effort pour moi. Je pouvais passer des heures dans les grimoires simplement pour le plaisir sans avoir besoin de le faire. Alors l'étude, quand je devais en faire, n'en étais pas vraiment. J'étais complètement envahie et habitée par les arts. Par contre, je n'irai pas jusqu'à dire que tout ce qui était ésotérisme me dégoûtait, mais je n'aimais pas ça. Je n'avais pas de contrôle sur ce domaine et j'avais de la difficulté à le comprendre. Madeleine m'aidait à assimiler tout ça, mais je devais faire les efforts par moi-même. Tout cela pour en venir à dire que j'avais travaillé dure ce matin-là et que je mourrais de faim. Mon chemin était donc allé logiquement vers la Grande-Salle où je me trouvais présentement et où j’avais pu voir ma sœur. Ayant discuté avec Maelan quelques jours plus tôt et voyant que London était assis un peu plus loin, j’allais pouvoir mettre notre plan en marche.

Eden était une vraie croqueuse d’homme et, en général, ça ne me fait pas grand-chose. Ce qui se passe entre elle et les autres garçons de Poudlard ne me regarde pas vraiment après tout. Elle reste malgré tout ce qu’elle fait ma sœur et je ne vais pas l’aimer moins pour ça. Cependant, là où ça s’est corsé, c’est quand elle s’est mise à jouer avec le seul garçon qui me plaisait vraiment dans cette école. Certes, elle n’était pas au courant, mais je n’étais pas au top de la subtilité, j’aurais cru qu’elle l’aurait compris. Mais non, Andrew est passé dans le tordeur d’Eden et ça me rendait dingue. C’est pour ça que j’ai élaboré un plan avec Maelan pour rapprocher son meilleur ami et ma sœur. Est-ce que ça allait fonctionner ? Je l’espérais sincèrement. J’allais pouvoir m’ouvrir les ailes et commencer à voler de mon côté si tout allait comme je le désirais. J’espérais sincèrement que tout se passe comme on l’avait planifié. La seule façon de le savoir, c’était de passer à l’acte. J’allais me jeter à l’eau. Je m’étais donc installée face à ma sœur, tout sourire et l’étincelle à l’œil. Elle ne semblait pas du tout réveillée et elle ma jumelle me confirma cette impression en baillant et me disant qu’elle avait loupé ce que je lui avais dit. J’ai écouté ses inquiétudes en hochant la tête et en pinçant les lèvres. Ça devait en effet lui faire pas mal de pression sur les épaules, mais elle était forte, elle allait y arriver je la connaissais. Plus têtu qu’elle, ça n’existe pas.

    « Déjà j'ai plus dormi que toi, ça me fait un baume au cœur. Mais franchement pas grand chose. J'ai fini mes devoirs, c'est tout ce que j'ai fait ce matin. »


J’ai ris une gorgée de jus de citrouille en piochant dans un plat où il y avait des petits pains au fromage. J’aimais le pain, j’aimais le fromage…c’était le parfait menu pour mon estomac qui criait famine. J’allais manger autre chose, c’est certain, mais il fallait bien commencer quelque part.

    « Je m'en ferais pas trop avec les entraînements, ils te respectent tous, je crois pas qu'ils t'attendent nul part. Et puis, tu leur dirais de te manger dans la main, ils le feraient tous ou presque. D'ailleurs c'est pour quand le prochain match ? »


Parler quidditch c'était pas trop mon truc, par contre, quand il était question de ma soeur, je pouvais tout faire. Et puis, pour emmener le sujet London sur le tapis il fallait bien passer par ce chemin. C'était le plus simple en tout cas. J'ai déchiré un petit morceau de mon pain et je l'ai enfoncé dans ma bouche, un petit sourire malicieux aux lèvres tout en mâchouillant.

