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Message par Invité le Ven 17 Jan - 0:34


« T’es un symbole, mec. T’y vas pour nous tous. » Alcide regarda Ben de haut en bas, son visage pas loin d’exprimer le dégoût qu’il ressentait face à ce type qui, parce qu’il était aussi à Serpentard, et apparemment aussi peu acceptant des homosexuels, pensait pouvoir lui parler avec cette familiarité. La nouvelle était tombée quelques jours plus tôt, Junko Thomas, co-directrice, l’avait mis en retenue pour insulte homophobe. Apparemment celle-ci avait entendu parler de sa rencontre avec Maelan Carmichael, un Gryffondor qui avait tenté… et réussit à embrasser Alcide devant une vingtaine d’élèves, ce après une espèce de déclaration d’amour écœurante. Le Serpentard avait bien espéré mettre ce souvenir désagréable derrière lui et ne plus jamais avoir à y penser, mais il ne pouvait pas se regarder dans le miroir, voir un couple s’embrasser, ou croiser quelqu’un de près ou de loin lié au joueur de Quidditch, sans que le souvenir ne revienne lui vriller les entrailles. C’était bien une réaction physique douloureuse qu’il éprouvait quand ça arrivait, bien trop souvent à son goût. Il se sentait souillé, et jamais il n’arriverait à se débarrasser de ça. Depuis, même si la majorité de Poudlard ricanait dans son dos, il avait reçu des soutiens silencieux des camarades de sa maison, tout aussi effrayés que lui face à cette histoire. Il avait apprécié qu’on ne lui parle pas directement des faits tout en lui faisant comprendre qu’ils étaient de son côté, mais à partir du moment où il avait reçu la convocation, les langues s’étaient déliées, et maintenant ils osaient même parler de lui comme d’un « symbole. » Sauf que, s’il assumait ses propos, il ne souhaitait en aucun cas devenir une figure idéologique ou n’importe quelle autre connerie qui montait apparemment à la tête de certains. Ignorant la main tendue que lui tendait Ben, apparemment dans l’attente d’une quelconque marque de camaraderie, Alcide se pencha vers lui pour lui parler sans que personne d’autre ne l’entende. « J’ai perdu mon sang-froid, j’ai insulté un élève, et aujourd’hui je suis puni pour ça. Il n’y a rien de glorieux dans cette histoire. Et je ne vous représente pas. » Non, mais s’il se cassait la tête à rester dans l’ombre alors qu’il était à la tête de la P.B.L, ce n’était pas pour devenir chef de file d’un mouvement homophobe. Il se détourna, prêt à partir, puis se ravisa et se pencha à nouveau vers Ben. « Et ne m’appelle pas ‘mec’. »

Il croisa dans les couloirs des petits groupes d’étudiants qui se détendaient à la fin de la journée de cours, d’autres qui se dirigeaient vers la bibliothèque, ne s’accordant aucun répit. Tous le regardèrent passer, chuchotant sur son passage. Il aurait fallu être sourd pour ne pas avoir entendu parler de son dernier coup d’éclat, et si ce n’était pas de celui-ci qu’on chuchotait, c’était d’un autre. L’avantage avec Alcide, c’est qu’il fournissait toujours aux mauvaises langues de quoi papoter pendant des heures. Il ne se rendait d’ailleurs pas compte que beaucoup d’entre ne le voyaient pas comme « Le mec qui a insulté un étudiant parce qu’il était gay », mais comme « Le mec qui n’accepte pas d’être gay et se fait donc passer pour un homophobe. » Mais mieux valait qu’il ne sache pas. Pour la sécurité de tous ceux qui colportaient cette rumeur, comme pour l’état de son cœur.

Arrivé au premier étage, il ralentit le pas, loin d’avoir hâte de se retrouver dans la salle de retenue. Il lui était déjà arrivé de devoir y passer une soirée, à chaque fois à cause d’une bagarre, mais malgré ça avait été plutôt rare, se faisant rarement prendre. Personne n’aime être en retenue, c’est évident, mais c’était une véritable torture pour Alcide, qui tentait si désespérément de bien se faire voir et d’avoir un dossier parfait. Et lui qui tentait de se rapprocher de la co-directrice, se disait que tous ses efforts étaient maintenant réduits à néant. Arrivé devant la porte, il la fixa quelques instants avant de se décider à frapper. Ne recevant pas de réponse, il l’ouvrit doucement pour voir si quelqu’un était déjà présent. Junko Thomas était assise au bureau du professeur, ne daignant même pas levée les yeux vers lui. « Miss Thomas ? Bonsoir, j’ai reçu une convocation pour une retenue. » Il sortit de sa poche le parchemin qu’il avait soigneusement plié, mais ne reçut aucune réaction. Après un instant d’hésitation, il ferma la porte derrière lui et s’avança entre les tables, son parchemin toujours à la main. « Il n’y est pas précisé ce en quoi consistera cette retenue… » Sa voix s’éteignit. Elle n’avait même pas levé les yeux. D’accord, elle voulait lui donner le traitement du silence. C’était plus facile, de toute façon. Bien sûr, il n’avait du coup aucune chance de plaider sa cause, mais il avait le sentiment que ça n’aurait pas été très utile. Alcide ne se laissa donc pas démonter, et s’installa au premier rang, sortit ses affaires d’économie et commença à travailler. Elève modèle jusqu’au bout de la nuit.

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Re: [TERMINE] M & A & A ✕ what could possibly go wrong

Message par Invité le Ven 17 Jan - 22:56

Astrid était encore collée.
Elle n’était pas encore tout à fait sûre de la façon dont c’était arrivé. Un instant elle se tenait debout, dans le couloir, et le suivant, elle était devant la porte du bureau de la directrice Thomas. Entre-temps, elle avait croisé une boule géante de mousse, sans aucun doute une création de London en perspective de la soirée de l’AWH. Ledit London n’était en vue nulle part, aussi sa cousine s’était-elle avancée prudemment en appelant son nom, des fois qu’il ait été dévoré vivant par sa création, Frankenstein-style. Il n’avait pas répondu. En revanche, un professeur avait eu la mauvaise idée de pointer son nez alors qu’elle était empêtrée dans la mousse. Relation de cause à effet, Astrid était collée.
Depuis, elle avait découvert que London était toujours en vie et en forme, merci pour elle. Elle avait songé un instant à le traîner dans le bureau du prof pour des explications, avant de réaliser que hé, être collée lui donnerait au moins deux heures de tranquillité, pendant lesquelles elle pourrait faire ses devoirs.

Tranquillement, Astrid frappa à la porte du bureau. Les retenues avec Junko Thomas avaient ceci de plaisant qu’Astrid s’y tenait généralement tranquille, ne cherchant pas à esquiver des punitions parfois – mais pas tout le temps – méritées, alors que la directrice la laissait faire ses devoirs, consciente du fait que la Serdaigle n’avait pas forcément de temps à perdre en tâches inutiles. Après avoir toqué, elle entra… et se figea sur place.
Queuuuwah ?
Attendez un instant. Alcide Hemingway ? En retenue ? Sérieusement ? Mais qu’est-ce qui se passait ? En se tournant vers la directrice pour lui souhaiter bonsoir, Astrid devait avoir à peu près la même expression faciale qu’un poisson rouge cuit au court-bouillon, avec des flans en guise d’yeux.
▬ Bonsoir, Mrs Thomas, réussit-elle à marmonner tant bien que mal, toujours sous le choc.

Sans quitter le Serpentard des yeux (il était comme les Anges de la série moldue, si elle clignait des yeux, il en profiterait pour se jeter sur elle et l’assassiner froidement), Astrid fit doucement le tour du bureau et s’installa sur une chaise, le plus loin possible de son ennemi juré. S’il voulait ignorer complètement sa présence, cela lui convenait à merveille. Ils joueraient tous à l’élève parfait, chacun dans son coin, c’était la meilleure solution.
Sortant ses affaires de cours de sa sacoche, la Serdaigle s’appliqua à rester silencieuse. La soirée promettait d’être encore plus amusante que prévue. Ha. Ha. Si elle survivait, ce serait déjà bien.

Après quelques secondes passées à marmonner des sortilèges de métamorphose avancée, Astrid entendit la porte s’ouvrir à nouveau. Relevant la tête, elle sentit son cœur arrêter de battre pour la seconde fois de la soirée. Maelan Carmichael s’incrustait lui aussi dans la pièce.
Enfer et damnation. Elle était désormais coincée entre son ex-fantasme absolu et le fantasme absolu de celui-ci. Qui l’avait apparemment rejeté assez violemment quelques jours plus tôt, et ce en face de l’école toute entière. Si la tension n’était pas suffisamment élevée dans la pièce, la tronche d’Alcide quand il aperçut Maelan suffisait à rendre l’atmosphère électrique. Astrid roula des yeux d’un air désespéré, avant de se rappeler les bonnes manières.
▬ Salut, s’étrangla-t-elle avec désespoir, appréhendant le moment où le regard des deux hommes se croiserait et où la terre s’ouvrirait pour les engloutir dans le Tartare.
Oh, elle allait passer une chouette soirée, à n’en pas douter.

