What is it that you don't understand in "no" ? - Grayson

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What is it that you don't understand in "no" ? - Grayson

Message par Invité le Dim 23 Oct - 23:31



L'obscurité s'était déjà glissée sur le château quand Junko prit la direction de son bureau, ce soir-là. Elle avait quelques notes à remettre à jour avant de s'étendre sur son lit pour un sommeil profond mérité. Depuis qu'elle avait accepté ce poste de co-directrice, cumulant avec celui de directrice d'UFR et de professeur, elle enchaînait les heures d'une traite pour finalement se rendre compte, le soir venu, qu'il n'y avait plus pour elle qu'à se glisser entre les bras de Morphée, pour sombrer et ne se réveiller que le lendemain. Ce constat lui laissait un goût amer au fond de la gorge, parfois, se rendant compte qu'elle s'enfonçait lentement mais sûrement dans une routine qui tournait de façon huilée, mécanique, maîtrisée, chose qu'elle n'avait jamais désirée. Cependant, elle n'avait pas encore fui. Elle n'avait pas profité des ombres que rassemblaient la nuit pour se glisser hors du château et ne jamais en revenir, comme elle n'avait pourtant pas hésité à le faire dans le passé. C'était que cela commençait à lui convenir, et cela éveillait un certain nombre de questions en elle, de questions sur elle. Et elle n'avait jamais apprécié cela. Elle s'interrogeait de façon continuelle sur le monde, les choses, les gens, leurs habitudes, leurs sentiments, mais elle se tenait bien à l'écart du cadre de ses études. Elle vivait donc, simplement, pour l'instant, hantant les couloirs de Poudlard de son pas aérien, mais décidé. Vu l'heure avancée, elle ne croiserait sans doute personne, et n'en avait guère envie.

Elle sortait de deux heures de retenue avec quatre étudiants qui s'étaient montrés particulièrement insupportables. Imperturbable, elle s'était contentée de prendre quantité de notes en relevant de temps en temps un regard perçant vers eux, et les avait laissés, avant de leur signifier que leur présence serait requise de nouveau la semaine qui suivait, et qu'il en serait de même jusqu'à ce que leurs différents soient apaisés, et qu'ils aient une tenue, un langage et une attitude corrects et respectueux. Ils étaient partis sans demander leur reste, et elle les avait suivis du regard jusqu'à ce qu'ils disparaissent au détour d'un couloir, avant de remettre de l'ordre dans la salle d'un coup de baguette et d'en fermer soigneusement la porte. Elle se méfiait des idées que pourraient avoir les étudiants concernant des plaisanteries à mettre en place ou des pièges à tendre à leurs professeurs dans la salle de retenue. Le sacrilège suprême. L'ultime transgression. Les étudiants étaient tellement prévisibles, quand on y réfléchissait bien. Certains avaient une personnalité un peu plus complexe que d'autres, lui donnaient plus de fil à retordre, mais dans l'ensemble, elle impressionnait toujours autant par ce que certains aimaient à appeler son troisième oeil ou son sixième sens. Elle avait toujours deux à cinq coups d'avance sur ses interlocuteurs, réduisait n'importe qui au silence d'une parole, d'un geste, d'un regard toujours parfaitement mesurés. La reine du contrôle absolu, de la maîtrise parfaite. Et elle s'en félicitait, sans en tirer une fierté démesurée cependant. Il s'agissait de travail, non de don inné, et elle devait toujours l'améliorer, progresser car malheureusement, elle n'était pas encore infaillible. Sinon, elle aurait sans doute senti ce qui se préparait, et ne serait pas revenue si calmement vers ses appartements. Peut-être les aurait-elle même évités, ou aurait-elle pris un chemin détourné, aurait-elle usé de ruse … ou sans doute pas. Car Junko n'était pas au final, pas femme à fuir un adversaire. S'il lui arrivait de prendre la tangente, ce n'était jamais par crainte d'affronter quelqu'un, mais plutôt par lassitude. Quoique cette appellation aurait pu s'appliquer dans le cas présent également.

Ne se doutant pas le moins du monde de ces complications qui l'attendaient, elle arrivait donc en vue de son bureau. Posant une main sur sa nuque, elle la fit jouer, faisant pivoter sa tête. Elle imaginait déjà le verre de bourbon qu'elle allait se servir en regagnant son bureau, la façon dont elle s'assiérait sur le bord du meuble pour consulter les notes de la journée, et trier le courrier directorial qui serait encore arrivé entre-temps, avant de tout archiver, rédiger des notes sans doute à l'aide d'un nouveau verre, et finalement prendre la direction de son lit et s'y allonger, enfin. Elle avait tout prévu, sauf l'imprévisible. Mais elle aurait dû le voir venir. Ce fut ce qui traversa son esprit quand, arrivant en vue de la porte de son office, elle distingua une silhouette qui se dessinait sur le battant en bois, projetée en ombre chinoise par la lumière de la lune. Un léger soupir se fraya un chemin à travers ses lèvres.

Encore ...