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Re: 'Cause we are the same •• Eden

Message par Invité le Jeu 16 Jan - 16:39


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Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. ⊹ Athénais a toujours été mon rayon de soleil. C’est peut-être difficile à croire étant donné que je suis certainement la plus survolté de nous deux et que c’est toujours moi qui me fourre dans des situations abracadabrantes, mais Athé est un peu mon tampon modérateur. Sans elle, je crois que j’aurais été cent fois pire et mes parents auraient préféré me faire adopter que de garder un diable pareil. On se complète parfaitement quand on y pense ! Je mène une vie à cent à l’heure alors qu’elle s’inscrit plutôt dans une routine tranquille, elle m’apaise pendant que moi je l’emmène dans mon tourbillon infernal. Pour notre entourage, je suis certaine que les autres pensent que c’est moi la meneuse, celle qui montre le chemin et qui induit nos mouvements. C’est possible dans un sens, je ne nie pas être revendicatrice et toujours poser mon jugement et mes idées. Mais pour moi, Athénais est une grande source d’inspiration. J’aimerais pouvoir par moment, juste prendre le temps, pas de peindre, je m’ennuierais trop, mais faire un truc tranquillement sans avoir continuellement toutes ces idées en tête qui me briment un peu. Je suis comme ça et c’est d’ailleurs pour ça que je suis si fatiguée par moment, je ne peux pas juste respecter le règlement et suivre ma routine. Hier soir j’ai eu envie de chocolat, je ne pouvais pas juste aller me coucher en attendant mon chocolat chaud du matin, non il m’en fallait tout de suite, au risque de chopper une retenue ou pire, me retrouver coincer dans le noir ! Croiser fantômes et peintures sans parler avec eux, c’est inimaginable ! Je ne peux pas, je suis comme ça ! Et pourtant, des fois on pense que je me fiche de tout alors que beaucoup de choses ont de la valeur et de l’importance pour moi. Je suis juste des fois trop évaporée ou trop fixée sur une idée pour me rendre compte de tout ce qu’il se passe autour de moi ! Loin de moi l’idée de faire du mal aux gens que j’aime, principalement ma sœur.

Bref, je divague un peu, je me disais juste que ma fatigue et ma lenteur se dissipent rapidement quand Athénais est avec moi, elle me rend plus forte et me soutient en toutes occasions ! Je suis ravie qu’elle soit venue manger avec moi, elle va me faire passer mon mode larve, surtout qu’en plus, je ne suis pas certaine, vu mon état, que j’aurais pu accepter n’importe qui à ma table. Athé me connait par cœur, depuis toujours nous partageons tout, elle connait mes humeurs parfaitement et la réciproque est vraie. Alors quand elle me répond, moqueuse, que son état de forme provient du fait que contrairement à moi elle mène une vie seine, je ne peux m’empêcher de lui renvoyer un sourire coquin. Elle a toujours su me lancer des petites piques pour me taquiner sans toutefois me faire de gros reproches. Et comme à son habitude, elle a passé son samedi matin à faire ses devoirs, j’aurais pu le parier si j’avais eu la force de l’interrompre avant qu’elle ne parle ! Une vraie vie de rituels, mais je l’aime comme ça ma Souris ! Et puis au moins, je sais toujours où la trouver ! « Ça ne peut pas être pire que moi c’est sur ! Il faudrait que je te fasse faire une nuit blanche un jour, juste pour tester ta résistance ! » Je lui sourie, très fière de moi, et ce n’est pas juste pour l’embêter, j’aimerais vraiment qu’elle s’amuse un peu plus et profite de la vie qui s’ouvre devant nous. C’est dommage qu’elle n’aime pas les matchs de quidditch, car ça ferait déjà longtemps que je l’aurais emmené voir l’équipe d’Arsenal, Sara n’est jamais sans m’envoyer une place, alors une de plus pour ma jumelle, aucun problème !

