You found me - ft. Minsy

Aller en bas

You found me - ft. Minsy

Message par Invité le Ven 3 Jan - 13:17

C'était le soir et Octave était de sortie. Il avait attendu ce moment toute la journée. Toute occasion de retrouver la nature, si longtemps cotoyée dans ses errances et chère à ses yeux, était bonne à prendre pour lui. Il se trouvait actuellement à égale distance de la forêt interdite et du lac. Il hésitait à présent. Les deux lieux présentait un grand intérêt. Irait-il explorer les profondeurs de la forêt et observer sa faune exceptionnelle, de laquelle il n'avait pu avoir pour l'instant qu'un bref aperçu? Ou préférait-il aller près du lac, espérant voir le kraken pointer le bout de son nez à la surface ? Le choix était vraiment cornélien, il ne parvenait pas à se décider.

Finalement, après un long moment de réflexion, il laissa les deux possibilités de côté pour plus tard, se disant que la nuit était à peine commencée, et choisit de simplement regarder le ciel pour assister à l'éveil de chaque étoile. Cette vision était une vieille compagne de ses voyages et, malgré le temps passé, elle ne l'avait jamais lassée, gardant tout son attrait. Il s'installa confortablement sur l'herbe de façon à avoir une bonne vue sur le ciel puis détailla tranquillement chaque constellation pour lui-même, silencieusement. Comme souvent quand il accomplissait cela, ses pensées se mirent doucement à dériver. Il pensa à Poudlard. Quel beau château ! Même lui qui aimait la simplicité et vivre à l'extérieur ne pouvait s'empêcher d'être admiratif. Il y avait de quoi, avec son dédale de couloir et sa taille impressionnante. Il était très facile de s'y perdre et sans son bon sens de l'orientation acquis en voyageant cela lui serait sûrement déjà arrivé plusieurs fois. Le château était aussi décoré de façon unique. La grande salle, rien que pour son plafond extraordinaire, lui plaisait énormément. Il y avait vaguement aperçu Minsy quelque fois, mais elle n'avait pas semblé le remarquer. Il avait bien tenté de l'approcher, mais quand il avait un peu de temps pour la chercher il était toujours interrompu ou ne pouvait la rejoindre pour une raison ou une autre.

Cela l'ennuyait profondément. Le destin semblait contre lui pour l'instant...Mais il ne renoncerait pas. Minsy et lui finiraient par se retrouver, ce n'était qu'une question de temps. Il avait attendu des années l'occasion de retrouver sa bien aimée, maintenant qu'il était si proche du but il pouvait attendre encore un peu. Alors que ces pensées le traversaient, il entendit des pas s'approcher. Il se releva promptement et se retourna pour voir qui arrivait. Il resta quelques secondes silencieux, sous le coup de la surprise, puis prononça simplement, doucement, l'émotion vibrant dans sa voix:

- Minsy.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: You found me - ft. Minsy

Message par Invité le Ven 3 Jan - 19:15


minsy & octave : you found me

Ce matin-là, Minsy n’avait pas entendu son réveil sonner. Par moment, il lui arrivait de trop dormir à cause des médicaments qu’elle prenait contre son état. Ses camarades ne l’avaient pas réveillée car elles étaient allées prendre leur petit-déjeuner. Quand Minsy arriva enfin dans la grande salle et qu’elle s’installa à côté de ses camarades, ces dernières se tournèrent vers elle. « Minsy, t’étais où ? » La blondinette se servit un verre de jus d’orange. Pas de pancakes pour elle, elle était allergique aux œufs et au lait. Comme d’habitude, elle n’avala pas grand-chose. « Mon réveil n’a pas sonné. » Ses amies avaient l’air d’être pleines d’énergie dès le matin. Elles discutaient très vivement. Minsy resta silencieuse dans son coin. Elle avait un bon caractère, mais pas trop le matin. « De quoi vous parlez ? » Elle but une gorgée de jus d’orange. Elle avait faim, elle regarda autour d’elle, mais rien ne lui plaisait. Elle attendrait le déjeuner. « Du nouveau professeur. Enfin… il a l’air un peu jeune, on pense que c’est un assistant. Il est très mignon… t’as raté quelque chose, il est parti il y a cinq minutes. » Minsy était intriguée. Un nouvel assistant ? Elle aussi voulait le voir. En plus, ses camarades disaient qu’il était mignon. Dommage qu’elle se soit levée trop tard, mais qui sait, elle allait peut-être le croiser dans un cours ou dans les couloirs. La jeune fille termina son verre et les filles retournèrent dans la salle commune des Gryffondors et Serdaigles ensembles. « J’ai entendu dire qu’il est français. » Ce n’était peut-être qu’une rumeur, mais Minsy fut d’autant plus curieuse. Puisqu’elle était française aussi. Elle sourit à son amie et elle arrêta d’y penser pendant toute la matinée de cours. Pas de trace de cet assistant dans aucun de ses cours du matin. Peut-être qu’elle en aurait un aperçu au déjeuner.

L’heure du déjeuner approcha et elle alla s’installer dans la grande salle. A la table des professeurs, il n’y avait pas de nouvelle tête. Elle se concentra alors sur son assiette. Les filles parlaient encore de ce professeur, comme si elles n’avaient pas d’autres sujets de conversation. Elles avaient appris qu’il était assistant dans le cours des sorts et enchantements. Dommage, Minsy n’avait pas ce cours aujourd’hui. Elle prit du poulet et quelques légumes, puis commença à manger. « Pssst, regarde, il est là. » Minsy leva la tête de son assiette et regarda dans la direction indiquée par son ami. Elle faillit recracher ce qu’elle avait dans la bouche et tourna la tête immédiatement vers son poulet. C’était Octave, il n’y avait aucun doute là-dessus, elle l’avait reconnu, il n’avait pas changé. Que faisait-il là ? Etait-il là pour elle ? Elle pensait ne jamais le revoir. Lui en voulait-il d’être partie du jour au lendemain, comme une lâche, sans lui dire au revoir ni lui fournir d’explication alors qu’il venait de la transformer ? Il était peut-être là pour se venger. « Ca va Minsy ? T’es bizarre, t’as l’air toute pâle. » Minsy n’écouta son amie qu’à moitié et ne termina pas son assiette, elle se leva et fuit la grande salle avant qu’il n’ait le temps de la voir, si ce n’était pas déjà fait. C’était idiot car s’il était assistant, elle ne pouvait pas le fuir indéfiniment. Elle avait peur, ça ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Et d’un autre côté, elle était heureuse de l’avoir revu. Elle pensait ne jamais recroiser sa route. Le ventre de Minsy se mit à gargouiller. Elle hésita à faire demi-tour, mais finalement, elle alla se réfugier à la bibliothèque. Elle n’arriva à se concentrer sur aucun livre ni aucun cours de l’après-midi.