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Message par Invité le Ven 24 Jan - 19:41

Si Maelan s’attendait à être collé ? Un peu. Mais il aurait préféré se retrouver entre quatre murs parce qu’il avait refait le portrait d’Hemingway, non parce qu’il avait pris pour London. En effet, s’il avait été convoqué pour passer une heure particulièrement pénible (il faisait confiance à la codirectrice pour concocter quelque chose de terriblement ennuyeux ou sadique, selon l’humeur – j’aime jouer les schizophrènes), c’était parce qu’on lui avait mis l’histoire du marécage sur le dos. On pouvait dire que son ami avait le chic pour s’en tirer à bon compte (ce qui n’était pas un mal, sinon il passerait la totalité de l’année en retenue). Mais il n’allait pas se plaindre de son sort, il avait du travail en retard et s’il voulait pouvait sortir comme il l’avait prévu, il fallait qu’il s’avance de manière sérieuse. Ce fut donc plutôt calmement qu’il se dirigea vers la salle de retenue, pensant passer un moment comme un autre jusqu’à ce que … Non, je vais lui dire, c’est trop affreux ! Etonné, il vit une troisième année se détacher de son groupe de copines pour s’avancer vers lui d’un air décidé. Les joues rouges, elle s’arrêta devant lui, lui coupant la route et le forçant à se stopper. Légèrement amusé, il croisa les bras, lui offrant le sourire qui avait fait sa légende … Maelan … On a entendu dire qu’Alcide Hemingway serait avec toi en retenue et qu’il voulait en profiter pour te casser la figure. … s’effaça rapidement. La petite blonde se méprit et commença à disserter rapidement sur le fait qu’il était horrible, que ce n’était pas sa faute et qu’elle trouvait qu’il méritait vraiment … Merci Elie, c’est ça ? L’adolescente s’empourpra de plus belle, sans doute saisie qu’il connaisse son prénom (une de ses copines avait tenté de la retenir, il n’avait aucun mérite). Il avait eu le temps de se reprendre et de relancer son effet ultrabright dans toute sa splendeur : Ne t’inquiète pas pour moi, le professeur Thomas ne s’éloignera sans doute pas. Et s’il m’attaque, je suis de taille à me défendre.

Faire jouer ses biceps avant de partir. Bien. Elle était retournée à ses activités et lui pouvait se concentrer. La haine qu’il avait réussi à refouler venait de refaire surface, rendant son pas un peu plus vif. Il avait toujours été du genre à s’en foutre et à considérer comme un passe-temps très distrayant le fait de torturer Hemingway mais, depuis cette scène, c’était devenu une affaire personnelle. Ses insultes ne lui avaient rien fait, c’était plutôt de penser à tous ceux à qui cela aurait pu réellement arriver qui l’avait mis hors de lui. Et si Junko Thomas quittait la pièce, il était probable que ce soit lui qui se jette sur le Serpentard pour le réduire en charpie. Et tant pis si tout le monde pensait que c’était parce qu’il était malheureux et avait le cœur brisé. Cependant, comme il le nota en entrant, le professeur était bel et bien à sa place et il n’y avait pas de raison qu’elle en bouge. Et ce lèche-bottes d’Alcide était au premier rang. Bien. Mâchoire crispée, il claqua la porte un peu fort, faisant relever les yeux à la codirectrice, qui n’avaient rien de tendre. Pardon, grogna-t-il avant d’aller s’asseoir loin de … Mais qu’est-ce que tu fous là toi ? Le murmure halluciné lui avait échappé et il leva les yeux au ciel. Il ne manquait plus que ça. Astrid n’avait rien fait pour lui déplaire là, en cet instant, c’était simplement que la situation ne manquait d’ironie. Et ressemblait à s’y méprendre à quelque chose qui pourrait très mal tourner. Il s’éloigna, et alla s’asseoir aux antipodes des deux autres, formant un très joli triangle des Bermudes. Simple précaution pour e cas où la Serdaigle commencerait à lui faire des sous-entendus sur le Serpentard. C’était de sa faute, en même temps, il lui avait laissé croire à son homosexualité. Mais quand même. Sortant ses affaires, il se plongea dans son exposé sans plus faire attention au reste. Se calmer. Se taire. Tout irait bien.

Cette accalmie dura quelques minutes, pendant lesquelles il put avancer, tranquillement. Jusqu’à ce qu’un claquement sec ne lui fasse relever les yeux. Un hibou à la fenêtre. Un professeur se levant. Oh. Non. Il ne put détacher son regard de la codirectrice qui lisait la missive. Non. Et pourtant. Ses prunelles s’attardèrent sur chacun d’entre eux. Je vous conseille de terminer votre retenue dans le plus grand silence. À la moindre incartade, vous serez tous les trois convoqués à nouveau dans cette pièce demain, au minimum. Nouveau tour d’horizon. Silence. La mâchoire de Maelan trembla légèrement et il fit mine de s’intéresser de nouveau à ses cours. Bien sûr. Il comptait en réalité les pas de la directrice. Il guettait l’ouverture de la porte. Et son claquement. Et commença à compter, essayant de rester le plus détendu possible. Un … deux …

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Message par Invité le Mar 11 Fév - 11:12


… Trois. Les muscles du Serpentard se tendirent, prêt à se défendre. Vous savez ce qu’on dit des araignées ? On a beau les craindre, elles nous craignent tout autant, et même plus. Avec Alcide, c’était un peu la même chose. Astrid et Maelan n’étaient peut-être pas rassurés en sa présence, mais il n’était pas plus à l’aise qu’eux, coincé qu’il était entre la fille devant qui il avait dévoilé son cœur et le mec qui… était gay. Pour lui. Frisson. C’était un peu comme son pire cauchemar, il les voyait déjà se mettre à lui parler de Jules, qui filait le parfait amour avec Timothy, pendant que Maelan lui ferait une lap-dance. Il était à deux doigts de se mettre à transpirer, insultant intérieurement Junko Thomas de tous les noms, la maudissant de l’avoir abandonné à ce triste sort. Elle n’était pas assez naïve pour croire que cette attitude studieuse qu’ils avaient depuis qu’ils étaient entrés était réelle, quand même ? Celle d’Alcide l’était, évidemment, mais les deux autres idiots avaient certainement dû ouvrir des pages au hasard pour faire croire qu’ils savaient lire.

Le silence était si lourd que le Serpentard entendait son cœur battre, et il n’aurait pas été surpris d’apprendre que les deux autres pouvaient le percevoir aussi. Mâchoire crispée, il s’agrippa à sa plume, et tenta de continuer à travailler, comme si de rien n’était. Il posa la pointe sur le parchemin. Commença à tracer une lettre. Il tentait de surpasser son état, de calmer son émotion et de se concentrer sur sa tâche. Mais sa main, cette traîtresse, fut prise de tremblements violents et brisa sa plume, transperçant la feuille au passage et couvrant ses doigts d’encre. « M-merde ! » S’exclama-t-il en bégayant. Il se retourna brusquement et fixa Maelan du regard, comme pour le défier d’émettre le moindre commentaire. Il avait oublié l’espace d’une seconde qu’il haïssait être confronté au visage du Gryffondor, et posa plutôt ses yeux sur une valeur sûre : Astrid. Même quand elle jouait à la courageuse, elle n’était encore qu’une petite fille qui avait peur du noir, un véritable délice pour quelqu’un comme le Serpentard. Avec ce genre de fille, la prévention était une solution plus qu’efficace, et pour éviter qu’elle ne brise le glace avec une discussion qu’il ne voudrait jamais avoir – l’état de ses amours – il s’en prit à elle, d’une voix soudainement beaucoup plus calme. « Une chance que tu te sois faite attraper pendant que tu faisais Merlin-sait-quoi, quelques heures d’études en plus ne te feront pas de mal. » Il pointa son manuel de Métamorphose avancée du menton. « Par contre, désolée de casser tes espoirs, mais je crois que tu t’es trompé de bouquin. Ça, c’est un livre pour les grands. » Il lui lança un sourire sardonique. « Tu sais, ces gens qui n’ont pas peur du noir… » Il ricana, agaçant et insupportable comme il savait l’être, et se retourna face à son bureau. Alcide n’avait jamais compris l’expression ‘se sentir mal dans sa peau’. Quand il se sentait en position d’infériorité, il rabaissait quelqu’un d’autre encore plus bas, et tout allait tout de suite beaucoup mieux.

Le rythme respiratoire et les battements de son cœur calmés, il sortit sa baguette et la pointa tranquillement vers ses doigts, ceux de la main gauche puis ceux de la main droite, sûr de lui. Avec un sourire qui disait ‘je suis le plus malin le plus beau le plus fort’ il nettoya ses doigts, certain d’avoir prouvé sa supériorité en trois répliques bien pensées. Une petite pute, oui, on pouvait dire ça.

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Message par Invité le Mar 11 Fév - 23:02

Sur des paroles extrêmement rassurantes, la directrice quitta la pièce, dont la température chuta aussitôt. Et quand je dis chute, on s’approchait à vitesse Grand V de l’ère glaciaire. Parce qu’Alcide… et bien, Alcide était Alcide, l’habituel petit rat désagréable, alors que Maelan avait eu l’air aussi enchanté de voir Astrid que de mettre le pied dans une bouse de dragon. Pour une fois, elle n’y était pour rien : comment aurait-elle pu deviner qu’ils avaient prévu de se faire une petite retenue en amoureux ?
Replongeant le nez dans son manuel avec un air tout à fait sérieux, la Serdaigle se concentra très fort pour ne rien dire. Mrs Thomas avait dit « dans le plus grand silence » et elle se ferait un plaisir d’appliquer les consignes au pied de la lettre. A plus forte raison si le plus grand silence lui permettait de sortir vivante de la retenue.
Curieusement, Alcide (enfin, le dos et le côté droit d’Alcide, pour ce qu’elle en voyait) avait l’air aussi à l’aise qu’elle. S’acharnant sur son parchemin (le vilain se fichait donc des droits des animaux – quelle surprise), il semblait vouloir le réduire en charpie. Reprenant sa baguette, Astrid continua à s’occuper de ses sortilèges en réfrénant un coup d’œil toutes les deux secondes en direction de ses collègues de retenue. Lui en voulaient-ils d’être là, alors que ce soir était le moment pour qu’ils puissent s’exprimer leur amour ? Leur haine commune pour sa petite personne suffirait-elle à les rapprocher suffisamment pour qu’ils décident de s’embrasser (encore) ? L’idée de finir en martyre était presque… Non, attendez, oubliez ça. Ils pouvaient s’entretuer s’ils le souhaitaient, elle ne s’en mêlerait pas. Nom d’une bretelle.