Je la vois piocher dans plat remplis de petits pains au fromage. Elle adore ça, ça a toujours été le cas. Nos parents éprouvaient un plaisir tout particulier à lui en faire des tous frais chaque jour. Moi j’avais droit aux pains au chocolat : A chacun son régime *pan* ! Elle reprend la parole pendant que je regarde les plats autour de moi. Elle comme moi avons toujours eu de la chance, nous pouvons manger autant qu’il nous plait et sans restrictions caloriques, nos corps de prennent jamais un gramme, qu’elle soit aussi artiste que moi sportive, aucunes différences. Je me sers donc un morceau de poulet et croque dans une frite bien croustillante avant de lui répondre. « Je ne sais pas trop. Je sais bien qu’ils me respectent et s’ils m’ont choisi capitaine c’est qu’ils croient en moi, mais moi je suis loin de le faire. J’ai toujours l’appréhension de ne pas bien faire, c’est la première fois que ça m’arrive, sans doute parce que c’est la première fois que j’ai un rôle si important. D’habitude je ne fais qu’ouvrir ma gueule, ce n’est pas moi les responsabilités, ça a toujours été ton job dans notre binôme de choc. » Je reprends une frite, réunissant mes pensées avant de poursuivre : « Arrête, tu ne peux pas dire qu’ils sont à mes pieds, ça fait trop clichés, je suis pas une déesse non plus et puis se sont justes mes co-équipiers, tu sais très bien quel point d'honneur je met à ne jamais sortie avec des collègues, histoire de ne pas compliquer les relations. Et aucune idée pour le prochain match, le planning annuel des rencontres n’est pas encore sorti. » Je l’observe un moment picorer son petit pain au fromage, elle a un sourire malicieux accroché aux lèvres depuis tout à l’heure, elle doit avoir une idée en tête, il va falloir que je sache ce qu’il en est ! « Tu n’aimes pas parler quidditch d’habitude, qu’elle est cette soudaine passion ? Tu as un joueur dans le collimateur ? » Quelle meilleure stratégie pour en savoir plus que l’attaque ? Surtout que je sais pertinemment que ma sister n’aime pas vraiment parler garçon, surtout si ce dernier l’intéresse ! Pourtant j’aimerais tellement qu’elle me confie ses secrets ! Je sais que c’est un des rares sujets qu’elle ne veut absolument pas partager avec moi, comme si je ne pouvais pas comprendre ses sentiments. En même temps je ne lui ai jamais tout révéler sur mon comportement avec la gente masculine…



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Re: 'Cause we are the same •• Eden

Message par Invité le Ven 31 Jan - 18:44

“ athénaïs & eden ♦ 'cause we are the same. „
Parfois, quand ma sœur parlait, j'avais l'impression qu'elle croyait sincèrement que je ne faisais jamais rien. J'avais déjà fait une nuit blanche, peut-être pas pour les mêmes raisons, certes, mais le concept reste tout de même le même. Tu ne dors pas de la nuit parce que tu es occupé à faire autre chose. C'est un concept de base quand même. Bon, l'alcool, s'il y en a d'impliqué, peut rendre les choses plus facile ou plus difficile, tout dépendant des gens. Cependant, autrement, c'est la même chose. J'avais déjà fait les deux, ce qui ne semblait pas du tout effleurer l'esprit d'Eden. Sa sœur avoir une vie sociale ? Cette idée devait lui être ridicule. Elle devait croire que je passais mes journées à la bibliothèque et que j'étais dans mon lit dans ma salle commune vers 9h30 le soir. Ça ne me surprenait pas vraiment de ma jumelle. Je ne lui en voulais pas, c'était typique. Quand je lui racontais des soirées où j'étais allée, elle semblait toujours tellement surprise. Je n'étais pas un ermite tout de même ! J'avais des amies, des sorties, des soirées, je prenais le temps de peindre et oui j'étais studieuse en plus et ça me réussissait. Il n'y avait de bien magistral là-dedans. Chacun décide de mettre son temps où il le veut, nous décidons tous d'où son nos priorités. J'avais les miennes et ma sœur les siennes. J'ai regardé Eden alors qu'elle me disait qu'elle voulait me faire vivre une nuit blanche et je ne pus que prendre une gorgée de jus de citrouille pour me donner le temps de réfléchir à ce que j'allais lui dire.

