deux lettres qui auraient dû rester secrètes. Eden.

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deux lettres qui auraient dû rester secrètes. Eden.

Message par Invité le Mer 23 Avr - 0:12

La loterie du RP
9 : tu écrivais une lettre d'amour
6 : au fond de la bibliothèque
1 : tu reçois une beuglante. problème, elle ne t'étais pas destinée.

En ce début de week-end ensoleillé, le parc avait été pris d’assaut par les élèves de Poudlard, si bien que les couloirs du château étaient pratiquement déserts. Mélina était donc libre d’aller ou bon lui semblait sans avoir à se soucier de croiser un tel ou un tel ; l’après-midi s’annonçait calme et tranquille. Solitaire. Quoique, c’était vite dit … Alors qu’elle venait tout juste d’accéder au palier du premier étage, un minuscule hiboux ayant manifestement des difficultés à maintenir son cap fonça droit sur elle. Alors qu’elle se baissait pour l’éviter, la jeune fille aperçue une enveloppe rouge entre les pattes du volatile, une enveloppe rouge de laquelle se dégageait un mince filet de fumée … « Il y en a un qui ne va pas … » La réflexion de la jeune femme se stoppa nette lorsqu’elle vit, quelques secondes avant que le hiboux ne passe au-dessus de sa tête, les serres de l’animal se desserrer et l’enveloppe maudite frôler son visage avant de venir se loger sur ses genoux. Incrédule, la jeune fille se redressa et saisit la beuglante du bout des doigts. C’était bel et bien son nom qui s’étalait en grosses lettres manuscrites sur le papier vermeil … Mais qui pouvait bien lui avoir envoyé cette maudite lettre ? Une chance que tout le monde soit dehors !  

Elle rajusta son sac sur son épaule et fonça vers les toilettes afin de pouvoir ouvrir ce cadeau empoisonné à l’abri de tous les regards et d’éviter qu’il ne lui explose à la figure. Mais à peine eut-elle fait trois pas que la beuglante lui échappa des mains, et comme par enchantement, elle s’élança d’elle-même en direction de l’étage supérieur. Interloquée, Mélina fouilla les environs du regard à la recherche d’une explication … mais rien, pas âme qui vive. Du moins, c’était sans compter sur London, dissimulé derrière une statue, qui d’après son expression, n’était visiblement pas tout blanc dans cette histoire … Mais Mélina ne remarqua pas sa présence. Ne voyant personne, elle se précipita à la suite de sa beuglante, inquiète à l’idée qu’elle puisse tomber entre les mains de n’importe qui. Voilà qu’elle atteignait le palier du premier étage, qu’elle fonçait droit vers la bibliothèque, qu’elle ENTRAIT dans la bibliothèque ! « Non mais c’est pas vrai ! » pesta-t-elle entre ses dents tandis qu’elle s’engageait dans la pièce à la suite de sa maudite lettre vermeille, bousculant quiconque était sur son passage, bien décidée à ne pas laisser cette importune s’exprimer devant tout un public, aussi petit soit-il. Car en cette journée ensoleillée, la bibliothèque était relativement vide …

Et alors que Mélina éprouvait un intense soulagement en voyant sa lettre impétueuse s’enfoncer dans les profondeurs de la bibliothèque, généralement peu occupées, elle sentit son cœur s’accélérer lorsqu’en passant la dernière étagère de livres consacrés à l’étude des runes, elle vit sa beuglante se poser en douceur … sous les yeux d’Eden Lancaster. Mélina s’élança à toute vitesse, manquant de s’étaler de tout son long au milieu de l’allée, et juste à temps, quelques secondes avant qu’Eden ne touche l’enveloppe, elle se rua sur la table, qui glissa alors de quelques centimètres dans un vacarme assourdissant, et brandit l’enveloppe en l’air tandis que son nez venait s’écraser sur le morceau de parchemin trônant sur la table : « gné à moi, gue pense gué elle est ensorcelée » parvint-elle à articuler, non sans mal. Mais alors qu’elle s’apprêtait à se redresser, son regard fut irrésistiblement attiré par les quelques mots qui venaient de se matérialiser sous ses yeux. « Je ne comprends pas pourquoi je l’aime encore ». Mélina fronça les sourcils et écarta légèrement son visage du parchemin afin de parvenir à repérer un nom commun qui puisse se rapporter à cette phrase surprenante et même stupéfiante sous la plume d’Eden. Mélina ne la connaissait pas beaucoup, mais du peu qu’elle la connaissait – ce qui d’ailleurs lui suffisait amplement – elle n’était pas vraiment du genre sentimentale … Et là, elle resta bouche bée. Elle venait de repérer le nom d’Alcide … Alcide. Eden. Eden. Alcide. Eden qui aime encore Alcide … C’était trop fort ! Et alors qu’elle s’apprêtait à aller plus loin dans son exploration, elle en fut brutalement tirée …

