And I would go back to the old lands I used to care for. {{ ft. Robin

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And I would go back to the old lands I used to care for. {{ ft. Robin

Message par Invité le Mar 29 Juil - 21:40

And I would go back to the old lands
I used to care for.
Robin & Vivien



    Début de soirée. Vivien Sixmith sortit de la bibliothèque en courant. Après s'être plongée plusieurs heures dans de vieux ouvrages dans des coins perdus de la caverne aux livres pour les besoins de son chef, la petite anglaise semblait être poursuivie par un dragon tant elle semblait concentrée sur la vitesse de ses pas ; plus elle avançait, plus il semblât qu'en réalité, elle courait. Essayant de zigzaguer entre les quelques étudiants qui sortaient eux aussi après avoir tenté de se pencher sur leurs cours, Vivien ne pensait qu'à une chose : Jesse. Bon, ok, deux : elle devait également rendre les résultats de ses recherches à Grayson. Non pas qu'il devait particulièrement avoir besoin de son cerveau débordé par les événements, mais il lui semblait tout de même que ses résumés de livres et d'idées étaient suffisamment intéressants pour que monsieur Morgan en prenne connaissance pour ses prochains devoirs et autres débats lors des cours.Alors que les idées fusaient dans la tête de Vivien et que ses petites jambes tentaient tant bien que mal d'avancer le plus vite possible, elle ne vit pas qui se trouvait autour d'elle. Peut-être croisa-t-elle même Sara, mais peu importait, parce qu'elle n'avait pas vraiment le temps. Mon dieu, le pauvre Jesse. La jeune maman avait beau savoir qu'il était toujours entre de bonne mains, elle ne souhaitait pas qu'il ait peur parce qu'elle tardait trop, ou que l'elfe de maison ne s'impatiente trop, ou du moins, assez pour casser une assiette sur la tête à force d'entendre les fameux "pourquoiiiiii?" du petit Sixmith.

    Avec deux gros livres sous le bras, il fallait dire que la tache n'était pas aisée pour la jeune femme. Pour un homme de son âge, le poids aurait été ridicule ; mais en ce qui la concernait, il lui semblait qu'elle portait une étagère entière de la bibliothèque. Que voulez-vous, madame n'était pas musclée, malgré tous les ports majestueux de Jesse dont elle était devenue la spécialiste en ces quatre ans de maternité.Et la voilà qui soupirait, là, attendant l'escalier qui daignerait la descendre à l'étage inférieur. Et c'était plutot urgent.

    Lorsqu'elle posa le pied sur la première marche, elle ne pensa pas à relever la tête, trop concentrée à ne pas tomber avec ses jolis talons.
    Lorsqu'elle atteignit la seconde marche, elle ralentit la cadence et s'autorisa une espèce de pause - un ralentissement digne d'une scène romantique d'un baiser sous la pluie - vous voyez, ce joli ralenti absurde? Elle accompagna même le processus d'un soupir de soulagement et d'un lever de tête vers le plafond du majestueux hall.
    Finalement, elle parvint à la troisième marche.
    L'escalier bougea. Voilà. C'était différent des ascenseurs moldus, mais ça valait le coup. Un autre style, une autre manière de faire ; peut-être plus impressionant. En tous cas, Vivien se souvenait encore de sa première fois sur l'un de ces engins sorciers. L'admiration était lisible dans ses yeux. Les étoiles brillaient en eux, alors qu'elle découvrait un monde auquel appartenir ; un univers encore étranger mais rempli de promesse. Puis parfois, alors que les souvenirs refaisaient surface, comme à cet instant, l'esprit de l'assistante revenait à la réalité, la tristesse de sa vie reprenait le dessus, et le sourire qu'elle se retrouvait à aborder s'évanouissait dans le quotidien morose de tous ces étudiants et ces professeurs insatisfaits, impatients et si pressés.
    Alors voilà. Lorsque son pied atteint la quatrième marche, elle posa directement l'autre à côté et tint ses bras autour des livres, bloués contre sa poitrine. Autodéfense.
    En face d'elle, son passé refaisait surface. Mais pas le passé de Poudlard. Non, l'autre.

