[TERMINE] Ouverture des « jeux »

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[TERMINE] Ouverture des « jeux »

Message par Invité le Mer 15 Jan - 22:06

Qui perd, gagne.
Bart Vaughan & Sara Costantini.


« Pourquoi Sara et moi ? » Interrogea Bart en s’affalant sur sa chaise. On lui jeta un regard désobligeant. « Parce que vous jouez dans cette équipe ? Crétin. » Bart jeta un regard assassin à son interlocuteur. « Notre capitaine peut s’en charger tout seul, il est là pour ça, » maugréa-t-il, ce à quoi on lui répondit par un soupir et un : « Il aura vingt minutes de retard, il faut bien quelqu’un pour chauffer la salle et répondre aux journalistes. Tu vas pas me faire croire que le grand Bart Vaughan rechigne à se pavaner devant des flashs et des auteurs de tabloïds ? Sorcière Hebdo se déplace. » Bart fit mine de lever les bras, victorieux, mais sa mine restait boudeuse. « Non, ça n’a rien à voir. C’est juste que les conférences d’ouverture de saison de Quidditch, y’a rien de plus chiant bordel. On va nous rappeler que Chelsea sont les tenants du titre depuis deux ans, nous parler de cette histoire de Potter et je vais surement avoir droit à ce qu’on me demande des nouvelles de mon père. » Il se renfrogna pour de bon et croisa les bras. Sara n’était même pas encore là, et la conférence débutait à 14 heures (dans un quart d’heure), dans une salle londonienne louée à l’occasion. Bart se mit à triturer un prospectus qui trainait dans la petite salle où ils étaient censés attendre, vestige d’une précédente conférence. « Ecoute, t’es l’attrapeur et le public féminin est fan de toi, alors en attendant le capitaine, tu fais ce qu’on te dit : le show. Sara saura quoi dire d’intelligent. » Cette fois, Bart se leva, furieux. « Oh va te faire foutre ! Qui t’a nommé pour gérer nos conférences ? Parce que c'est un vrai blaireau ! » L’autre sourit doucement et tapota l’épaule du blondinet. « Ca va Bart, désolé. Ecoute, si tu ne veux pas parler de ton père, élude la question et parle tactiques, ou je ne sais pas. » Son ton était apaisant et l’attrapeur se détendit un peu. Il avait touché juste évidemment.

C’est à ce moment que Sara entra dans la pièce. Il lui posa un rapide baisé sur la joue pour la saluer puis s’éloigna vers la table au fond de la pièce. Pendant qu’elle discutait elle aussi un peu, il enfourna un des sandwichs à leur disposition. « Bon, il est plus que temps de faire votre entrée. Vous savez quoi faire, ce n’est pas votre coup d’essai ! » Et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les deux joueurs étaient propulsés dans le couloir qui les menait à la conférence. « T’es prête à subir une avalanche de questions cons ? » demanda-t-il avec un sourire en coin. « Franchement ils ne verront probablement que moi, mais j’pourrai glisser un mot gentil sur toi. Genre que t’as perdu du cul, non ? » fit-il remarquer en se penchant de manière flagrante pour admirer le postérieur de la sportive. Oui, bon, il n’avait jamais caché à personne le fait qu’il trouvait que Sara était plutôt à son goût. Pourtant, il la voyait plus souvent couverte de boue qu’en tenue de gala. Mais bon, que voulez-vous. Et puis c’était un jeu tacite entre eux, ils n’avaient jamais rien fait. Même si ivres (ou pas) d’ailleurs, ils avaient déjà tenu des propos quelques peu particuliers. Il ignora la réponse de Sara et sourit malicieusement. Puis il ouvrit la porte devant laquelle ils étaient arrivés et la laissa passer comme tout bon gentleman qui se respecte. Sauf qu’aller savoir pourquoi, même lui se le demanda alors, tandis qu’elle passait devant lui, il tendit une main innocente – c’est pour la forme – vers le postérieur de la demoiselle (un vrai gentleman ouais) et avant qu’elle n’ait le temps de dire quoi que ce soit, il s’avança à sa suite, les dévoilant aux journalistes. Il la laissa donc s’asseoir sur l’estrade derrière la table, et, toujours sans savoir ce qui lui prenait, tout en s’asseyant à ses côtés, il se pencha pour murmurer un : « Si, t’as perdu, c’est sûr. » Mais elle pouvait difficilement répondre à cela et il se tourna vers l’assistance avec un grand sourire bluffant.

Aussitôt les journalistes se levèrent, dans le brouhaha, les mains levées. « Monsieur Vaughan, la ligue de Chelsea est tenante du titre du championnat depuis deux ans, qu’avez-vous à répondre ? » Bordel, il aurait dû parier avec leur agent pour les questions stupides. « Effectivement, et nous sommes heureux d’avoir fait de la charité aussi longtemps mais cette année, nous reprenons les commandes ! » Il allait s’attirer des ennuis. « On raconte que lors du match de clôture l’année dernière, vous avez eu une aventure avec la petite amie du batteur de… » Génial, on allait vite atteindre des sommets à ce niveau-là. Au moins, on ne lui parlait pas de son père. « Oh vous savez, on me prête trop d’aventures, je ne me souviens pas de toutes. » Une échappatoire, vite. « Et puis ce qui est importante ce sont les fiançailles rompues cet été de mon estimée collègue Costantini. » Il n’osa même pas la regarder après une invention aussi tordue et débile. Ah oui, parce que si vous ne saviez pas encore, en interview, ces deux crétins étaient infernaux l’un avec l’autre, à s’envoyer bombabouses sur bombabouses à la figure. Il maintint donc son sourire ravageur et bu une petite gorgée d’eau. Il voulait juste qu’on ne parle pas de son père et toutes les stratégies seraient bonnes, y compris des mensonges rocambolesques à propos de Sara qui n’allait pas tarder à se venger au centuple. Mais pour l’instant, il avait eu ce qu’il voulait : les journalistes étaient déchainés et lui, il avait la paix.



Dernière édition par Bart M. Vaughan le Lun 20 Jan - 3:43, édité 6 fois

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Re: [TERMINE] Ouverture des « jeux »

Message par Invité le Mer 15 Jan - 23:54

Les conférences de presse, Sara commençait à connaître ça. Elle en faisait sa deuxième maison, tout simplement parce qu'elle jouait avec les journalistes comme un gamin joue avec ses professeurs. Elle n'était jamais à cours de nouvelles idées pour éviter de s'ennuyer et pour égayer ces longues heures qu'elle passait assise à répondre avec plus ou moins de précision et de bonne foi à des questions aléatoires. Pourtant, quelque part, elle redoutait toujours ces moments-là. Car se retrouver face à des dizaines d'inconnus, c'était une opportunité pour utiliser un mauvais mot, dans une phrase inapropriée, et engendrer un esclandre plus gros qu'elle. Utiliser le second degré à plein temps était donc devenu son arme favorite, et c'était un domaine dans lequel elle se complaisait. Le sérieux, elle laissait ça aux autres. Pourtant, et malgré toutes les précautions qu'elle prenait, elle n'était jamais à l'aise à des conférences de presse. Parce que voler dans les airs et se battre pour gagner des points, même si c'était devant une foule bien plus nombreuse, ça l'inquiétait beaucoup moins. Les mots, elle n'avait jamais été particulièrement à l'aise avec ça. Pas quand ils devaient être tous maitrisés. Et là, avec Bart, on leur donnait la responsabilité de tenir une conférence à deux, au moins le temps que leur capitaine arrive. Terrible erreur, pensait-elle. Elle avait vaguement l'impression de faire la première partie d'un concert, sauf qu'elle n'avait rien à voir là-dedans. Oh oui, elle jouait dans l'équipe, mais commenter les dernières victoires de Chelsea ne faisait pas partie de ses passions. Alors oui, il va sans dire que même si elle avait été prévenue une bonne heure à l'avance, Sara ne se pressait pas vraiment pour rejoindre la salle. Elle avait passé plus de temps à choisir sa petite robe et sa coiffure qu'à penser à ce qu'elle pourrait répondre dans telle ou telle situation. Mais bon, si elle n'avait pas de réponse, elle pourrait toujours se lever et ramasser un truc qui trainerait par terre. C'est là que sa robe rentrerait en jeu. Sa robe et la manière dont elle mettait en valeur son postérieur galbé par le quidditch, les séances de torture qu'elle s'imposait après ses folies gastronomiques, mais aussi par les sessions sportives qu'elle s'autorisait auprès d'hommes qui savaient la charmer -tous les sports comptent, voyons !