    « Ma résistance le prend déjà bien tu sais ? »


J'ai fait un clin d’œil à ma jumelle. Certes, son insouciance à mon propos me frustrait me peu, mais je ne pouvais rester en colère contre elle bien longtemps. Ça me décevait, mais je pouvais passer par-dessus. Tout pour le bonheur de ma sœur. Certes, parfois je me faisais un peu marcher dessus pour y arriver, mais ce n'était rien au final. Nous étions jumelles, nous devions prendre soin l'une de l'autre non ? Nous étions nées pour ça, depuis nos premiers balbutiements, nous étions ensembles veillions l'une sur l'autre. Nous faisions attention l'une à l'autre sans tenir compte du reste. C'était jusqu'à ce que nous chemins se divisent en arrivant à Poudlard il y a de ça déjà plusieurs années. La vie était ainsi faite et je n'y pouvais rien, pas plus que ma sœur. Nous nous voyions régulièrement, comme pendant ce fameux midi. J'ai regardé Eden se prendre du poulet et des frittes pendant que je grignotais mon pain au fromage. Ce ne fut pas très long avant qu'elle se mette à me raconter ses inquiétudes. Je la connaissais comme personne, elle ne pouvait pas me le cacher. L'inquiétude suintait des pores de sa peau, sans réelle raison. Certes, être capitaine de l'équipe de Quidditch était un poids, mais elle s'en sortait très bien et ce n'étais pas seulement moi qui le disait.

    « Moi ? Non pas du tout, aucun joueur dans le collimateur. Je m'inquiète pour ma sœur, j'ai bien le droit. Et puis, c'est surtout de toi qu'on devrait parler à ce sujet. Il se passe quoi entre London et toi ? Tu peux dire ce que tu veux aux autres, mais ça marche pas sur moi. Je vois vos petits regards. Tu en pinces encore pour lui avoue-le. Tu peux me le dire à moi tu sais. »


J'ai fait un charmant sourire à ma jumelle, l'invitant ainsi à parler ouvertement avec moi. Comme ma sœur le disait si bien elle-même, rien ne valait mieux que l'attaque pour avoir les informations que nous voulions. Mon plan était maintenant en marche, Je m'étais lancée dans le vide, les dés étaient jetés. La phase 1 était en place, aussitôt le repas terminé, j'allais contacter Maelan pour lui dire ce qu'il en était pour que lui même mette ses pions en place.

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Re: 'Cause we are the same •• Eden

Message par Invité le Dim 16 Fév - 22:16


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Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. ⊹ J’ai tendance à faire des choses vraiment très étranges quand je me sens acculer, quand je sens que je perds le contrôle et qu’on se rapproche un peu trop de mes secrets. Je suis de nature quelqu’un d’ouvert, que je sois heureuse, fatiguée, en colère ou déçue, personne ne peut louper mes changements d’humeurs. On pourrait presque dire que je suis un livre ouvert : A une exception prêt ! Quand il s’agit de mes sentiments amoureux, je suis un vrai roc, je camoufle tout, je joue un rôle qui n’est pas vraiment le mien juste pour brouiller les pistes. Bien sur, si je m'amuse avec le sexe opposé ce n’est pas seulement parce que je veux faire croire des choses fausses, il faut bien avoir quelques avantages. Mais je fais toujours attention à ce que je fais, car au plus profond de moi, je sais pertinemment que si je m’amuse avec les mecs, si je ne reste jamais très longtemps avec l’un d’entre eux, ce n’est pas juste parce que je suis volage, c’est parce que j’en aime un autre… ça fait déjà quelques temps que je me suis fait cette remarque. Il n’a pas été dur d’ailleurs, vu comment je réagis intérieurement quand il est là… Mais jusque là, je pensais que personne n’avait remarqué mon petit manège ! GRAVE ERREUR !