    Le passé douloureux.
    Elle décida de ne pas baisser la tête. Ils feraient comme ils l'avaient fait depuis qu'ils se croisaient à Poudlard. Les questions fusaient toujours autant dans la tête de Vivien, et restaient toujours sans réponse. Pourtant, elle ne les cherchait pas. Robin était tout ce qui représentait cette partie compliquée de sa vie. Elle n'avait gardé contact qu'avec Arthur, parce qu'elle l'avait toujours connu. Il était le seul fil conducteur de sa vie.
    Pas Robin. Robin avait été sa famille, et le serait toujours.
    Mais dans son coeur, pas dans la réalité. Il n'était pas du monde des sorciers. Elle voulait le protéger. De ce monde, et d'elle-même.

    Elle croisa son regard, puis continua de descendre les escaliers prudemment alors qu'ils continuaient de bouger afin de les relier au reste du château...Ils bougeaient, les faisaient tanguer. Mais les deux individus n'en avaient que faire l'un de l'autre.

    Pour le moment.
    Parce que les escaliers capricieux de Poudlard avaient décidé encore de jouer des leurs. Et peut-être pour la bonne cause?

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Re: And I would go back to the old lands I used to care for. {{ ft. Robin

Message par Invité le Mer 30 Juil - 12:31


« Robin tu me soules, tu vas encore rater le dîner ! » Grognement absent. « Mais arrête de te comporter comme une espèce de loque ! » Bordel mais on ne pouvait pas le laisser dériver dans sa déprime tranquille ? Merde à la fin ! De toute façon, il s’en fichait de rater le dîner. Robin n’avalait rien d’ordinaire, alors là, qu’il n’était littéralement pas dans son assiette… Et puis ce midi, il avait avalé un œuf. De quoi tenir trois jours. « J’ai pas faim. » Grogna le brun. « Laisse-moi aller me promener. » Sur ces mots, il laissa son ami qui ne voulait que son bien, pour quitter la salle commune des Serpentards. Il ignora le commentaire à propos des deux kilos qu’il avait dû perdre en une semaine. De toute façon, Gemma, sa nurse à l’époque de l’orphelinat, avait toujours déploré ce manque de chaire sur les os qui caractérisait Robin. Ce n’était pas sa faute si les plaisirs de la bouffe ne l’attiraient pas. Tant qu’il avait ses clopes et son thé, un peu d’amour, il pouvait survivre à un attentat nucléaire.

Dans ces joyeuses pensées, il remonta donc les cachots. Il croisa de nombreux élèves qui revenaient du dîner et d’autres qui s’y précipitaient. Chouette, il allait s’exiler dans les étages afin de ne croiser personne. Peut-être qu’il pourrait aller sur la terrasse des poètes maudits jusqu’au couvre-feu. Et pourquoi ne pas y passer la nuit ? Et toute sa vie ? C’était son lot après tout, les mots enflammés et les retours de flamme. Dans un coin de sa tête, une voix qui mêlait celle de Cana et celle de Keith, prit un accent moqueur : tu nous les brises à te la jouer mélodrame. Tu vas pas mourir de chagrin pour une fille… Et le visage de Cana apparaissait, narquois. Oué, bon. Peut-être qu’il trouverait simplement une salle de classe abandonnée pour se réfugier.

Le garçon posa donc un pied sur l’escalier de marbre et zieuta les méandres au-dessus de sa tête. En fait, il allait tout simplement monter sur un escalier au hasard et attendre qu’il le pose au hasard à un étage. Il n’avait pas besoin d’en savoir plus. Il monta donc sur le premier et marmonna : « Allé, amène-moi où tu veux, escalier de mes deux. » Et Robin, qui s’attendait à virevolter jusqu’au cinquième étage au moins, se retrouva sur le palier qui conduisait aux toilettes du premier. Euh… super. Peut-être qu’il valait mieux en finir finalement, de cette vie de… La ferme Robin ! Le Serpentard repris donc son courage à deux mains et s’avança sur l’escalier suivant : « Bon, amène-moi dans un endroit utile, s’il te plait. » Et par crainte de froisser aussi celui-ci, il ajouta doucement : « Gentil petit escalier adorable. » Et le bois s’ébranla sous ses pieds. Tant mieux, il n’avait aucune envie de se rendre au deuxième. Le panneau pivota donc et commença à se détacher de sa base pour s’envoler vers de plus hauts étages. A l’occasion, Robin entreprit de le gravir, histoire d’être au sommet quand il arriverait et il croisa une silhouette. Elle lui était familière mais peu importe. Il connaissait, après tout, beaucoup de monde dans ce château et puis, là, il avait envie de solitude. Une solitude salvatrice qui l’attendait sur le palier qui, lui… n’arrivait pas.