Minsy n’était pas une lâche, elle ne pouvait pas fuir. Ces mots résonnaient dans sa tête. Plusieurs fois, elle pensa à Octave. Il fallait qu’elle aille lui parler. Il fallait qu’elle le retrouve. Les heures passèrent sans qu’elle n’y fasse attention. Sans qu’elle n’y fasse attention, c’était l’heure du diner et elle était dans la grande salle une nouvelle fois, mais elle n’arrivait pas à avaler la moindre chose. Octave était là, en pleine discussion avec d’autres professeurs. Minsy se força quand même, car son amie s’inquiétait un peu et finit par retrouver l’appétit en mangeant. Quand elle tourna à nouveau la tête vers lui, il n’était plus là. Elle s’excusa et sortit de table. Elle connaissait Octave. Il y avait une grande possibilité pour qu’après le repas, il soit dehors. Il aimait la nature. Une balade, ça lui ressemblait bien. Elle fut nerveuse en posant les pieds sur la pelouse. Il faisait un peu frais, mais elle s’en fichait. Elle marcha un peu vite et aperçu une silhouette, au loin, dans l’herbe. Elle était sûre que c’était lui. Quand elle arriva vers lui, il se releva et se tourna vers elle. Elle crut que son cœur allait s’arrêter de battre. Bien sûr, elle était déjà morte, ce n’était que ses émotions. Le silence lui parut durer une éternité. Elle l’observa de près, cette fois-ci. Même dans la pénombre, il était toujours aussi beau. Et la première chose qui lui sauta aux yeux, c’était à quel point il lui avait manqué et qu’elle ne l’avait pas réalisé jusque-là. Elle l’avait rangé dans un coin de sa tête et avait cessé d’y penser pour ne pas regretter d’être partie si longtemps. « Minsy. » Elle entendit qu’il était surpris de la voir là, mais pas complètement, ce qui lui fit penser qu’il devait savoir qu’elle était à Poudlard. Minsy resta quelques instants immobile. Puis, l’envie fut trop forte et elle se précipita sur Octave pour le prendre dans ses bras, même si elle ne savait pas ce qu’il devait penser d’elle. « J’ai cru que je ne te reverrais plus jamais. » Après être partie, elle avait erré plusieurs jours, perdue, désorientée, ne sachant pas quoi faire, ne sachant pas comment se nourrir. Elle aurait tellement voulu avoir Octave à ses côtés, mais elle ne pouvait pas rester si proche de ses parents alors elle continua jusqu’en Angleterre. « Je suis tellement désolée d’être partie sans t’avoir dit au revoir. J’étais tellement déçue par mes parents… je… je devais m’en aller. » Elle serra encore un peu plus fort Octave contre elle en priant pour qu’il la pardonne. Si quelqu’un les surprenait, ils auraient de gros ennuis. Elle était une jeune élève et il était un professeur, même assistant, il était un adulte, mais elle ne se détacha pas de lui, pas tout de suite. « Dis quelque chose… » Minsy méritait peut-être qu’il s’énerve contre elle. Ou peut-être qu’il se fichait d’elle ? Peut-être qu’il était là par hasard ? Peut-être qu’il n’avait même pas remarqué son absence ? Quand il s’agissait d’Octave, elle commençait à douter.


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: You found me - ft. Minsy

Message par Invité le Ven 3 Jan - 21:19

Voyant Minsy rester immobile un terrible doute l'envahit. L'avait-elle oublié ? Non, cela ne faisait pas assez longtemps...Alors pourquoi ne disait-elle rien? Serait-ce...Avait elle cessé de l'aimer? S'il s'agissait de cette dernière possibilité il ne pourrait pas le supporter. Il ne pouvait pas envisager d'avoir perdu sa chère Minsy, cette pensée lui était bien trop douloureuse. Il préférait mourir de la pire manière imaginable plutôt qu'être confronté à une telle situation. Priant pour que ça ne soit pas ça, Il songeait à dire quelque chose pour briser le silence, pour qu'elle réagisse enfin et qu'il sache ce qu'elle pensait, quand elle se jeta soudainement sur lui, le prenant dans ses bras. Le geste le prit tellement au dépourvu et provoqua une joie telle en lui qu'il resta muet, immobile, se contentant d'écouter avec un immense plaisir la voix de son aimée :

- J'ai cru que je ne te reverrais jamais. Je suis tellement désolée d'être partie sans t'avoir dit au revoir. J'étais tellement déçue par mes parents... Je... je devais m'en aller.

Tandis qu'elle le serrait plus fort contre elle, provoquant une nouvelle vague de joie, il songea à ce qu'elle venait juste de lui révéler. Elle venait de lui donner l'assurance qu'elle était partie à cause de la réaction de ses parents, et pas le moins du monde à cause de lui. Durant le temps passé en solitaire à la chercher il avait eu le temps de douter et ce doute lui avait fait beaucoup de mal, aussi se sentait-il à présent très soulagé. Il se refocalisa sur sa première phrase. Celle-ci le laissait perplexe. Avait-elle vraiment pensé qu'il ne partirait pas à sa recherche? Il l'aimait, ne pas le faire était inenvisageable pour lui. Aussi, elle n'avait pas à s'excuser. Il l'aimait tellement qu'il ne lui en avait jamais voulu. Doutait-elle à ce point de son attachement pour elle ? Ca n'allait pas du tout. Il devait lui faire comprendre qu'il l'aimait plus que tout, rapidement. Alors qu'il prenait cette décision il l'entendit dire :

- Dis quelque chose...

Réalisant qu'il n'avait toujours pas réagit, il se secoua mentalement. Il était temps de montrer à Minsy à quel point elle était importante pour lui, et qu'il ne lui en voulait pas le moins du monde ! Il referma ses bras sur elle avec une infinie douceur, plongea son regard dans le sien et prononça tendrement :

- Je n'ai jamais aimé qui que ce soit avant toi et je n'aimerais jamais qui que ce soit après toi. Après que tu sois partie, je ne pouvais pas cesser de penser à toi alors je n'ai eu de cesse de te chercher, coûte que coûte. Je sais que ta rencontre avec tes parents a du être douloureuse, je comprends que tu aies été blessée. De plus, tu étais très jeune, alors ta réaction n'était pas si suprenante. Je n'ai jamais été en colère contre toi, tu sais? Je n'en suis tout simplement pas capable. Je t'aime Minsy. N'en doutes pas.