L’accalmie ne dura pas. Un juron lui fit relever la tête, alors qu’elle fixait Alcide, interloquée. Elle remarqua à peine les doigts tâchés d’encre, parce qu’il la regardait. Elle. Ti Aaaaaaaamo, nin-nin-nin tiiii aaaaaamoooo Pendant une demi-seconde au moins, Astrid crut qu’il allait la laisser tranquille.
▬ Une chance que tu te sois faite attraper pendant que tu faisais Merlin-sait-quoi, quelques heures d’études en plus ne te feront pas de mal.
Raté.
▬ On est censés se taire, argua-t-elle d’une petite voix, l’autorité des préfets ne pesant pas grand-chose face à celle du Mal incarné.
▬ Par contre, désolé de casser tes espoirs, mais je crois que tu t’es trompé de bouquin. Ça, c’est un livre pour les grands.
Astrid hasarda un coup d’œil du côté de Maelan, avant de se rappeler qu’elle n’était pas supposée lui parler de son amoureux. Il le ferait peut-être taire d’un baiser, mais elle avait quelques doutes (sans parler du fait que la situation deviendrait assez gênante).
▬ Hemingway… commença-t-elle d’une voix lasse avant d’être interrompue.
▬ Tu sais, ces gens qui n’ont pas peur du noir…

Connard. Astrid pinça les lèvres alors que les larmes lui montaient aux yeux. Il gardait d’habitude ce genre de petit sketch pour eux deux. Elle avait vraiment cru qu’après la dernière fois, après Jules, il se serait calmé. Elle n’avait raconté à personne qu’il avait un cœur, il était supposé la laisser en paix. Sauf qu’apparemment, Alcide n’aimait pas respecter les règles.
▬ Laisse-moi tranquille, couina-t-elle.
S’il insistait vraiment, elle prendrait son courage à deux mains et se ferait un plaisir d’aller se plaindre à … quelqu’un. Qu’elle trouverait. Ou pire, de raconter à tout le monde que dans un couloir sombre de Poudlard, Alcide Hemingway avait ressenti, comme une forme de quatorze juillet qui l’avait fait transpirer du genou, une émotion.

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Re: [TERMINE] M & A & A ✕ what could possibly go wrong

Message par Invité le Jeu 13 Fév - 20:18

Il fallait qu’il se concentre sur son travail pour rester complètement impassible. La codirectrice s’était taillée une sacrée réputation en un an et il n’avait pas la moindre envie de la provoquer. Vérifier si les histoires sur les punitions à la limite de la torture psychologique qu’elle donnait étaient fondées n’était pas dans ses plans, loin de là. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait pourtant de se jeter sur Alcide pour le plaquer au sol et l’embrasser sauvagement pour lui casser la figure en bonne et due forme. Mais il fallait qu’il se contrôle. S’il commençait à être collé et qu’il manquait les entraînements de Quidditch, Eden allait faire de sa vie un véritable enfer. Parfaitement en phase avec son travail, il ne put cependant s’empêcher de relever la tête en entendant le bruit de quelque chose que l’on brisait. Ses yeux rencontrèrent ceux d’Alcide. La décharge de haine qu’il se prit par l’intermédiaire de ce simple regard ne fut que le reflet de celle qu’il ressentait, même s’il ne dégageait aucune animosité. Pour l’instant. Il se contenta de le regarder se détourner pour darder ses prunelles venimeuses sur … Astrid. Quel lâche, mais quel lâche ! Enfin pour l’instant, il semblait y aller doucement, alors pourquoi pas. Maelan haussa les épaules et décida de se désintéresser de la conversation, qui n’avait rien de passionnant. Une chance que tu te sois faite attraper pendant que tu faisais Merlin-sait-quoi, quelques heures d’études en plus ne te feront pas de mal. Ceci étant dit, il se demandait quand même ce qui avait valu à mademoiselle Parfaite d’être en retenue avec eux. Ce n’était pas digne d’une préfète. On est censés se taire. Ah, voilà, quand elle voulait. Il était cependant fort peu probable que cela suffise.

Par contre, désolé de casser tes espoirs, mais je crois que tu t’es trompé de bouquin. Ça, c’est un livre pour les grands. Bingo. Maelan lança un regard rapide à Astrid, qui semblait de plus en plus mal à l’aise. Le Serpentard la terrorisait-il à ce point ? Il n’en avait pas le moindre souvenir mais en même temps, à part à l’AWH, il ne fréquentait pas la cousine de London. Hemingway… Tu sais, ces gens qui n’ont pas peur du noir… Un air dubitatif se peignit sur les traits du Gryffondor, jetant un coup d’œil à Alcide. Vraiment ? C’était tout ce qu’il avait en réserve ? Cependant, revenir à Astrid lui fit comprendre qu’il avait sans doute visé juste étant donné qu’elle semblait sur le point de fondre en larmes. Oh. D’accord. Bon. Ça n’allait pas se passer comme ça. Reposant sa plume, Maelan fronça les sourcils. Il décala sa chaise, et intervint : Dis-donc, Hemingway, tu ne voudrais pas trouver un adversaire à ta taille ? Et avant même de comprendre ce qu’il faisait, il s’était levé. Quoi, mettre Astrid mal à l’aise en lui faisant des sous-entendus sur le crush qu’elle avait sur lui, passait encore. Mais c’était la cousine de son meilleur pote, alors l’emmerder juste sous ses yeux n’étaient pas la meilleure idée du monde. Il avança d’un pas en direction du Serpentard, tout en se décalant vers la Serdaigle. Tu veux vraiment qu’on parle de se comporter en grand ? En homme ? Un nouveau pas. Ce n’était pas une bonne idée. Sa batte était pendue à son cou, en forme de pendentif et ne lui serait pas d’une grande aide, sauf quand le sortilège prendrait fin, ce qui était complètement aléatoire. Ce serait donc ses poings, en cas de nécessité. D’assumer ce qu’on est ? Un mec tellement amoureux des formes masculines sans parvenir à le tolérer qu’il est prêt à taper sur les autres qui lui renvoient cette image, histoire de se prouver le contraire ? Il n’était pas détendu et stupide comme d’habitude, il s’en rendait bien compte. Mais Alcide était allé trop loin lors de leur rencontre précédente. Il n’avait plus envie de rire, ni de sourire, d’ailleurs. Même si la provocation serait encore de mise dans quelques minutes, le temps qu’il trouve l’ouverture. Et c’était bien connu, le Serpentard était le premier à lui tendre les perches qui causaient sa propre perte.

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Message par Invité le Ven 21 Fév - 12:02


« Laisse-moi tranquille. » Que c’était bon. Il lui fallait savourer cet instant, comme un petit bout de paradis qu’on lui aurait fait l’honneur de découvrir en avant-première. Il y avait tout dans ces trois petits mots. Il y avait la peur qu’Astrid avait ressentie quand le Serpentard s’était amusé à éteindre les bougies, peur qui ne l’avait apparemment pas encore quittée. Il y avait une autre peur, la peur que Maelan ne comprenne de quoi il s’agisse et qu’en moins de trois quarts d’heure, tout Poudlard soit au courant. Il y avait une résignation, un abandon de toutes forces, qui disait qu’elle ne chercherait pas à lui clouer le bec avec ses méthodes déloyales – un terme fort, oui, et ça venait d’Alcide. Et il y avait ce dernier qui savourait sa victoire, voyant une victime finalement s’écraser au sol après tant d’efforts en harcèlement et autres violences psychologiques. Il se sentait comme un boxeur qui mettait enfin son adversaire K.O. Se callant confortablement contre sa chaise, il se persuada qu’il était maintenant tranquille, que le reste de la retenue se passerait en silence. C’était sans compter sur Maelan.