Athénaïs, à un niveau différent du mien, ne me parle jamais de ses coups de cœur, à croire que ça la gène, car je sais qu’elle a un énorme cœur qui ne mérite qu’à être découvert par un homme formidable. Moi je les expose au grand jour juste pour cacher des choses plus enfouis, mais remarque peut-être qu’elle ne dit rien pour cacher de choses elle aussi. Et là, comme par un miracle inavouable et impensable, elle en parle, enfin de moi, parler d’elle serait trop facile, et surtout m’attaque sur LE sujet sensible de ma vie. « Il se passe quoi entre London et toi ? Tu peux dire ce que tu veux aux autres, mais ça marche pas sur moi. Je vois vos petits regards. Tu en pinces encore pour lui avoue-le. Tu peux me le dire à moi tu sais. » Je reste tellement stupéfaite de son attaque directe, ce n’est tellement pas son genre de venir fouiner comme ça, sur ça, ici ! Je regarde à droite, à gauche, personne ne semble nous écouter. Forcément, je tombe sur London qui mange un peu plus loin. S’il n’était pas aussi mignon, je crois que j’irais tout de suite lui arracher la tête ! Merde comment j’ai pu en arriver là ! Ma jumelle me ramène au moment présent, avec elle, juste là, et en voyant son large sourire s’étendre sur ses lèvres, je ne peux que jurer mentalement de sa perspicacité. Qui donc a-t-il dit un jour que les jumeaux n’avaient pas une connexion ? Et parmi mes pensées, un adage me revient ne mémoire : Qui ne dit rien, consent ! Il faut que je réagisse et vite ! Le cœur en folie et le cerveau en vrac, je lance tout en restant maitresse de moi-même, de façon assez étonnante d’ailleurs : « Mais n’importe quoi Athé, qu’est-ce qui peut bien te faire penser une chose pareille ? » Je m’arrête un instant, observant ses réactions. Il va falloir que je sois plus convaincante, car je sais qu’elle ne me laissera pas m’en sortir comme ça. « On a déjà essayé tous les deux et comme tu le sais parfaitement, c’est moi qui l’ai plaqué… Rien ne bon ne sortait de cette relation. London et moi c’est du passé, et les seuls regards que tu peux me voir lui lancer, c’est la majorité du temps lorsque je me retiens de lui arracher la langue et les yeux en même temps. » Je sens toujours mon cœur, battre au rythme d’une course folle. J’ai l’impression d’avoir des bouffées de chaleur, j’espère juste que ma jumelle ne remarque pas les gouttes que je sens perler sur mon front. D’un geste rapide et calculer, je vais pour me gratter la tête, tout en épongeant mon stress. Et pour en revenir à un sujet moins sensible, je reprends en blaguant, me surprenant moi-même de ma maitrise : « Tu dérailles complet et tu dois vraiment être en manque, pour en arriver à des idées aussi absurdes. Tu sais ma Souris, tu n’as qu’un mot à dire pour que je te trouve un mec charmant qui pimentera un peu ta vie ! » Mon dieu ! Mais qu’est ce que je viens de sortir comme débilité ! Si elle ne me hait pas après ces insinuations, je suis bien chanceuse. Mais bon, quelle meilleure défense, que l’attaque ? Je suis forte à ce jeu-là, mais auparavant, je n’ai jamais eu à utiliser cette technique contre ma sœur. Je sais d’avance que ma phrase l’a vexée, je la connais par cœur, et puis de quoi je me mêle à lui parler de manque ! Bon ok, je me mêle souvent de ses affaires, mais elle est tellement secrète… Avant de m’enfoncer un peu plus à chaque nouvelle phrase. J’attends… de voir…




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