Il lui caressa lentement la joue sans la lâcher, savourant ce contact privilégié comme un assoiffé buvant l'eau d'un oasis durement trouvé. Il ajouta doucement, sa voix vibrant de tout l'amour qu'il ressentait :

- Tu n'imagines pas à quel point tu m'as manquée. Je ne me suis jamais sentit aussi seul que lors de tout le temps passé sans ta présence près de moi. Si je suis venu ici, si j'ai choisi de travailler à Poudlard, c'est pour toi, juste pour toi. Je ne veux plus jamais que nous soyons séparés. Je suis si heureux de t'avoir retrouvée...

Il se pencha jusqu'à qu'ils soient front contre front puis ferma les yeux pour savourer son odeur. Jamais il n'avait autant eu envie de l'embrasser. Il brûlait littéralement de le faire mais il était raisonnable. Il savait très bien que déjà, s'ils étaient surpris dans la position où ils se trouvaient, ils risquaient de gros ennuis alors en train de s'embrasser... Il préférait ne pas l'imaginer. Il ne voulait pas être séparé de sa douce juste après l'avoir retrouvé ! Il dut donc se faire une raison. Il rouvrit les yeux et s'éloigna lentement à distance respectable, à contre coeur, la relâchant finalement. Aussitôt, il lui sourit avant d'ajouter d'une voix pleine de chaleur:

-J'aimerais beaucoup t'embrasser, mais cela pourrait nous causer de graves problèmes et je ne veux pas avoir à te quitter si tôt après nos retrouvailles: il vaut mieux être sage pour l'instant. Viens regarder les étoiles avec moi, et racontes-moi ce qui t'ai arrivé depuis que tu es partie : je te raconterais tout moi aussi.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: You found me - ft. Minsy

Message par Invité le Sam 4 Jan - 22:39


minsy & octave : you found me

Devant le manque de réaction d’Octave, Minsy lui demanda de dire quelque chose, de réagir à ce qu’elle venait de lui dire. Elle était bien trop nerveuse pour être patiente. A ce moment-là, Octave referma ses bras autour d’elle, ce qui lui fit beaucoup de bien. Elle fut soulagée et en profita. Depuis combien de temps n’avait-elle pas eu le droit à ce genre de geste de tendresse ? Il plongea son regard dans le sien et elle crut qu’elle allait s’y noyer. Elle pouvait y lire tellement de choses qu’il n’avait presque pas besoin de parler pour qu’elle comprenne qu’elle lui avait aussi manqué. Dans ses bras, elle se sentait vraiment bien, plus heureuse qu’elle ne l’avait été depuis très longtemps. « Je n'ai jamais aimé qui que ce soit avant toi et je n'aimerais jamais qui que ce soit après toi. » Octave n’avait jamais eu le temps de dire à Minsy ces mots, très exactement. Même s’ils avaient passés du temps ensemble, même s’ils s’étaient embrassés avant et après qu’il l’ait transformée, il ne lui avait jamais dit qu’il l’aimait. Elle aurait peut-être dû le deviner, mais une jeune fille peut toujours douter de l’amour qu’on peut lui porter. Elle avait fui bien trop tôt, quelques heures après sa transformation. « Après que tu sois partie, je ne pouvais pas cesser de penser à toi alors je n'ai eu de cesse de te chercher, coûte que coûte. Je sais que ta rencontre avec tes parents a dû être douloureuse, je comprends que tu aies été blessée. De plus, tu étais très jeune, alors ta réaction n'était pas si surprenante. Je n'ai jamais été en colère contre toi, tu sais? Je n'en suis tout simplement pas capable. Je t'aime Minsy. N'en doute pas. » Les yeux de la jeune fille brillaient. Il ne pouvait pas lui dire de plus beaux mots. Elle savait qu’Octave avait l’art et la manière de dire les choses, mais ça lui faisait tellement du bien de les entendre. Il n’avait pas cessé de penser à elle et de la chercher. Elle ignorait tout ça. Il était beau garçon, elle se disait qu’il était sûrement passé à autre chose pendant toutes ces années. Elle avait toujours cru qu’il aurait été en colère contre elle, elle avait eu tort. Il l’aimait. Un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune vampire. Il l’aimait. Elle n’avait même pas le souvenir que ses propres parents le lui aient dit un jour.

Minsy sentit la main d’Octave se poser tendrement sur sa joue et la caresser. Plus jamais la française ne voulait s’éloigner de lui. « Tu n'imagines pas à quel point tu m'as manquée. Je ne me suis jamais senti aussi seul que lors de tout le temps passé sans ta présence près de moi. Si je suis venu ici, si j'ai choisi de travailler à Poudlard, c'est pour toi, juste pour toi. Je ne veux plus jamais que nous soyons séparés. Je suis si heureux de t'avoir retrouvée… » Elle lui avait manqué. Il le lui confirmait à présent. Bien qu’elle se demandait encore comment il avait pu s’attacher autant à elle en si peu de temps, elle ne pouvait s’empêcher d’être dans les nuages en l’entendant. Minsy aurait honte de lui dire que même s’il lui avait beaucoup manqué, elle n’avait pas pensé chaque jour à lui. Après la transformation, elle devint vraiment quelqu’un d’autre, dans la nature, n’écoutant que son instinct. Son humanité avait presque disparu. C’est quand elle entra à Poudlard qu’elle commença à changer. C’était peut-être à cause de cette pilule que les vampires devaient prendre et ces piqures une fois par semaine qu’elle détestait. Il se pencha jusqu’à ce qu’ils soient front contre front. Ils restèrent un instant dans cette position. Minsy voulait l’embrasser, mais elle préféra attendre qu’il le fasse. Parce qu’il allait le faire. Ils étaient si proches qu’il devait forcément y penser. Mais au lieu de capturer ses lèvres, il s’éloigna d’elle. Un grand vide se créa en elle. Pourquoi ne l’avait-il pas embrassée ? Est-ce qu’il y avait quelque chose qui clochait chez elle ? Aurait-elle dû le faire ? Peut-être que c’était ce qu’il attendait d’elle. Pourquoi ne la gardait-il pas dans ses bras ? Elle avait tellement besoin de lui. Le doute l’envahit à une vitesse folle. Et lui, il lui sourit. Minsy ne comprenait pas. « J'aimerais beaucoup t'embrasser, mais cela pourrait nous causer de graves problèmes et je ne veux pas avoir à te quitter si tôt après nos retrouvailles : il vaut mieux être sage pour l'instant. Viens regarder les étoiles avec moi, et raconte-moi ce qui t'ai arrivé depuis que tu es partie : je te raconterais tout moi aussi. » La première réaction de Minsy aurait été de dire : au diable les problèmes. Mais elle savait que si elle voulait rester à Poudlard, il fallait qu’elle se tienne à carreaux. Une moue de déception se forma malgré elle sur son visage. Il n’y avait personne autour d’eux et il faisait nuit.