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You can always forgive, but you can never forget

Message par Invité le Jeu 24 Avr - 23:59


You can always forgive, but you can never forget 


Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. ⊹ La journée est parfaite : le soleil est haut dans le ciel, la chaleur est encore plus ou moins au rendez-vous, il n’y a pas un seul nuage, ni aucune trace d’un vent enquiquinant, pas une seule ombre au tableau… Parfaite… Une journée idéale pour aller se promener dans le parc du château afin de profiter des derniers weekends de beau temps avant l’arrivée de l’hiver et de son manteau de neige. Tout simplement parfait pour ce que j’ai à faire.

Je descends jusqu’à ma salle commune et m’arrête avant d’être vu. Peu d’élèves sont présents et heureusement pour moi aucun qui pourraient m’interpeler, se demander ce que je fais ou avoir entendu mon mensonge de tout à l’heure. Je traverse donc la pièce le plus naturellement possible, en fonçant vers la sortie de manière déterminée. Une fois dehors, je m’élance dans les couloirs. Mes pieds me guident plus qu’autre chose, connaissant parfaitement le chemin à empreinter, tandis que mon esprit doute et me traite régulièrement de folle. Je ne sais pas comment j’en suis arrivée à vouloir faire ça, mais j’en suis arrivée à la conclusion qu’il le fallait… Pour mon bien… Je ne peux juste pas continuer à me torturer l’esprit avec des broutilles.. Il faut que je passe à autre chose et vite, il en va de ma réputation, de ma formation, de mon poste de capitaine et de ma participation à l’ABSU. Depuis le début de l’année, j’ai l’impression de virer folle, une vraie schizophrène, je ne suis plus bonne à rien, je ne suis concentrée dans rien.

C’est comme ça que je me retrouve rapidement devant les portes de la bibliothèque. Je prends une grande inspiration avant de pousser la porte et d’entrer. La pièce principale est presque vide, seuls les plus assidus et les plus travailleurs sont présents. C’est exactement ce que j’avais imaginé et ce sur quoi je comptais pour agir en toute tranquillité et dans la discrétion la plus totale. Il est hors de question que quelqu’un me trouve ici, à faire ça ! Gare à celui qui aurait l’audace de venir me déranger. Aucune trace de Zooey, parfait ! Je traverse tranquillement la pièce et me dirige vers les rayonnages. Je m’engouffre toujours plus loin, toujours plus profond, la clarté se faisait un peu moins présente. Je passe enfin la dernière rangée consacrée à l’étude des runes et arrive enfin vers le petit bureau, perdu dans ce recoin de la bibliothèque, que j’ai repéré un peu plus tôt dans la semaine. Je m’y installe, y pose mon matériel et me concentre.

Ma mère m’a toujours dit que quand on avait un problème, il fallait y penser à tête repose, se demander pourquoi c’était un problème, s’il pouvait y avoir des solutions, comment y arriver et que la meilleure manière de trouver les réponses étaient de verbaliser tout haut, voir d’en parler à quelqu’un. Il est hors de question que j’avoue aimer London. Beaucoup trop de personne sont déjà au courant. J’ai révélé beaucoup trop de choses à Astrid, elle va finir par comprendre, si ce n’est pas déjà fait, et Athénaïs se doute certainement de quelque chose, elle me connait trop bien. J’en suis donc arrivée à la conclusion que pour passer à autre chose, je devais plaquer sur papier mes sentiments, les mettre au clair et ensuite les oublier. Je m’attelle donc à la tâche, je n’ai que quelques heures pour régler ce problème qui commence à avoir beaucoup trop d’impact dans ma vie. Il faut que ça marche !