C'est donc le pas trainant qu'elle avait rejoint la petite salle non loin de sa sœur, beaucoup plus grande, de laquelle émanait le brouhaha des journalistes en pleine organisation de plans d'attaques. Elle poussa la porte en soupirant, rejoignant leur bouée de sauvetage -c'est à dire le mec qui leur imposait les conférences de presse et faisait tout pour que ça se passe quand même relativement bien. Sara salua Bart avant de le regarder s'éloigner vers le pseudo-buffet qui était sans doute censé leur remonter le moral. Elle échangea quelques mots avec conférence-man, et, après s'être plainte à maintes reprises de l'organisation, fut poussée dans le couloir sans trop comprendre ce qui se passait. C'est pas tout ça, mais elle avait tout de même prévu de faire les boutiques cet après-midi... et on venait de remplacer ses plans par quelque chose d'autrement plus douteux... « Bon, il est plus que temps de faire votre entrée. Vous savez quoi faire, ce n’est pas votre coup d’essai ! » Ouais, ouais, c'est ça. « Tu sais, c'est pas parce que t'envoies les deux sex-symbols de l'équipe sur le front que tout se passera bien ! » Pas le temps d'obtenir une réponse, on leur avait déjà claqué la porte au nez dans un clin d’œil amusé. Ouais, c'est marrant, ça. Devant eux, le couloir qui menait à l'estrade où ils étaient censés donner le meilleur d'eux-mêmes. Mais bordel, Sara n'avait jamais signé pour se faire chier comme ça... ! Ah, bon, peut-être que si. Il faudrait qu'elle jette un coup d’œil à son contraire, sans doute aux petits termes bien cachés. Non, en fait, après réflexion, elle avait bien du signer pour ce genre de conneries. « T’es prête à subir une avalanche de questions cons ? » demanda Bart, à côté de qui elle marchait en lissant sa robe, soudainement anxieuse. « Je viens d'entendre la première et je me débrouille plutôt pas mal pour répondre, donc ça devrait aller. » Se pinçant la lèvre en se retenant de rire, Sara perdit tout de même son sourire en entendant la suite. « Franchement ils ne verront probablement que moi, mais j’pourrai glisser un mot gentil sur toi. Genre que t’as perdu du cul, non ? » Elle s'arrêta au milieu du couloir, étouffant un claquement de talon dans la moquette qui recouvrait le sol. Avec un grand sourire, elle répondit : « C'est vrai, tu trouves ? J'ai fait beaucoup de sport cette nuit, je suis sûre que c'est ça. » Jetant un coup d’œil à son postérieur non sans faire preuve de souplesse, elle conclut avec un sourire satisfait. « Comme quoi, t'as été qu'un demi connard, sur ce coup-là. Mais je pense qu'ils auront pas besoin que tu leur précises, ça se voit que j'ai perdu... ! » Satisfaite, elle se remit à marcher dans le couloir de... la mort. Et non, c'était à peine exagéré. Juste avant qu'ils ouvrent la porte pour rejoindre la grande salle, Sara ne put s'empêcher de glisser : « Compte pas sur ton cul et ton sourire d'apollon pour éviter toutes les questions. Je réponds pas à tout toute seule, hein. S'ils te demandent ce que ça fait de pas avoir gagné le championnat l'an dernier, tu leur réponds que ça te fait comme la dernière fois qu'on t'a demandé. Merde, quoi. On devrait être autorisés à lancer des sorts impardonnables dans ce genre de situa-- » Et Bart avait ouvert la porte. Sourire forcé. Merde, quel con. Elle passa devant lui, alors qu'il lui tenait la porte. Quel gentleman ! Ah... non. Elle eut un petit mouvement de fesses incongru pour échapper au contact, surprise par ce qui venait de se passer. Elle marcha vers l'estrade, espérant de tout cœur que sa robe la saillait sans en faire trop. « Bonjour ! » salua-t-elle l'assemblée en s'avançant vers sa chaise, « on va juste faire vite parce que mon balai est garé en double file. » Bart la rejoignit et s'installa à côté d'elle. « Non, c'est pas vrai hein, mais j'avais prévu de faire un peu de shopping, et comme toutes les femmes ici présentes le savent, une virée shopping ne peut pas attendre. N'est-ce p... » Vieux moment de solitude. Il n'y avait qu'un petit groupe féminin, c'était celui de Sorcière Hebdo. « On se comprend », dit-elle à l'attention des trois jeunes femmes. « Si, t’as perdu, c’est sûr », entendit-elle à sa droite alors qu'elle croisait les jambes. « C'est étonnant que tu me dises ça », glissa-t-elle en se foutant éperdument des journalistes qui leur faisaient face, se penchant vers son coéquipier. « C'est la première fois que ta main succombe à l'appel de mes fesses irrésistibles. Donc comme seul point de comparaison, il reste ce que tes yeux ont goûté. Intéressant. » Elle s'arrêta là, alors que les journalistes posaient leurs premières questions. Et on était partis... « Monsieur Vaughan, la ligue de Chelsea est tenante du titre du championnat depuis deux ans, qu’avez-vous à répondre ? » Sara ne put s'empêcher de pouffer, un sourcil arqué, regardant le jeune homme, curieuse de sa réponse. « Effectivement, et nous sommes heureux d’avoir fait de la charité aussi longtemps mais cette année, nous reprenons les commandes ! » Ah, il s'en sortait pas mal ! Même plutôt bien. « Bien joué », lui glissa-t-elle alors qu'elle reportait à nouveau son attention sur l'assemblée, cherchant qui poserait la prochaine question. « On raconte que lors du match de clôture l’année dernière, vous avez eu une aventure avec la petite amie du batteur de… » Sous le choc, Sara regarda Bart, bouche bée. Non mais qui osait faire quelque chose comme ça ! Non mais non... se taper la copine d'un mec d'une équipe adversaire et ne pas partager l'information avec sa propre équipe... ça ne se faisait simplement pas. Peut-être qu'il ne lui avait juste pas dit à elle parce que c'était une femme ? « Oh vous savez, on me prête trop d’aventures, je ne me souviens pas de toutes. » Perdue dans ses pensées, Sara se demandait si on risquait de lui poser le même genre de questions. Décidément, c'était pire qu'une soutenance de thèse tout ce merdier... « Et puis ce qui est importante ce sont les fiançailles rompues cet été de mon estimée collègue Costantini. » On avait dit son nom, non ? Hein, de quoi ? EH mais c'était Vaughan qui avait dit son nom ! « Hein, de quoi ? » Observant la foule, elle se rendit compte que c'était à elle de répondre un truc. « Heu... et la blague du mec qui rentre dans un café, vous la connaissez ? » Silence intergalactique. « Heu... il dit c'est moi, mais en fait, c'était pas lui... » Elle se racla la gorge en cherchant la façon la plus naturelle de feinter en utilisant l'arme fatale de la robe moulante. Vaughan était vraiment un connard. Mais bon, le côté positif, c'est que dans le monde des connards, c'était elle la reine, BITCH ! « Bien vu, Vaughan », commença-t-elle, « j'ai rompu mes fiançailles avec le Nutella. Lui et ma silhouette ne s'entendaient plus. » Elle se leva un instant et se plaça à côté de la table, montrant son corps avec un sourire ridicule, digne d'un télé-achat. Elle tourna doucement sur elle-même en gloussant, avant de déclarer : « Ça s'entretient, tout ça ! Vous mêmes vous savez ! » Après cette petite dédicace au trio de Sorcière Hebdo accompagnée d'un clin d’œil, Sara attendit la question suivante, du haut de ses talons. « Et vous, que pensez vous des dernières victoires de Chelsea ? » Se raclant la gorge en haussant un sourcil, Sara posa une fesse sur la table de l'estrade. « Je sais pas, selon vous, quelle est la meilleure réponse ? Celle de mon coéquipier était pas mal. Après... » Elle eut un sourire pincé en secouant la tête. « Après, ce que je vous propose c'est de chercher les réponses qu'on vous a déjà données quatre ou cinq fois ces derniers mois, non, vous en pensez quoi ? » En riant, elle rejoignit sa chaise et s'assit à nouveau, tendant le dos pour la suite. « Au fait, pourquoi vous demanderiez pas à Vaughan comment il entretient sa silhouette, lui ? Avec des pectoraux pareils, il a sûrement des exercices bien particuliers. Je sais pas, elle en pensait quoi la copine de... ah bah merde, on connait pas son nom, du coup. Celle dont vous parliez, là, tout à l'heure... » Oh, ces prochaines heures promettaient d'être intéressantes. Pourvu, au moins, qu'ils arrivent à s'eclipser lorsque leur capitaine arriverait.

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Re: [TERMINE] Ouverture des « jeux »

Message par Invité le Jeu 16 Jan - 3:29

De délicieuses vacheries. Voilà ce qu’ils passaient leur temps à s’envoyer, comme on s’envoie une balle sur un terrain de tennis. Sport bien nul à chier à côté du Quidditch, soit dit en passant. Des vacheries et des viles tentations, qui ne prenaient jamais évidemment. En témoigne cette petite scène du couloir. Bart lui aurait bien fait remarquer qu’il se foutait de ce qu’elle avait fait comme sport la nuit passée, puisqu’elle n’en avait surement pas fait autant que lui, de toute façon. Et puis il était un demi-connard, alors elle ne méritait pas de réponse tout court. Et puis il avait la gorge un peu sèche et n’allait pas gaspiller sa salive et de toute façon, il vous enmerde et voilà. D’ailleurs, si, il allait la laisser répondre toute seule, pour un peu plus l’enfoncer tiens. Un instant il imagina de quoi il aurait l’air de se boucher les oreilles en conférence de presse et refuser de dire un mot. D’un con. Un con immature. Bof, ça vaudrait le coup de tenter en cas d’extrême nécessité. Ouais… il allait garder ça sous le coude. Bref, ils étaient donc enfin attablés, Sara venait de les « séduire » - non, sérieusement, du shopping ? -, et elle se penchait vers lui à son tour. « C'est la première fois que ta main succombe à l'appel de mes fesses irrésistibles. Donc comme seul point de comparaison, il reste ce que tes yeux ont goûté. Intéressant. » La vicieuse. Qu’est-ce qu’est-ce qu’elle croyait avec son petit air satisfait ? Il n’était pas un espèce de mort de faim, non mais sérieux. Envie d’elle en plus ? C’était quoi ce sous-entendu foireux ? C’est pourquoi, il lui répondit avec un sourire narquois : « On en parle de ton bide intersidéral ? On se comprend ? singea-t-il. T’as laissé ton cerveau dans ta cabine d’essayage ou quoi ? Je comprends, c’était trop lourd d’emporter ton cul ici, tu l’as laissé en arrière ? C'est pas ce qu'on appelle un choix avisé. » Balle au centre. Enfin, la suite, vous la connaissez. Bart avait fait une pirouette, Sara l’avait saluée. Oui, ils ne s’en tenaient jamais rigueur et passaient toujours au match suivant directement. Sinon leurs engueulades auraient été sans fin, à escalader jusqu’au meurtre vicieux.