Finalement, Minsy le suivit pour qu’ils aillent s’installer à l’endroit où il était assis avant qu’elle n’arrive pour le déranger. Etre assise à côté de lui était terriblement frustrant, surtout qu’ils venaient de se retrouver. Elle voulait passer l’éternité dans ses bras. Alors elle leva la tête vers les étoiles. Devait-elle vraiment parler d’elle ? Elle voulait tout savoir de lui. « J’ai eu beaucoup de mal à m’adapter à ma vie de vampire car je n’ai pas eu le temps d’apprendre de toi. J’ai dû apprendre toute seule. Et le sang m’est monté à la tête. Je n’avais rien à perdre. Je n’ai pas fait attention. J’ai remonté la France jusqu’à l’Angleterre où j’ai passé quelques années. Jusqu’au jour où les sorciers m’ont retrouvé. » Il faut dire que des cadavres, elle en avait semé sur son passage et ça n’était pas au goût des sorciers qui essayaient de cacher au monde leur existence, ainsi que celle de nombreuses créatures comme les vampires. « On m’a posé un ultimatum : retourner en France ou prendre le traitement et rester en Angleterre. » Il était évident qu’elle avait choisi l’Angleterre, puisqu’elle était là. Mais si elle avait su à quel point Octave l’aimait, peut-être qu’elle aurait fait l’autre choix à ce moment-là. « Et maintenant, je dois cacher qui je suis réellement, mentir sur mon passé, prendre ce stupide traitement, avoir de nouveaux mes allergies, et… » Elle allait dire vieillir, mais d’un coup, elle se demanda si ce côté de la pilule n’était pas bénéfique pour sa relation avec Octave. Certes, le vieillissement était bien plus lent qu’un humain, mais peut-être préfèrerait-il qu’elle soit plus âgée. « Est-ce qu’on te force à la prendre aussi ? » Si Octave lui disait que c’était pour son bien, alors peut-être qu’elle ne serait plus aussi réticente à aller à l’infirmerie une fois par semaine pour qu’on lui injecte du sang de dragon dans les veines. Elle ne lui laissa pas le temps de répondre. « Forcément, si tu enseignes ici. » Et elle réalisa soudain qu’il enseignait ici et qu’il n’était pas près de s’en aller, qu’il serait là tous les jours et qu’elle le verrait le matin, le midi et le soir dans la grande salle, en cours parfois et peut-être même plusieurs soirs à ce même endroit. « Je ne sais pas si je pourrai vivre si près de toi et faire semblant de ne pas te connaître, regarder toutes les filles te tourner autour, ne pas pouvoir être dans tes bras. » Déjà ce matin, tout ce dont elle avait entendu parler, c’était d’Octave et de sa beauté. Elle était de nature jalouse et elle ne pourrait rien dire. Elle ne pouvait rien dire. Il y avait tellement de filles plus belles qu’elle, plus matures qu’elle.


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: You found me - ft. Minsy

Message par Invité le Lun 6 Jan - 21:12

Ensemble, Minsy et Octave s’assirent là où il s’était installé avant qu’elle n’arrive. Elle était si proche…L’envie de la tenir tout contre lui le démangeait, et il devait se faire violence pour ne pas le faire, se répétant qu’il vallait mieux être près d’elle sans la toucher plutôt que de ne jamais la voir. Il pouvait toujours la dévorer des yeux. Il l’observa attentivement tandis qu’elle levait la tête vers les étoiles et se mettait à parler d’elle :

- J’ai eu beaucoup de mal à m’adapter à ma vie de vampire car je n’ai pas eu le temps d’apprendre de toi. J’ai dû apprendre toute seule. Et le sang m’est monté à la tête. Je n’avais rien à perdre. Je n’ai pas fait attention. J’ai remonté la France jusqu’à l’Angleterre où j’ai passé quelques années. Jusqu’au jour où les sorciers m’ont retrouvé.

Octave ressentit beaucoup de compassion pour elle. Lui-même n’avait pas été seul dans les premières années de sa vie, les ayant passé avec son créateur. Il lui avait appris les bases, le reste étant venu avec l’expérience. Il ne savait pas ce qu’il aurait fait sans lui. Sûrement aurait-il perdu le contrôle de lui-même et se serait laisser enivrer par le sang, comme sa chère Minsy. Il regrettait tellement de ne pas avoir été à ses côtés pour l’épauler et lui faire découvrir comme il se doit les subtilités de sa nouvelle vie. Le destin en avait voulu autrement… Il se tendit à la mention des sorciers. Lui avait-il fait du mal ? Il savait combien certain d’entre eux pouvaient être intolérants : le meurtre de son créateur en était l’exemple parfait.

- On m’a posé un ultimatum : retourner en France ou prendre le traitement et rester en Angleterre.

Octave se détendit lentement. Apparemment, ils ne lui avaient rien fait, ou du moins rien d’assez grave pour qu’elle n’en fasse mention. C’était un réel soulagement pour lui.

- Et maintenant, je dois cacher qui je suis réellement, mentir sur mon passé, prendre ce stupide traitement, avoir de nouveaux mes allergies, et…

Elle semblait amère par rapport au traitement. Lui n’avait pas de problème par rapport à celui-ci. Certes, il avait ses inconvénients, mais il était obligatoire s’il voulait rester à Poudlard, donc proche de Minsy. Il se savait prêt à tout pour ça. De plus, le traitement avait quelques avantages, comme celui de pouvoir manger de la nourriture normale, ce qui lui avait permis de redécouvrir des saveurs qu’il avait aimées et aimait apparemment toujours. Aussi, il avait pu redécouvrir sa magie, qui s'était retrouvée en meilleure forme.

- Est-ce qu’on te force à la prendre aussi ? …Forcément, si tu enseignes ici. Je ne sais pas si je pourrai vivre si près de toi et faire semblant de ne pas te connaître, regarder toutes les filles te tourner autour, ne pas pouvoir être dans tes bras.

Il ne voulait pas qu'elle soit malheureuse et la situation semblait mener à cela. Il prit un instant de réflexion, puis posa gentiment sa main sur la sienne, lui demandant silencieusement son attention, avant de prononcer d’un ton sûr et tendre :

- Peu importe les autres, je ne les regarde pas. Tout ce que je veux c’est toi, et tu es là. Je n’ai besoin de rien de plus. Je suis sûr que nous trouverons des solutions pour passer du temps ensemble : ce château est immense, il y a bien des endroits où nous pourrons nous retrouver en tête à tête. De plus, il n’y a rien d’anormal à ce qu’une étudiante demande de l’aide à un assistant pour un sort par exemple, tu ne penses pas ? Cela te donnerait à la fois une raison de me connaître et de venir me voir.