« Je ne sais pas pourquoi mes sentiments sont revenus.  » Je secoue la tête, si je commence à mentir dès la première phrase, je ne vais pas aller loin. Je barre ces quelques mots et reprends avec honnêteté. Il faut que j’y mettre du mien pour y arriver. « Je n’ai jamais vraiment cessé d’aimer London. » Voila c’est beaucoup mieux. « London a été mon premier petit ami, il a été le premier pour qui j’ai éprouvé des sentiments aussi forts. Je crois qu’en fait je n’ai jamais plus ressenti ça depuis. J’ai eu de nombreuses autres relations après lui, mais en fait ça ne marchait jamais vraiment, je n’ai pas déterminé pourquoi au début, je m’ennuyais vite, ça ne collait plus, certains garçons n’en voulaient qu’à mon corps, d’autres à ma popularité grandissante, d’autres encore étaient trop studieux, trop casaniers, trop mou, pas assez sportifs, pas assez beau, trop séduisants… C’est vraiment en fin d’année dernière que je me suis rendue compte que tous ces mecs, inconsciemment, je les comparais à lui. C’est un peu cruel car c’est moi qui suis partie, je nous ai fait du mal, mais je pensais le faire pour notre bien. D’ailleurs je reste persuadée que si je l’aime encore c’est parce que notre relation s’est arrêtée en bons termes, que nous sommes encore amis à l’heure actuelle, que je le vois beaucoup trop souvent… Je ne comprends pas pourquoi je l’aime encore, mais je l’aime encore… ». Je relis ces quelques phrases avant de continuer, finalement ce n’était peut-être pas une mauvaise idée, je me sens déjà plus légère. « On a toujours été du genre à se chamailler, à rire ensemble, on est souvent fourrer ensemble… Enfin depuis la rentrée, j’ai l’impression de passer mon temps à l’éviter. Quand je l’ai revu sur le quai du Poudlard Express ça a été terrible. Je pensais que deux mois sans se voir ça irait mieux, qu’avant les vacances j’ai reçu un coup sur la tête et que je ne pouvais pas l’aimer. ça a été horrible, mon cœur a parlé pour moi ce jour-là, et pourtant je n’arrive pas à comprendre ce qui me plait tant  chez lui, il est pénible, il n’en fait qu’à sa tête, il n’est pas toujours correct avec les autres, et ses foutues expériences… J’ai toujours respecté son esprit scientifique mais tout de même, il y a des limites… A cause de lui, je passe d’une émotion à une autre en trois secondes : son air m’attendrit et ses actions me rendent folle. J’ai souvent envie de le tuer. Un peu comme avec Hemingway. Si je pouvais l’anéantir comme un vulgaire gnome, je le ferais sans »

Une enveloppe rouge vif se pose délicatement sous mes yeux me stoppant dans mes pensées. J’ai à peine le temps de lire le nom de Mélina Ashton, que je la vois à grand renfort de bruits et de délicatesse, s’affaler sur ma table, la faisant décoller au passage, le nez collé à mon parchemin, tout en brandissant à bout de bras la beuglante qui lui est visiblement destinée. « Gné à moi, gue pense gué elle est ensorcelée ». J’entends à peine sa pseudo phrase, mon attention est focalisée sur une information : sa tête collée à MA lettre, sa tête qui se redresse imperceptiblement, ses yeux sur MES mots, MES sentiments… Et ma main sur ma baguette. « INCENDIO ! ». J’hurle ce sort, en pointant le papier, comme si ma vie en dépendait… En fait, ma vie en dépend, si elle a le malheur d’avoir lu une seule ligne… Je suis MAUDITE !

Dans un excès de violence et de panique mal gérée, je plaque sa tête à l’endroit où se trouvent maintenant des petites cendres. Et tout en positionnent ma baguette sur sa carotide, je lance avec hargne : « Qu’as-tu lu ? ». J’attends une fraction de secondes avant de la rejeter en arrière avec violence la tenant toujours en joug. Mes yeux se posent sur l’origine de mes problèmes : sa fameuse beuglante de laquelle s’échappe maintenant un énorme nuage de fumée. Si seulement, elle pouvait éclater maintenant que j’ai un moyen de pression sur elle. Une beuglante n’est jamais un cadeau… Je la fixe dans les yeux, essayant d’anticiper ses réactions.




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