Il ne fallut que quelques secondes au jeune homme pour comprendre que quelque chose avait lamentablement foiré. Il se pencha sur la rambarde à sa droite et vit, sous ses pieds, deux bons étages sauf que… l’escalier ne grimpait pas plus haut. Suspendu entre deux paliers, il ne bougeait plus. Euh… mais encore ? Le Serpentard sentit une vague de fureur sans borne monter. Après deux semaines à pleurer et déprimer, il était temps d’entrer dans la phase wtf. Le déni, la colère, peu importe mais tout cela jaillit dans une tirade qui lui était propre : une de celles où il se parlait seul et où il était grossier comme il savait l’être. « Allé merde ! Escalier débile ! Je t’ai dit un endroit utile ! Pourquoi tout le monde s’acharne à faire de ma vie un enfer ! Toi aussi tu me lâches, c’est ça ? Comme tous les autres ? Vous me faites tous chier ! » Oh ce que ça faisait du bien. Et il sentait qu’il en avait encore en réserve. C’est pour ça qu’il pivota sur ses talons. Peut-être pouvait-il encore gagner le palier du second étage en sautant… Pourtant, le jeune Baxter ne fit pas un pas de plus. Dans sa tirade, il avait oublié que quelqu’un d’autre était sur l’escalier et c’est là qu’il découvrit de qui il s’agissait…

Vivien Sixmith, cachée derrière une pile de livres. Un tic nerveux agita le coin de la bouche du gamin. C’était pas vrai. Depuis un mois et demi que la rentrée était passée, il avait cru la croiser, une fois ou deux mais il s’était persuadé que cette moldue flic qu’il avait autant aimé ne pouvait pas zoner dans Poudlard. Cette femme avait été comme une sœur, un membre d’une famille qu’il s’était plu à imaginer, qu’il avait rencontré après un menu larcin… Mais elle l’avait abandonné brutalement. La bouche de Robin se tordit un peu plus, dans un rictus incontrôlable. Ses nerfs n’allaient pas tenir le coup. Il était sûr que c’était un effet hallucinatoire, comme toutes les autres fois. Un fantome de son passé pour lui bouffer un peu plus le moral. Lentement, il descendit donc les marches qui les séparaient et, comme un automate, posa la main sur le haut de la pile de livres. La jeune femme les brandissait vaillamment pour se cacher, ou se défendre, peu importait. Robin, doucement, força les livres à s’abaisser pour découvrir le visage. « Non… Non ce n’est pas toi, pas vrai ? » Il n’était pas sûr de s’en convaincre. L’imitation était trop bien faite… « C’est pas toi la nana qui m’a laissé moisir comme un pauvre con sans lui donner de nouvelles ? Hein ? » Puis il ôta sa main des livres et recula parce qu’il n’était pas vraiment certain. « Nah… c’est pas toi. T’as l’air d’être quelqu’un de bien toi, comme elle avant. Voilà voilà… » Allé sale escalier, remet-toi en marche. Robin préféra lui tourner le dos. Son sourire nerveux lui tordait toujours douloureusement les zygomatiques et une boule dans sa gorge lui rappelait une désagréable envie de pleurer. Heureusement que Vivien Sixmith était quelque part à Londres, dans le Londres moldu… Et que cette femme, derrière lui, n’était qu’une malchanceuse qui avait de quoi le prendre pour un fou.

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