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Re: What is it that you don't understand in "no" ? - Grayson

Message par Invité le Sam 5 Nov - 15:04

Une heure tardive, suffisament pour que l'on s'étonne de croiser encore Grayson Morgan dans les couloirs de Poudlard, lui qui préférait largement la compagnie d'un verre de brandy, la fin de la journée venue, à celle de ses étudiants pourtant fort sympathiques, adorables et tout ce que vous voudrez. Si les deux avaient le don prodigieux de le saouler à long terme, le premier avait au moins l'avantage de pouvoir être partagé et de savoir se taire. Le professeur de sociologie avait pourtant trainé sa grande silhouette jusqu'au bureau de sa supérieure et collègue, après l'avoir saoulée de paroles et d'invitation en début de semaine et une bonne partie du week-end, il était grand temps de passer aux travaux pratiques. Enfin. Hum. Bref. Bouteille de Whisky trente ans d'âge vieilli au fond d'un tonneau en bois de hêtre à la main, verres dans l'autre, le lycan s'était posé à l'embrasure de la porte, attendant avec grande impatience son invitée du soir. Bon, ceeertes, c'était lui qui s'invitait dans son bureau. Et certes, il lui forçait un peu la main, et la soupçonnerait probablement d'accepter pour se débarrasser dans les jours à venir. Néanmoins... Il apportait la bouteille, élément essentiel de la soirée. Et Junko Thomas disait difficilement non à une bonne bouteille. Ils étaient quittes, dans son petit cerveau de chien mouillé.

La nuit avait progressivement étendu ses ombres dans le couloir et Grayson attendait toujours. Il aurait peut-être dû s'y attendre, la Thomas était, de son point de vue, une mémé coincée et boulimique de travail doublée d'une mégère râleuse. Mais suffisamment atypique pour que le professeur la considère avec plus d'attention… Oui, non, booon, avouons-le, la seule chose (ou presque) qui intéressait Grayson chez Junko, outre le plaisir évident qu’il retirait à chaque fois qu’elle lui jetait un regard agacé et la vive intelligence dont elle faisait preuve (Son physique plus qu'attirant, ses yeux bl-... BREF !), était ce jeu, ce fameux jeu unilatéral, puisque ça n'avait l'air d'amuser que la partie à testostérone, qu'il avait instauré depuis l'an passé. Si Junko s'était jetée dans ses bras dès qu'il l'avait rencontré, si elle n'avait pas joué les chevaux sauvages, Grayson s'en serait désitéressé autrement plus vite. Sauf qu'elle restait là, baladant sa gracile silhouette dans tout Poudlard, provoquant ses hormones, ses instincts et chaque muscle de son corps, menant le plus souvent à un sourire stupidement niais, annonciateur d'invitation imminente ou de proposition grivoise.

Adossé au montant de la porte, la bouteille pendant lamentablement au bout de son bras, le lycan en était venu à penser qu'elle ne viendrait jamais. Elle devait dormir dehors. Ailleurs. Dans un cercueil, probablement. Ou dans un arbre. Il avait essayé toutes les pauses possibles et imaginables pour patienter. L'homme mystérieux, le regard sombre, quelques mèches balayant son front, assombrissant son regard ambré. Le détendu, affalé contre le mur, sifflotant tout et n'importe quoi pour passer le temps (Quelques chansons paillardes, en fait UU). Puis les heures s'écoulant, c'est le Grayson à moitié comateux qui l'avait emporté, devant le Grayson sexy. Tout son corps s'était finalement écroulé contre le battant de la porte, l'oeil vif et alerte qu'il avait posé sur le couloir en attendant la venue de sa collègue s'était éteint, plongeant délicieusement dans quelques micro-sommeils. Puis quelques pas avaient atteint ses oreilles, éveillant progressivement son être, une odeur bien connue avait flotté dans l'air et Grayson s'était éveillé brusquement.
▬ HA
Ses yeux croisèrent finalement ceux de Junko (Les yeux du haut, oui --') et la surprise lui fit lâcher les deux verres qui se brisèrent sur le sol, éveillant les tableaux endormis. Grayson fit naviguer son regard entre la catastrophe du soir, sa conquête qui ne l'était pas et les tableaux agacés. Il haussa finalement les épaules, agitant la bouteille sous le nez de sa supérieure.
▬ Bonsoir Junko. Il semble qu'on va devoir boire à la bouteille. Whisky ?
Et non, ce n'était une tentative de baiser indirect. FAUX ! Nouveau regard. Sourire en coin.
▬ Tu m'invites à entrer ? Enfin, cela dit, c'est pas le manque d'invitation qui m'empêchera de poser un pied dans tes appartements. Mais j'ai toujours des manières, quoi que tu en penses.
Oui, Grayson. Bien sûr.