Il lui sourit d’un air rassurant, serrant doucement sa main. Le plus important était qu'ils s'étaient retrouvé. S'ils devaient élaborer des stratagèmes pour se voir et éviter de se montrer démonstratif, alors ils le feraient. Octave était prêt à tout pour qu'ils restent ensemble et il était patient. Il leva la tête vers le ciel étoilé, pensif. C’était son tour de parler de lui maintenant. Elle lui avait raconté son expérience sincèrement, sans faux semblant. Il lui devait la même chose, même si c'était difficile. Il prit quelques instants pour mettre de l’ordre dans ses pensées puis, doucement, il commença :

- Après que tu sois partie, j’ai d’abord espéré que tu reviendrais vers moi. Je pensais que je pourrais t’accorder mon soutien, t’aider à découvrir tes nouvelles capacités, passer l’éternité avec toi. Mais tu n’es pas revenue. Ce fut terrible pour moi. C’était comme revivre le meurtre de mon créateur, en bien pire. Jamais la solitude ne m’a été aussi cruelle. Je me sentais si mal…Je me suis rendu compte que je ne pouvais plus vivre seul, que je devais te rejoindre au plus vite, sous peine d’achever mon existence de mes propres mains.

Il ferma les yeux, respira lentement. La souffrance avait percé dans son ton. Il se souvenait de la douleur qu’il avait ressentie et du manque qui s’était emparé de lui comme si c’était hier. Il devait poursuivre, ne pas rester sur ces pensées. Il continua donc, son ton sérieux s’allégeant finalement vers la fin de ses paroles :

- Il n’y avait que toi qui comptait, que toi pour combler le vide en moi, alors je suis resté seul, à te chercher sans trêve. J’ai remonté tes traces aussi rapidement que j’ai pu, te trouver n’était pas si facile malgré les pistes que je rencontrais, jusqu’à finalement remonter jusqu’en Angleterre. J’ai alors pensé que je pourrais peut être tomber sur toi à Poudlard, et je me suis débrouiller pour obtenir le poste que j’occupe à présent. J’ai du prendre le traitement bien sûr, cela ne me gêne pas. C’est bien peu pour avoir la possibilité d’être à tes côtés. Il y a aussi certain bons côtés contre balançant les inconvénients: pouvoir profiter de mes plats préférés de nouveau est un vrai plaisir. Sans oublier que cela permet de retrouver un peu de sa puissance magique, ce qui est un avantage non négligeable.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: You found me - ft. Minsy

Message par Invité le Jeu 9 Jan - 14:04


minsy & octave : you found me

Minsy était heureuse qu’Octave soit à nouveau dans sa vie, mais ils allaient faire face à beaucoup d’épreuves. Ils allaient devoir être très discret et faire comme s’ils ne se connaissaient pas. Ils n’allaient pas pouvoir passer beaucoup de temps ensemble. Et ils allaient devoir s’observer de loin. Octave était un très beau garçon, il allait attirer l’attention de beaucoup de filles et femmes du château. Que ce soit parmi les adultes ou les élèves, elle allait avoir de la concurrence. Minsy ne savait pas comment réagir à cette situation. Elle détesterait voir Octave se faire draguer par une autre sous ses yeux. Octave posa sa main sur celle de la jeune fille, la rassurant du mieux qu’il put. « Peu importe les autres, je ne les regarde pas. Tout ce que je veux c’est toi, et tu es là. Je n’ai besoin de rien de plus. Je suis sûr que nous trouverons des solutions pour passer du temps ensemble : ce château est immense, il y a bien des endroits où nous pourrons nous retrouver en tête à tête. De plus, il n’y a rien d’anormal à ce qu’une étudiante demande de l’aide à un assistant pour un sort par exemple, tu ne penses pas ? Cela te donnerait à la fois une raison de me connaître et de venir me voir. » Selon ses mots, elle était la seule qu’il regarderait. Mais pouvait-elle toujours lui faire confiance après tant d’années ? Elle le voulait. Elle acquiesça à ses paroles. Ils trouveraient des endroits et des moments pour se voir. Elle sourit, même si elle ne lui demanderait probablement pas réellement de l’aider avec les sorts. Elle étudiait beaucoup pour réussir ses études. La douce main d’Octave et son sourire rassurant lui inspirait vraiment confiance, en lui et en l’avenir qu’ils pouvaient enfin avoir. Elle sentait qu’il serait là pour elle. Il tourna la tête vers les étoiles et elle l’observa. Elle se sentit incroyablement chanceuse d’avoir croisé sa route dans la forêt quand elle était encore humaine. Il aurait très bien pu la laisser s’y perdre et ne pas l’aider, mais il l’avait sauvée. Sa main était toujours posée sur la sienne et elle ne disait rien parce qu’elle ne voulait pas qu’il la retire. « Après que tu sois partie, j’ai d’abord espéré que tu reviendrais vers moi. Je pensais que je pourrais t’accorder mon soutien, t’aider à découvrir tes nouvelles capacités, passer l’éternité avec toi. Mais tu n’es pas revenue. Ce fut terrible pour moi. C’était comme revivre le meurtre de mon créateur, en bien pire. Jamais la solitude ne m’a été aussi cruelle. Je me sentais si mal… Je me suis rendu compte que je ne pouvais plus vivre seul, que je devais te rejoindre au plus vite, sous peine d’achever mon existence de mes propres mains. » Quand Minsy réalisa qu’il parlait du jour où elle s’était enfuie, elle eut mal pour lui. La blonde se sentait incroyablement égoïste de lui avoir demandé de la transformer et d’être partie quelques heures plus tard. Bien sûr, à l’époque, la soif de sang humain l’empêchait de penser clairement et elle était encore jeune. Mais quelques années plus tard, elle se demandait ce qu’Octave devait penser d’elle et avait honte sans pour autant retourner sur ses pas. Passer l’éternité avec toi. Cette phrase était tellement belle que les suivantes la firent terriblement culpabiliser. Elle baissa les yeux. Octave avait souffert à cause d’elle. Elle lui avait fait du mal, lui qui était une personne si formidable. Comment avait-elle pu ? Et sa dernière phrase l’acheva. Il avait pensé à acheter son existence à cause d’elle ? C’était horrible. Elle n’osa pas lever la tête et affronter son regard. C’était trop difficile.