« Dis donc Hemingway… » Son cœur tomba dans son estomac, s’enroula dans ses intestins, déversa du poison dans ses veines. C’était fou le pouvoir de trois petits mots. Trois petits mots qui disaient ‘au fait, tu m’as oublié, je n’ai pas peur de toi, souviens-toi, je t’ai embrassé.’ « … Tu ne voudrais pas trouver un adversaire à ta taille ? » Des répliques venimeuses vinrent aux lèvres de Alcide, bien entendu, Maelan n’était pas mauvais non plus pour ce qu’il s’agissait de lancer des perches. Mais il avait encore l’espoir que s’il se murait dans un silence de Langue-de-Plomb, il finirait par se faire oublier. S’il ne répondait pas, l’autre allait se fatiguer et chercher autre chose pour passer le temps. Sa seule chance de sortir indemne de ce combat-ci, c’était de faire le mort. Mais Maelan n’était pas encore prêt à lâcher sa proie, et il se levait déjà, apparemment prêt à violer de nouveau le Serpentard. « Tu veux vraiment qu’on parle de se comporter en grand ? En homme ? » Un ricanement. « Comme si tu savais ce que c’est, un homme. » Siffla le serpent, sans savoir s’en empêcher. « D’assumer ce qu’on est ? » Ça va, Carmichael, faire ton coming-out c’était brave, mais juste parce que tu en as eu la force ne fais pas de toi le coach psychologique du tout Poudlard. « Un mec tellement amoureux des formes masculines sans parvenir à le tolérer qu’il est prêt à taper sur les autres qui lui renvoient cette image, histoire de se prouver le contraire ? »

Il ne s’en rendit même pas compte. Il était tellement concentré sur son silence, sur le fait de rester immobile, dos au Gryffondor. Il était tellement persuadé qu’il réussirait à garder son sang-froid, cette fois, que l’autre s’acharnerait bien un moment mais finirait par lâcher prise. Il était toujours surpris, Alcide. Il avait tellement confiance en lui, il se croyait capable de résister à ce genre de pression. Il se disait toujours ‘cette fois, c’est différent’. Et il le croyait vraiment. Il ne voulait pas être une brute, il voulait être un mec capable de se faire insulter sans broncher. Il savait avoir tout le temps du monde et tous les moyens pour se venger plus tard. Alors pourquoi tout gâcher ? Il n’en savait rien. Il ne s’en était même pas rendu compte. Qu’il s’était levé d’un bond avait donné un coup de pied dans sa chaise pour la dégager du chemin avait rejoint Maelan d’un pas rapide s’était posté juste face à lui le nez à un centimètre de son nez à lui. Qu’il avait déjà les veines qui lui sortaient du coup et des tempes et les joues rougies par le sang et le souffle court et les sourcils froncés les poings déjà serrés. Il ne s’en était même pas rendu compte. « C’est le violeur en série qui essaie de me faire la morale, là ? » Frémissant de fureur, sa voix était à deux doigts de trembler, tandis qu’il luttait pour ne pas donner le premier coup. Il avait totalement oublié la présence d’Astrid dans la pièce. « Je ne t’ai jamais ‘remercié’ pour la dernière fois. C’est peut-être à mon tour d’abuser de toi, qu’est-ce que tu en dis ? » Ne le frappe pas, ne le frappe pas, ne le frappe pas.


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Message par Invité le Dim 23 Fév - 22:30

Astrid fixait le bureau devant elle d’un air obtus. Les joues en feu, elle avait l’impression d’être au bord de l’implosion. Alcide, dans son coin, avait sûrement son petit air vicieux habituel. Elle ne voulait même pas savoir ce que Maelan avait compris, ou pas compris, de leur échange. Tout ce qui comptait, c’était qu’Alcide l’avait encore choisie pour cible et que toute l’école serait rapidement au courant. Bon, il demeurait un point positif : la quasi-totalité des Serdaigle et des Gryffondor étaient déjà au courant de son petit problème avec l’obscurité. Mais elle aurait aimé évité que le reste de l’école soit au courant… et de façon générale, elle aurait aimé que pour une fois, Alcide Hemingway s’abstienne de la torturer. Sauf qu’apparemment, avoir un public ne le gênait pas.
▬ Dis donc Hemingway…
La voix de Maelan lui fit relever un peu la tête. Un peu. La vision d’Alcide, si fier de lui, si… puant de contentement et d’arrogance, lui fit aussitôt re-baisser les yeux.
▬ … Tu ne voudrais pas trouver un adversaire à ta taille ?
Oh-oh. Astrid ravala sa honte, sa gêne et ses débuts de larmes pour regarder les deux garçons. Attendez un peu, qu’est-ce qui était en train de se passer, là ? Elle esquissa un geste en direction de Maelan : stop-que-fais-tu-non-non-non-surtout-pas, ou quelque chose du genre. Il n’avait pas besoin d’un prétexte, fut-ce les traumatismes d’Astrid, pour s’énerver contre son amoureux, ou son non-amoureux, ou… bref. Il était hors de question que les folles aventures d’Alcide et Astrid, aussi douloureuses soient-elles, lui servent de prétexte à passer ses nerfs sur celui qui l’avait rejeté. Ils devaient en parler comme des adultes, résoudre le problème et passer l’heure suivante à s’embrasser passionnément. Astrid, elle, irait se jeter d’un pont à la pensée de sa non-vie amoureuse, et se changerait les idées en sauvant le monde de la disparition des espèces animales en danger. Tout ça.

▬ Tu veux vraiment qu’on parle de se comporter en grand ? En homme ?
Ca, c’était raté. A moitié dépitée, à moitié curieuse, Astrid se la ferma momentanément. Elle ne savait même pas quoi répondre à ça… mais la sensation écrasante de son cœur cherchant à se frayer un chemin hors de sa cage thoracique lui laissait supposer que tout ça allait très mal tourner.
▬ Comme si tu savais ce que c’est, un homme, siffla Alcide, bien qu’elle ne soit pas sûre de l’avoir bien entendu.
Elle cessa un instant de respirer. Ca y est, c’était parti. Maelan était debout, posté entre Alcide et elle – une situation qu’elle aurait peut-être apprécié dans d’autres circonstances.
▬ D’assumer ce qu’on est ? Un mec tellement amoureux des formes masculines sans parvenir à le tolérer qu’il est prêt à taper sur les autres qui lui renvoient cette image, histoire de se prouver le contraire ?
▬ C’est le violeur en série qui essaie de me faire la morale, là ?
Violeur en série ? Astrid regarda Maelan d’un air interloqué avant de comprendre, après quelques instants, à quoi Alcide faisait référence. Sérieusement ? Il avait été embrassé par quelqu’un qui ne lui avait pas demandé son avis et il pensait qu’il avait été violé ? Même la féministe en elle avait en vie de hurler au n’importe quoi.
▬ Hé, protesta-t-elle sans qu’aucun des deux ne s’intéresse à son intervention.
▬ Je ne t’ai jamais ‘remercié’ pour la dernière fois. C’est peut-être à mon tour d’abuser de toi, qu’est-ce que tu en dis ?
Eeet Alcide se leva à son tour. Ils allaient se faire découper en morceaux par la directrice. Astrid se maudit intérieurement. Elle avait promis de ne pas s’en mêler. A la place de quoi elle se leva et se rapprocha des deux garçons, tentant de ré-endossier l’attitude de la préfète qui contrôle tout à fait les choses et dont l’autorité n’est pas remise en question.
▬ Ca suffit. Arrêtez ça.
Elle regarda Maelan d’un air tendu. Lança un regard furieux à Alcide la vipère.
▬ Personne ne t’a violé, Hemingway. Ferme-la et assieds-toi, tu feras la diva une autre fois.

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Message par Invité le Jeu 13 Mar - 22:00

Il se jetut sur Astrid et Alcide pour leur enlever les vêtements et les flageola.

Non, sinon, si vous voulez lire du pseudo-érotique mal écrit, lisez fifty shades. Restons sérieux et retournons à notre sujet.

Se lever avait été une erreur mais il était maintenant trop tard pour faire machine arrière. Il savait que cela allait lui causer des ennuis mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Chercher les problèmes n’était pas son style, il lui arrivait de réfléchir (sisi) mais il avait été privé de la voix de la raison cet été. Le petit ange sur son épaule avait les traits de Jonathan et maintenant, il s’était tu, ce qui était fort dommage, tout le monde en conviendrait. Lui, après ça, Alcide, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute et Astrid qui ne saurait sans doute plus où se mettre dans quelques minutes. Alcide n’était pas simplement un petit aristo de Serpentard qu’il aimait faire tourner en bourrique. C’était un gros con homophobe, pour ne pas avoir peur des mots. Et au final il voulait qu’il réagisse. Il voulait qu’il se lève et qu’il tente de le frapper pour pouvoir riposter. Ici, i n’y avait pas de jeunes groupies à protéger. Quoique … Mais Astrid comprendrait. Elle le prendrait sans doute comme un acte désespéré venant d’un cœur brisé.

C’est le violeur en série qui essaie de me faire la morale, là ? Ah ! Il avait enfin frappé au bon endroit. Face à face, les narines tremblantes, la ressemblance entre les deux jeunes hommes était frappante. Ce n’est pas à ton cul que je m’en suis pris, il me semble, gronda-t-il. Il ne se retenait plus. Il n’en avait rien à faire. Et ce n’était pas vraiment qu’il voulait prononcer ces mots, simplement, il se doutait bien des images que cela allait provoquer dans l’esprit du jeune homme et il s’en délectait par avance. Je ne t’ai jamais ‘remercié’ pour la dernière fois. C’est peut-être à mon tour d’abuser de toi, qu’est-ce que tu en dis ? Il releva le menton alors qu’un sourire goguenard s’étirait sur ses lèvres. Ça allait être moche. Vas-y, je t’en prie, je suis sûr que tu as trois mille fantasmes inassouvis. Mais tu n’auras jamais les couilles de le faire. Ils étaient seuls au monde dans leur bulle de haine à l’état pur … ou quasiment. Ca suffit. Arrêtez ça. Sa mâchoire se contracta un peu plus et il lança un bref regard à Astrid alors qu’elle essaya de remettre Alcide à sa place. Ça ne suffirait jamais, qu’est-ce qu’elle croyait ? Il allait continuer à geindre comme une donzelle effarouchée jusqu’à ce que … jusqu’à ce que quoi, d’ailleurs ? Il y en avait qui avaient vraiment des problèmes avec leur part féminine. Il eut un léger rire avant de reculer d’un pas : l’intervention de la Serdaigle lui avait rappelé où ils se trouvaient. Tacher les murs de sang et espérer que la codirectrice ne le voie pas en rentrant relevait de la stupidité profonde et, même si la colère semblait l’emporter sur le reste, il lui restait encore un reste d’instinct de survie. Il ne peut pas s’en empêcher, de « faire sa diva ». ça va avec le reste. Il lui lança un regard chargé de mépris, avant de reculer encore. Se. contrôler.

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Message par Invité le Dim 13 Avr - 21:31


Pour Alcide, à cet instant précis, rien d’autre que Maelan et lui ne comptaient au monde. Ils étaient jeunes, beaux, et des bêtes de sexe. Mais ça, ça n’a rien à voir avec cette histoire. Tout ça c’était surtout pour vous dire qu’Astrid n’existait même plus pour le Serpentard. Elle n’était plus dans son champ de vision et avait carrément disparu de sa mémoire. Aussi, lorsqu’elle lança un timide « Hé ! », il y prit à peu près autant attention qu’à l’araignée qui tissait sa toile dans un coin de la pièce. No offense, honey.

« Ce n’est pas à ton cul que je m’en suis pris, il me semble. » Un rictus mauvais s’étira sur les lèvres du Roi Noir, répondant au sourire goguenard que lui lançait le Gryffondor. « Potato, pot-ah-to. S’il n’y avait pas eu autant de personnes autour de nous et si je n’étais pas – clairement – capable de te mettre à terre, je suis certain que tu n’aurais pas pu résister à tes pulsions perverses et que tu en aurais chopé un bout. » Il trépignait presque sur place, se concentrant de toutes ses forces pour ne pas frapper Maelan, mais aussi pour ne pas tomber dans un de ses pièges sémantiques. Oui, il avait reçu des feedback sur sa dernière performance, et même si celle-ci se tenait devant un public restreint, il ne tenait pas à se faire de nouveau avoir comme un bleu. « Vas-y, je t’en prie, je suis sûr que tu as trois mille fantasmes inassouvis. Mais tu n’auras jamais les couilles de le faire. » Son bras se leva brusquement, n’y tenant plus, mais le peu de contrôle qu’il lui restait transforma le poing serré en un index levé, menaçant, prêt à donner un dernier avertissement. Il ouvrit la bouche, se rendit compte qu’elle était sèche et qu’il était à court de répliques cinglantes, tous ses efforts étant concentrés sur les quatre mots ‘ne le frappe pas’.

« Ça suffit. Arrêtez ça. » Cette fois-ci, la voix d’Astrid lui parvint. Peut-être parce qu’il n’avait rien à dire ou peut-être parce qu’il n’avait jamais entendu la moindre once d’autorité dans sa voix et que c’était un phénomène à côté duquel il ne pouvait pas passer. Il baissa les yeux dans sa direction, presque étonné de la voir là, entre lui et Maelan, lui lançant un regard de feu. C’était déjà assez choquant qu’elle ose intervenir, et maintenant elle essayait carrément de le menacer d’un simple regard ? « Personne ne t’a violé, Hemingway. Ferme-la et assieds-toi, tu feras la diva une autre fois. » Ses paupières papillonnèrent alors qu’il se demandait s’il était possible qu’elle ait eu le temps de se faire posséder par la Directrice Thomas pendant le laps de temps où il n’avait pas pris attention à elle. Toujours un peu choqué, il entendit Maelan rire doucement. « Il ne peut pas s’en empêcher, de ‘faire sa diva’. Ça va avec le reste. »

Humilié. C’était un sale mot quand il s’appliquait à lui, un mot qui le rendait malade et encore plus impulsif que d’habitude. « Tu sais de quoi d’autre je ne peux pas m’empêcher, sale tata ? » Et avant que personne n’ait pu réagir, il lança son poing dans le visage du Gryffondor, l’envoyant valser, lâchant enfin les vannes. Avec un sourire de psychopathe, il se tourna vers la jeune Serdaigle, le souffle un peu court. « Répète un peu ce que tu viens de dire ? Tu veux que je me la ferme, c’est ça ? Que j’arrête de faire la diva ? » Il s’avançait vers elle d’un pas menaçant, ressentant à l’intérieur une espèce de quatorze juillet un feu bouillonnant se réveillant, qui ne devait pas être très loin de ce que ressentent les loups-garous à la pleine lune.

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Message par Invité le Jeu 17 Avr - 21:31

Astrid aurait dû mettre un slip par-dessus ses collants, ce matin-là. (Comme si elle portait des collants.) Elle aurait eu l’air d’un vrai super-héros moldu, les cheveux au vent et le nez fringuant. De cette façon au moins, quand elle se ferait frapper violemment par Alcide Hemingway, elle aurait l’air mignon sur les photos que les Aurors prendraient de son cadavre.
Tout ça pour un vrai moment de gloire. Bref, mais intense, le genre qui aurait l’air bien stupide quand, dans les dîners de famille, ses parents raconteraient comme elle était morte. Campée sur ses deux pieds, elle faisait face à Hemingway – oui monsieur ! – et le défiait de toute la hauteur de son mètre soixante-cinq.
Apparemment, sa tentative d’affirmer son autorité était plus ridicule qu’autre chose, à en juger par le gloussement (oui, le GLOUSSEMENT, je l’affirme) étouffé de Maelan. Elle fronça les sourcils d’un air très sérieux. Il n’avait pas le droit de se moquer d’elle cette fois. Pas quand elle était en train de leur botter le cul mentalement, à Alcide et lui.
▬ Il ne peut pas s’en empêcher, de ‘faire sa diva’. Ça va avec le reste.
Astrid esquissa une moue appréciatrice. Maelan n’avait pas complètement tort. Ce qui, à voir la tête d’Alcide, ne lui faisait pas vraiment plaisir… Habituée comme elle l’était à ses mouvements d’humeur, la sorcière vit en quelque sorte arriver la crise suivante. Elle failli crier pour avertir Maelan, mais à ce stade-là, il n’y avait sûrement plus grand-chose à faire. Et elle était encore beaucoup trop énervée contre Alcide, son homophobie, sa haine et son attitude détestable en général pour s’inquiéter de ce qu’il allait faire.
(Elle aurait peut-être dû.)
▬ Tu sais de quoi d’autre je ne peux pas m’empêcher, sale tata ?
Astrid avait beaucoup de réponses possibles à cette question. Les plus gentilles impliquaient un caractère digne d’un Détraqueur, les moins aimables impliquaient des pratiques sexuelles illicites avec un lama.
▬ Alcide ! cria-t-elle alors qu’il balançait son poing dans le visage de Maelan. Mais t’es malade ?
Les yeux écarquillés, Astrid le dévisagea comme s’il était atteint de la rage. Abîmer le beau visage de Maelan ? Mais à quoi il pensait ? Avant d’avoir eu le temps de réagir, elle réalisa que le Serpentard s’était tourné vers elle et qu’il n’avait pas l’air content.
▬ Répète un peu ce que tu viens de dire ? Tu veux que je me la ferme, c’est ça ? Que j’arrête de faire la  diva ?
À cet instant, Astrid regretta d’avoir jamais mis les pieds dans cette salle en premier lieu. De qui se moquait-on ? Elle n’était pas une Gryffondor, elle, à se montrer courageuse. Elle avait le droit de courir se cacher sous une table et elle mourrait d’envie de le faire. Parce qu’elle avait peur d’Alcide Hemingway (ce que tous les trois savaient parfaitement).
Aussi, quand sa voix finit par sortir, elle n’avait plus le son que d’un petit filet, une sorte de couinement ridicule.
▬ Oui, répondit-elle. Oui, ce serait bien.
Elle recula maladroitement d’un pas, puis d’un deuxième, alors que le Serpentard s’avançait vers elle d’un air menaçant.
▬ Que tu arrêtes de faire ta diva, que tu arrêtes de (sa voix se fit sifflante) frapper les gens juste parce qu’ils ont dit quelque chose qui t’a contrarié.
Elle déglutit difficilement et lança un regard à Maelan. Si elle pouvait se concentrer sur autre chose plutôt que sur sa mort imminente…
▬ Maelan, ça va ? le questionna-t-elle de la même voix toujours étranglée.
Poule mouillée, va. Elle aurait définitivement eu besoin d’un slip de Superman.

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Message par Invité le Sam 19 Avr - 13:50

L’explosion était imminente et ils le savaient tous les trois. La question n’était pas de savoir s’ils allaient en venir aux mains, mais quand cela allait déraper et qui flancherait le premier. Il n’y avait pas de témoins, Astrid mise à part, mais ce n’était pas tellement un problème pour Maelan : apparemment il avait quelques points de crédibilité d’avance à ses yeux (non pas que ce soit fondamentalement important, enfin si, quand même, pour son ego, tout ça, vous voyez) et elle penserait juste qu’il avait le coeur brisé donc qu’on pouvait lui pardonner (et franchement, qui ne trouverait pas d’excuses à son joli minois ?). Rien ne les empêchait donc de faire ce dont ils avaient réellement envie, se peloter et faire l’amour comme des bêtes au milieu de la salle de retenue se jeter l’un sur l’autre pour régler ça « en hommes ». Maelan se flattait d’avoir un excellent self-control (enfin, quand il voulait, et là en l’occurrence, c’était le cas) et était donc persuadé que le Serpentard craquerait avait lui. Il crut l’entrevoir, quand il leva le poing … mais se trouva simplement face à un index tendu qui le fit ricaner sèchement. Il aurait bien demandé si c’était tout ce qu’il avait en réserve, étant donné qu’il ne parvenait même pas à lui répondre correctement mais Astrid s’en mêlait. Cela allait peut-être les amener à se calmer … ou pas. Parce qu’il ne vit pas venir la suite. Le coup d’Alcide le prit par surprise, assorti de mots qui firent encore plus mal : Sale tata.

Il vacilla. Le coup l’avait atteint à la mâchoire et il se mordit l’intérieur de la joue, non préparé à recevoir l’impact. Il sentit également sa lève se fendre alors qu’un goût métallique lui emplissait la bouche. Il ne mit pas longtemps à réagir, il lui fallut quelques secondes pour se rattraper à la table la plus proche, se stabiliser pour ne pas tomber. Ou peut-être un peu plus longtemps. Quand il se redressa pour se jeter sur le Serpentard, il était en train d’avancer vers Astrid. Il n’avait pas entendu ce qu’il lui avait dit, trop occupé à souffrir et à s’énerver, mais son attitude clairement menaçante et l’air paniqué de la jeune fille en disaient suffisamment long pour qu’il ne perde pas une minute de plus à se poser des questions inutiles et stupides. Oui, oui, ce serait bien. Que tu arrêtes de faire ta diva, que tu arrêtes de frapper les gens juste parce qu’ils ont dit quelque chose qui t’a contrarié. Il devait reconnaître qu’elle faisait ce qu’elle pouvait, mais cela ne suffirait sans doute pas à arrêter ce fou furieux. Il n’avait pas vraiment confiance en ce genre de mecs pour appliquer la règle de « on ne frappe pas les filles » et il n’était pas question que la cousine de London se prenne un pain devant lui sans qu’il ne réagisse. Et sincèrement, encore une fois … il n’était pas question qu’il s’en tire aussi facilement.

S’essuyant la bouche du revers de la manche, mettant du sang sur sa chemise immaculée, il avança lorsqu’elle lui demanda comment il allait : J’en ai vu d’autres. Hemingway frappe comme une tafiole. Ce qui était loin d’être vrai, mais personne n’avait dit qu’il était interdit d’être de mauvaise foi. Le mot employé le dégoûtait mais ce n’était pas qu’il le pensait, c’était simplement qu’il voulait vraiment lui faire mal, le faire sortir de ses gonds. Se jeter sur lui était une option délicieuse, le bourrer de coups serait un plaisir, mais il y avait le risque que la directrice revienne. Et il voulait vraiment le pousser à bout. Ce qui n’était pas encore le cas. Se retenir lui coûtait. Se redressant, il avança d’un pas, posant la main sur la hanche d’Astrid pour la faire passer derrière lui, protecteur. Et apparemment, s’en prendre aux filles ne lui fait pas peur. Il le toisa, sentant un filet de sang lui couler sur le menton. Il l’effleura du bout des doigts, mâchoire serrée. Sa tête résonnait douloureusement du coup qu’il lui avait mis (ce salaud savait frapper) mais il se tenait droit : Tu te sens mieux ? T’as de nouveau l’impression d’être un homme, un vrai, parce que tu m’as frappé ? Il ne se démontait pas et avança encore d’un pas. Je vais te dire, Hemingway, si tu as besoin à ce point de prouver que tu n’as rien d’une « tata » et de te rassurer en pétant la gueule de tous ceux que tu crois gays, et qui te menacent dans ta virilité, c’est que tu as vraiment des problèmes. Etait-ce le moment de lui dire qu’il n’avait rien d’un homosexuel et qu’il se foutait vraiment de lui comme de sa première batte en plastique ? A quand remonte la dernière fois que tu as maté une fille, hein ? Lui, pas si longtemps, d’ailleurs, si cela vous intéressait … mais nous n’en dirons pas plus pour l’instant histoire de ne spoiler personne.

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Message par Invité le Jeu 24 Avr - 19:18


Astrid s’était transformée en petite souris. Pas littéralement, elle ne devait certainement pas avoir ce genre de pouvoir. Mais déjà qu’elle n’était pas très grande, qu’elle ne prenait pas beaucoup de place et avait ce petit nez retroussé en plein milieu de la figure, voilà qu’en plus maintenant elle parlait d’une voix à peine audible et qu’elle reculait craintivement devant Alcide. Il lui faudrait vaincre sa peur du noir, et sa transformation serait parfaite. « Oui. Oui, ce serait bien. » « Wow, Ludwill, on s’est acheté du courage ? » Il lui aurait bien sorti « Bah alors, on a sucé un Gryffondor ? », mais, croyez-le ou non, il restait un gentleman. Sans compter sur le fait que ce serait faire un compliment aux Gryffondors. Il continuait d’avancer dans sa direction, la tête penchée comme un oiseau curieux devant un phénomène trop rare. « Que tu arrêtes de faire ta diva, que tu arrêtes de frapper les gens juste parce qu’ils ont dit quelque chose qui t’a contrarié. » Il hocha la tête. La pauvre petite avait été une victime toute sa vie, de lui, entre autres, et n’avait aucune idée de ce dont elle parlait. « C’est peut-être une véritable philosophie de vie de se faire marcher sur les pieds chez toi, Astrid, mais certains d’entre nous veulent se faire respecter. » Et c’était un droit légitime, bon sang. Ce n’était quand même pas de sa faute si certains étaient si mal élevés qu’ils s’amusaient à l’embrasser dans les couloirs.

« Maelan, ça va ? » Tiens, il l’aurait presque oublié, lui. C’est que, Alcide était si sûr de lui et de ses muscles qu’il travaillait consciencieusement, qu’il n’imaginait pas que qui que ce soit puisse se relever après avoir reçu un coup de sa part. « J’en ai vu d’autres. Hemingway frappe comme une tafiole. » Belle tentative, mais le vol plané qu’avait effectué Maelan après s’être fait frapper était une belle preuve que son crochet n’était pas mauvais. « Tu t’insulte toi-même maintenant ? » D’accord, c’était facile. Mais il semblait assez clair que les coups bas n’étaient pas exclus entre les deux jeunes hommes. Il se retourna, prêt à se parer les coups qui allaient certainement pleuvoir. Mais le Gryffondor, la bouche et le menton en sang, nota-t-il avec satisfaction, le dépassa pour se poster directement entre lui et Astrid. « Et apparemment, s’en prendre aux filles ne lui fait pas peur. » Le Serpentard laissa échapper un ricanement froid. Il était évident que Maelan ne se servait d’Astrid que pour avoir le beau rôle et ne pas être forcé de se battre et de prouver qu’il ne faisait pas le poids face à Alcide. Une belle technique de lâche. « Au moins je me bats et défends mon honneur, moi. Enfin, ça c’est un truc d’homme, tu pourrais pas comprendre. »

Maelan affrontait le Serpentard du regard, se tenant droit sur ses pieds, ce qui était sérieusement déjà un exploit. Mais on sentait bien qu’il était encore sonné par le coup qu’il avait reçu, nouvelle piqûre de satisfaction pour Alcide. « Tu te sens mieux ? T’as de nouveau l’impression d’être un homme, un vrai, parce que tu m’as frappé ? » « Ça fait pas de mal, en tous cas. » Alcide se rendit compte qu’il était bien plus calme, après avoir jeté un simple coup de poing. Il avait évacué une bonne dose de colère, même s’il lui en restait encore beaucoup et qu’il ne parviendrait probablement jamais à s’en débarrasser entièrement, et pouvait se concentrer sur ce qu’il disait, plutôt que de parler dans le simple but de ne pas frapper. « Je vais te dire, Hemingway, si tu as besoin à ce point de prouver que tu n’as rien d’une « tata » et de te rassurer en pétant la gueule de tous ceux que tu crois gays, et qui te menacent dans ta virilité, c’est que tu as vraiment des problèmes. » Oh, putain, le baratin peace and love. Réprimant un long soupir, il se contenta de lever les yeux au ciel d’un air ennuyé avant de les reposer sur Mae. « A quand remonte la dernière fois que tu as maté une fille, hein ? » Le regard du Serpentard le trahit directement en se posant sur Astrid. Non pas qu’il l’avait matée, elle, tout comme il n’avait maté personne, merci pour lui, je répète que c’était un gentleman. Mais la Serdaigle savait que son esprit était fixé sur une seule et unique fille. Une fille qu’il ne matait pas, et à qui il ne parlait pas vraiment non plus, d’ailleurs… Il préféra ignorer cette question, même s’il se doutait que Maelan se délecterait de son silence. « Mais j’ai pas de problèmes avec les gays, Carmichael. Enfin, crois-moi, je vous trouve dégueulasses, et je donnerais toutes mes économies pour la recherche d’un remède. Mais j’irais pas casser la gueule de toutes les pédales que je trouve. Non, ça, ça t’es réservé, à toi. Parce que tu es l’être le plus ridicule et répugnant que j’ai rencontré, et ça me dégoûte chaque jour que je puisse être dans ton radar. » Un rictus malsain se forma sur ses lèvres tandis qu’il levait les sourcils, attendant avec délice la réaction du Gryffondor. Il n’allait pas laisser passer ça, quand même ? Il devait bien, au fond, avoir une once de fierté, de respect ? Et des tripes ? Il était gay, ok, mais c’était quand même un peu un homme, non ? Ce n’était pas une pulsion masochiste qui poussait Alcide à vouloir voir Maelan se fâcher tout rouge, mais l’envie de lui prouver qu’il n’était tout simplement pas meilleur que lui. Au mieux, il avait plus de patience. Mais tout comme le Serpentard, il devait bien y avoir un moment où il ne pourrait plus tenir.

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Message par Invité le Dim 27 Avr - 18:44

À ce stade-là, Astrid n’avait plus qu’à se rouler en boule dans un coin et attendre que ça passe. À tous les coups, la directrice allait rentrer et les surprendre. Ils passeraient alors le reste de l’année en retenue ; Astrid serait obligée d’abandonner toutes ses fonctions et personne ne la laisserait passer en UFR. Elle finirait au chômage, mendierait pour trouver de la nourriture et serait secourue un temps par ses anciens collègues de l’ASM, mais il serait déjà trop tard et elle ne trouverait jamais le chemin de la réinsertion sociale, non. Alcide passerait – lui n’aurait pas de souci pour trouver un boulot, il était riche - et il n’éprouverait pas un remords en la voyant là. Peut-être même mettrait-il le feu à sa couverture et elle mourrait calcinée dans une rue sans que quiconque n’élève la voix.
Oooooh, c’était trop triste. Elle refusait de mourir comme ça.

Sauf qu’apparemment, les deux autres se fichaient complètement de son avenir.
▬ J’en ai vu d’autres. Hemingway frappe comme une tafiole.
▬ Tu t’insulte toi-même maintenant ?
Astrid émit un gémissement inaudible. Ça devenait ridicule : on aurait dit qu’ils se trouvaient dans un mauvais western. Maelan s’interposa entre le Serpentard et elle. Elle n’eut même pas l’occasion de s’appesantir sur ce geste – l’Astrid de seconde année aurait probablement esquissé une petite gigue de la joie du meilleur goût – car les deux garçons semblaient décidé à s’entretuer une bonne fois pour toutes. Et qu’elle était contre la peine de mort (oui, même pour Alcide Hemingway).
▬ Et apparemment, s’en prendre aux filles ne lui fait pas peur.
▬ Au moins je me bats et défends mon honneur, moi. Enfin, ça c’est un truc d’homme, tu pourrais pas comprendre.
Pour être franche, Astrid se serait bien joint au combat. Elle aurait poussé un cri de souris et aurait plongé sa baguette dans l’oreille d’Alcide, un truc du genre (super utile, quoi). Sauf qu’elle était censée incarner la raison – ha ha – et l’autorité – re ha ha – dans cette pièce. Et qu’elle doutait que Maelan puisse tuer Alcide, faire disparaître son corps et créer un hologramme faisant illusion d’ici au retour de Mrs. Thomas.
▬ Tu te sens mieux ? T’as de nouveau l’impression d’être un homme, un vrai, parce que tu m’as frappé ?
▬ Ça fait pas de mal, en tous cas.
▬ Oh, pour l’amour du ciel, laissa échapper Astrid.

Et maintenant, il allait faire quoi ? Baisser son pantalon pour faire un concours ? Il y avait au moins une chose sur laquelle ils étaient tous d’accord, c’est qu’il avait de sérieux problèmes. Sauf que, quand Maelan continua de s’engager sur une pente glissante, ▬ À quand remonte la dernière fois que tu as maté une fille, hein ?, le regard d’Astrid croisa celui d’Alcide et son cœur s’arrêta.
Dit comme ça, on pourrait croire qu’ils se mataient mutuellement dans les douches et qu’ils vivaient un amour passionnel mais caché, mais pas du tout à notre grand regret à tous. Seulement, Astrid repensa à la conversation plutôt musclée qu’ils avaient eu dans le couloir et elle sut, très exactement, à qui Alcide pensait. Elle sut aussi très exactement à quelles extrémités ce sujet pouvait le pousser – elle en avait encore des bleus. Il devenait urgent d’arrêter ce combat de coqs, de préférence en mettant Alcide KO une bonne fois pour toutes.
Astrid se rapprocha des deux, posant sa main sur le bras de Maelan dans l’espoir de lui faire comprendre qu’il fallait qu’ils se calment tous avant que les choses ne dégénèrent encore plus.
▬ Mais j’ai pas de problèmes avec les gays, Carmichael. Enfin, crois-moi, je vous trouve dégueulasses, et je donnerais toutes mes économies pour la recherche d’un remède. Mais j’irais pas casser la gueule de toutes les pédales que je trouve. Non, ça, ça t’es réservé, à toi. Parce que tu es l’être le plus ridicule et répugnant que j’ai rencontré, et ça me dégoûte chaque jour que je puisse être dans ton radar.
▬ Tais-toi, intervint Astrid, toute blanche à son tour.
Cet espèce de… Si Tim avait été là, il aurait moins fait le malin (non pas que Maelan soit moins impressionnant – il avait juste plus de scrupules à en venir aux mains).
▬ Tu es immonde, Hemingway, continua-t-elle, furieuse. Tu es immonde, obtus, stupide et malsain. Ne me force pas à continuer – elle lui lança le regard le plus menaçant qu’elle avait en réserve – parce que tu n’as pas envie, oh, pas envie du tout que ce que tu viens de faire et de dire s’ébruite. En particulier dans la salle commune des Serdaigle et des Gryffondor, siffla-t-elle.
Oh, oui, c’était déloyal. Mais aux grands maux, les grands remèdes : il voulait éviter le sujet « Jules » ? Alors il devrait se calmer et se la fermer une bonne fois pour toutes, avec ses discours aux relents de raclure de bidet.
▬ Maintenant, tu te rassois.
Elle se retourna ensuite vers Maelan en fronçant les sourcils.
▬ On va soigner ça et chacun va retourner à sa place jusqu’à la fin de cette heure de colle.
Autant le dire franchement, l’histoire d’amour passionnée des deux garçons semblait mal barrée.

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Re: [TERMINE] M & A & A ✕ what could possibly go wrong

Message par Invité le Dim 4 Mai - 18:05

Tu t’insulte toi-même maintenant ? C’était bas, c’était petit, c’était lamentable et il avait terriblement envie de griller sa couverture pour lui exprimer tout le mépris qu’il lui inspirait. C’était fou, d’être égocentrique au point de ne pas se rendre compte qu’il se foutait de sa gueule. Il se pensait tellement irrésistible et parfait qu’il n’avait pas pensé juste deux secondes qu’il pouvait jouer la comédie et cela en disait long sur le personnage. Cela dit, Astrid également gobait toute l’histoire. Peut-être parce qu’elle n’était pas assez perverse pour penser à une machination pareille, ou tout simplement parce qu’elle était éblouie par ses cheveux. Quoi qu’il en soit, il lui fallait tout son self control pour ne pas lui sauter dessus, notamment quand il lui parla d’honneur. Alcide Hemingway n’avait aucun honneur. De l’arrogance, de la fierté si on voulait, mais frapper une fille, la violenter était en-dessous de tout. Ne pas répliquer. Cela ne ferait qu’envenimer la situation. Il n’était même pas certain de vouloir encore discuter avec cette ordure. Oh, pour l’amour du ciel. Il ne savait pas trop ce que le ciel avait à voir là-dedans, même s’il aurait apprécié qu’il se prenne la foudre pour dire autant de conneries à la seconde. Et encore, le plus beau était à venir : Mais j’ai pas de problèmes avec les gays, Carmichael. Enfin, crois-moi, je vous trouve dégueulasses, et je donnerais toutes mes économies pour la recherche d’un remède. Mais j’irais pas casser la gueule de toutes les pédales que je trouve. Non, ça, ça t’es réservé, à toi. Parce que tu es l’être le plus ridicule et répugnant que j’ai rencontré, et ça me dégoûte chaque jour que je puisse être dans ton radar. Honnêtement ? Il en aurait vomi, là, sur ses chaussures qui avait du coûter à peu près le revenu annuel d’une famille de sorciers moyens. Mais là, il avait surtout envie de lui casser le nez, de bourrer son visage de coups de poings pour ce qu’il venait de dire. Comment pouvait-on penser des horreurs pareilles ? C’était lui, l’être dégueulasse qu’il fallait soigner de toute urgence, lui et toute sa sale engeance qui était regroupée dans certaines sphères, la PBL par exemple. Ca allait dégénérer. Tant pis pour ses bonnes résolutions. Il allait lui casser la gueule. Mais il n’en eut pas le temps.

Tais-toi. Tu es immonde, Hemingway, Astrid ? Coupé, il la regarda. Elle semblait chamboulée. Il avait envie de lui dire que ce n’était pas grave, mais autant ne pas se voiler la face, ça l’était, même s’il n’était pas particulièrement visé par ses paroles. Tu es immonde, obtus, stupide et malsain. Ne me force pas à continuer, parce que tu n’as pas envie, oh, pas envie du tout que ce que tu viens de faire et de dire s’ébruite. En particulier dans la salle commune des Serdaigle et des Gryffondor. Il était certain que pas mal de sympathisants risquaient de lui tomber dessus, si cela venait à se savoir. C’était de cela dont il s’agissait, non ? Enfin, Poufsouffle aurait marché aussi, apparemment la présidente de son fan club s’y trouvait … alors pourquoi … ? Sourcils froncés, il essaya d’aligner les cases de son cerveau (mais comprenez-le, on ne pouvait pas être toujours beau et intelligent et il venait de se prendre un sale coup et il était en colère et …). Oh … Il venait de comprendre. Comme quand il avait embrassé Hemingway et qu’il avait bien veillé à dire qu’il finirait seul parce qu’une certaine brune était dans le coin. Pour égratigner son égo, la seule chose qui semblait attaquable chez lui. Maintenant, tu te rassois. Non, non, pas maintenant qu’il savait comment le mettre vraiment en colère et qu’il était sur le point de gagner et de faire ravaler sa fierté à ce petit merdeux. On va soigner ça et chacun va retourner à sa place jusqu’à la fin de cette heure de colle. Il la considéra un moment. Bien sûr qu’elle avait raison. Il était certain que c’était ce qu’il y avait de mieux. Et deux petits personnages blonds, l’un en habit immaculé, l’autre affublé en diablotin commencèrent à se battre sur ses épaules. Il fallait clôturer. Ils ne pouvaient pas être comme ça quand miss Thomas reviendrait, il n’avait pas vraiment envie de goûter à son courroux. Et en même temps, juste un petit coup final, un uppercut, mental, certes, ce serait juste parfait. D’accord, capitula-t-il en offrant son visage aux soins d’Astrid (quoi ? il n’allait pas le faire lui-même sans miroir …) ça ne sert à rien de continuer. Abandonner là. Juste se taire. C’aurait été la meilleure chose à faire. Mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Il fallait qu’il finisse, qu’il frappe encore pour ne pas partir perdant : Il faut qu’on sorte de là indemnes à la fin de l’heure, réunion de l’ABSU. C’est bien Jules que j’ai vu te donner un coup de main pour coller les affiches, hier ? Tu penses qu’elle va venir ? Ok, c’était bas. Mais très franchement … C’était un régal. Le Serpentard ne pourrait rien dire, il ne lui parlait même plus. Mais c’était tellement bon de lui mettre ce dernier coup qui lui, l’atteindrait d’une manière ou d’une autre. Savoir que sa meilleure amie, enfin, son ex-meilleure amie les fréquentait tous les deux suffirait sans doute à le calmer un peu. Sa fierté en prendrait un coup suffisant pour qu’il se calme.

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Message par Invité le Lun 19 Mai - 22:23


Alcide fixait Maelan du regard, s'attendant à ce qu'il cède et se mette à le rouer de coups à tout moment. Il ne pourrait quand même pas supporter de se faire ainsi insulter sans réagir, non ? Le Serpentard n'imaginait pas particulièrement que le joueur de Quidditch soit d'un caractère bagarreur, mais, après tout, il n'avait pas réussi à résister à l'envie de l'embrasser en plein couloir, il ne devait donc pas être du genre à combattre ses instincts. Toute son attention était donc portée sur lui, tandis qu'il se préparait à se défendre et à rendre chaque coup sans se retenir, lui non plus. Il ne s'attendait donc pas du tout à ce que le premier coup, celui qu'il reçu en pleine face et qu'il n'eu pas le temps de parer, vienne d'Astrid. « Tais-toi. » Il baissa les yeux sur la petite chose qui se trouvait entre eux, et qui avait manifestement trouvé une potion de courage et de grande gueule depuis leur dernière rencontre.

« Tu es immonde, Hemingway. Tu es immonde, obtus, stupide et malsain. Ne me force pas à continuer parce que tu n'as pas envie, oh, pas envie du tout que ce que tu viens de faire et de dire s'ébruite. » Et pourquoi pas ? Aussi détestables et malsaines que ses paroles soient, Alcide les assumaient jusqu'au bout. « En particulier dans la salle commune des Serdaigle et des Gryffondor. Maintenant, tu te rassois. » « Oh... » Ce n'était pas le Serpentard qui venait de marquer sa compréhension à haute voix, mais Maelan. Pour autant, il ne s'en inquiétait pas. Il n'imaginait pas qu'il puisse comprendre le lien qui unissait Jules et Alcide, et surtout les sentiments de ce dernier. Astrid avec su lire à travers lui, probablement parce qu'elle avait déjà du ressentir les mêmes émotions, mais Maelan... Le Serpentard le voyait comme trop égoïste et vain pour seulement imaginer la puissance du lien qui unissait les deux anciens meilleurs amis. Sans parler du fait qu'il était gay, et que c'était sale, que ces gens-là ne connaissaient pas les relations affectives que les gens normaux pouvaient construire.

Pour autant, Astrid ne semblait pas lui en tenir rigueur, tandis qu'elle se tournait vers lui  en lui proposant de s'occuper de son visage. « On va soigner ça et chacun va retourner à sa place jusqu'à la fin de cette heure de colle. » Maelan, décidément bien dompté par le ton autoritaire de la préfète, se pencha vers elle sans chercher à s'en prendre à Alcide, que ce soit physiquement ou verbalement. Merde, il était pas marrant... « D'accord, ça ne sert à rien de continuer. » « Dis tout de suite que tu ne fais pas le poids. » Marmonna le Serpentard entre ses dents. Il ne voulait pas être entendu par la Serdaigle, mais n'avait pas non plus était capable de s'en empêcher. Il lui fallait toujours avoir le dernier mot, même s'il était le seul à le savoir. De toutes façons, les deux autres ne semblaient pas en avoir quoi que ce soit à faire, puisqu'ils étaient partis vers d'autres discussions. Ou plutôt, une discussion tout court, on ne pouvait pas qualifier l'échange qu'ils venaient d'avoir de 'discussion cordiale'.

« Il faut qu'on sort de là indemnes à la fin de l'heure, réunion de l'ABSU. » Alcide leva les yeux au ciel en retournant prudemment à sa place – on sait jamais, Maelan pouvait toujours décider de l'embrasser à tout moment. « C'est bien Jules que j'ai vu te donner un coup de main pour coller les affiches, hier ? Tu penses qu'elle va venir ? » Enfoiré. Il ne savait que trop bien à quoi jouait le Gryffondor, ce n'était pas la technique la plus subtile qui soit – en même temps à quoi s'attendre d'un babouin à qui on a apprit à se coiffer – et Alcide n'en était lui-même pas étranger. Chantage, coup de pression, ce genre de choses n'avaient aucun secret pour lui. Pourtant, même s'il savait que ça ne voulait rien dire, que Maelan voulait simplement obtenir une réaction du Serpentard, il ne put s'empêcher de lui donner ce qu'il voulait. Fourrant brusquement ses affaires dans son sac de cours, il entendit dans sa tête une voix le suppliant de rester, de ne pas sécher une retenue avec la directrice, et une autre lui hurler de ne pas rester une seconde de plus avec ce connard, et cette fille qui en savait trop. Sans un mot, il se dirigea vers la porte, qui s'ouvrit au moment où il l'atteignait.

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Re: [TERMINE] M & A & A ✕ what could possibly go wrong

Message par Invité le Jeu 29 Mai - 10:00

La missive avait quelque peu contrarié Junko mais elle n’avait pas eu le choix. Adonis appelait une réunion expresse des directeurs : il avait surpris un étudiant s’introduire dans le bureau de la professeur de Défense contre les Forces du Mal. Que le but ait été de dérober des sujets d’examens ou de « préparer une surprise de son cru à la dame », comme l’avait écrit son estimé collègue, il était important d’agir rapidement. Quitter la salle de retenue ne lui avait pas posé beaucoup de problème : Astrid Ludwill était préfète et parfaitement capable de se tenir et de faire régner l’ordre, Alcide Hemingway n’était pas connu pour défier l’autorité professorale et Maelan Carmichael était turbulent, mais jamais insolent. Elle n’avait donc aucune raison de penser qu’il puisse y avoir un quelconque problème. On lui avait évidemment rapporté l’histoire de l’insulte en question, mais la leçon avait sans doute été apprise. Elle avait donc pu se rendre sur place, vérifier qu’effectivement l’étudiant s’était introduit uniquement dans le but de s’emparer des réponses aux premiers devoirs de la dame. La sentence avait été sans appel : en plus de la note minimale à cet examen, il aurait à charge de nettoyer la salle de Défense tous les soirs de l’année, toute tentative de triche suivante étant sujette à expulsion immédiate et irrévocable. Le message était bien passé, ce qui satisfaisait Junko Thomas, qui n’avait donc plus qu’à retourner aux punis actuels pour terminer cette heure de retenue et cette journée.

Quelle ne fut pas donc sa surprise, en ouvrant la porte, de voir monsieur Hemingway se diriger vers elle, par conséquent vers la sortie. Son regard de glace glissa sur lui, avant de passer à miss Ludwill, qui avait l’air proprement exaspéré et un brin inquiète, et pour finir monsieur Carmichael, qui avait la lèvre fendue et une manche de chemise tachée de rouge. Silencieuse, elle continua son observation, non pas parce qu’elle avait besoin de plus de temps, simplement pour faire monter la pression, elle l’avouait. Ils avaient donc profité de son absence pour continuer leur rixe. Quand à l’implication de la Serdaigle, elle semblait minime. Cependant, elle se trouvait au même endroit et elle ne pouvait pas faire deux poids, deux mesures. Astrid Ludwill parviendrait à tirer le meilleur de la situation, elle n’en doutait aucunement. Et après tout, elle-même se trouvait debout. Je vois que cette heure n’aura pas suffi à faire rentrer la leçon dans votre esprit, monsieur Hemingway. Je vous verrai donc demain, ainsi que tous les jours de la semaine. Monsieur Carmichael, vous l’accompagnerez, ainsi que miss Ludwill. Plissant les yeux, elle fit un geste de la main vers le siège que le Serpentard avec les autres. Je vous invite à reprendre votre place et à finir l’heure en silence. La « blessure » du Gryffondor ne nécessitant pas de soins importants dans l’immédiat, elle attendit que tout le monde se rasseye pour regagner son bureau. La dernière demi-heure risquait d’être pénible pour ses étudiants.


- THE END -

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