Il se mordit la lèvre, quelques secondes plus tard, quand Sara se retrouva dans la merde par sa faute. Visiblement, elle ne savait pas vraiment comment rebondir et Bart jubilait. « Heu... et la blague du mec qui rentre dans un café, vous la connaissez ? Heu... il dit c'est moi, mais en fait, c'était pas lui... » Là, il manqua de se foutre ouvertement d'elle mais fit de son mieux pour rester neutre. Il hésita à se cacher sous la table pour la huer, mais ça aurait été aussi con que se boucher les oreilles. Il lui jeta donc un regard encourageant parfaitement hypocrite et s’étendit en arrière, les mains derrière la tête. Mais voilà qu’elle lâchait une excuse encore plus bidon. Enfin, elle s’était sauvée. Mais du Nutella, sérieux ? Bart allait pouffer, lorsqu’elle se leva et vint… ma parole ! Se prostituer ! Non mais sans rire ! Bouche-bée, il la vit se dévoiler comme une godiche près de la table. Bordel, elle faisait vachement bien la fille stupide qui parade dans les mondanités. Mais bon, il s’en foutait, c’était Sara. Sara qui était carrément canon. Oh, n’importe quoi Vaughan, ressaisis-toi, parce qu’elle vient d’abattre une nouvelle carte et c’est à ton tour de te sortir d’un pétrin sans nom. « Au fait, pourquoi vous demanderiez pas à Vaughan comment il entretient sa silhouette, lui ? Avec des pectoraux pareils, il a sûrement des exercices bien particuliers. Je sais pas, elle en pensait quoi la copine de... ah bah merde, on connait pas son nom, du coup. Celle dont vous parliez, là, tout à l'heure... » La sa… non, il était hors de question d’être trop vulgaire !

Bordel, il savait qu’il aurait dû parler de ça à son équipe. Il ne l’avait confié qu’à Maelan. Et il se demandait bien qui avait pu balancer ça à la presse. Oui, après le match de clôture contre Chelsea la saison passé, il s’était octroyé un moment avec la petite amie du batteur vedette de l’équipe en question. Et deux de ses copines. Mais à sa décharge, il n’avait rien demandé, c’était elle – et ses copines – qui étaient venues le trouver alors qu’il s’apprêtait à se noyer sous la douche pour avoir attrapé le vif d’or trop tôt. Mais encore à sa décharge, le match avait duré onze heures, et l’attrapeur adverse était un incapable. Si Bart n’avait pas mis fin au jeu, il y aurait eu des morts. Bref, elles avaient voulu le consoler. Il n’était pas difficile. Surtout pas avec des mannequins. « T’es jalouse de pas profiter de ces pectoraux ? Parce que t’es pas prête de les toucher, » asséna-t-il dans un sifflement imperceptible alors qu’elle s’asseyait près de lui à nouveau. Evidemment, elle, elle avait entendu. Et elle se doutait qu’elle venait de lâcher une bombe car Sara était à présent toute tendue. Profite, tu riras moins dans cinq minutes. Enfin, quoi qu’il en soit, il fallait une réponse, et vite. Sauf qu’il ne pouvait décemment confirmer la rumeur sans se faire casser une rotule par les batteurs de Chelsea lors de leur prochaine rencontre. Pas envie, non.

« Comme vous pouvez le constater, la vie sentimentale de ma collègue est si creuse qu’elle fantasme sur la mienne en s’enfilant des pots de Nutella. Mais on ne lui en veut pas, pas vrai ? Il se tourna vers elle. Un jour, t’auras la chance d’avoir un mec musclé comme moi, si tu grossis pas trop. Quoi qu’il en soit, sachez que je démens cette rumeur, je suis sûre que cette jeune fille est charmante mais je ne l’ai jamais rencontrée. (Je l’ai juste faite grimper au septième ciel) Et je ne dois ma silhouette qu’au sport que je pratique avec passion pour satisfaire mes fans. Ils le méritent, je me donne à fond pour eux. » Hop, il était lancé. Ces cons de journalistes tombaient toujours en pamoison lorsqu’on leur parlait du dur métier d’athlète. Et puis ça les détournait des sujets importants. Et avec ça, il allait ravir les lectrices des feuilles de choux vendues le lendemain. « Tous les joueurs des Flying Gunners travaillent d’arrache-pied pour vous garantir du spectacle et cela implique un sacrifice physique. Certes, ce n’est pas toujours facile d’être au top de sa forme, surtout pour certains d’entre nous. » Il se tourna vers sa coéquipière avec un sourire niais qui cachait toute sa perversité. Tu croyais t’en être tirée ? Dommage. « Il faut par exemple honorer le travail de Sara. Elle en parle rarement, car c’était un sujet sensible pour elle mais elle a longtemps été obèse dans son enfance. » Il prit une voix grave et rapprocha sa chaise de la sienne pour passer un bras autour de ses épaules. « Je veux rendre hommage à son travail accompli. Qui pourrait croire que cette superbe femme a, un jour pas si lointain, pesé quatre-vingt-dix-huit kilos ? » Les soupirs émus traversèrent l’assistance tandis que des appels étaient lancés et des mains se levaient. Mais Bart n’y faisait pas attention. Il était focalisé sur sa partenaire qu’il maintenait contre lui un peu de force. « Vas-y, on a de quoi les occuper un moment avec cette histoire de graisse, soit un modèle pour tes fans, » souffla-t-il, mesquin. Il se surpassait en mensonge, et frissonnait de jubilation pour ça. Ca, ou bien, il frissonnait à cause de leur proximité ? Non… quand même pas ? Après tout, ce n’était que Sara… Et bordel, la robe de Sara était drôlement courte lorsqu’elle était assise et Bart ne pouvait que le constater, assis tout contre elle. Il eut soudain très chaud. Cette fille n’aurait jamais pu peser près de cent kilos. Non, et malgré le quidditch, il l’imaginait même plutôt légère. Il faudrait qu’il la porte, un jour, pour voir. Il eut encore plus chaud. Bordel, Bart, t’es débile ou quoi ? Pourquoi tu penses à ça ? Il allait vite falloir qu'il se tire d'ici avant que tout ne dégénère.

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Re: [TERMINE] Ouverture des « jeux »

Message par Invité le Jeu 16 Jan - 20:34

Non mais c'était une blague ? Évidemment, que c'était une blague. Est-ce que quelque chose de sérieux pouvait réellement sortir de la bouche de Vaughan ? Sauf que c'était pas drôle. Elle préférait largement sa blague du mec qui rentre dans un café. Décidément, personne n'avait le même humour, dans le coin. Et le sien était de loin le meilleur, et puis c'est tout. Son intelligence était incomprise. Déjà que Vaughan avait commenté son ventre PLAT -oui, il était parfaitement plat- et son cerveau soit disant absent... ça n'allait pas se passer comme ça. Sara n'était pas du genre à se faire marcher sur les pieds, ah non, d'autant plus par... par... Vaughan. Le roi des muscles et le tombeur de ces dames. S'ils continuaient à se renvoyer la balle comme ça, il annoncerait sans doute qu'elle devrait se retirer de l'équipe prochainement pour cause de polichinelle dans le tiroir... Mais s'il en arrivait là, elle lui foutrait une claque monumentale et lui caserait son talon là où elle pense -si vous avez un doute, dites-vous qu'il n'arriverait plus à chier droit.