« Il n’y avait que toi qui comptait, que toi pour combler le vide en moi, alors je suis resté seul, à te chercher sans trêve. J’ai remonté tes traces aussi rapidement que j’ai pu, te trouver n’était pas si facile malgré les pistes que je rencontrais, jusqu’à finalement remonter jusqu’en Angleterre. J’ai alors pensé que je pourrais peut-être tomber sur toi à Poudlard, et je me suis débrouillé pour obtenir le poste que j’occupe à présent. » La Serdaigle ignorait comment Octave avait fait pour la retrouver, mais il y était parvenu. Il avait même obtenu un poste à Poudlard pour voir si elle y était. A présent, il l’avait retrouvé et elle ne partirait plus sans lui, plus jamais. « J’ai dû prendre le traitement bien sûr, cela ne me gêne pas. C’est bien peu pour avoir la possibilité d’être à tes côtés. Il y a aussi certain bons côtés contre balançant les inconvénients : pouvoir profiter de mes plats préférés de nouveau est un vrai plaisir. Sans oublier que cela permet de retrouver un peu de sa puissance magique, ce qui est un avantage non négligeable. » Le traitement n’était pas un inconvénient pour Octave. Minsy, elle, l’avait toujours vu comme tel. Elle sourit quand il lui dit qu’il pouvait à nouveau manger ses plats préférés. C’est vrai que vu comme ça, Octave pouvait retrouver le goût d’être humain. Mais Minsy, contrairement à lui, n’avait jamais eu une relation positive avec la nourriture à cause de toutes les allergies dont elle souffrait. Au moins, en tant que vampire, toutes ses allergies avaient disparu, sans aucune exception. Jusqu’à l’introduction de la pilule. Cependant, elle pouvait comprendre pour Octave. C’est vrai qu’en tant qu’étudiante, elle aurait eu de mauvaises notes si elle n’avait pas récupéré un peu de sa puissance magique. « Forcément, pour un assistant de sorts et enchantements, il vaut mieux avoir de la puissance magique. » Il aurait eu l’air fin, devant les élèves, à ne pas réussir le sort enseigné. Mais peut-être qu’il aurait postulé pour un autre poste. La Serdaigle retira doucement sa main de celle d’Octave et se recroquevilla. C’était difficile, mais il le fallait. Octave devait trouver ça dur aussi et pourtant, elle ne l’entendait pas se plaindre alors elle devrait faire de même. Il fallait qu’elle fasse preuve d’un peu de maturité. Elle avait juste tellement besoin de ses bras. Ses mots n’étaient pas assez. « Merci de m’avoir trouvée, Octave. Je vais faire de mon mieux pour que personne ne se doute de rien. Je sais que je peux te faire confiance. Tu sais, tu peux me faire confiance aussi. » Minsy n’avait pas de petit-ami et pour être honnête, elle n’en avait jamais eu. Elle avait eu quelques coups de cœur, en tant qu’humaine et en tant que vampire, mais jamais rien de bien sérieux ou alors ils n’étaient pas intéressés par elle. Par contre, Minsy n’était tombée réellement amoureuse qu’une seule fois et cette flamme n’avait jamais totalement disparu. Aujourd’hui, cette flamme était ravivée. Pouvait-elle considérer Octave comme son petit-ami ? Elle l’ignorait. Cette question l’intrigua.

« Est-ce que… est-ce que tu as fréquenté quelqu’un pendant ces années que tu as passé à me chercher ? » Minsy espérait ne pas devenir trop indiscrète. Octave était un homme, il avait peut-être des besoins. Si c’était le cas, elle ne dirait rien, mais elle voulait le savoir. Octave avait-il eu une petite amie ou peut-être quelques aventures sur son chemin ? Il devait bien y avoir des jours où il devait avoir perdu espoir de la retrouver. Elle-même avait perdu espoir. « Ce n’est pas une question piège, j’ai juste besoin de savoir. » Elle ignorait d’ailleurs combien de femmes Octave avait fréquenté dans son ancienne vie, avant de la connaître. Il lui avait dit une fois qu’il faisait beaucoup la fête avec son créateur. Elle ne savait pas à quoi son créateur ressemblait, mais s’il était aussi beau qu’Octave, ils avaient dû en attirer des filles.


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: You found me - ft. Minsy

Message par Invité le Ven 10 Jan - 21:10

Avoir parlé ainsi du passé avait réveillé bien des souvenirs désagréables, empreint de solitude et de souffrance. Ils tourbillonnaient pêle-mêle dans son esprit maintenant, le blessant sans pitié et ne semblant pas vouloir se rendormir. Heureusement, Minsy parla et sa voix, qu’il jugeait la plus belle qu’il n’ait jamais entendue, l’arracha des terribles images revenues le hanter, lui permettant de se focaliser sur elle :

- Forcément, pour un assistant de sorts et enchantements, il vaut mieux avoir de la puissance magique.

En effet, ce cours nécessitait d’avoir assez de puissance magique pour présenter des sorts aux élèves. Il s’imagina ratant des démonstrations de sortilèges devant ceux-ci et ne put empêcher un sourire de naître sur ces lèvres. Les élèves l’auraient sûrement pris pour un idiot et se serait moqué de lui. Oh, il ne s’en vexait pas. De toute façon, il n’aurait pas été pris s’il n’avait pas la puissance nécessaire pour son travail alors ce genre de chose n’aurait pas pu se produire, aussi pouvait-il pleinement s’en amuser. Il aurait sûrement trouvé un autre travail, plus compatible avec sa puissance magique, toujours à Poudlard ou du moins dans les environs. Il était cependant très heureux d’avoir pu décrocher un poste comme assistant dans une matière pour laquelle il s’était découvert un véritable intérêt. Sentant Minsy retirer sa main de la sienne, il tourna son regard vers elle, la voyant se recroqueviller. Souffrait-elle autant que lui de ne pas pouvoir toucher l’autre à sa guise? Chaque seconde à respirer son parfum, à la voir si près de lui et à l’entendre le poussait à la tenir tout contre lui, à l’embrasser, à caresser ses cheveux et sa peau, à ne plus jamais la lâcher. Il l’aimait si fort que le manque de contact était une terrible épreuve pour lui qui avait attendu si longtemps de la retrouver. Mais il ne fallait pas céder à ses désirs s’il voulait rester aux côtés de son aimée et puisqu’elle faisait des efforts en ce sens alors il se devait de continuer les siens de son mieux.

- Merci de m’avoir trouvée, Octave. Je vais faire de mon mieux pour que personne ne se doute de rien. Je sais que je peux te faire confiance. Tu sais, tu peux me faire confiance aussi.

Elle n’avait pas besoin de le lui dire : il croyait de tout son être en elle et en leur amour. Il ne doutait pas une seconde qu’elle fut son âme sœur. Il était sûr au plus profond de lui qu’elle ne laisserait rien ni personne les séparer, tout comme il comptait fermement tout faire pour rester auprès d’elle à jamais. Maintenant qu’ils étaient de nouveau réunis, il ne laisserait même pas le destin s’interposer entre eux. S’il le fallait il traverserait les pires épreuves mais il ne vivrait plus jamais sans Minsy.

- Est-ce que… est-ce que tu as fréquenté quelqu’un pendant ces années que tu as passé à me chercher ? Ce n’est pas une question piège, j’ai juste besoin de savoir.