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Re: What is it that you don't understand in "no" ? - Grayson

Message par Invité le Dim 6 Nov - 0:06

HA

Etait-il humain, ou même lycanthrope de pouvoir énerver quelqu'un à ce point avec une simple onomatopée ? Il semblerait que ce soit effectivement le cas. En tous cas, il était le seul de cette espèce (entendre par là trouble-calme, impertinent et plus qu'agaçant même bouche fermée) à la connaissance de Junko. Elle continua d'avancer, impassible, comme si rien ne pouvait troubler sa marche vers un repos bien mérité. Comme si cela était le cas. Elle était déjà fatiguée par sa présence et par la joute verbale qui allait suivre. Elle n'avait pas envie de se battre avec lui ce soir encore, et elle rêvait simplement d'un tête-à-tête avec son verre, puis avec son oreiller. Malheureusement, il semblerait qu'il ait décidé de se glisser dans ce fantasme pour le faire sien, même si la co-directrice n'avait aucune envie de connaître les détails qui peupleraient celui-ci, même si elle en avait une excellente idée. Il n'avait pas arrêté de la suivre, toute la semaine, pour se rappeler à son bon souvenir, pour la rentrée, étant donné qu'ils ne s'étaient pas vus des vacances, ils avaient tellement de temps à rattraper, ce genre d'idioties qui lui faisaient lever un sourcil, ou les yeux au ciel au bout de la vingtième fois. Elle avait rencontré des personnes persévérantes, au cours de ses nombreux entretiens, mais avec ce degré d'entêtement, cet esprit borné et en ce sens, stupide, rarement, pour ne pas dire jamais. Et même si elle s'en serait passé avec plaisir, le destin avait décidé de le placer sur sa route. Encore.

Bonsoir Junko. Il semble qu'on va devoir boire à la bouteille. Whisky ? Il s'était redressé de sa position, avachi qu'il était contre le panneau de bois de sa porte. L'image typique de ce loup à mi-chemin entre le louveteau de quelques mois, complètement fou et joueur, le jeune mâle plein d'hormones ne sachant pas quoi en faire et reniflant de tous côtés, et parfois, elle devait bien le reconnaître, le meneur de meute qui savait quelle décision prendre. Un mélange qui lui donnait bien souvent des migraines insupportables, principalement causées par son incapacité à se taire quand elle était dans les parages. Bonsoir Grayson. Je te rappelle qu'en dehors d'être proche de la sangsue par ta forte capacité à vampiriser les gens, tu es également un sorcier, avec une baguette. Elle sentait déjà le commentaire grivois pointer le bout de son nez, et s'en voulut quelques secondes de lui avoir tendu cette perche, le temps pour elle de sortir sa baguette et de réparer les verres d'une arabesque. C'était le souci, avec cet homme. Il lui fallait réfléchir à chaque mot employé pour vérifier qu'il n'y avait aucun double sens donnant lieu à une nouvelle tentative de parade nuptiale, et ce n'était pas un exercice avec lequel elle était au final si familière. Elle recula très légèrement pour éviter de se prendre un coup de bouteille sur le nez, et ignora tant le dérapage que l'étiquette de la bouteille, laissant présager sans doute un excellent nectar. Mais ce n'était pas la question, malheureusement.

Tu m'invites à entrer ? Enfin, cela dit, c'est pas le manque d'invitation qui m'empêchera de poser un pied dans tes appartements. Mais j'ai toujours des manières, quoi que tu en penses. La question, le problème pour parler correctement, était là, en réalité. Qu'il allait tout faire pour ne pas la lâcher, alors qu'elle n'en avait aucunement envie. Effectivement, son offre paraissait tentante, pour goûter au whisky, bien évidemment, mais ce n'était pas comme s'il lui laissait le choix. En même temps, elle était lasse, elle devait bien l'avouer, de devoir le repousser chaque fois un peu plus fort, et que le seul effet notable était qu'il revenait avec encore plus d'insistance. Elle ne savait plus exactement comment gérer le « problème Grayson ». A ce jour, elle avait usé de chaque méthode qu'elle connaissait et lui semblait applicable pour ce genre de problème. Elle l'avait tout d'abord superbement ignoré, mais parlant pour deux, cela n'était pas d'une grande utilité, avant d'essayer la froideur, le sadisme, le cynisme, la pitié même, mais rien, rien ne l'avait découragé. Il était … irritant à force de persévérance. Et cela commençait à réellement poser problème. Il allait entrer, de toutes les manières, quoi qu'elle dise ou fasse. Elle se pencha pour ramasser les verres, étudiant judicieusement la manière de le faire pour qu'aucune partie de son corps n'entre en contact avec lui, qu'il ne se fasse pas d'idées et n'en profite pour la toucher. Se redressant, elle répondit: Entrer dans les appartements d'une dame contre son gré n'a rien de civilisé. Donc si tu entres, tu ne l'es définitivement pas. Sur ces mots, elle passa devant lui, bien trop près à son goût, mais elle n'avait pas vraiment le choix. Tête et dos parfaitement droits, elle ouvrit la porte, et entra dans la pièce. Ce ne fut qu'arrivée à son bureau qu'elle se rendit compte qu'elle avait les deux verres à la main. Soupirant, elle les posa sur le bois. Elle l'avait invité à entrer, sans le vouloir. Il l'agaçait vraiment à un point inimaginable ...

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