Le jeu qui se déroulait sur l'estrade à cet instant précis était des plus intéressants, et malheureusement, aucun des deux joueurs ne semblait se rappeler qu'ils étaient devant une foule de journalistes à la recherche du moindre scoop. Ou plutôt, si, ils s'en rappelaient. C'était peut-être d'ailleurs le réel fond du problème. Par contre, aucun d'eux ne semblait prendre la peine de regarder la réaction des journalistes. Ils balançaient leurs piques, leurs pseudo révélations et leurs questions stupides, mais ni l'un ni l'autre ne prêtait attention à la réaction du public. Une vraie mise en scène, en fin de compte. Comme une improvisation de théâtre. Ils étaient plutôt bons à ça, visiblement. Par contre, ils en porteraient sans aucun doute le poids encore quelques temps. Avec la masse de révélations accordées au public qui n'en était jamais rassasié, ils n'étaient pas près d'en voir la fin. Mais tout ça, ils n'y pensaient pas. Non. Ils préféraient, chacun de leur côté, renvoyer la balle à l'autre. Juste histoire d'avoir le dernier mot, de gagner, tout ça. Ouais, le quidditch et son côté compétiteur ne laissait personne indemne, au final. « T’es jalouse de pas profiter de ces pectoraux ? Parce que t’es pas prête de les toucher » avait-il d'ailleurs dit alors qu'elle lui avait rendu, une fois parmi tant d'autres, son attaque. Elle s'était penchée vers lui, se pinçant la lèvre en s’éventant avec sa main. « Tellement... Si tu savais ce qu'ils font subir à ma petite culotte... » Avec un regard innocent, elle reporta son attention sur la foule de journalistes, attendant la réponse brillante de son coéquipier. « Comme vous pouvez le constater, la vie sentimentale de ma collègue est si creuse qu’elle fantasme sur la mienne en s’enfilant des pots de Nutella. Mais on ne lui en veut pas, pas vrai ? Un jour, t’auras la chance d’avoir un mec musclé comme moi, si tu grossis pas trop. » avait-il commencé. Sara pouffa et leva un index pour imposer sa remarque. « Oh, t'es bien sentimental, toi. Parce que tu couches avec une fille tu penses que c'est pour la vie ? T'as regardé trop de films avec Katherine Heigl ma parole... » lança-t-elle en haussant un sourcil. Par contre, si on devait attaquer le domaine des réels sentiments, l'un comme l'autre serait dans la merde, elle le savait. Autant Sara croyait dur comme fer aux orgasmes que pouvaient lui provoquer certains inconnus, autant l'amour, c'était une magnifique connerie inventée par des idéalistes. Le même genre qui devait croire à Dieu, aux extraterrestres ou au père Noël. Bref, toujours était-il que la feinte qu'il utilisa auprès des journalistes ne fut pas des plus recherchées, mais elle eut le mérite d'être claire et efficace. « Quoi qu’il en soit, sachez que je démens cette rumeur, je suis sûre que cette jeune fille est charmante mais je ne l’ai jamais rencontrée. » Ouais ouais c'est ça... Et mon cul c'est un sashimi au saumon ! Sara lui lança un regard suspicieux, redoutant déjà la prochaine attaque de son coéquipier. Parce que oui, maintenant que le moment de la feinte était passé, il fallait remettre le couvert... « Et je ne dois ma silhouette qu’au sport que je pratique avec passion pour satisfaire mes fans. Ils le méritent, je me donne à fond pour eux. » ajouta-t-il pourtant, comme pour meubler le vide intersidéral de sa réponse précédente. « Elle était fan de toi, je suppose... Après de là à dire que tu l'as satisfaite... » glissa-t-elle à son attention, observant le mâle de haut en bas pour illustrer ses propos, avant de se rendre compte que, merde, quand même, il devait satisfaire pas mal de jeunes femmes... Oh merde, il faisait un peu chaud, quand même. De l'eau, merde, de l'eau. Non,de la vodka. Ou plutôt, ouais, de l'eau, ça paraissait plus sain pour une sportive de haut niveau. Ouais, voilà, de l'eau plate, sans intérêt. Ca suffirait à la rafraichir. Sauf que les bouteilles posées sur la table étaient seules, pas de verres. Bon, tant pis, elle reverrait ça plus tard. Surtout maintenant qu'elle entendait la suite du discours du blondinet... « Tous les joueurs des Flying Gunners travaillent d’arrache-pied pour vous garantir du spectacle et cela implique un sacrifice physique. Certes, ce n’est pas toujours facile d’être au top de sa forme, surtout pour certains d’entre nous. » Croisant les bras sous sa poitrine, Sara releva le regard du jeune homme en haussant un sourcil. « Te sens pas obligée d'en parler Vaughan, ce que tu m'as confié sur tes problèmes ne regardent que nous. » Sauf que c'était sans compter sur ce que lui réservait l'attrapeur... « Il faut par exemple honorer le travail de Sara. Elle en parle rarement, car c’était un sujet sensible pour elle mais elle a longtemps été obèse dans son enfance. » Ah ouais, quand même. Il était allée la chercher loin, celle-là. Et le pire... C'est qu'il n'avait pas fini. « Je veux rendre hommage à son travail accompli. Qui pourrait croire que cette superbe femme a, un jour pas si lointain, pesé quatre-vingt-dix-huit kilos ? » Décroisant les bras pour s'accouder à la table, Sara jeta un coup d’œil amusé à leur public. Public qui, de son côté, semblait tout ému de ce qui était en train de se passer. Vaughan, bien évidemment, ne put s'empêcher d'en rajouter une couche. « Vas-y, on a de quoi les occuper un moment avec cette histoire de graisse, soit un modèle pour tes fans ». Non mais genre elle avait besoin d'avoir été obèse dans son passé pour représenter un modèle pour ses fans. Alors, lentement, vicieusement, elle se pinça la lèvre pour répondre et court-circuiter les questions de l'assistance. « J'encourage toutes celles qui se trouvent dans cette situation mais pour ma part, je pense que je n'aurais pas eu la force suffisante pour m'en sortir. Le pauvre Vaughan, il ne faut pas lui en vouloir, il confond les kilos et les pounds. Et ouais, le peroxyde d'hydrogène ça attaque vraiment le cerveau à force. » Elle haussa les épaules et rajouta : « Ça, ou l'affinité de son crâne pour les cognards. » Mais après cette phrase, bizarrement, elle n'avait pas envie d'en rajouter une nouvelle couche. La proximité de son coéquipier lui donnait une drôle de sensation, du genre qu'elle avait plutôt tendance à ressentir dans des pubs face à des beaux inconnus aux doux charmes pectoraux et fessiers. Pourtant, la seule chose qu'elle trouva à rajouter fut : « L'opération cérébrale qu'il a subie il y a quelques années lui a coûté certaines capacités cognitives. » Elle soupira de chagrin, concluant par un : « Les chirurgiens avaient pourtant prévenu, et il a appris à vivre avec, excusez-le... » Elle haussa les épaules, comme pour passer ce sujet délicat, et s'adossa à sa chaise, captant au passage le regard que l'attrapeur venait de passer brièvement du côté de sa jupe. Putain, ça lui faisait un drôle d'effet. Et c'était tout simplement impossible, elle n'était pas comme ça. Ou si... ? Si, elle était comme ça. Haha. Oui, elle était comme ça. Elle posa la main sur sa cuisse et remonta encore un peu sa jupe par inadvertance -oups-, avant d'attraper la bouteille d'eau qui était posée devant elle, de l'ouvrit délicatement, et de porter le goulot à sa bouche... « Il fait chaud ici », dit-elle enfin. Les journalistes, eux, reprenaient déjà : « Quelles sont vos stratégies pour vaincre Chelsea cette année ? » Sara jeta un coup d’œil à Bart avant de répondre : « Ne plus leur offrir des victoires comme on l'a fait. Vaughan a même déjà pensé à empoisonner leurs repas, mais je lui ai dit que c'était illégal. Ah la la ... » Bon, et leur capitaine, il arrivait quand, là ? Un autre coup d’œil au blond...

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Re: [TERMINE] Ouverture des « jeux »

Message par Invité le Jeu 16 Jan - 22:38

Un court instant, Bart se demanda si sa mère lisait la presse à scandale. Mais vu comme elle cherchait toujours à se mêler de sa vie, la question ne se posait pas vraiment. Restait à savoir si elle allait parler à son père de ce qu’elle lirait. Il n’avait pas envie d’être convoqué au siège de la société pour discuter de son image. Mais il n’avait pas envie de laisser Sara s’en tirer. Il voulait gagner ce coup-ci. Et puis ça ferait de la pub pour le club en début de saison. De quoi démarrer fort, ceci-cela. Et puis, ils ne pouvaient plus reculer maintenant. Et son idée du départ de se boucher les oreilles tombait à l’eau. Il était donc temps de s’immerger à nouveau, et il n’y avait pas de quoi être déçu… en témoigne son « Tellement... Si tu savais ce qu'ils font subir à ma petite culotte... » Bart déglutit si fort qu’il était à peu près certain que Sara l’avait entendu. A quoi jouait-elle ! Et il avait beau se triturer les méninges pour la rembarrer, parce qu’elle le cherchait un peu trop, il ne trouvait rien. Et il se sentait un peu… étrange. Tant pis, plus tard. De toute façon, il était sûr qu’avec sa bombe sur son poids, elle en prendrait pour son grade. Et pourtant elle trouvait encore à répondre. Infatigable. « Oh, t'es bien sentimental, toi. Parce que tu couches avec une fille tu penses que c'est pour la vie ? T'as regardé trop de films avec Katherine Heigl ma parole... » Sérieusement ? Non seulement elle l’interrompait, mais elle le faisait passer pour un gland. Tout en souriant aux journalistes, il leva un pouce pour la désigner, sans la regarder et lança sur le ton de la confidence : « C’est mignon ce qu’elle raconte… elle ne vous le dira pas mais elle m’a écrit des lettres d’amour enflammées quand on s’est rencontrés. Bien sûr, je ne voulais pas lui briser le cœur, empiéter sur le travail, tout ça. Et comme si je ne suis pas un goujat qui abuserait de son corps… j’ai décliné. Nous sommes si bons amis maintenant. » Dans ta gueule. Avant de poursuivre, alors que les journalistes écrivaient frénétiquement, il souffla entre ses dents : « Je veux voir la culotte, sans preuves, rien n’est arrivé. » Oh, oui, il regagnait enfin fièrement du terrain. Mais pas pour longtemps visiblement. Il parvint même à placer un discret « T’en fais pas, elle en a redemandé 3 fois cette nuit-là… J’ai vengé l’honneur de l’équipe, ce que tu n’es pas foutue de faire. » Lorsqu’elle remit en doute ses compétences sexuelles. Enfin, il ne devait pas être mauvais, sinon les filles ne désespèreraient pas lorsqu’il ne rappelait pas. Il était de plus en plus satisfait. Cette conférence était marrante finalement, un peu.

Ok, il avait réussi son coup et les quatre-vingt-dix-huit kilos achevèrent de le hisser en bonne position pour gagner leur petite guerre. Mais visiblement, la jolie brune avait de la ressource. Certes, son « Te sens pas obligée d'en parler Vaughan, ce que tu m'as confié sur tes problèmes ne regardent que nous. » n’était pas fulgurant et il lui suffit de ne pas interroger le journaliste qui allait explorer cette perche tendue par la poursuiveuse. La suite, en revanche, il ne put la contrer aussi habilement. Il la foudroya même du regard pour la forme. D’accord, il l’avait faite passer pour une obèse, mais déclarer qu’il lui manquait quelques neurones, pour la presse à scandale, c’était comme avouer une déficience mentale. « J'encourage toutes celles qui se trouvent dans cette situation mais pour ma part, je pense que je n'aurais pas eu la force suffisante pour m'en sortir. Le pauvre Vaughan, il ne faut pas lui en vouloir, il confond les kilos et les pounds. Et ouais, le peroxyde d'hydrogène ça attaque vraiment le cerveau à force. » Bart grinça des dents. Super, allez rattraper le scoop-je-suis-un-demeuré-mais-j’suis-gentil… Il se remémorisa Sara en train de faire la godiche, en début de conférence. La pauvre, elle venait de lui donner des armes. « Tiens, tu sais ce que c’est le peroxyde d’hydrogène ? C’est étonnant quand on sait que tu ne sais pas poser une division à deux chiffres. Oh, s’il vous plait, n’écrivez pas ça dans vos articles, elle travaille dur pour apprendre. Elle sait même attacher les lettres entre elles maintenant. » Oui, bon, c’est vrai, Sara avait juste pondu une thèse… mais tous les journalistes ne faisaient pas leurs devoirs. Beaucoup devaient l’ignorer. Oh et puis sinon, ce ne serait pas la première fois qu’une de leurs attaques ne prenaient pas. Et heureusement. En tout cas, il avait noyé sa petite réflexion sur les cognards. Mais c’était mal la connaître. Elle avait vraiment décidé de le faire passer pour un con, un attardé même. Leurs agents allaient avoir du pain sur la planche pour sauver tout ça. Ils allaient se faire vraiment engueuler. « L'opération cérébrale qu'il a subie il y a quelques années lui a coûté certaines capacités cognitives. Les chirurgiens avaient pourtant prévenu, et il a appris à vivre avec, excusez-le... » Une opération chirurgicale maintenant ! Elle était vraiment tordue. Mais si elle voulait la guerre, dommage… « Elle est marrante cette Sara, vous ne trouvez pas ? C’est étrange, la seule fois où je me souviens d’être allé dans un hôpital ces dernières années, c’est pour son avortement. Parce que vous savez… » mais la voix du blondinet s’étrangla dans sa gorge. Sara venait de remonter sa jupe. Et il était sûr qu’elle l’avait fait exprès. « Il fait chaud ici » Non mais sérieusement ? Bart venait tout simplement d’oublier ce qu’il venait de lancer, il était obnubilé par la bouche de Sara qui buvait lentement à la bouteille. Il sentit une drôle de chaleur parcourir son ventre et sa main se resserra involontairement sur l’épaule de sa coéquipière. Il n’entendait même plus les journalistes qui tentaient d’en savoir plus sur l’avortement fictif. Il fallait faire quelque chose. Et allez savoir pourquoi, Bart, toujours en ignorant les journalistes, ôta sa main de son épaule et la glissa sous la table. Bénie soit la nappe drapée qui tombait jusqu’au sol. D’un mouvement vif, il attrapa un bout de jupe et tira légèrement pour recouvrir décemment les cuisses de sa partenaire. Espérant ainsi calmer le jeu. Mais l’effet fut contraire. Lorsque ses doigts frôlèrent le bout de peau, une bouffée excitante le parcourut. Il réalisa à peine que les journalistes avaient abandonné pour changer de sujet et parler stratégie. Mais Sara leur répondit. Bart se demanda comment elle faisait pour parler alors qu’il était en train de devenir cinglé lui-même. « Ne plus leur offrir des victoires comme on l'a fait. Vaughan a même déjà pensé à empoisonner leurs repas, mais je lui ai dit que c'était illégal. Ah la la ... » C’est le petit regard qui le fit réagir. Il allait même répondre, mais la porte s’ouvrit brusquement pour laisser apparaitre leur capitaine. Sauvés. Sans prévenir, il attrapa la main de Sara et la força à se lever. Il se tourna une dernière fois vers les journalistes. Il fallait créer un dernier scandale pour les occuper. « Non, du coup, plutôt que de les empoisonner, je vole leurs copines, c’est plus savoureux. Sur ce, messieurs dames, nous vous quittons puisque le capitaine des Flying Gunners Arsenal vient d’arriver et qu’il sera plus compétent pour vous répondre. »

L’instant d’après, il entrainait Sara en bas de l’estrade, passa devant leur capitaine qui était ahuri (il avait beau les connaître, il était toujours choqué). Bart lui adressa un sourire d’excuses, assorti d’un « T’as du boulot, au moins quatre démentis à fournir pour les dix dernières minutes, bonne chance. » Puis il poussa la poursuiveuse dans le couloir par lequel ils étaient venus et claqua la porte derrière eux. Le calme revint un instant, ils se lancèrent un regard. Bart se demandait ce qu’elle en pensait. Le mieux était encore de lui demander. Mais à sa manière. Sans dire quoi que ce soit, il la fit reculer contre le mur et l’embrassa brusquement. Ses mains passèrent instinctivement dans ses cheveux tandis qu’un frisson le secouait. Au moins, la frustration s’envolait. Il se détacha enfin. « A quoi tu joues Costantini ? »

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Re: [TERMINE] Ouverture des « jeux »

Message par Invité le Ven 17 Jan - 1:46

Si Vaughan pouvait la fermer, ce serait un progrès pour l'humanité toute entière. A comparer avec la découverte de la pénicilline ou l'invention du vernis à ongles. Sauf voilà, si elle avait bien retenu une chose de cet énergumène, c'est qu'il était loin d'être domptable. S'il voulait ouvrir sa gueule pour dire des conneries plus grosses que lui, il ne se gênait pas. Bon, en même temps, Sara ne pouvait pas l'en blâmer. Parce qu'un jeu se joue à deux joueurs jusqu'à preuve du contraire, et que c'était bien parce qu'elle surenchérissait à chaque fois et qu'il le faisait ensuite à son tour que ce jeu semblait durer depuis une éternité -voire deux. Il n'y avait pas de gagnant ni de perdant, et ce malgré le point auquel Sara aimait gagner à tout ce à quoi elle participait. Et, cette fois, peut-être plus que les autres, leurs répliques semblaient atteindre des sommets. L'implication de sa petite culotte n'en était que le premier exemple. Sur le coup, elle pensait même avoir marqué un point, presque gagné sur un seul coup, mais c'était sans se douter que la réponse de Bart n'arriverait que quelques minutes plus tard. Ils n'oubliaient rien l'un comme l'autre ; et de toute façon, tout était prétexte à attaquer, contre-attaquer, se défendre et se venger. C'était comme ça que ça marchait entre eux. Et une fois de plus, Bart avait rebondi sur sa remarque. « C’est mignon ce qu’elle raconte… elle ne vous le dira pas mais elle m’a écrit des lettres d’amour enflammées quand on s’est rencontrés. Bien sûr, je ne voulais pas lui briser le cœur, empiéter sur le travail, tout ça. Et comme si je ne suis pas un goujat qui abuserait de son corps… j’ai décliné. Nous sommes si bons amis maintenant. » Ça la soûlait sérieusement à quel point il arrivait à parer ses attaques. Elle aurait préféré combattre un réel idiot, comme celui qu'elle avait décrit aux journalistes. Sara eut un sourire pincé et attristé avant de simplement déclarer que : « Ça a été dur mais je me suis remise. ». Les journalistes marquaient une pause pour écrire -fait assez rare pour être noté-, et Vaughan profita de l'occasion pour... et bien, répondre à sa réponse précédente -celle qu'elle avait déjà presque oubliée. « Je veux voir la culotte, sans preuves, rien n’est arrivé. », lui avait-il chuchoté. Et ce n'était même pas encore fini. « T’en fais pas, elle en a redemandé 3 fois cette nuit-là… J’ai vengé l’honneur de l’équipe, ce que tu n’es pas foutue de faire. » Sara s'accouda pour à son tour lui glisser à l'oreille : « Sans preuves, rien n'est arrivé... » Quant à sauver l'honneur de l'équipe, qu'en savait-il ? Peut-être qu'elle se tapait le gardien en même temps que lui se tapait sa copine... Décidément, quel travail d'équipe ça ferait !

En tous les cas, ils donnaient de la matière aux journalistes sans forcément le vouloir plus que ça, juste pour se foutre dans la merde mutuellement. Aucun des deux ne semblaient entendre raison. En même temps, c'était tellement plus drôle de jouer à ce jeu-là ! Surtout lorsque Sara gagnerait, elle saurait savourer sa victoire... Oh, elle allait gagner. Surtout maintenant qu'elle mettait en doute les capacités intellectuelles de son coéquipier. Ah, il voulait jouer au jeu des fausses informations ? Elle était forte à ça. Pourtant, Bart, lui, ne se démontait pas. Et Sara se demandait quand ils arriveraient à mettre fin à tout ça car une chose était claire : aucun des deux ne rendrait les armes. C'était un combat à mort. « Tiens, tu sais ce que c’est le peroxyde d’hydrogène ? C’est étonnant quand on sait que tu ne sais pas poser une division à deux chiffres. Oh, s’il vous plait, n’écrivez pas ça dans vos articles, elle travaille dur pour apprendre. Elle sait même attacher les lettres entre elles maintenant. » Sauf que s'attaquer à ce genre de sujets ne plaisait pas spécialement à Sara. Parce qu'une des rumeurs les plus tenaces qui semblait s'accrocher à elle était la façon dont elle avait décroché son doctorat : passage sous le bureau ? Personne ne semblait disposé à croire qu'une joueuse pouvait avoir choisi, avant de rejoindre une équipe, d'étudier plus en profondeur les secrets du quidditch et de ses stratégies. Et avec les difficultés qu'avait imposées ces années de sa vie, la brune supportait difficilement que l'on doute de ses capacités, de ses buts et de ses motivations. « T'as quelques années de retard. Depuis cette époque-là, je suis allée à l'école, j'ai eu des tas des diplômes, et même un doctorat. Tu sais, ce truc qui te bouffe trois ans de vie, là... » Bon, cette fois, elle était peut-être amère, mais elle savait que Bart n'en serait pas désarçonné pour autant. Ça, c'était juste une défense pour éviter de confirmer la rumeur la plus désagréable qui courrait à son sujet.

Le problème était que Vaughan, justement, ne semblait pas vouloir s'arrêter non plus. « Elle est marrante cette Sara, vous ne trouvez pas ? C’est étrange, la seule fois où je me souviens d’être allé dans un hôpital ces dernières années, c’est pour son avortement. Parce que vous savez… » Son geste n'avait pas réellement été prévu pour le faire s'étouffer, mais autant profiter de cet avantage, n'est-ce pas ? Bon, le problème suivant se posait à ce moment précis. Bart venait de resserrer sa prise sur son épaule, et elle, comme une conne, se retrouvait tout aussi troublée que lui. La chaleur de la salle, sans doute. C'était vraiment surchauffé, dans le coin. La main du jeune homme, quant à elle, glissa subitement sous la table et, avant qu'il n'ait eu le temps de faire le moindre geste, Sara ne put s'empêcher de se demander ce qu'il allait trafiquer en dessous de la table, à l'abri des regards et aux alentours de sa petite culotte. Son regard s'était planté dans celui du blond, et elle se pinçait la lèvre sans même y faire attention. Ce qui se passait du côté des journalistes ? Aucune idée, aucun intérêt. Ils ne lui faisaient pas le même effet, oh non. Elle sentit le tissu glisser sur ses cuisses pour redescendre le long de sa peau, mais aussi et surtout le contact de la main chaude du jeune homme. Bon, ok, ils avaient vraiment un gros GROS problème, là. Mais Sara, étonnée elle-même de sa capacité à se reprendre, avait repris les rênes et répondait à une question attrapée en vol. Les stratégies, ouais, genre, le sujet de sa thèse. Dommage qu'elle ne puisse pas se concentrer suffisamment pour partager ses connaissances et contrecarrer cette putain de rumeur à laquelle elle pensait encore quelques minutes auparavant. L'avortement ? Elle n'y pensait même plus, elle s'en moquait. Là, il y avait le feu au lac. Ou le feu... ailleurs.

OH merci Dieu, le père Noël et la petite souris ! La minute de soulagement intense. Leur capitaine venait -enfin!- de faire son apparition. C'était pas trop tôt, putain. Elle avait besoin de déguerpir, de se casser et de s'occuper les idées autrement. Voilà ce dont elle avait besoin. De retourner à ses idées de shopping, par exemple ! Elle n'eut pas le temps de réagir, de s'excuser ou quoi que ce soit. Lui, déjà, lui attrapait la main, la forçant à se lever, chose qu'elle fit en un éclair de seconde. Le message était clairement passé, et elle n'était pas prête d'aller compléter sa garde-robe. Ce qui, en réalité, ne la dérangeait vraiment pas. Elle avait d'autres ardeurs à assouvir, là, maintenant, tout de suite. « Non, du coup, plutôt que de les empoisonner, je vole leurs copines, c’est plus savoureux. Sur ce, messieurs dames, nous vous quittons puisque le capitaine des Flying Gunners Arsenal vient d’arriver et qu’il sera plus compétent pour vous répondre » , reprenait Vaughan, comme pressé lui aussi de se casser d'ici. Leur sortie devait être des plus théâtrale -à leur image-, et Sara eut à peine le temps de saluer leur capitaine qu'ils leur passaient devant. « T’as du boulot, au moins quatre démentis à fournir pour les dix dernières minutes, bonne chance », lui avait dit le blond au passage, alors que Sara rajouta un bref : « Plus de six. Bon courage. T'avais qu'à pas être en retard. » Et sur un petit sourire, elle continua son chemin, se demandant un instant la hauteur se trouvait donc sa jupe actuellement. Sa main n'avait pas quitté celle de l'attrapeur, et bientôt ils avaient passé la porte qui les menait au couloir qu'ils avaient traversé dans l'autre sens auparavant.

Le silence fut presque surprenant, tant ils avaient peu l'habitude qu'ils s'installe entre eux. Pourtant, cette fois, il y avait une tension supplémentaire. Une électricité qui n'avait rien à voir avec leurs attaques verbales. Non, cette tension-là, l'un comme l'autre, elle en était persuadée, la ressentait à égalité. La question était : lequel allait se jeter à l'eau le premier ?

Pas besoin de se faire prier une seconde de plus. C'est lui qui la plaqua contre le mur sans rien dire, l'embrassant subitement, lui passant la main dans les cheveux. Enfin, putain, enfin ! Enfin toute cette pression commençait à être agréable, enfin elle pouvait laisser ce putain de frisson lui parcourir l'échine. Elle faisait glisser sa jambe contre celle du blond alors qu'il reprenait son souffle. « A quoi tu joues Costantini ? » dit-il en brisant le silence. « Je sais pas, sans doute au même jeu que toi, Vaughan. Mais là je sais pas si c'est un signe de victoire ou de défaite. » Avec un sourire malicieux, c'est elle, à son tour, qui emprisonna les lèvres de son coéquipier dans un baiser fiévreux. Elle s'arrêta brusquement pour le regarder d'un œil scintillant et malicieux, et l'attrapa par le bras, le forçant à la suivre. C'était une sensation enivrante, et elle longeait le couloir à la recherche de la première porte qui se présenterait à eux. Elle se retourna vers lui, marchant à reculons, pour lui dire d'un air mutin : « Tu vas pouvoir vérifier l'état de ma culotte ». Elle se mordit la lèvre et attrapa la poignée d'une porte qui se présenta à sa gauche. Peu importe ce que c'était. Un bureau, des toilettes, une petite pièce de préparation, comme la leur, plus loin. Tant qu'il n'y avait personne... elle n'y avait personne. Petite pièce éclairée par une petite fenêtre, quelques mètres carrés remplis par un bureau et quelques étagères. Des archives, sans doute, une connerie comme ça. Pas besoin pour Sara de se faire prier. Elle y jeta ses deux escarpins, s'y engouffra, et y attira le jeune homme en attrapant la boucle de sa ceinture.

Pas une minute de plus à perdre. Elle était trop enflammée pour ça. Elle se glissa derrière lui et claqua la porte d'un coup de hanches, sans prendre la peine de la verrouiller. La brune s'accapara à nouveau les lèvres de Bart. Sa respiration s'était drôlement accélérée depuis qu'ils avaient quitté l'estrade et qu'il l'avait attirée à l'extérieur, depuis qu'il l'avait embrassée et depuis qu'elle avait fermé cette porte, marquant le début des hostilités. Ses mains s'accrochèrent à la veste du jeune homme, qu'elle se chargea de jeter au sol. Sa jambe s'était à nouveau enroulée autour de celle du blond, alors qu'elle attaquait la chemise. Aucune précaution de prise pour la garder dans un état correct : bientôt, elle rejoignait escarpins et veste à terre. « Oh, ces pectoraux... » glissa-t-elle entre deux souffles saccadés, alors que sa jambe lâchait sa prise sur l'attrapeur. Leurs lèvres s'étaient séparées et n'étaient plus qu'à quelques centimètres les unes des autres, faisant monter encore une fois la pression et la tension. Le cœur de Sara s'était emballé à une vitesse folle, et elle se retourna pour faire face à la porte, replaçant sa chevelure brune sur son épaule pour dévoiler la fermeture de sa robe. « A ton tour... »

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Re: [TERMINE] Ouverture des « jeux »

Message par Invité le Lun 20 Jan - 2:32

Comment, bordel, en étaient-ils arrivés là ? Dans un souvenir récent, il mangeait un sandwich avant de partir au combat la mort dans l’âme à côté de sa collègue de travail dont le passe-temps favori était de répandre des horreurs sur son compte – auxquelles il répondait par un florilège de choses encore plus sales. Mais soit. Et là, ils se sautaient dessus. Merde, ils étaient censés avoir passé l’âge des hormones en vrac, appétit sexuel expansif ou non. Bart tenta de comprendre à quel moment tout avait dégénéré. Il lui sembla que rien n’avait été plus loin que d’habitude. Sara avait même commencé à abdiquer. « Ça a été dur mais je me suis remise. » Oh, non, pas tant que ça en fait. Tout était sa faute, à vouloir le prendre à son propre piège. En fait… elle le chauffait ! « Sans preuves, rien n'est arrivé... » Et il se laissait prendre comme un ado en rut l’imbécile. Ouais, elle l’asticotait pour le pousser à bout, et lui… hé bien jusqu’à preuve du contraire, les garçons ont tendance à réfléchir avec une part d’eux qui est aussi spongieuse que le cortex, mais qui se gorge de sang beaucoup plus vite. Vous avez saisi ? Intéressant. Bref ! Son cerveau et une autre partie de son anatomie faisait donc la course et, tout bêtement, son cerveau commençait à manquer d’oxygène.

Le seul point réconfortant, c’était que, visiblement, la délicieuse créature qui pensait le torturer, se faisait prendre à son propre piège ! Plutôt fort sachant que son piège était censé prendre à son propre piège l’autre. Et vous avez encore besoin d’une preuve de la non-irrigation du cerveau de Bart, là ?... Quoi qu’il en soit, il fallait leur reconnaître leur habileté et leur persévérance. Parce que malgré ces bouffées de chaleur grandissantes, ils continuaient à jouer assez adroitement. « T'as quelques années de retard. Depuis cette époque-là, je suis allée à l'école, j'ai eu des tas des diplômes, et même un doctorat. Tu sais, ce truc qui te bouffe trois ans de vie, là... » Tiens, voyez ? Bart enregistra même le petit arrière-gout amer. Il nota quelque part que le sujet était sensible. Il trouverait bien le moyen de la tacler la dessus quand le terrain serait moins dangereux. De toute façon, qu’aurait-il pu répondre alors qu’elle se déshabillait à moitié à côté de lui (quoi, j’exagère ?).

Bart eut presque envie de retrouver son petit sourire suffisant et triomphant en constatant qu’elle le suivait comme si leur vie dépendait de ça. Bon, au moins, il était sûr de ne pas être le seul à souffrir d’une irrigation mitigée. Pourtant, elle semblait être encore en état de réfléchir mieux que lui, ou alors elle voulait encore faire « mieux que lui », puisqu’elle rajusta le compte des démentis. Six. Putain, dès que leur agent allait l’apprendre, ils allaient se faire tuer. La mise à pieds n’était peut-être même pas loin ce coup-ci. Mais, seuls dans ce couloir, Bart n’en avait rien à faire. Il avait juste une préoccupation. Primitive, certes. Très instinctive, d’accord. Et tout bonnement animale, oui. Mais il avait envie de Sara, et il semblait que l’envie était partagée puisque la jambe de l’intéressée le captura aussitôt. « Je sais pas, sans doute au même jeu que toi, Vaughan. Mais là je sais pas si c'est un signe de victoire ou de défaite. » Ce nouveau jeu allait lui plaire, il le savait. Le blondinet ne put s’empêcher d’afficher un petit sourire en coin amusé alors que sa main glissait dans le dos de la poursuiveuse pour s’arrêter sur ses fesses, pour de bon cette fois. « Tu sais que je ne te laisserai pas gagner, pas vrai ? » Mais elle l’embrassait déjà et il se laissa aller contre elle. C’était trop bon. A se demander pourquoi cette évidence ne leur avait pas sauté aux yeux avant. Qui pouvait bien se refuser autant de plaisir ?

Néanmoins, Sara restait joueuse et s’éloignait déjà, arrachant au garçon un grognement. Super, elle voulait se moquer de lui ou quoi ? Mais non, il allait trop vite en besogne ; elle venait de l’attraper par le bras et l’entraina derrière elle sans lui demander son avis. Comme s’il avait envie de lui donner. Et si elle n’avait pas encore assez joué avec ses nerfs, la voilà qui se retournait vers lui – une décharge électrique le traversa délicieusement lorsque son regard accrocha les yeux mutins – pour lancer un innocent « Tu vas pouvoir vérifier l'état de ma culotte ». Bart pressa ses phalanges contre ses lèvres, se mordant littéralement les doigts. « S’il reste quelque chose de ta culotte, » parvint-il à articuler alors qu’elle ouvrait une porte où elle l’attirait par la ceinture. Bordel, c’était pas possible d’être aussi enfiévrée. Il adorait déjà ça. Il prit à peine le temps de jeter un coup d’œil à la pièce. Il remarqua juste le bureau. Parfait. Mais non, elle ne lui laissait pas une seconde, la voilà qui plaquait à nouveau ses lèvres brulantes et impatientes sur les siennes, lui arrachant un soupir. Sans blague, une vraie furie. Elle était déjà en train de la déshabiller et le blondinet échappa un petit rire lorsqu’elle fit une remarque qu’il eut le bon gout de juger flatteuse sur sa condition physique. Elle en profita pour s’écarter juste un peu, le frustrant à nouveau. Bart tendit les mains pour attraper les hanches qui s’étaient décollées des siennes mais la jeune femme lui tourna le dos, dévoilant lentement le sien en dégageant ses cheveux. Cette fois, l’attrapeur se bouffa les lèvres pour de bon au son du petit « A ton tour... » Il ne se le fit pas répéter. La seconde suivante, la fermeture rendait les armes. Il la fit glisser, s’arrêtant près de sa chute de rein qui se dévoilait de la plus prometteuse des façons. Il allait devenir fou.

Le tissu glissa sur les épaules lentement, puis n’y tenant plus, il l’expédia au sol, se retrouvant devant… « Whoua. Sara… » le petit gémissement qu’il étouffa ne pouvait être plus significatif. En fait, mué par une envie incontrôlable, il la força à se retourner et la souleva sans la moindre difficulté du sol. Bart l’embrassa à nouveau fougueusement. « Si je refais la moindre remarque sur ton poids… » Mais il ne finit pas sa phrase. Tout se passait de commentaires et il préférait embrasser la jolie brune. Il en avait besoin. L’instant suivant, Bart poussait en désordre les foutus objets qui s’entassaient sur le bureau et y déposa doucement Sara. Il était au comble de l’excitation. Et les mains qui passaient dans son dos lui signifiaient qu’il n’était pas seul. D’un geste vif, Bart s’empressa de se débarrasser de la fameuse boucle de ceinture qui avait commencé à sauter dans la précipitation. Son pantalon glissa aussi vite que la robe de la poursuiveuse et il eut envie de se coller à elle un peu plus mais non.

Est-ce que vous croyez au karma ? Pensez-vous que lorsqu’on s’évertue à être un petit con, le destin nous le rend ? Parce que Bart et Sara avaient plutôt tenté le destin en foutant la merde, quelques minutes plus tôt. Et il était visiblement venu se rappeler à eux. L’enflure de… « Costantini ! Vaughan ! Où est-ce que vous êtes putain ? Sortez de là ! Si je dois vous trouver, vous êtes virés ! Bordel de… BART ! SARA ! Si je vous trouve ! » La voix de leur agent n’était pas furieuse. Elle était tremblante d’une fureur noire. Et encore, c’était un doux euphémisme. Les deux joueurs s’arrêtèrent nets. Bart jeta un regard d’abord inquiet, puis agacé à Sara. Mais lorsque leurs yeux se croisèrent, il sourit, amusé. On attendait les portes du couloir s’ouvrir successivement. Furtivement, Bart plaqua une dernière fois ses lèvres sur celle de la brune avant de s’écarter. Il attrapa la robe et lui jeta tout en remontant son pantalon qui promettait d’être trop étroit. « Le premier qui s’est rhabillé. » Son chuchotement était empreint de malice mais il était déjà en train de reboutonner sa chemise. Sans la regarder, il récupéra sa veste, alors qu’elle remettait sans doute ses escarpins. La porte s’ouvrit à la volée sur un homme visiblement enragé. « Qu’est-ce que vous foutiez bande de gamins ingrats et débiles ? Vous avez idée de la merde que vous avez encore foutue ?! Et vous jouez à cache-cache en plus ! Vous êtes vraiment des sales petits cons ! C’est la dernière fois ! C’est clair ?! Maintenant, tirez-vous ! Sur le terrain, demain à 7h, sans faute ou je vous renvoie de l’équipe ! Allez, cassez-vous, hors de ma vue ! » Bart se retint difficilement d’exploser de rire en passant devant leur agent. Il n’avait pas l’air de vouloir rigoler et dire quoi que ce soit aurait pu être dangereux. Il entendit bien vite Sara sur ses talons. Bordel, pourtant, qu’il était drôle de se faire choper comme les deux gamins fautifs qu’ils étaient.

Bart atteignait la porte lorsqu’il entendit à nouveau la voix de l’homme : « Et ferme ta braguette Vaughan, on dirait deux ados en manque. » Il lui sembla entendre un faible amusement dans la remarque mais il ne prit pas le risque de répondre. Il attendit simplement que Sara soit à sa hauteur à la sortie du bâtiment pour murmurer dans son cou : « Je suis prêt à parier que t’en redemanderas plus que miss Chelsea et que tu te lèveras pas demain matin. » Avant d’attraper sa main et de la faire transplaner là où on ne viendrait pas les déranger.

 Colgate 

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Re: [TERMINE] Ouverture des « jeux »

Message par Invité le Mar 21 Jan - 0:09

Sara ne savait pas exactement à quel moment quel chose s'était déclenché, et elle ne savait pas vraiment non plus pourquoi c'était seulement à cet instant précis, en plein milieu d'une conférence de presse, qu'ils se sautaient dessus. Ce n'était pas comme si les occasions avaient manqué jusque là : au contraire, cela faisait deux années que leur relation était clairement établie. Électrique, mais pas de cette électricité là. C'était à cet instant précis, alors qu'ils étaient assis devant une foule de journalistes à l'affût de la moindre histoire à raconter, qu'ils avaient décidé l'un comme l'autre que leurs sex-appeals respectifs pouvaient laisser présager d'un moment des plus fous. Pas besoin de se chercher pendant des heures, d'ailleurs. Sur l'estrade, les sous-entendus s'enchainaient. Et si Sara avait réussi à se contenir jusque tardivement, elle n'en avait pas moins ressenti une chaleur l'envahir lorsque Bart avait frôlé sa cuisse, juste pour repousser le tissu, comme pour mettre fin à leurs ardeurs -parce qu'il ne fallait pas se le cacher, c'était bien Vaughan qui avait d'abord louché sur les cuisses de Sara. C'était une sensation incongrue, et si quelqu'un de plus raisonnable aurait sans doute cherché à y mettre fin en se concentrant sur autre chose -sur la conférence de presse qu'ils donnaient, par exemple-, Sara n'était pas de ceux-là. Si elle lâchait prise à un moment, elle le savait, ce serait dans l'autre sens. Et les frissons et l'exaltation qu'elle ressentait à cet instant précis lui indiquaient que oui, elle lâcherait très probablement prise dans les instants à venir. Comment de simples gestes et des remarques comme ils s'en faisaient depuis qu'ils se connaissaient les avaient amenés à se jeter dessus de la sorte ? Sara n'y réfléchissait pas à un seul instant. Tout d'abord, elle avait essayé de masquer l'évidence aux journalistes en tentant d'éluder vaguement quelques questions, juste histoire de faire bonne figure, loin de ses pensées salaces. Tandis qu'elle parlait, se justifiait de... de quoi, déjà ? Elle n'oubliait pas ce contact et le bouillonnement qui avait envahi ses entrailles peu à peu, et peut-être même trop brusquement. Leur jeu n'y était probablement pas pour rien. Le défi que Vaughan représentait ne la laissait pas indifférente, loin de là, et il rajoutait une excitation toute nouvelle, qu'elle n'avait jamais eu l'occasion d'expérimenter auparavant. Les beaux mâles pêchés dans les pubs ne se faisaient pas désirer, pas plus qu'elle à leurs yeux, sans doute. Là, c'était différent. C'était un challenge, comme une provocation à laquelle répondre en se mordant les lèvres, en se déshabillant pour dévoiler ses courbes, et en écartant les jambes pour valider une victoire. Biologiquement parlant, Sara était en effervescence. Et si elle s'efforçait de rester correcte, peut-être par principe ou une autre raison obscure, cela ne dura pas. L'arrivée de leur capitaine les interrompit dans leur jeu autant qu'elle leur permit de l'amplifier. A côté d'elle, Vaughan s'était levé brusquement, juste avant de lui agripper la main, la forçant à quitter sa chaise à son tour. Le message était passé, et cet instant lui fût fatal. Elle n'attendrait plus très longtemps. La frustration s'était décuplée et son excitation avait suivi de façon exponentielle. Les secondes passaient lentement, et Sara aurait aimé pensé un seul instant à une feinte pour quitter les lieux et assouvir sa soudaine pulsion. Malheureusement, le peu d'intellect qui lui restait s'était concentré sur les sourires ridicules qu'elle accordait aux journalistes en rejoignant la porte, ainsi qu'au commentaire qu'elle avait accordé au malheureux capitaine, qui devrait sans aucun doute se battre pendant des heures pour rattraper le fouillis qu'il venait de créer. Quelle idée, aussi, de jeter deux énergumènes pareils dans la fosse aux lions sans surveillance ! Ils n'étaient pas totalement responsable de leur manque de sérieux. Pour la manière dont ils quittaient la pièce, c'était peut-être une autre histoire. Mais, encore uen fois, Sara rejetterait la faute sur n'importe quoi d'autre qu'elle-même : cette envie était instinctive, difficilement maitrisable, et maintenant que le capitaine était là, autant l'assouvir, non ?

La porte du couloir avait claqué derrière eux dans un bruit assourdissant qui raisonnait dans le silence soudain. C'était lui qui avait concrétisé le premier ce que les deux espéraient tout bas. « Tu sais que je ne te laisserai pas gagner, pas vrai ? » avait-il lancé alors qu'ils reprenaient leur souffle. « C'est mignon d'essayer » glissa à son tour la brune, avant de sceller à nouveau leurs lèvres dans un baiser brusque. La sensation des mains de Vaughan contre son corps ne cessait de faire monter l'excitation. Mais pourtant, Sara était la meilleure pour faire durer les choses. Elle s'était détachée de lui, lui attrapant la main pour le conduire vers la première porte qui se présenterait à eux. Pas question, pourtant, de le laisser avec pour seule vue celle de ses fesses sur lesquelles était remontée sa robe dans quelques plis négligés. Elle s'était retournée pour commenter l'état de ses sous-vêtements, ce à quoi son partenaire, sans surprise, avait surenchéri. « S’il reste quelque chose de ta culotte ». Sara avait souri, le regard brillant, avant de répondre, une fois au niveau de la porte. « Tu crois que les femmes sont faites d'acide ou quoi ? » Et puis elle avait l'avait ouverte sans se faire prier, attirant le jeune homme à elle avant de la claquer. Ses escarpins avaient volé quelque part dans la pièce, elle ne savait pas réellement où, et, à vrai dire, elle s'en moquait. Là, quelque chose d'autre avait envahi son esprit et son corps, et la veste et la chemise de Vaughan, qui furent jetés au sol sans ménagement à leur tour, pouvaient en témoigner. Elle n'avait pas pu s'empêcher de commenter l'allure de ses muscles entre deux souffles, trop occupée à lier ses lèvres à celles du jeune homme sans ménagement. Sa respiration saccadée sous-entendait l'ampleur de son désir. Son état était presque fiévreux, mais incroyablement agréable. La frustration s'était envolée pour de bon depuis qu'elle avait claqué la porte du petit bureau derrière eux, laissant de l'autre côté toute inhibition.

La chaleur et le contact de Bart la rendait de plus en plus exaltée et fébrile. Les mains de ce dernier s'étaient perdues contre son corps alors que les siennes ne semblaient pas se lasser de ces muscles qu'elle avait admirés. Pourtant, elle n'était pas prête à rester plaquée dos à la porte pendant plus longtemps : elle s'était retournée pour lui montrer la fermeture de sa robe, lui ordonnant, sans ménagement, de l'aider à se débarrasser de ce morceau de tissu superflu. La texture quitta sa peau en quelques instants, preuve que si elle se trouvait dans un état second, il en était de même pour son partenaire. Un nouveau frisson, encore plus intense que ceux qui la parcouraient depuis le début, la saisit. A part sa fameuse petite culotte, elle était nue contre Bart. Et celui-ci ne manqua pas de le remarquer, lui assénant une remarque qui ne fut pas sans effet. « Whoua. Sara… » Levant son bras pour attraper l'épaule de l'homme derrière elle, Sara cherchait à nouveau ses lèvres pour s'y accrocher. Son désir, à cet instant, semblait insatiable. Et le pire était que la pression continuait à monter, et elle avait l'impression de brûler de l'intérieur. Bart, sans aucun doute dans le même état d'esprit, la fit pivoter en un instant. Il la souleva sans qu'elle n'ait réellement le temps de s'en rendre compte. Son corps était plaqué contre celui du blond, et ses jambes s'étaient écartées pour enserrer sa taille. Elle lui faisait maintenant face et, enfin, elle pût lui arracher un nouveau baiser fiévreux. « Si je refais la moindre remarque sur ton poids… » lui souffla-t-il. « Ta gueule », la coupa-t-elle alors que leurs souffles s'entremêlaient encore une fois. L'atmosphère était lourde, son désir de plus en plus attisé, et voilà que Bart l'avait portée jusqu'au bureau qui, en quelques secondes, s'était retrouvé désert de tout objet. Ses jambes resserraient de plus en plus leur étreinte, tandis que ses ongles s'enfonçaient sans retenue dans les muscles de l'attrapeur. Quelques barrières les empêchaient encore d'assouvir une bonne fois pour toutes leurs pulsions, et Sara aida tant bien que mal le jeune homme à se débarrasser de son pantalon. Plus qu'un morceau de tissu chacun. Sara était au comble de l'ivresse; chacun de ses faits et gestes le relatait avec une fébrilité des plus exactes. Ses doigts avaient commencé à s'accrocher au sous-vêtement de son partenaire, mais la faiblesse de ses gestes ne lui permettait pas de s'en débarrasser. Son dos se cambrait en même temps qu'elle s'allongeait sur le bureau en entrainant le blond avec elle. Ce n'était plus qu'une question de temps, elle le savait et le sentait. Bientôt...

Non, bientôt rien. Quelque part, au loin, entre le rythme effréné de leurs respirations, quelqu'un pestait. Ta gueule, se disait Sara sans s'arrêter de penser à ce putain de bout de tissu qui recouvrait la virilité de Vaughan, cette dernière étant visiblement d'accord pour retrouver un peu de liberté -si vous voyez ce que je veux dire. « Costantini ! Vaughan ! Où est-ce que vous êtes putain ? Sortez de là ! Si je dois vous trouver, vous êtes virés ! Bordel de… BART ! SARA ! Si je vous trouve ! » Bon, ok, cette voix s'imposait un peu à eux. Parce que leurs noms étaient parfaitement clairs dans le silence des alentours. Vous êtes virés... ? Tiens, aussi bizarre que cela paraisse, Sara n'avait jamais pensé à cette éventualité. Mais là, maintenant, tout de suite, répondre à leur agent aurait été comme se réveiller au milieu d'un rêve alors qu'il commençait à devenir intéressant. Malheureusement, les deux protagonistes semblaient bien réveillés. Ils s'était stoppés subitement dans leur élan, s'échangeant des regards on ne peut plsu significatifs -virés, vraiment ? putain fait chier... on devrait peut-être sortir ? Non attends on a encore un truc à faire... merde, t'as raison, faut sortir. Bart finit par sourire, Sara, elle, était tout bonnement dégoûtée. Frustrée. Elle reprenait son souffle et se sentait prise au dépourvu, à poil, sur ce putain de bureau. Vu les bruits qui provenaient du couloir, leur agent semblait les chercher bien activement, et ce n'était rien de le dire. C'était Bart qui se décida le premier à bouger, l'embrassant une dernière fois en lui tendant sa robe avant de commencer à se rhabiller lui-même. Sara se redressa, les sourcils froncés, visiblement bien agacée d'avoir été arrêtée de la sorte. Ce n'était pas humain d'empêcher un couple d'amis de baiser tranquillement. « Le premier qui s’est rhabillé », lui glissa le jeune homme en se rhabillant, un sourire malicieux étirant ses lèvres. Génial. Elle aurait préféré que le concours se fasse dans l'autre sens. « Fais chier... » pesta-t-elle en jetant un regard noir à la porte qui les séparait du couloir et, à fortiori, de leur bourreau. Sara sauta du bureau en enfilant sa robe, jurant contre la fermeture qu'elle n'arriva pas à remonter jusqu'en haut. Peu importait, maintenant, les escarpins. L'un des deux fut difficile à retrouver, et elle venait seulement de l'enfiler lorsque la porte s'ouvrit avec une violence assez impressionnante. Sara se félicita de ne pas avoir été derrière à ce moment-là, sinon, elle aurait probablement fini en crêpe. « Qu’est-ce que vous foutiez bande de gamins ingrats et débiles ? Vous avez idée de la merde que vous avez encore foutue ?! Et vous jouez à cache-cache en plus ! Vous êtes vraiment des sales petits cons ! C’est la dernière fois ! C’est clair ?! Maintenant, tirez-vous ! Sur le terrain, demain à 7h, sans faute ou je vous renvoie de l’équipe ! Allez, cassez-vous, hors de ma vue ! » déblatérait l'homme, alors que Sara ne pouvait s'empêcher de jeter en regard en coin à Bart. Non, ils n'avaient pas fini... Demain, 7h, 5h, tout ce qu'il voudrait, tant qu'il les laissait se casser. Sara hocha la tête en répondant qu'ils connaissaient pourtant les risques en les envoyant tous les deux au front, mais elle se fichait éperdument de la réponse qu'il pourrait donner. Elle glissa, dos à la porte pour tenter de cacher son dos encore à moitié dénudé. « Et ferme ta braguette Vaughan, on dirait deux ados en manque » ajouta le tortionnaire. « Il a cru que c'était des toilettes, c'est tout... » répliqua la brunette en riant, plus que jamais contrainte de longer les murs au sens propre du terme, juste histoire de cacher qu'elle n'avait pas su se rhabiller correctement. S'il était encore derrière elle lorsqu'elle rejoignait la sortie du bâtiment ? Aucune idée, mais elle s'efforçait de faire bonne figure. Même si, elle le savait, ce qu'ils venaient de vivre n'avaient été qu'une introduction à ce qui allait suivre. Ce qui n'était pas plus mal, puisque, si la frustration de la jeune femme avait décollé en un pic majestueux dès qu'elle avait réalisé que leur moment s'arrêterait là, son envie et son excitations, quant à elles, étaient toujours bien omniprésentes. Pas besoin de se demander ce qu'il en était de son côté à lui, se dit-elle en descendant les quelques marches à la sortie du bâtiment. Il était là, il l'attendait. « Je suis prêt à parier que t’en redemanderas plus que miss Chelsea et que tu te lèveras pas demain matin. ». Il attrapa sa main et, avant que le tourbillon ne les saisisse tous les deux, Sara eut le temps de le défier une nouvelle fois. « Pari tenu. »

~~ The End

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Re: [TERMINE] Ouverture des « jeux »

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