L’idée d’avoir fréquenté quelqu’un d’autre qu’elle paraissait si invraisemblable à Octave qu’il ne put empêcher une expression d’intense surprise et d’incrédulité de passer sur son visage. Lui ? Avec quelqu’un d’autre que celle qu’il aimait ? Jamais ! Il n’y avait même pas pensé une seule seconde. La seule qui comptait était Minsy. Il ne s’était jamais intéressé aux autres de la même façon qu’à elle et, de toutes façons, s’était trop impliqué dans sa tentative de la retrouver pour avoir le temps de nouer de telles relations ! De plus, il l’aimait bien trop pour lui être infidèle, même après toutes les années durant lesquelles elle avait été absente de sa vie. Fixant un regard intense sur elle, il prononça d’une voix passionnée et convaincue :

- Comment admirer une femme quand la seule que je souhaitais voir était toi ? Comment l’écouter alors que je n’attendais que ta belle voix ? Comment flirter avec elle quand la seule à qui je voulais dire tout mon amour était toi ? Comment la toucher quand je ne voulais sentir sous mes doigts que la douceur de ta peau et de ta merveilleuse chevelure ? Comment sentir son parfum quand je mourrais d’envie de me saouler du tien ? Tout simplement : comme me tenir prêt d’elle, alors que ce que je désirais plus que tout au monde était ta présence à mes côtés ?

Il resta un instant muet, encore plein du feu l’ayant envahit. Puis, ayant pu dire exactement tout ce qu’il avait sur le cœur, il reprit son calme et ajouta avec une tendresse infinie, d’un ton rassurant et empreint de sa sincérité :

-Je n’ai fréquenté personne pendant ton absence. Je ne le pouvais pas avec ton souvenir en moi et la possibilité de te retrouver, avec tout l’amour que je ressentais et ressens toujours pour toi. Tu es la seule à m’avoir touché, à m’avoir donné envie d’une relation amoureuse, et cela ne changera jamais.

Il réalisa soudain qu’ils n’étaient même pas dans une relation officielle. Lui avait-il seulement dit qu’il l’aimait avant ce soir ? Non, le temps avait manqué pour nommer leur relation et exprimer ses sentiments. Maintenant, après toutes ces années, il était largement temps de pallier cela. Il se leva et se plaça devant elle, s’agenouillant pour sa deuxième phrase, le ton solennel et plein d’amour :

-Cela fait bien longtemps que j’aurais du te poser la question. Minsy, acceptes-tu d’être ma compagne ?

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: You found me - ft. Minsy

Message par Invité le Jeu 16 Jan - 14:30


minsy & octave : you found me

Minsy était tellement heureuse d’avoir retrouvé Octave, mais elle fut curieuse d’en savoir plus sur sa vie et sur les personnes qu’il avait fréquentées entre-temps. Bien sûr, la jeune blonde ne pouvait pas lui en vouloir s’il avait rencontré quelqu’un d’autres, à un moment donné. Octave et Minsy n’avaient jamais été sûrs de se revoir un jour. Alors au lieu de se torturer l’esprit, elle lui demanda directement. L’expression de surprise sur le visage d’Octave la fit sourire. Il était tellement mignon. De toute évidence, il ne s’attendait pas à ce qu’elle lui pose une telle question. Sans la quitter un instant des yeux, il répondit : « Comment admirer une femme quand la seule que je souhaitais voir était toi ? Comment l’écouter alors que je n’attendais que ta belle voix ? Comment flirter avec elle quand la seule à qui je voulais dire tout mon amour était toi ? Comment la toucher quand je ne voulais sentir sous mes doigts que la douceur de ta peau et de ta merveilleuse chevelure ? Comment sentir son parfum quand je mourrais d’envie de me saouler du tien ? Tout simplement : comme me tenir prêt d’elle, alors que ce que je désirais plus que tout au monde était ta présence à mes côtés ? » Dans son ancienne vie, Octave devait être un grand poète parce que tout ce qu’il disait sonnait comme une mélodie aux oreilles de Minsy. Il était tellement adorable et ce qu’il disait la touchait énormément. Minsy était si soulagée d’entendre qu’elle était la seule à qui il avait pensé pendant tout ce temps, mais aussi un peu gênée parce qu’il était peut-être passé à côté de quelque chose à cause d’elle. Etait-elle assez bien pour lui ? Plus les secondes passaient et plus elle tombait encore plus amoureuse de lui, si c’était encore possible. Comment avait-elle fait pour vivre si loin de lui toutes ces années ? « Je n’ai fréquenté personne pendant ton absence. Je ne le pouvais pas avec ton souvenir en moi et la possibilité de te retrouver, avec tout l’amour que je ressentais et ressens toujours pour toi. Tu es la seule à m’avoir touché, à m’avoir donné envie d’une relation amoureuse, et cela ne changera jamais. » Minsy eut un doux sourire sur les lèvres. La Serdaigle ne savait absolument pas comment elle avait fait pour attirer autant l’attention d’Octave, mais elle était si heureuse. Ces dernières années, elle s’était senti tellement seule. C’était difficile de se dire qu’à présent, ce temps-là était terminé et qu’elle ne se sentirait plus jamais seule avec Octave. Soudain, elle le regarda se lever et se placer devant elle, puis placer un genou à terre. Minsy le regarda les yeux pétillants. « Cela fait bien longtemps que j’aurais dû te poser la question. Minsy, acceptes-tu d’être ma compagne ? » En une fraction de seconde, toutes ses bonnes résolutions volèrent en éclat et elle fut si heureuse sur le moment qu’elle se jeta dans ses bras. Lui, toujours un genou au sol et elle toujours assise. « Oui, oui, oui et oui ! » Jamais elle n’aurait dit ou même pensé le contraire. Leur relation serait secrète aux yeux de tous, mais au moins elle savait qu’elle était la nature de sa relation avec Octave. Il était celui qu’elle pouvait appeler petit-ami. Elle était heureuse qu’il le lui ait demandé.

Minsy bougea légèrement de position et se mit sur ses deux genoux. Son uniforme allait être tout sale, mais peu importe. Elle posa sa main sur la joue d’Octave et s’approcha de lui, tout doucement. Elle espérait qu’il n’allait pas la repousser. Elle savait ce qu’il avait dit un peu plutôt, elle savait ce qu’elle aussi avait dit, mais c’était trop difficile. Tout ce qu’elle voulait, c’était un baiser et elle se tiendrait sage comme une image. Minsy ferma les yeux à quelques centimètres et déposa ses lèvres sur celles d’Octave pour lui voler un baiser, ni trop long, ni trop court, leur premier depuis si longtemps. Puis Minsy alla nicher sa tête dans le cou du vampire. « Je t’aime, Octave. » C’était la première fois qu’elle le lui disait et elle le pensait réellement. Cette fois, c’était le moment parfait pour le lui dire. Elle s’éloigna à contrecœur, mais elle ne pouvait malheureusement pas rester éternellement contre lui car ils étaient trop exposés. Mais en même temps, ils étaient assez loin du château. Elle se mit à sourire toute seule, un peu naïvement. Ce sourire allait rester très longtemps sur ses lèvres. La joie n’était pas prête de la quitter. « Je vais jamais réussir à dormir après cette soirée. » Cette situation la faisait sourire. Même si elle était vampire et qu’elle avait moins besoin de dormir que les autres, elle était tellement dans un état second qu’elle ne fermerait pas l’œil de la nuit en pensant à son petit-ami qui était de retour et qui était amoureux d’elle, qu’elle pourrait voir chaque jour et pour le reste de sa vie, c’est-à-dire pour très, très longtemps encore. Elle le taquina : « Ce sera uniquement de ta faute. » Elle était déjà pressée du jour où elle pourrait s’endormir dans les bras de son prince. Vu qu’ils étaient à Poudlard, ça ne risquait pas d’arriver. A moins qu’ils profitent des vacances pour partir tous les deux. Cette idée commença à germer. Jusque-là, à part l’été, Minsy restait à Poudlard parce qu’elle n’avait nulle part où aller. L’été, elle rodait parce qu’elle n’avait pas d’argent pour vivre et qu’elle ne pouvait pas travailler. C’était une vie très difficile. Mais avec Octave à ses côtés, elle sentait que tout irait mieux. « Ça te dirait de retourner en France avec moi pendant les vacances de Noël ? » Elle regarda Octave d’un air innocent. La France lui manquait, elle n’y était pas retournée depuis des années. Mais si elle allait en France, ça ne serait certainement pas pour retourner là où elle habitait avant car elle aurait peur de ne pas pouvoir contrôler sa colère si elle tombait sur ses parents ou ses anciens faux amis qui l’avaient trahie. Et puis en France, personne ne connaissait Octave et Minsy…


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: You found me - ft. Minsy

Message par Invité le Jeu 23 Jan - 19:54

Quand Minsy se jeta dans ses bras, Octave se sentit transporté d’une joie telle qu’il oublia à son tour toute prudence pour la serrer contre lui, toujours plus heureux à chaque « oui » qu’elle prononçait. Elle acceptait d’être officiellement sa compagne ! C’était un rêve devenu enfin réalité ! Il baignait dans une complète euphorie, si grande qu’elle devait émaner de tout son être. Quand Minsy posa sa main sur la joue d’Octave, se rapprochant tout doucement, celui-ci su instinctivement ce qui allait se passer : elle s’apprêtait à l’embrasser. Il savait qu’ils prenaient des risques inconsidérés en s’accordant des gestes aussi intimes l’un envers l’autre et qu’ils pouvaient être surpris à chaque instant dans cette position mais il était dans l’incapacité totale de repousser sa bien aimée alors qu’ils venaient de devenir formellement un couple. De plus, il avait tellement envie de l’embrasser depuis qu’ils s’étaient retrouvés qu’il en avait mal alors il pris la décision de se laisser faire et de profiter simplement de l’instant. Il savoura leur premier baiser depuis ce qui lui semblait être une éternité avec un plaisir immense, regrettant qu’il prenne déjà fin lorsque Minsy y mit fin. Lorsqu’elle nicha sa tête dans son cou, il pris une pleine inspiration de son odeur et apprécia le contact au maximum, sachant qu’ils ne pourraient pas rester éternellement aussi proches.

- Je t’aime, Octave.

A ces mots, au combien merveilleux, l’émotion envahit Octave. C’était la première fois qu’elle les lui disait et il n’avait jamais rien entendu d’aussi beau. Cette soirée était si riche en évènement et en joies toujours plus grandes les unes que les autres qu’il se sentait réellement la plus heureuse personne de cette Terre. Il était envahit d’une quiétude heureuse qui, il le savait, ne le quitterait pas de sitôt. Il la laissa s’éloigner à regret, souhaitant qu’il ne fut pas nécessaire qu’ils soient séparés, mais tous regrets s’effacèrent lorsqu’il vit son aimée sourire. Elle était heureuse, rien d’autre ne comptait.

- Je vais jamais réussir à dormir après cette soirée. Ce sera uniquement de ta faute.

Il sourit, amusé par le ton taquin de Minsy. Certes il était coupable, mais puisque c’était manifestement la joie qui allait empêcher sa belle de dormir, alors il n’avait absolument aucun remord ! Rendre Minsy heureuse était un des buts essentiels qu’il s’était fixé et il comptait bien le remplir du mieux qu’il pouvait, même si ça signifiait un peu de perte de sommeil. Il écouta la proposition qu’elle lui fit ensuite avec grand intérêt :

- Ça te dirait de retourner en France avec moi pendant les vacances de Noël ?

Il devait avouer qu’il en avait très envie, sans oublier que cela serait l’occasion parfaite d’être aux côtés de Minsy sans se soucier du règlement de Poudlard, libre de s’aimer au grand jour, de se comporter comme une couple autant qu’ils le voudraient ! Ils allaient même retourner en France tous les deux, le pays qu’il aimait le plus au monde, que pouvait-il vouloir de plus ? Il savait déjà ce qu’ils pourraient faire. Ils iraient ensemble à Paris, la ville des amoureux, puis peut être passer à Nîmes : ce serait une très belle occasion de faire découvrir à sa compagne sa ville natale. Souriant, il prononça avec enthousiasme :

- Ca me ferait très plaisir ! Nous pourrions aller à Paris. S’il y a une ville française pour les amoureux, c’est bien celle-là ! Après nous pourrons aussi passer à Nîmes. C’est à mes yeux la plus belle ville du monde, mais je dois avouer que je ne suis pas très objectif étant donné que j’y suis né et que j’y ai passé toute mon enfance !

Il eut un léger rire, s’amusant de sa propre subjectivité. Même avec les années et les voyages ainsi que la découverte d’autres villes objectivement plus belle que Nîmes, la place qu’elle avait dans son cœur lui faisait toujours conserver une beauté inégalable à ses yeux. D’un ton nostalgique il murmura, les yeux clos, presque plus pour lui-même que Minsy :

- Nîmes sous le soleil, les ruelles pavées, les vestiges antiques…Je ne peux rien imaginer de plus merveilleux, même après tous mes voyages dans d’autres villes bien plus grandes, que l’on pourrait sous beaucoup d’aspect qualifier de plus belles. Rien ne remplace l’endroit d’où l’on vient et les souvenirs que l’on en garde…

Il rouvrit les yeux, sourit encore et dit, à voix haute cette fois-ci :

- J’adorerais te faire découvrir ma ville après un petit tour à Paris en amoureux. Cela te plairait-il ?

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: You found me - ft. Minsy

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum