[TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

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[TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Jeu 2 Jan - 22:00


Girl, are you ready to glow in the dark?   


Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. ⊹ Terminé ! Je pose ma plume et relis rapidement mes notes gribouillés sur un morceau de parchemin vieillis, c’est tout ce que j’ai trouvé mais ça fera l’affaire. Et tout y est ! Je me lève rapidement, pose le tout sur mon sac et me dirige enfin vers les douches, ravie. La chaleur de l’activité et la sueur ont laissé place au froid, mais je ne m’en suis même pas aperçu. J’allume l’eau et me déshabille pendant qu’elle chauffe. Quand elle égraine de la vapeur blanche qui anime la pièce, je me glisse sous le jet et savoure la sensation. L’eau chaude détend rapidement mes muscles, mais mon cerveau reste toujours en ébullition, tournant et retournant des idées plus ou moins réalisables. Mes co-équipiers sont certainement déjà tous rentrés à la tour maintenant, je ne sais pas depuis combien de temps je suis là, je suis même incapable de dire si ça fait cinq minutes ou une heure qu’ils sont partis, propres mais fatigués. L’entrainement a été long et éreintant, il fait encore bien chaud le soir et ils ont tous sué à grosses gouttes ! Au moins ils vont bien dormir cette nuit ! Je sais que je leur demande beaucoup depuis la rentrée, mais je ne peux juste pas me reposer sous les feuilles d’un bananier. D’un, je suis capitaine maintenant, je dois les mener vers la victoire, c’est primordiale pour moi de faire ressortir le meilleur d’eux surtout quand je sais qu’ils en ont largement les moyens, et de deux, ce n’est pas dans mon tempérament de ne pas me battre, et ça ils le savent déjà. Il faut qu’on redouble d’effort et je vais les tuer à la tâche s’il le faut, mais nous allons exceller ! Je me dois d’exceller ! Et puis, ils n’ont pas à se plaindre, pour la plupart ils me connaissent par cœur et depuis longtemps, donc si je suis devenue leur capitaine, ce n’est pas pour leur raconter une jolie histoire avant de s’endormir sur un dragon des dunes bleu argenté qui crache des tempêtes de sable, c’est comme s’ils avaient signé pour enchainer exercices d’abdos, d’endurance et d’équilibre avant de commencer à s’entrainer sur nos balais ! Je reprends la base, j’essaie de les amener à une forme physique impeccable, certains d’entre nous, ne se donne pas la peine de maintenir sa forme pendant les vacances, à la rentrée, il faut donc éliminer. Et s’ils n’ont pas assez de motivation pour le faire seuls, j’en aurais pour deux, trois, voir pour toute l’équipe.

J’étais en train de terminer de ranger le matériel, recomptant balles, ballets et battes, pour être sur qu’il n’y ait pas de disparition suspecte, quand j’ai eu une nouvelle idée… Un coup de génie, une idée lumineuse, un songe éveillé, tout ce que vous voulez ! Mais, si ça fonctionne, je suis certaine que cette nouveauté technique, enfin cette lubie farfelue qui ne manquera pas d’étonné les autres, ne ratera pas de souder l’équipe et de faire de nous un réel défi à abattre, une équipe unie qui fera bloc sur le terrain. C’est à cause de ça que je suis à la traine ce soir, mais qu’importe, je ne pouvais pas attendre d’être dans la salle commune pour noter mes idées qui déferlaient en flot, au risque d’en perdre la moitié.

Les dernières gouttes s’échappant de mes cheveux humides coulent le long de mon cou, je m’habille en hâte, me munie de mon incontournable chapeau pour maintenir ma tignasse, attrape mon sac et me dirige vers la sortie des vestiaires d’un pas enjoué et précipité. Le soleil a commencé à décliner dans le ciel, mais le crépuscule n’a pas encore pris toute la place. Je me dirige donc tranquillement vers le château, je n’ai pas besoin de me hâter, il ne doit pas être si tard et la nuit ne va pas me faire fuir. Une petite brise de vent amène une douce odeur de fleurs jusqu’à moi. Je sens mon sourire s’élargir et mes pommettes devenir douloureuses. Il faut encore que je règle des détails importants, mais j’ai hâte de tout mettre en œuvre ! Je regarde une dernière fois le soleil qui réchauffe encore doucement mes joues, avant d’entrer dans le château et de m’engouffrer dans le dédale d’escaliers, couloirs et passerelles jusqu’à mon dortoir.

Du bout du couloir j’aperçois le tableau de la grosse dame, elle me fait un signe de la main et m’envoie un grand sourire. Je suis soulagée de ne pas la savoir partie visiter un voisin. Je suis pour la liberté et la vie privée des tableaux, mais me retrouver à attendre de pouvoir entrer dans ma salle commune qu’elle revienne ou qu’un élève ouvre la porte ne m’a jamais fait plaisir, surtout à la nuit tombée. J’arrive enfin devant son portrait et je lui renvois un sourire sympathique. Nous avons toujours été en bon terme et c’est un peu grâce à tout ce qu’elle me racontait que j’ai décidé de monter l’association « préservation et sécurité, des tableaux en danger ». « Bonne soirée à vous Madame ! Et merci d’être resté si tard! ». Je passe l’antre, un brouhaha envahi soudain mes oreilles et la douce chaleur du feu de cheminé s’empare de moi. Je fais quelques pas, je vois London et Maelan discuter dans un coin, les cheveux encore humides, je vais pour me diriger vers eux quand j’entends mon nom retentir dans la pièce. Je virevolte rapidement pour repérer la personne qui m’a hélé. Je souris grandement quand j’aperçois Astrid me faire de grands gestes d’une table où elle a éparpillé parchemins, plumes et livres en vrac, elle fait toujours dans la discrétion ! Je ne sais pas ce qu’elle complote, mais sans hésiter je fonce vers elle :« Qu’est-ce qu’il y a mon bel Astre ? ».



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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Mer 8 Jan - 22:10

Horreur. Terreur. Catastrophe. Épouvante. Abomination. Panique. Effroi. Abjection. Atrocité. Enfer et Damnation, elles étaient perdues.
« Arrêtez touuut » faillit hurler Astrid en pénétrant dans la salle commune, avant de s’arrêter dans une pause théâtrale. Comme personne ne lui prêtait attention et que de toute façon, personne ne l’aurait écoutée si elle s’était mise à hurler, elle s’abstint et se contenta de chercher quelqu’un à qui se plaindre.
Ne trouvant personne qui soit digne de confidence (ou simplement disposé à écouter ses condoléances), la Serdaigle tira donc une chaise pour s’installer à une table et y étaler sa paperasse.
Elle répandit ses affaires un peu partout, se torturant pour savoir par où commencer. Tout ça en vain : la mauvaise nouvelle retentissait dans son crâne comme une litanie. Une sale petite rengaine qui lui annonçait une mort prochaine sur un ton guilleret. Et leurs visages ! Quand ils avaient annoncé la chose. Ils étaient contents de leur coup. Elle allait mourir et ils étaient contents de leur coup. Quelle bande de sales traîtres, tous, autant qu’ils étaient.
Grommelant, Astrid vit d’un œil London et Maelan qui rentraient de leur entraînement. Elle se serait bien jetée sur eux pour se plaindre et exprimer toute sa haiiine envers le monde, mais London avait récemment essayé de la transformé en yéti et elle avait promis de ficher la paix à Maelan. Aussi resta-t-elle bien sagement assise dans son coin, quoi qu’il lui en coûte.

Heureusement, le destin lui sourit quelques minutes plus tard, se manifestant par l’envoi d’une Eden tombée du ciel (ou plus vraisemblablement des vestiaires de Quidditch, à en juger par sa tignasse encore humide). Astrid leva la main et héla vigoureusement Eden (d’aucuns diraient « brailla ») dans l’espoir d’attirer son attention. Elle récolta au passage quelques regards furieux des gens les plus concentrés, qu’elle ignora superbement. Après tout, s’ils voulaient réviser sérieusement, ils n’avaient qu’à aller en salle d’étude. Puisque l’administration et le corps professoral tout entier avait décidé de provoquer sa mort, ils devraient tous souffrir un peu avant d’avoir la paix pour le reste de leurs vies.
Satisfaite, elle vit la capitaine des Gryffondor opérer un demi-tour pour se diriger vers elle. Enfin, quelqu’un allait comprendre sa douleur, horreur, épouvante, abomination, panique, abjection, trahisooooon ! Avec un peu de chance, elles pourraient monter un siège du Comité d’Organisation des Fêtes Pourries (dès qu’elles auraient réussi à démontrer son existence et trouver son bureau) jusqu’à ce que justice soit faite.
« Qu’est-ce qu’il y a mon bel Astre ? » Eden avait l’air plutôt calme. Ca n’allait pas tarder à changer.
Astrid tapota le siège à côté d’elle en roulant des yeux dans leurs orbites, avant de prendre une grande inspiration.
« Ils ont enfin décidé de se débarrasser de nous, » gémit-elle leeentement pour qu’Eden mesure bien l’intensité dramatique de la situation. « Ils vont nous assassiner, et pas plus tard que la semaine prochaine. Je te le dis, quelqu’un ici en veut à notre peau. »

Astrid laissa passer un silence qui se voulait intense, mais qui ne ressemblait pas à grand-chose. Elle attendit désespérément une réponse avant de réaliser que peut-être, sa comparse ignorait de quoi elle parlait.
« Je t’explique. Tu vois la soirée d’intégration de la semaine prochaine ? La soirée d’intégration officielle, s’entend. Jusqu’ici, c’était une idée pas trop, trop foireuse, même si je me doute que certains Serpents de notre connaissance risquent de faire les difficiles. Mais c’est pas la question. Le problème, » ajouta-t-elle en détachant bien ses mots, résistant à l’envie de faire des trémolos, « c’est qu’ils ont choisi un endroit un peu problématique. Et quand je dis un peu, je veux dire beaucoup, du genre qui me fait hésiter à me faire porter pâle. » Elle agita un index menaçant sous le nez d’Eden. « La. Forêt. Interdite. De nuit. Et tu sais pas le pire… »
Astrid mima la pendaison, manquant de s’éborgner au passage avec sa baguette.
« On sera privés de magie. Et qui dit de magie… dit éclairage aux flambeaux. Voire pas d’éclairage du tout. »

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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Mer 15 Jan - 0:11


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Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. ⊹ Astrid est une grande pote à moi, notre relation est souvent particulière, on a des hauts et des bas, on se balance souvent des atrocités à la tronche quand c’est nécessaire, mais au moins on a le mérite de toujours nous dire ce que l’on pense, pas de faux semblants ! Relation basée sur la confiance et souvent, savoir ce que l’autre pense, nous permet d’avancer dans la bonne direction et de se remettre en question. Notre sujet de prédilection est « l’homme ». Les relations avec le sexe opposé au sens très large. C’est d’ailleurs pour ça que lorsque je l’ai entendu brailler mon prénom en plein milieu de la salle commune, je me suis retournée toute enjouée à l’idée de passer le reste de ma soirée à papoter avec elle, calmement, tranquillement, sans se torturer l’esprit avec beaucoup trop d’idées. De toute façon, j’ai absolument tout noté, donc je ne risque pas d’oublier une partie, je peux oublier un peu mes obligations pour quelques heures. En m’approchant d’elle, je remarque les visages tendus et furieux des élèves qui l’entourent. Ça doit faire un moment qu’elle rumine quelque chose, car ils ne semblent pas ravis de son éclat. Je sourie émerveillée par la capacité qu’elle a, sans le faire exprès, juste en étant naturelle, de me rendre joyeuse et joueuse en quelques secondes ! Arrivée près de sa table, je lui demande ce qui lui arrive, fortement, en soulignant mes propos d’un petit surnom idiot, histoire d’énerver un peu plus les voisins… Et surtout les faire fuir plus loin, afin qu’on soit totalement tranquilles et éloignées des oreilles indiscrètes. Malheureusement, je suis loin de ce à quoi je m’attends.

Astrid me regarde avec insistance arriver jusqu’à elle, sans prendre la peine de se montrer désolée pour les plus studieux. Elle ne me répond pas immédiatement, elle tapote énergiquement la place à côté d’elle et attend patiem… Non, plutôt nerveusement je dirais. Elle attend donc que je sois installée, tout en roulant des yeux, pour reprendre. Ce n’est pas bon signe, quand elle fait tout ce cinéma, c’est que la nouvelle ne va pas, mais alors pas du tout me plaire. Elle fait durer encore un peu le suspense, prend une grande inspiration et finit par lâcher… Une énormité ? Qui veut se débarrasser de nous ? C’est quoi cette histoire à deux balles ! Elle pèse bien ses mots et accentuant chaque syllabe pour étirer ses propos. Et maintenant voila qu’elle parle d’assassinat ? Elle est devenue folle pendant mon entrainement ou quoi ? Ou alors elle est malade et la température l’a fait divaguer ? Je l’observe attentivement, elle ménage encore et toujours le suspense laissant passer un silence interminable qu’elle voudrait certainement angoissant. Je suis surtout dans le flou total ! Et puis elle n’a jamais vraiment su ménager une entrée en matière, ça fait toujours un flop ! Je connais Astrid, je sais qu’elle ne résistera pas à lâcher le morceau, surtout si aucunes réactions ne vient de ma part. D’habitude, ça m’amuse de la mener en bateau, là, j’avoue ne pas savoir vers quoi elle m’emmène. Elle reprend finalement la parole et tente de m’expliquer ce qui semble la tourmenter. La soirée d’intégration ? J’en ai vaguement entendu parler, je hoche donc la tête pour lui montrer que je suis. J’aurais pu envenimer ses dires à propos des serpentards, qui ne sont jamais partant pour rien, car certainement trop parfait pour effectuer de basses besognes, quelles enflures !, mais je sens que ce n’est pas le moment de l’interrompre, elle est en train de me la jouer mélodramatique, faisant couiner les violons à souhait à chaque mot prononcé. Je me rapproche du but, je le sens venir. Le lieu de cette fameuse soirée d’intégration semble être le problème. Elle s’arrête à nouveau, les yeux grands ouverts, agitant son index juste sous mon nez et s’arrêtant après chaque mot, histoire qu’ils s’imprègnent bien en moi, elle avoue enfin : « La. Forêt. Interdire. De nuit. Et tu sais pas le pire… ». « Ah ? Parce qu’il y a pire ? » Ma réflexion a été immédiate, impulsive, réactionnelle… Le mot « nuit » à suffit à délier ma langue, mon palpitant a manquer un battement. Astrid mime sa pendaison et la mienne par la même occasion. Elle manque de peu de s’enfoncer sa baguette dans l’œil, et si la situation ne semblait pas si désespérée, je me serais bien moquée d’elle. « On sera privés de magie. Et qui dit de magie… dit éclairage aux flambeaux. Voire pas d’éclairage du tout. » Sa dernière phrase retenti plusieurs fois dans ma tête, le temps que l’information circule jusqu’à mon cerveau et qu’il synthétise cette atrocité. La bombe était lancée et mon cœur fit une embardée. « Quoi ? » Est le premier mot à passer la barrière de mes lèvres, mais rapidement un flot de paroles se libère : « C’est quoi cette connerie Astrid ? Depuis quand c’est drôle de se retrouver dans le noir pour une soirée d’inté ? Qui t’a dit ça ? Il a du mal comprendre ! Pas de magie passe encore, mais pas de lumière ? Tu mens ! » Je l‘attrape par les épaules et la secoue brutalement. «Ça ne peut pas être vrai, tu m’entends, ils ne feraient jamais ça ! ». J’essaie de m’en convaincre, pourtant vu sa tête, il ne peut s’agir d’une farce, surtout qu’elle ne blaguerait jamais avec un sujet aussi sensible et délicat que notre peur commune du noir ! Je lâche ses épaules et laisse mes mains glisser dans son dos, je la sers fort contre moi. « Dis-moi que tu rigoles ! Je t’en pris ! » chouinais-je ensuite sachant pertinemment qu’après l’apitoiement, il faudra trouver une solution. Il est hors de question qu’on se retrouve en position de faiblesse entourées de tout Poudlard, on a une semaine… Une semaine pour trouver LA solution pour nous éviter bien des peines !



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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Jeu 16 Jan - 21:12

Astrid était catastrophée. Pire que catastrophée. Son monde lui chamboulé jusqu’à ses tréfonds. Comprenez-la : Astrid aimait Poudlard. Elle faisait confiance à Poudlard. Elle ne posait pas de problèmes, elle s’efforçait de toujours faire au mieux. Et Poudlard, son cher Poudlard, avait manifestement décidé de la tuer par l’intermédiaire de son corps enseignant tout entier. Elle en était navrée – pas au point d’envisager d’arrêter ses études. Pire que navrée, elle était totalement et complètement paniquée. Et voir Eden qui, après l’avoir regardée avec des yeux de merlan frit pendant tout son discours, perdre les pédales à son tour n’avait rien pour la rassurer.

« Quoi ? » croassa la capitaine des Gryffondor, l’air estomaqué. « C’est quoi cette connerie Astrid ? » Ouh-ouh, de la violence, maintenant. En temps normal, la Serdaigle se serait un peu inquiétée de cette soudaine vulgarité, qui ne signalait rien de bon, vu qu’Eden avait un potentiel de destruction massif quand elle s’y mettait. Mais dans la situation présente, toute la violence du monde ne suffirait pas à résoudre le problème (à moins qu’Eden ne décide soudainement de massacrer sans préavis tout le personnel enseignant de Poudlard, auquel cas la soirée serait probablement annulée) (ainsi que toutes les autres soirées auxquelles Eden pourrait jamais assister, à l’exception des soirées de Noël à Azkaban).
Astrid opina vigoureusement du chef pour signifier son approbation.
« Depuis quand c’est drôle de se retrouver dans le noir pour une soirée d’inté ? » Depuis JAMAIS, que Grayson Morgan se le tienne pour dit. « Qui t’a dit ça ? Il a du mal comprendre ! Pas de magie passe encore, mais pas de lumière ? Tu mens. »
Astrid fronça les sourcils. Non, elle n’était pas une menteuse, sans quoi elle n’aurait pas eu tant de problèmes avec Alcide et Maelan. Mais elle n’eut pas tellement le temps de protester, parce qu’Eden l’avait agrippée par les épaules et la secouait comme un prunier.
« Décidemment, c’est une manie, » râla-t-elle en se dégageant doucement de la poigne de son amie. Elle était moins brutale qu’Alcide, certes, mais Astrid commençait à en avoir marre de se faire secouer dans tous les sens à la moindre occasion. Y avait-il écrit sur son front « Punching-ball vivant », ou un truc du genre ?

Eden s’en fichait. Elle était encore sous le choc de l’affreuse nouvelle. Astrid décida donc, magnanime qu’elle était, de lui pardonner et de se concentrer sur la catastrophe à venir. « Ça ne peut pas être vrai, tu m’entends, ils ne feraient jamais ça ! Dis-moi que tu rigoles ! Je t’en prie ! »
« Hélas… » soupira la Serdaigle sur un ton dramatique. « Les profs m’ont confirmé ça tout à l’heure à la réunion du Conseil. Ceci dit, ils n’ont pas dit que les lumières seraient interdites… juste que la magie l’était. Ce qui veut dire que nos veilleuses habituelles ne marcheront pas, et que comme la magie fait sauter tous les trucs électriques moldus, on est dans la crotte d’hippogriffe jusqu’au cou. »
Le dire rendait les choses curieusement réelles. Comme une sentence de mort finalement énoncée – parce qu’en plus d’être dans le noir dans un environnement hostile, Astrid serait entourée de gens qui ne lui voulaient pas forcément que du bien (et par « de gens », elle voulait dire, « d’Alcides sauvages et ses sbires »). Et elle n’avait même pas fait de testament. Est-ce qu’en une semaine, elle aurait le temps de rédiger ses dernières volontés et de les faire valider par un clerc ? Qui se chargerait d’annoncer son décès à sa mère ? Sûrement pas London, il serait capable de fabriquer un… « LONDON ! » s’exclama Astrid en claquant des doigts, soudainement surexcitée. Heureusement pour elle, ledit London était tellement absorbé par ses bêtises dans son coin qu’il ne releva même pas la tête. « London peut peut-être nous trafiquer des lampes moldues pour qu’elles fonctionnent dans la Forêt. Parce que sinon, c’est silex et feu de camp. »
Autant le dire de suite, l’idée de frapper des cailloux l’un contre l’autre pour obtenir une étincelle ne l’enchantait pas forcément. Parce qu’Astrid, en bonne sorcière, n’envisageait même pas une seconde que des choses aussi merveilleuses que des allumettes puissent exister.

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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Jeu 16 Jan - 23:56


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Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. ⊹ Comment décrire mon humeur à cet instant précis. Je ne suis pas certaine qu’il y ait de mot approprié, à tout le déferlement de sentiments qui circule en moi. Catastrophe planétaire, Tsunamie, Tempête, Inondation, Séisme, Explosion, Ouragan et Tornade… Oui c’est tout ça à la fois, c’est impossible ! Horreur, malheur, terreur, erreur, douleur, froideur, noirceur… J’ai des envies de meurtre, si seulement je n’étais pas certaine de finir mes jours à Askaban, je filerais illico dans la chambre de mes directeurs pour leur ôter cette idée saugrenue de la tête, ils seraient tellement effrayer qu’ils édifieront une statue à mon effigie pour calmer mon courroux. Enfin, je ne suis pas certaine que le vampire et l’autre lycan aient peur de ma petite carrure, mais au moins le message passerait ! Il est hors de question que je me retrouve à cette soirée sans lumière !

Mon mode panique était enclenché depuis qu’Astrid avait ouvert la bouche et je crois que toute la joie et la détente que j’avais emmagasiné après l’entrainement de ce soir, c’est dissipé en quelques mots ! Leur idée de merde, de nous envoyer dans la forêt interdite en pleine nuit est juste une connerie monumentale ! J’ai carrément chouiné ma dernière phrase, parce que oui je suis totalement sous le choc mais surtout ce n’est pas contre Astrid que je dois diriger ma colère. Si elle m’en a parlé avant même que l’information soit annoncé à tout Poudlard c’est justement pour qu’on travaille ensemble sur nos craintes et qu’on trouve des solutions. Je l’écoute attentivement me délivrer sur un ton dramatique ce qu’elle sait, laissant trainer ses fins de phrases pour bien que je prenne conscience de tout ce bordel : « Hélas… Les profs m’ont confirmé ça tout à l’heure à la réunion du Conseil. Ceci dit, ils n’ont pas dit que les lumières seraient interdites… juste que la magie l’était. Ce qui veut dire que nos veilleuses habituelles ne marcheront pas, et que comme la magie fait sauter tous les trucs électrique moldus, on est dans la crotte d’hippogriffe jusqu’au cou. » Quelques minutes de recueillement sont nécessaires après cette révélation. Je tourne en boucle les mots d’Astrid, il doit bien y avoir quelque chose qui nous aidera, un truc qui pourrait nous permettre de détourner leurs indications, obligations et autres exigences…

Déjà, je commence par lâcher mon amie que j’ai un peu malmener et je m’installe confortablement dans ma chaise, en m’adossant, faisant tomber mes affaires au sol. « Excuse-moi de t’avoir secoué comme ça ! » Et oui, je suis peut-être impulsive mais je n’ai aucune gêne à m’excuser quand je sens que c’est nécessaire, je suis tout à fait capable de reconnaître mes erreurs. Elle me fait un petit signe de tête, je sais que je suis pardonnée d’office, car Astrid me connait et savait parfaitement que je réagirais comme ça, mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’excuser.

Je repense attentivement à ses propos quand elle explose littéralement. « LONDON ! ». Que vient faire cette fiente de babouin dans la conversation ? Astrid semble particulièrement fière de sa trouvaille, elle s’excite toute seule sur sa chaise et moi j’ai l’impression de rester comme une conne sur la mienne attendant de comprendre la blague du siècle. Je suis le regard de mon vis-à-vis, et tombe sur le dit London, qui comme un crétin trop absorbé par ce qu’il fait n’a même pas entendu le hurlement de sa cousine. Mais qu’est-ce qu’il est mignon quand il est concentré comme ça, il a toujours été ma faiblesse, j’ai toujours aimé l’observer quand il a une idée brillante ou complètement débile. Astrid me sort de ma rêverie et continuant son idée : « London peut peut-être nous trafiquer des lampes moldues pour qu’elles fonctionnent dans la Forêt. Parce que sinon, c’est silex et feu de camp. » Pas con ! C’est pas con du tout ! « Tu gères Astrid ! Je sais parfaitement ce qu’on va faire ! Il est hors de question qu’on lui demande directement, il serait capable de nous les trafiquer pour que ça nous pète à la figure, juste pour nous faire chier ! Je te propose de lui piquer ses outils personnels de travail, ses outils dans lesquels il a le plus confiance, ceux qui n’explosent pas en toutes occasions, ceux qui ont prouvé leur valeur et leur loyauté. Et il est hors de question que je frotte un silex contre une pyrite, en attendant que j’affine ma technique pour enfin produire une étincelle. Le jour se lèvera que je serais toujours en train de m’acharner. » Elle semble dubitative. Comment lui expliquer que je connais parfaitement les travaux de son cousin et surtout ses techniques pour bien bosser. Pendant notre relation, les soirs ou nous étions en tête à tête, je le regardais souvent s’entêter sur une idée pendant que je faisais mes devoirs, ou simplement lisant un livre sur le quidditch. Il avait toujours un tas de petites lumières, optimisées pas ses soins, pour ne rien manquer et voir le plus infime détail. « Ton cousin a plein de lampes dans son matos de scientifique, si ça n’a pas changé depuis notre séparation bien entendu. Je ne suis pas du genre à le poursuivre partout. Il avait lampes frontales et autres gadgets en tout genre. Ça mérite réflexion ! On pourrait s'en mettre partout, dans les poches, sur la tête, partout. L'idée serait d'être un vrai sapin de Noël, sans interruption d'illumination! ». Je réfléchis un moment, regardant attentivement Astrid en face de moi qui semble retourner également tout plein d’idées dans sa tête. Le seul problème si on se lance la dedans est qu’il faudra inévitablement que l’une le vole et l’autre lui détourne l’attention, et surtout ne pas se faire prendre, car London risquerait de nous faire regretter notre chapardage. Il le ferait à la sournoise, genre je leur mets un truc dans leur verre et elles vont se transformer en chimpanzé jaune fluo. Je ne vais plus oser manger un truc en sa présence maintenant, c’est malin ! « Si ça ne fonctionne pas pour toi, oublie cette idée. Je sais qu’il existe des nouveaux vêtements moldus qui s’illuminent, j’ai déjà vu ça cet été quand j’étais chez mes parents, des chaussons avec des petites diodes au bout qui éclairent partout. Reste à savoir si ça peut fonctionner dans l’enceinte du château ! ». Je ne sais pas trop ce qu'elle va penser de toutes mes idées, alors avant d'en sortir d'autres qui fusent dans ma tête, j'attends sa réponse et ses réflexions. On ne peut juste pas se promener toute la nuit avec des cierges allumés, la cire chaude ça fait mal et on risque de mettre le feu!



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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Lun 20 Jan - 21:12

Astrid accepta, dans sa grande bonté, les excuses d’Eden. Elles n’auraient qu’à blâmer l’adrénaline, le choc, quelque chose du genre. Évidemment, il était également fort possible que la légendaire distraction d’Astrid joue également : d’ici cinq minutes, elle aurait oublié jusqu’à la raison pour laquelle elle boudait. De l’avantage d’avoir une mémoire de poisson rouge… Dites donc, il est joli ce bocal.
Et heureusement, car Eden était déjà repartie au quart de tour sur la question des lumières – ou plutôt de l’absence de lumière. A croire que d’elles deux, elle était l’hyperactive… mais Astrid, qui n’avait pas encore mangé pour cause de réunion tout l’après-midi, sentait ses forces décroître de minute en minute. Telle quelle, elle n’était pas sûre de survivre jusqu’à la soirée (ce qui serait un bon point en soi, si cela pouvait signifier qu’elle échappait à du camping dans le noir).

« Tu gères Astrid ! Je sais parfaitement ce qu’on va faire ! » La Serdaigle commença à trépigner nerveusement sur place. A ce stade de la réflexion, toutes les idées étaient bonnes à prendre. « Il est hors de question qu’on lui demande directement, il serait capable de nous les trafiquer pour que ça nous pète à la figure, juste pour nous faire chier ! » A ce stade-là, elle haussa un sourcil. « Euh… » Évidemment, la relation entre Eden et London n’avait rien à voir avec la relation entre Astrid et London. L’une des raisons évidentes pour ça, c’était que si London essayait de la faire exploser, il risquait de se retrouver privé de cadeaux de Hanoukka – et il n’aimerait pas ça. Toujours était-il que London cherchait rarement à la faire exploser. « Je te propose de lui piquer ses outils personnels de travail, ses outils dans lesquels il a le plus confiance, ceux qui n’explosent pas en toutes occasions, ceux qui ont prouvé leur valeur et leur loyauté. Et il est hors de question que je frotte un silex contre une pyrite, en attendant que j’affine ma technique pour enfin produire une étincelle. Le jour se lèvera que je serais toujours en train de m’acharner. »
Elle n’aimait pas ça. Ooooh, non, elle n’aimait pas ça. « Hon, hon. T’as à manger ? » Il fallait bien définir l’ordre des priorités, dans la vie. « Sinon, il est hors de question que je vole son matos à London. Même s’il m’a transformée une fois en canari, je tiens pas à mourir, et ça irait à l’encontre de toutes les règles familiales. » Non pas que la Torah précise « Tu ne voleras pas les outils de l’atelier de ton cousin pour te transformer en lampe humaine », mais il valait mieux être prudent. Sauf qu’Eden ne l’écoutait pas du tout.
« Ton cousin a plein de lampes dans son matos de scientifique, si ça n’a pas changé depuis notre séparation bien entendu. Je ne suis pas du genre à le poursuivre partout. »
Astrid poussa un gémissement. Nooon, non non non, elle n’était pas du tout prête pour cette discussion, pas alors qu’elle était émotionnellement fragilisée par des affreuses nouvelles. « Il avait lampes frontales et autres gadgets en tout genre. Ça mérite réflexion ! On pourrait s'en mettre partout, dans les poches, sur la tête, partout. L'idée serait d'être un vrai sapin de Noël, sans interruption d'illumination ! »
Sapin de Noël ? Astrid aimait bien les sapins de Noël. Surtout les géants qui étaient à Poudlard (chez elle, c’était plutôt chandeliers et cie). Elle aimait bien les sapins de Noël, mais l’idée d’être un sapin de Noël ne l’avait jamais vraiment effleurée. « Ca peut se faire, » observa-t-elle sur un ton pensif. « Ca peut se faire, mais est-ce que ça fonctionnera, avec de la magie ? Il faudrait faire gaffe à prendre les trafiquées… Ou à les demander à London, parce que je volerai rien du tout ! »

Cette fois, Eden eut l’air de comprendre son malaise. « Je sais qu’il existe des nouveaux vêtements moldus qui s’illuminent, j’ai déjà vu ça cet été quand j’étais chez mes parents, des chaussons avec des petites diodes au bout qui éclairent partout. Reste à savoir si ça peut fonctionner dans l’enceinte du château ! »
« Ouuh. » L’idée était sympathique. « Pas mal. T’as dit que t’avais à manger ? Je pense qu’on peut peut-être chercher à la bibliothèque pour trouver un genre de potion qui ferait un truc chimesque – non, chimique, comme les moldus – qui ferait de la lumière ? Et on mettrait ça sur nos vêtements, des bijoux, partout ! »

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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Mer 22 Jan - 12:08


Girl, are you ready to glow in the dark?   


Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. ⊹ Oh cruel destin ! Peu de choix s’offraient à nous ce soir, et quitte à choisir entre passer sa soirée d’intégration en bon petit soldat pétrifié par la terreur de sentir son heure arriver et de débarquer avec tout un armada de toutes les idées lumineuses que nous pourront chiner, je vote pour la seconde option. Quoi qu’il m’en coute et qu’importe ce que je serais obligée de faire pour me transformer en torche vivante, au sens littéral hein !, je ne compte pas m’immoler sur place non plus !, je le ferais !

Astrid, après avoir anéanti toute ma bonne humeur en deux mouvements de lèvres et après avoir volé en éclat, hurlant à pleins poumons le prénom de son cher cousin, semble se faire plus passive et écoute attentivement mes idées. « Hon, hon. T’as à manger ? » Ou pas! Qui se soucie de son estomac en pareil crise de guerre ? Je la regarde suspicieusement essayant de lui envoyer des ondes par pensée : non mais Astrid ressaisi toi bon sang, on va livrer bataille là, on doit penser à ce qui est capital pour notre survie ! Bon la bouffe c’est vital certes, mais là tout de suite, ce n’est pas la priorité. « Sinon, il est hors de question que je vole son matos à London. Même s’il m’a transformé une fois en canari, je tiens pas à mourir, et ça irait à l’encontre de toutes les règles familiales. » Elle ne semble pas d’avis à voler London, mais je ne peux que comprendre, ses relations avec ce dernier sont bien loin des miennes avec mon ex. Astrid et London sont liés par la force familiale, si l’un d’eux dérape, il aura forcément une sanction digne de ce nom, qui les fera réfléchir à leurs actes. Pour ma part, avec London, c’est vacheries en tout genre, on se cherche, on se taquine et on aime ça. J’essaie toute de même de l’appâter un peu en lui exposant tout le genre de matériel que London a en sa possession, mais un long gémissement et ses yeux implorants de ne pas continuer dans cette voie me feraient presque mal au cœur.

Je décide donc de donner un exemple d’à quoi pourrait nous servir toutes ses lampes, un exemple concret, que tout le monde connait, même pour une jeune femme juive qui ne fête jamais Noël : SAPIN DE NOËL ! Je la vois s’arrêter dans son mouvement, elle réfléchit intensément, mon idée à peut-être fait mouche ! « Ça peut se faire. » Laisse-t-elle traîner pensivement. Youhouuu Bingo, je l’ai mise dans ma poche, on va pouvoir aller exploiter London ! « Ça peut se faire, mais est-ce que ça fonctionnera, avec de la magie ? Il faudrait faire gaffe à prendre les trafiquées… » Voila ! C’est ça mon idée ! « Ou à les demander à London, parce que je volerais rien du tout ! » Shit ! C’était trop beau pour être vrai, la gentille Astrid refait surface, je ne peux juste pas lutter contre la dominante familiale… Astrid ne veut pas voler son cousin, grand bien lui fasse, il est hors de question que je laisse passer ça, j’aurais sa lampe frontale coûte que coûte, car au moins je serais éclairée en toutes circonstances et avec mes deux mains de libres, ce qui est un avantage qui n'est ni à négocier, ni à négliger. Je la regarde d’une mine entendue, je sais très bien que c’est plus fort qu’elle, l’éducation qu’elle a eu, et la menace des punitions planent au dessus de sa tête. Mais ce n’est pas grave, on va bien trouver d’autres solutions pour nous deux !

Je lui parle alors d’une autre idée qui me trotte dans la tête, peut-être que celle-ci lui semblera plus réalisable pour elle. « Ouuh. Pas mal. T’as dit que t’avais à manger ? » J’ai une folle envie de rire, Astrid est vraiment éparpillée dans ses idées par moment, mais je l’aime comme ça ! Je commence à fouiller dans mon sac pendant qu’elle continue de me parler. « Je pense qu’on peut peut-être chercher à la bibliothèque pour trouver un genre de potion qui ferait un truc chimesque – non, chimique, comme les moldus – qui ferait de la lumière ? Et on mettrait ça sur nos vêtements, des bijoux, partout ! » Je sors un petit pochon remplis de gâteaux au chocolat que Mara m’a donné un peu plus tôt, le pose sur la table et le pousse doucement vers Astrid afin d’éviter d’attirer l’attention sur nous. Je ne suis pas sensée avoir tous ces petits gâteaux, mais pour mes proches il est de notoriété que j’ai souvent à manger sur moi. Je rebondis alors sur ses dernières phrases. « La chimie c’est compliquée Astrid ! Les moldus apprennent cette matière sur plusieurs années et franchement à part faire exploser, faire fondre ou brûler, si tu n’es pas calé tu fais rarement mieux. Si tu veux pour la comparaison, c’est un peu comme les potions, si tu ne maitrises pas, tu as toujours des effets secondaires, sauf que je ne suis pas certaine, qu’un tour de baguette et l’expérience de chimie s’envole, je ne me risquerais pas à me brûler à l’azote liquide ! » Je ne sais pas d’où elle connait la chimie, mais il est clair qu’elle n’en connait pas les dangers. Ça aurait pu être une excellente idée si l’une de nous deux était une grande chimiste aguerrie. « Par contre, en physique, il existe des sortes de cailloux transparents qui permettent de refléter la lumière, des prismes je crois que ça s’appelle, ma mère m’en avait offert un à un de mes anniversaires, je ne voyais pas à quoi ça servait jusqu’au moment ou un rayon de soleil s’y est reflété et comme par magie un arc en ciel en sortait de l’autre côté. Je dois l’avoir dans ma valise, je peux te montrer le principe ! » Maman m’a dit ce jour-à, en ouvrant mon paquet, qu’avec ce prisme, j’aurais toujours de la lumière avec moi. Elle voulait ainsi me rassurer, mais techniquement et je l’ai appris à mes dépends, sans rayon de lumière, tout les autres coloris ne sortent jamais de la pierre, ce n’est pas de la magie non plus. On ne peut clairement pas mettre de l’or en bouteille… De l’or en bouteille… Quoi que… « Tu as lu Harry Potter, Astrid ? Hermione Granger, le petite née-moldue surdouée, tu vois ? Elle a réussi à trouver une formule pour mettre en bouteille du feu afin d’avoir toujours chaud ? Peut-être que c’est réalisable pour la lumière ? Demain, on va à la bibliothèque et on cherche ça ! » Je suis tellement surexcitée par cette idée, que j'attrape les mains d'Astrid et les secoue énergiquement, laissant un morceau de gâteau s'écraser entre nos doigts et s'émietter partout sur nous. « Ça te dit?! »




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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Dim 26 Jan - 19:19

« La chimie c’est compliqué Astrid ! Les moldus apprennent cette matière sur plusieurs années et franchement à part faire exploser, faire fondre ou brûler, si tu n’es pas calé tu fais rarement mieux.»
Astrid vs. l’éducation primaire, round 1. Elle fronça les sourcils, même pas vexée par les insinuations d’Eden. Après tout, si elle avait été à l’école avec les moldus, elle aurait sûrement été très douée en chimie. Les explosions, c’était plutôt le truc de London, elle le lui laissait (pour le plus grand bonheur d’Eden). « Si tu veux pour la comparaison, c’est un peu comme les potions, si tu ne maitrises pas, tu as toujours des effets secondaires, sauf que je ne suis pas certaine, qu’un tour de baguette et l’expérience de chimie s’envole, je ne me risquerais pas à me brûler à l’azote liquide ! »
Az-quoi ? La Serdaigle fit la moue. Elle avait beau clamer partout qu’elle aimait les moldus et qu’elle adorerait en savoir plus sur eux, elle avait du mal à comprendre le bla-bla excité d’Eden. Quant à savoir si c’était à cause du vocabulaire ou de la panique de la Gryffondor… Astrid piqua un morceau de gâteau à Eden, reconnaissant au passage la patte de Tamara dans la forme et le glaçage de la chose. Il faudrait qu’elle lui en touche un mot – qu’est-ce que c’était que cette manie de la laisser sans réserves ? Heureusement qu’Eden était là pour la nourrir. Et pour la déguiser en sapin de Noël, quel que soit l’aspect général de la chose.

Eden recommença ensuite à délirer, à propos de pierres transparentes reflétant la lumière, qu’elle voulait lui montrer. « Euh, d’accord, » acquiesça la sorcière, l’air un peu perdue. Elle n’avait encore pas compris grand-chose, si ce n’était qu’Eden voulait lui montrer des cailloux brillants. Sur l’idée, elle était d’accord, sauf qu’elle savait comment ça finirait : Eden arracherait les cailloux de ses vêtements pour les jeter sur London en l’insultant, pendant qu’il ricanerait en mettant au point une quelconque invention pour se venger. Et qui finirait par nettoyer les dégâts ? C’était bibi – bibi étant, en l’occurrence, Astrid (et on reprend pour les deux du fond). « Sauf que, pour que ça réfléchisse la lumière, il faut qu’il y ait de la lumière à la base… Non ? »

« Tu as lu Harry Potter, Astrid ? » Elle opina du chef. « Hermione Granger, le petite née-moldue surdouée, tu vois ? » Ouais, elle voyait. Hermione était l’équivalent chiant de London, les explosions en moins et les cheveux en plus. « Elle a réussi à trouver une formule pour mettre en bouteille du feu afin d’avoir toujours chaud ? Peut-être que c’est réalisable pour la lumière ? Demain, on va à la bibliothèque et on cherche ça ! »
Du feu en bouteille, Astrid savait faire. Mais garder du feu en bouteille, ça ressemblait fort à de la magie, qui restait formellement interdite pendant la durée du camping. Alors, de la lumière… ? Seulement, Layla et London avaient dû lui déteindre dessus et elle se prit à penser qu’elle s’accommoderait bien mieux d’une heure de retenue supplémentaire que d’une nuit dans le noir total. C’était mal. Elle soupira. « Ça te dit ?! » « Ca me dit. » Ca me dit-manche, hahaha (toutes mes excuses pour les jeux de mots pourris, je suis moult fatigue).

« Mais demain, t’avais pas entraînement de Quidditch ? » questionna une Astrid inquiète. Non pas qu’elle ait peur pour Eden : l’avantage d’être le capitaine de l’équipe, c’était qu’on ne pouvait pas se punir soi-même (quoi que). En revanche, les autres joueurs risquaient de se mettre à bouder… Ce qui n’arrangerait pas vraiment les affaires de notre Serdaigle préférée, vu que l’un des joueurs la détestait déjà et que l’autre pouvait potentiellement la transformer en canari, ENCORE. « Bon, enfin, comme c’est toi la capitaine, j’imagine que tu risques rien. Ca va, de ce côté-là ? Pas trop envie de tuer London ? »

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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Ven 31 Jan - 23:53


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Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. « Ça te dit?! » « Ça me dit. » samedi ça lui dit ? Attends je n’ai pas du tout comprendre ou tout entendre… Ce n’est pas possible… Arrêt sur imagine, stop !, on rembobine, retour en arrière, paf !, on re-visionne… Non, je n’ai pas rêvé… Astrid est parfois vraiment trop bizarre et ça conception des limites m’étonne toujours à chaque fois… Genre ça lui dit de vouloir mettre de la lumière en bouteille, genre rien que ça, un truc tout banal et tellement simple à faire, c’est pas comme si on n’était que de petites sorcières lambdas, c’est archi connue que je suis une flèche pour les études, mais par contre elle refuse de piquer du matériel à London… Voler son cousin ça lui semble irréalisable à côté de ça… « Mais demain, t’avais pas entraînement de Quidditch ? » Ou alors ça lui dit de venir avec moi demain soir à la bibliothèque… Mais que je suis idiote ! N’importe quoi ! Astrid est peut-être parfois farfelue et à de drôle d’idées, mais franchement je la bats tellement pour me faire de fausses idées ! Bien sur qu’elle est partante pour la bibliothèque, qui ne le serait pas pour trouver de bonnes idées… Les miennes sont tellement à chier il faut dire… La belle brune en face de moi me regarde, attentive, son air inquiet imprimé sur son visage, elle attend certainement une réponse à sa question, le quidditch : « J’en viens de mon entrainement As’, regarde j’ai encore les cheveux mouillés. » Je joins le geste à la parole et passe ma main dans mes cheveux encore tout humides. Et pour accentuer ma phrase suivante, je fourre une dans mes mains dans sa tignasse et lui l’ébouriffe : « Je n’en ai pas tous les soirs, petite tête ! Mais c’est possible qu’officieusement, je me face une séance perso pour essayer de trouver des nouveaux trucs pour l’équipe… Tu sais comment je suis… » En fait, réellement Astrid ne sait pas que je me fous une pression monstre depuis que je suis devenue capitaine, seuls Athénaïs et Maelan sont vraiment au courant. Elle sait juste que depuis toujours je suis une acharnée et une grande passionnée et que je donne tout pour y arriver… « Bon, enfin, comme c’est toi la capitaine, j’imagine que tu risques rien. » Je ne sais pas, pourquoi pas : l’humiliation publique, la honte personnelle, l’équipe déchirée, ma maison qui me haie, ma confiance envolée, comme tous mes amis, la solitude m’envahie, puis la déprime… Tout dépend du point de vue, en fait… « Ça va, de ce côté-là ? » « Ça va génial de ce côté-là oui, ce n’est pas comme si j’avais au dessus de la tête la réussite de l’équipe au championnat cette année, si on perd ça sera juste de ma faute, pas de quoi en faire un drame. » Je blague, elle poursuit dans sa lancée de question. « Pas trop envie de tuer London ? » London… Si seulement, je n’avais pas une multitude de sentiments à son encontre ça serait certainement plus simple. Un coup il m’agace tellement que j’ai des envies furieuses de meurtre, et l’instant d’après, il fait sa petite moue que j’aime tant et qui me fait fondre. « Ah London ! C’est une autre histoire. Il est fatiguant, comme d’habitude, hein !, mais pour l’instant ça va, je n’ai pas trop à me plaindre, je n’ai pas encore eu envie de lui arracher la tête, donc on peut dire que tout va bien. Bon, avec Maelan, ils m’agacent avec leurs Tendresse et Douceur, mais que veux-tu que je fasse ? Je ne vais pas les suivre jusque dans leur dortoir pour les prendre sur le fait de piquer les battes ? » Mais attends, c’est une brillante idée ça… Pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt ! Eux qui prennent un malin plaisir à me faire croire que leurs poulets en plastique ne sont que de simples poulets en plastique… Comme si j’étais assez bête pour gober une monstruosité pareille. « Quoi que, ça mérite réflexion… Tu serais partante pour m’aider à les mettre au pied du mur ? Et puis, un petit tour dans le dortoir des mecs, ça peut être marrant, qui sait on dénichera peut-être des choses intéressantes ! » Et pourquoi pas, une lampe frontale par exemple ? Non, non, je ne fais pas du tout une fixette sur cet objet…



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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Lun 3 Fév - 11:29

« J’en viens de mon entrainement As’, regarde j’ai encore les cheveux mouillés. » Astrid tapota nerveusement sur la table. Elle enchaînait les gaffes, mourait de faim et de toute évidence, avait perdu son cerveau. La Serdaigle secoua la tête, tâchant de reconnecter ses synapses pour pouvoir suivre la conversation. Enfournant un autre morceau de gâteau, elle acquiesça. « Désolée, j’ai la tête ailleurs, avec toutes ces idioties. » Rien de tel qu’une petite soirée dans la nuit noire pour perdre son latin – ou sa santé mentale. Heureusement, Eden avait le don pour remettre les choses en place. « Je n’en ai pas tous les soirs, petite tête ! Mais c’est possible qu’officieusement, je me face une séance perso pour essayer de trouver des nouveaux trucs pour l’équipe… Tu sais comment je suis… » « Ouais, tu travailles trop, » ajouta Astrid malicieusement – vu qu’elle était plutôt très mal placée pour donner des conseils moralisateurs aux gens trop occupés.

« Ça va génial de ce côté-là oui, ce n’est pas comme si j’avais au dessus de la tête la réussite de l’équipe au championnat cette année, si on perd ça sera juste de ma faute, pas de quoi en faire un drame. » Elle haussa un sourcil interrogateur. Le discours, s’il n’avait rien de très extraordinaire venant d’Eden, avait un petit ton défaitiste qui ne lui ressemblait pas. « Si vous perdez… » avança prudemment Astrid, « et je ne dis pas que vous allez perdre, parce que vous êtes bons, c’est parce que les autres équipes seront encore meilleures… » Ou parce que certains de ses joueurs étaient une bande d’inventeurs fous et leurs cobayes. Enfin, quoi qu’elle en dise, London était un joueur impliqué – on ne pouvait pas lui retirer ça. « Ca n’a rien à voir avec toi, c’est pas ta faute. » Elle avança la main et la posa sur l’avant-bras d’Eden. Elles étaient du genre à faire les quatre cent coups ensemble, le volet « consolation » étant plutôt du ressort d’Athénaïs, mais… « Tu ne devrais pas te prendre autant la tête, Eden. »
Ce qu’elle n’avait pas l’air disposée à faire. « Ah London ! C’est une autre histoire. Il est fatiguant, comme d’habitude, hein !, mais pour l’instant ça va, je n’ai pas trop à me plaindre, je n’ai pas encore eu envie de lui arracher la tête, donc on peut dire que tout va bien. Bon, avec Maelan, ils m’agacent avec leurs Tendresse et Douceur, mais que veux-tu que je fasse ? Je ne vais pas les suivre jusque dans leur dortoir pour les prendre sur le fait de piquer les battes ? »
Astrid esquissa un sourire. Elle pratiquait le London depuis un certain temps (depuis sa naissance, en fait) et avait souvent expérimenté l’envie de lui arracher la tête. Sauf qu’elle, elle avait le droit de le faire : l’avantage de la famille, c’est qu’on finissait toujours par se revoir et se pardonner. Quitte à payer le double en cadeaux d’anniversaire quand le moment venait. « Quoi que, ça mérite réflexion… Tu serais partante pour m’aider à les mettre au pied du mur ? Et puis, un petit tour dans le dortoir des mecs, ça peut être marrant, qui sait on dénichera peut-être des choses intéressantes ! »
« Hon-hon, » protesta Astrid en secouant vigoureusement la tête. « Hors de question. Déjà, je suis la préfète de Serdaigle, pas Gryffondor. » Elle laissa de côté le fait qu’en tant que fille, elle n’était pas supposée se rendre dans le dortoir des mecs – tout élève de Poudlard âgé de plus de seize ans savait que cette règle n’était valable que quand on était susceptible de se faire prendre par les surveillants (et quand vous étiez le surveillant, et bien…). « En plus, je les engueule déjà à chaque fois qu’ils font une connerie – comme la fois où ils ont transformé les battes en poulets en plastique – et ça n’a absolument aucun effet. En plus… » Elle grimaça. « J’ai plus ou moins promis à Maelan de ne plus lui adresser la parole et ne plus me mêler de sa vie. Je pense qu’il vivrait assez mal le fait que je m’incruste dans son dortoir pour lui voler sa batte. »
Hésitante, Astrid commença un nouveau morceau de gâteau. « Ceci dit… Si tu en venais à exprimer tes prérogatives de capitaine de Quidditch pour les engueuler un de ces jours, j’imagine que je pourrais te soutenir. »

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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Dim 2 Mar - 21:48


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Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. ⊹ Je crois qu’Astrid a perçu ma petite flagellation mentale et personnelle : « humiliation publique, honte personnelle, équipe déchirée, haie par ma maison, confiance envolée, solitude, déprime… » ; Son sourcil se relève dans une question muette et commence à parler, prenant son temps pour trouver ses mots. « Si vous perdez… » Mon attention est toute tournée vers ses pensées. Où veut-elle en venir ? « Et je ne dis pas que vous allez perdre, parce que vous êtes bons, c’est parce que les autres équipes seront meilleures… ». Bon elle non plus n’est pas très douée pour remonter le moral des troupes ! Mais je sais parfaitement où elle veut en venir, donc ce n’est pas bien grave. Je prends un des petits gâteaux que j’ai sortie et commence à le grignoter doucement tout en continuant à l’écouter. « Ça n’a rien à voir avec toi, c’est pas ta faute. » Elle pose sa main sur mon avant-bras. Je lui souris doucement, ce n’est pas trop notre genre le sentimental à toutes les deux, mais quand l’autre à besoin, elle sait parfaitement que la première est toujours là. « Tu ne devrais pas te prendre autant la tête, Eden. » Je rigole doucement en lui répondant : « C’est un peu charrié venant de toi, As’. ». Un peu comme l’hôpital qui se moque de la charité, c’est juste la première à se prendre la tête pour tout, mais passons, je réponds rapidement à ses autres questions, London arrivant sur le tapis. Une idée de génie me vient pour mettre au pied du mur London et Maelan, mon duo de choc de batteur qui me tape sur le système la plupart du temps et me ravie par sa brillance sur le terrain le reste du temps. J’essais un peu d’embarquer Astrid dans ma combine, elle est partante pour beaucoup de choses, mais je sais que là je touche un point sensible : d’un je touche à la famille, de deux c’est enfreindre le règlement. Ce qu’elle me fait rapidement remarquer en associant à sa protestation un vigoureux mouvement de tête qui laisse voler des mèches autour de son visage : « Hors de question. Déjà, je suis la préfète de Serdaigle, pas Gryffondor. » « Rabat-joie » Je glisse subtilement avec un énorme sourire tout en secouant les miettes sur mes mains. « En plus, je les engueule déjà à chaque fois qu’ils font une connerie – comme la fois où ils ont transformé les battes en poulets en plastique… » « Je le savais ! Pourquoi tu m’as rien dit ! » Je rumine un peu tout en écoutant la suite de ses pensées, mon intervention ne l’ayant absolument pas perturbée. « … j’ai plus ou moins promis à Maelan de ne plus lui adresser la parole et ne plus me mêler de sa vie. Je pense qu’il vivrait assez mal le fait que je m’incruste dans son dortoir pour lui voler sa batte. » J’ouvre en grand mes yeux. Qu’est-ce qu’elle me raconte ? « C’est quoi cette histoire ? » Je fronde les sourcils en la voyant hésiter, entamer un nouveau gâteau et reprendre… Complètement à côté de ce que je voulais comme réponse ! « Ceci dit… Si tu en venais à exprimer tes prérogatives de capitaine de Quidditch pour les engueuler un de ces jours, j’imagine que je pourrais te soutenir. » J’écarte d’un mouvement vif et précis, le paquet de gâteau loin d’elle, derrière moi, sans détourner les yeux d’elle. Je la fixe intensément « Oh non, non, non, Astrid ! Ne change pas de sujet comme ça, on règlera ma mission d’infiltration plus tard. C’est quoi cette histoire avec Maelan ? Depuis quand vous avez décidé de ne plus vous parlez ? Tu m’as fait des cachotteries ? »




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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Sam 12 Avr - 19:37


« C’est un peu charrié venant de toi, As’ » La Serdaigle haussa les épaules. Elle n’était pas du tout du genre se prendre la tête, elle. Et ce pour la simple et bonne raison que dès que quelque chose lui traversait effectivement la tête, elle le disait (et tant pis pour ceux qui faisaient les frais de sa franchise).
C’était presque vexant, alors qu’elle essayait d’arrêter Eden dans son autoflagellation. « Tu préfèrerais des flatteries éhontées ? Oooh, Eden, » commença-t-elle avec un sourire goguenard, « tu es la plus merveilleuse de toutes les capitaines de Quidditch ayant jamais existé à Poudlard et le monde se souviendra de toi plusieurs décennies après ta mère. Voire des millénaires. »

« Rabat-joie. » « C’est mon second prénom, » répondit-elle joyeusement en ignorant les regards noirs d’Eden et la culpabilité que celle-ci essayait de lui faire ressentir. Son vrai second prénom était Theanna, ça rimait, non ? Rabat-joie, Theanna… Si on mettait de côté qu’elle était absolument fabuleuse, et que ses parents auraient pu la baptiser Fabulosa. Genialissima. Ca sonnait presque juif.

« Je le savais ! Pourquoi tu m’as rien dit ! » Oups. Astrid grimaça. Avec toutes les bêtises de London, elle perdait un peu le compte de celles dont elle avait le droit de parler de celles dont il ne fallait jamais parler. Globalement, la règle n’était de ne jamais parler de rien en présence de l’autorité parentale. Mais Eden, elle, n’était pas l’autorité parentale – et puis franchement, tout le monde savait que les garçons se trimballaient avec des battes/poulets en plastiques. « Euh… Parce que rabat-joie est mon second pré- » commença-t-elle à répondre, avant d’être brutalement interrompue par une Eden visiblement contrariée.
Astrid tendit la main d’un air désespéré vers le paquet de biscuits que son amie venait de lui voler de façon complètement arbitraire et cruelle. « C’est quoi cette histoire ? »
La Serdaigle fit la moue. « Rends-moi ça, » protesta-t-elle en gémissant. Si elle ne récupérait pas sa nourriture rapidement, elle allait mourir de faim et se retrouver en train de ramper au sol en mordant dans chaque mollet qui se trouverait à sa portée. Elle pousserait des râles comme les zombies sauf qu’au lieu de dire « braiiin », elle se retrouverait à dire « molleeeet ». Une bien triste fin, si vous vouliez son avis.
« Oh non, non, non, Astrid ! Ne change pas de sujet comme ça, » qui, quoi ? C’était pas son genre. « On règlera ma mission d’infiltration plus tard. C’est quoi cette histoire avec Maelan ? Depuis quand vous avez décidé de ne plus vous parler ? Tu m’as fait des cachotteries ? »
Astrid tapota nerveusement du doigt sur la table. Elle allait regretter d’avoir commencé cette conversation, si on devait en venir à La Grande Conversation Sur Les Sentiments et sa non-vie amoureuse. « C’est rien, » soupira-t-elle. « On a parlé l’autre soir… enfin on s’est un peu engueulés, comme d’habitude. Eeeet… on a parlé d’Hemingway. Alcide Hemingway. Ils se sont embrassés, tu le savais ? » C’était la minute de culpabilité, le moment qu’elle détestait. « Alcide est un con, et j’ai essayé de donner des conseils à Maelan sur sa vie amoureuse, maintenant qu’il est gay » - non qu’elle soit experte en relations homosexuelles – « et il l’a mal pris. Enfin bref. Je ne m’en mêle plus. » Elle adressa un sourire implorant à Eden. « Tu vois ? Rien de grave. Si ce n’est que je suis en train de mourir de faim. »
Joignant le geste à la parole, elle se pencha sur la table et récupéra son bien, duquel des miettes s’échappèrent pour maculer la table.


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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Ven 18 Avr - 23:39


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Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. ⊹ Moi qui pensais pouvoir l’embarquer dans un truc sympa et pouvoir enfin comploter contre Maelan et ce qui lui sert accessoirement de meilleur ami, London pour ceux qui n’aurait pas suivie mes pensées. Une petite virée dans leur dortoir ça aurait pu être juste tellement épique. Il faut que je garde ce plan dans un coin de ma tête, ça pourra toujours servir un jour, mais pas avec la demoiselle en face de moi.

Voila qu’elle me sort que sa condition de préfète de serdaigle l’empêche de violer le règlement et surtout le dortoir des garçons de gryffondor… Mais bien sur, comme si ça l’arrêtait de sortir en pleine nuit pour aller chercher à manger en cuisine. Bon pas la peine de polémiquer avec elle, de toute façon elle serait capable de me dire que manger c’est vital, qu’on ne peut pas aller contre une grosse faim, sinon elle serait capable de tuer pour se nourrir, bref, tout ça c’est du chichi. Elle tente la flatterie d’un ton très moqueur et avec son petit sourire railleur, puis se la joue comique en endossant un second prénom tout pourri.

Moi, ce qui me fait revenir directement au moment présent c’est quand elle m’annonce ouvertement que Mae et l’autre crétin fini ont vraiment piqué mes battes pour les transformer en poulet en plastique tout pourri et genre c’est normal ! Je l’arrête dans sa phrase et mon interpellation semble la mettre instantanément mal à l’aise. J’aurais pu lui faire ravaler sa grimace si ça n’avait pas été Astrid en face de moi ! Depuis le temps que je me pose des questions sur ces foutus galinacés jamais ça ne lui ai venu à l’esprit de m’en parler. Je veux bien croire qu’il y a une close de confidentialité entre membres de la même famille, mais bon entre amies on se parle aussi non ? Bref je la regarde s’emmêler dans des explications un peu foireuses.

En quoi le faite de me prévenir que mes batteurs volent bien en douce mon matériel de travail et que en passant, je peux risquer des gros ennuis si un professeur se rend compte de ce qui s’est volatilisé et que la capitaine ne sait même pas où ça a disparue, et le fait qu’elle ne parle plus à Maelan et qu’elle lui a promis de ne plus se mêler de sa vie ? Je lui demande ouvertement des explications et la voila qui picore dans mon sac à biscuit tout en détournant majestueusement la conversation et en replaçant cette stupide blague absolument pas drôle de second prénom pourri. Elle ne peut juste pas me lancer une phrase comme celle-ci, pleine de sous-entendu, de regret, et prétendre que je ne relèverais pas. J’attends des explications et j’en aurais, même si pour cela je dois passer par la case frustration.

J’écarte d’un mouvement brusque les gâteaux, je sais quelle ne va pas apprécier, mais au moins je vais capter son attention immédiatement. Sa réaction ne se fait pas attendre, dans un gémissant proche de celui d’un chiot qu’on aurait grondé et qui supplierait son maître, elle me conjure de lui rendre mon bien qui il faut le rappeler lui ai gentiment donné tout à l’heure et voila comment elle me remercie, c’est à peine si elle ne me montrerait pas ses crocs. Je tiens bon, je ne la lâche pas du regard et d’une voix ferme et assurée, je tente de la faire parler : « Oh non, non, non, Astrid ! Ne change pas de sujet comme ça, on règlera ma mission d’infiltration plus tard. C’est quoi cette histoire avec Maelan ? Depuis quand vous avez décidé de ne plus vous parlez ? Tu m’as fait des cachotteries ? » Au fur et à mesure que je parle je sens une tension nerveuse émaner de mon amie et je tente de plaisanter à ma dernière phrase afin de la mettre à l’aise.

Mais ça ne semble même pas l’atteindre, sa nervosité est trop présente, ses doigts tapotent la table en cadence. Quelque chose semble la retenir. Et puis, dans un soupire de délivrance, elle finit par me lâcher le morceau qui semble rester dans sa gorge depuis un moment. « AC’est rien, on a parlé l’autre soir… enfin on s’est un peu engueulés, comme d’habitude. » Je hoche la tête en signe d’assentiment et pour lui permettre de continuer sur ça lancé. C’est habituel chez eux de s’engueuler, rien qui pourrait les pousser à ne plus se parler. « Eeeet, on a parlé d’Hemingway. » Shit ! Ça sent pas bon. « AAlcide Hemingway. » J'ai envie de lui hurler que je sais pertinemment qui est ce...  Pas vraiment difficile, tout le monde le connait ce type, c’est un vrai connard. « Ils se sont embrassés, tu le savais ? » Je hoche à nouveau la tête, je ne veux pas risquer de l’arrêter dans son élan en parlant. « Alcide est un con, et j’ai essayé de donner des conseils à Maelan sur sa vie amoureuse, maintenant qu’il est gay et il l’a mal pris. » Depuis quand Mae est homo ? Et depuis quand ça semble tant secouer Astrid ? « Enfin bref, je ne m’en mêle plus. Tu vois ? Rien de grave. Si ce n’est que je suis en train de mourir de faim. » Je la laisse récupérer les biscuits comme pour la félicité de m’avoir parlé et la regarde en enfourner un tout en tachant de regrouper les informations. Elle a été honnête avec moi et à la fin elle a tenté de se voiler la face. Bien sur que c'est greve s'ils ne se parlent même plus et puis ça façon de changer à nouveau de sujet m'interpelle. Je sens toujours la tension autour de nous, je suis sure qu’elle ne m’a pas vraiment tout dit, mais comment en découvrir plus sans la brusquer, sans la buter complètement et sans la paniquer ? Je choisis de rester fidèle à notre relation, il faut que j’y aille directement, sans détour. Je glisse une de mes mains sur la table, jusqu’à la sienne qui ne picore pas dans le sachet. J’émets une petite pression pour l’encourager et me lance doucement, la voix douce et très basse pour que seule, elle, puisse m’entendre : « Si ça avait été un autre homme à la place d’Hemingway, ça t’aurait dérangé autant Ass ? » Je lui laisse le temps de prendre pleinement conscience de mon sous-entendu et me laisse à moi le loisir d’observer ses réactions. J’attaque ensuite ce qui me trotte en tête et me vrille le ventre : « Astrid… Tu l’aimes ? » Et pour  qu'il n'y ai aucune ambiguïté dans ma question, j’appose l’estocade finale : «  Maé, je veux dire... tu es toujours amoureuse de lui? »




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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Dim 20 Avr - 23:01

Eden avait l’air sincèrement contrariée par cette histoire de poulets en plastique. La Serdaigle en était la première surprise – elle croyait, honnêtement, qu’Eden était au courant, vu que tout Poudlard était au courant. La fois où ils étaient passés de poulets en plastique à parts de pizza en plastique, en repassant brièvement par l’état de battes, en avait surpris plus d’un. Principalement parce qu’en couinant au moment de la transformation, celle de London avait atterri dans les plats et avait éclaboussé de sauce tous les Gryffondor présents. Un moment très riant, vraiment.
« Désolée, je pensais que tu le savais, » conclut Astrid en haussant les épaules.

Heureusement pour elle, la colère d’Eden se transforma rapidement en curiosité. Pas sûr qu’elle s’en sorte mieux, ceci dit, vu la pente glissante sur laquelle les deux filles s’étaient engagées. À ce rythme-là, elle n’avait plus qu’à s’accrocher au cou une pancarte « frappez-moi » et qu’on en finisse !
Au moins, si elle devait mourir, mourrait-elle l’estomac en paix. Pour apaiser ses tourments, Astrid mordit dans un cookie fourré au chocolat (oh, le goût du paradis…). Avec ça, elle en oubliait les tristes histoires d’amour du sieur Hemingway et leurs déplorables conséquences.
Tout à ses grignotages, Astrid ne vit pas la main d’Eden se faufiler doucement vers la sienne. Quand elle s’aperçut que son amie lui tenait la menotte, elle leva un sourcil interrogateur. Ca n’était pas parce qu’elles parlaient d’homosexualité qu’il fallait se croire tout permis, non plus ! Astrid aimait beaucoup la Gryffondor, mais de là à lui déclarer son amour… London l’aurait décapitée avant qu’elle ait le temps de lui dire quoi que ce soit. « Eden ? » « Si ça avait été un autre homme à la place d’Hemingway, ça t’aurait dérangé autant Ass ? » Attendez… quoi ? Quoi-quoi-quoi ?
Pour le coup, la sorcière n’eut plus rien à dire. (Notez l’exploit.) Qu’est-ce que c’était que cette question ? Qu’est-ce que ça voulait dire ? Elle était perdue. « Je suis pas sûre de… je comprends pas ta question, » avoua-t-elle en reposant son biscuit entamé. Pour le coup, la perplexité lui avait fait perdre l’appétit. La perplexité et un léger sentiment de mal-être : parler du couple Alcide/Maelan avait ce petit quelque chose de dérangeant… Eden avait dû mal comprendre (c’est celaaaa, oui).« Ca ne me dérange pas vraiment, c’est juste que ça le rend malheureux et que… » Tu veux des rames, Astrid ? « tant qu’à faire, je préfèrerais qu’il sorte avec quelqu’un qui n’essaie pas de me tuer. » Elle massa son cou, mue par le souvenir de leur dernière altercation. « Mais c’est peut-être un peu égoïste de ma part. C’est juste que… Hemingway, quoi. » La pensée d’eux deux… berk. Ouais, elle devait se montrer ouverte d’esprit, tout ça. Et bien, elle se montrerait ouverte d’esprit quand son ancien fantasme absolu ne roulerait pas de pelles à son ennemi juré. Na.

« Astrid… Tu l’aimes ? » « Quoi ? Mais quelle horreur ! » Le cri du cœur avait jailli. Elle voulait bien avoir des goûts discutables (oui, Maelan avait beau avoir des beaux cheveux, il avait aussi un poulet en plastique), mais de là à être amoureuse d’Alcide Hemingway… «  Maé, je veux dire... » Ah. « Tu es toujours amoureuse de lui? »
Pour la deuxième fois de la soirée, Astrid en perdit ses mots. « Hein ? » répéta-t-elle bêtement. « Mais pas du tout. » Qu’est-ce que c’était que cette question bizarre ? Qu’est-ce qui pouvait bien lui faire penser ça ? « Je ne suis pas amoureuse de lui. Je l’aimais bien… Je l’aimais beaucoup. Mais j’ai arrêté. Et maintenant, on est potes. Enfin, pas maintenant-maintenant, vu qu’on s’est disputés, mais maintenant de façon générale. Sauf quand il embrasse Alcide Hemingway. »
Sauf que. Tout en prononçant tout ça, Astrid avait violemment rougi. Suffisamment en tout cas pour se rendre compte qu’elle était moyennement crédible. « Non, mais… » soupira-t-elle. « je suis passée à autre chose. Ou je vais passer à autre chose. Très prochainement. Il ne m’intéresse pas, je ne l’intéresse pas, c’est très bien comme ça. »
Elle adressa un sourire d’encouragement à Eden. Z’avez vu comme elle est grande ?  « T’inquiètes pas, ça va ! »

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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Lun 21 Avr - 13:19


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Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. ⊹ Je la regarde doucement tenter de m’expliquer sa dispute avec Maelan. Le sujet Hemingway arrive sur un plateau d’argent. Ce type est tout de même assez formidable, il arrive à faire chier tout le monde sans même nous faire le plaisir de sa présence, un vrai géni et s’il le savait je suis sure que ça serait jouissif pour lui ! Je savais bien qu’un jour nous parlerions de ce baiser, Astrid et moi. Elle a longtemps été amoureuse de Maé, ça a du lui faire quelque chose… Gay ? Maé ? La bonne blague, il aime bien trop les filles pour changer de bord… Et surtout jeter son dévolu sur Monsieur je-suis-l’adonis-de-serpentard-et-le-seigneur-des-sang-pur-alors-barrez-vous-de-mon-chemin-sinon-vous-êtes-mort… Beuuurk, juste horrible… C’est Hemingway quoi ! Pas qu’il ne soit pas beau, je suis une fille, je sais reconnaitre quand un mec un potable, mais là franchement, il joue tellement au con que je ne sais pas comment on pourrait l’aimer… Bref, je n’en ai jamais vraiment parlé avec Maelan, mais je reste persuadée que le baiser c’était juste pour emmerder Hemingway ! Astrid aurait du le comprendre, depuis le temps qu’ils se connaissent… A moins que… ?

Je la regarde mâchonner un cookie. Malgré tout le plaisir que devrait lui procurer du chocolat, ce n’est pas de la joie et de l’apaisement que je lis sur son visage. Je la sens distraite, perdue dans ses pensées. Je tente de la ramener à moi en attrapant sa main libre et son regard interrogateur me laisse d’abord perplexe. J’essaie d’arborer mon plus doux visage et c’est en l‘entendant prononcer mon prénom avec une pointe d’interrogation dans la voix que je décide de me lancer : « Si ça n’avait pas été un autre homme à la place d’Hemingway, ça t’aurait déragé autant Ass ? ». Et là, silence radio. Mon amie qui d’habitude trouve toujours un truc à dire, même si cela n’est pas toujours sympathique pour son entourage, reste inerte. Un véritable arrêt sur image, plus un son, plus un mouvement, même ses yeux restent figés. Puis, en posant son biscuit entamé, elle semble reprendre vie : « Je suis pas sûre de… je comprends pas ta question… ». Nouveau silence, j’attends patiemment. Si Astrid semble si choquée, qu’elle n’arrive même plus à parler normalement et si elle repose un gâteau sans même le finir, c’est que tout va mal. Le sujet semble sensible. Il faut que j’en sache plus.

Je n’ai pas besoin de la relancer qu’elle continue, cherchant ses mots et s’engouffrant dans un abyme très étrange… Où est passé la nana qui ne mâche pas ses mots et dit tout ce qui lui passe par l’esprit ? « ça ne me dérange pas vraiment, c’est juste que ça le rend malheureux et que… » Malheureux ? Depuis quand Maelan semble tellement malheureux… au point d’inquiéter Astrid… à propos de l’autre serpent… Mealan qui continue gaiement de jouer de son charme auprès des filles et qui ne manque pas de lancer ses sourires ultra-Bright à tout va ? « Tant qu’à faire, je préférerais qu’il sorte avec quelqu’un qui n’essaie pas de me tuer. » Je la regarde se masser le cou au moment où j’esquisse un mouvement pour me frotter l’épaule à l’évocation de la barbarie de ce cher Hemingway. Je crois qu’il y a encore des points d’ombre entre Astrid et moi, mais ce n’est pas le moment d’en discuter, ça serait trop facile pour elle de s’esquiver sur autre chose et je n’ai pas particulièrement envie de parler de ma relation houleuse avec le vert et argent. « Mais c’est peut-être un peu égoïste de ma part. C’est juste que… Hemingway, quoi. » Je réprime un rire, ça risquerait de couper ce moment solennel, mais ça réaction est juste exactement la même que j’ai eu un peu plus tôt en pensée.

Et puis là, à cet instant là, juste là, au moment où je comprends que l’inflexion de sa voix révèle surement des images cachées, que le voile se lève devant mes yeux, un déclic se fait en moi et je lâche : « Astrid… Tu l’aimes ? » « Quoi ? Mais quelle horreur ! » Un vrai cri du cœur, c’est tellement violent que je regarde rapidement autour de nous. Quelques têtes se sont relevées mais avec le regard d’acier que je leur lance, celui que tout le monde connait pour savoir qu’il ne faut pas me chercher à ce moment-là, elles s’abaissent rapidement. Quel pouvoir des fois… Je regarde à nouveau mon amie. Elle semble chamboulée. J’aurais pourtant juré qu’elle avait encore des sentiments pour… Hemingway ! Mais oui c’est ça, elle pense que je parle… Comment elle peut penser un truc pareil ? Eurk… « Maé, je veux dire… Tu es toujours amoureuse de lui ? » Et pour la seconde fois de la soirée, je la vois se décomposer devant moi, oubliant presque de respirer. Je crois que j’ai mis le doigt sur un point sensible. Depuis quand se torture-t-elle ainsi ? « Hein ? » Me dit-elle enfin. Qu'est-ce qu'elle n'a pas compris dans la question? « Tu aimes Maelan ? » Et là c’est l’explosion, telle un ballon de baudruche qui aurait rencontré une aiguille bien loin de la botte de paille. « Mais pas du tout. Je ne suis pas amoureuse de lui. » « Ah bon ? Je croyais pourtant… » Je tente de la jouer gourdasse tandis qu’elle poursuit piteusement, tentant plus de se persuader elle-même que moi. Voyons ses réactions. « Je l’aimais bien… » « C’est tout ? » « Je l’aimais beaucoup. Mais j’ai arrêté. » Elle lance cette dernière phrase un peu trop abruptement à mon goût. Ses joues commencent à se colorer, elle a chaud ou elle panique ? « Et maintenant, on est potes. Enfin, pas maintenant-maintenant, vu qu’on s’est disputés, mais maintenant de façon générale. Sauf quand il embrasse Alcide Hemingway. » Ouuuuuuh, il revient encore sur le tapis ce type et Astrid qui rougit comme un piment ! « Hemingway... Tu es sûre que c’est la seule raison Astrid ? » « Non, mais je suis passée à autre chose. Ou je vais passer à autre chose. Très prochainement. Il ne m’intéresse pas, je ne l’intéresse pas, c’est très bien comme ça. » Je la regarde soucieuse, mes sourcils se froncent et je mords ma lèvre inférieure. Comment réussir à la faire avouer ? Il est évident qu’elle ne pense pas un mot qu’elle prononce. « T’inquiètes pas, ça va ! » Son pauvre sourire ne me conviant en aucun cas. Je suis soucieuse, elle semble mal et je n’avais pas remarqué avant. Je fais une bien piètre amie, je n’ai même pas remarqué sa détresse et sa tristesse. « Depuis quand tu te fais du mal en te mentant à toi-même ? » Je la regarde doucement, ce n’est sans doute qu’une question de secondes avant qu’elle ne craque complètement, mais j’aimerais tellement qu’elle le fasse devant moi, qu’elle me parle, qu’elle se livre, au lieu de s’enfuir et de pleurer dans son lit… « Je t’ai cru quand tu m’as dit que tu étais passée à autre chose, mais ce soir je ne peux juste pas faire semblant, tu sembles trop mal Ass… » Je serre à nouveau sa main dans la mienne, je veux qu’elle sente que je suis présente pour elle, quelque soit ses ennuis. « Tu sais ce que je crois moi ? Hemingway est le cadet de tes soucis actuellement et même s’il te fait peur ce n’est pas important, si je pouvais je lui referais le portrait à cette enflure, mais je ne pense pas que ça résoudra notre problème actuel. » Je m’arrête une micro seconde pour grogner en pensant à cette ordure. « Il me semble évident que tu aimes toujours autant Maelan… je n’ai rien vu… mais ta façon de parler de sa « relation » avec Hemingway… Franchement Astrid, comment tu peux croire une seconde que Maelan est gay ? Il aime bien trop les seins pour ça… » Je tente de la dérider un peu mais je ne suis pas certaine que l’humour me soit d’une grande aide ce soir. « Tu as donc deux options devant toi. Soit, tu lui dis tes sentiments et ce n’est pas facile je sais. Soit, tu passes à autre chose et c’est certainement le plus difficile des deux. » Je m’arrête à nouveau et puis comme pour me libérer un peu et donner du poids à mes propos, je me laisse aller à lui parler. « Tu sais des fois, on n’arrive jamais à passer à autre chose, mais il faut continuer à avancer… c’est dur, mais c’est comme ça… on ne peut pas retourner en arrière… il faut assumer ses choix… et vivre avec… même si des fois c’est compliqué car tout es sous nos yeux… » Je m’arrête comme prise en faute. Je repose rapidement mon regard sur Astrid, mais c’est certainement déjà trop tard, elle me connait trop bien pour ça. Si seulement j’avais remarqué quand disant toutes ses phrases, mon regard avait dérivé sur London assis un peu plus loin… Peut-être que je pourrais lui dire que je regardais Maelan, mais je ne crois pas que la soirée soit placée sous le saut du mensonge… Je ne suis pas sûre de pouvoir lui mentir aujourd'hui...




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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Mer 23 Avr - 21:38

« Depuis quand tu te fais du mal en te mentant à toi-même ? » « Mais enfin, de quoi tu parles ? » répondit une Astrid interloquée. « Je t’ai crue quand tu m’as dit que tu étais passée à autre chose, mais ce soir je ne peux juste pas faire semblant, tu sembles trop mal Ass… »
Astrid était purement et simplement désespérée par leur dialogue de sourdes. Eden semblait la voir le cœur brisé, alors qu’elle allait bien. On ne pouvait pas dire que l’idée d’Alcide et Maelan formant un couple la réjouissait (elle n’était pas sado-masochiste, quoi qu’on en dise), mais elle n’en pleurait pas non plus dans son lit tous les soirs. Je sais, ça vous déçoit un peu.
« Tu sais ce que je crois moi ? De toute évidence, elle croyait des tas de choses étranges. Hemingway est le cadet de tes soucis actuellement et même s’il te fait peur ce n’est pas important, si je pouvais je lui referais le portrait à cette enflure, mais je ne pense pas que ça résoudra notre problème actuel. » « C’est pas tellement qu’il me fait peur, Eden, » protesta la Serdaigle assez vigoureusement. « c’est que c’est un sociopathe violent qui en vient aux mains. Et je pense qu’au contraire, lui refaire le portrait pourrait nous aider… du moment que tu le lui refais de façon assez définitive. » Même si quelque chose lui disait que, même moche, Alcide resterait un connard. Il faudrait l’assommer suffisamment longtemps pour qu’il en oublie qui il était… comme Jules, tiens. Tout de suite après, Astrid s’en voulut d’avoir eu des pensées pareilles. Elle aimait bien Jules et se sentait extrêmement désolée pour elle.

Pendant ce temps, Eden continuait sur sa lancée. « Il me semble évident que tu aimes toujours autant Maelan… » « Eden, » tenta désespérément de l’interrompre Astrid, au comble de la gène. Sans résultat. « Je n’ai rien vu… mais ta façon de parler de sa “relation” avec Hemingway… » Quoi, sa façon d’en parler ? Astrid se sentit désemparée. Elle en parlait d’une façon bizarre ? Certes, c’était un peu étrange, mais… « Franchement Astrid, comment tu peux croire une seconde que Maelan est gay ? Il aime bien trop les seins pour ça… » À cet instant précis, Astrid faillit s’étouffer. D’ailleurs, non, elle s’étouffa bel et bien avec son cookie. TROP D’INFORMATIONS, lui cria son cerveau alors qu’elle luttait pour rester en vie.
Attrapant sa baguette, la Serdaigle la pointa sur sa gorge. Retrouvant peu à peu le contrôle de sa toux, elle reprit son souffle petit à petit.
« Comment veux-tu que je sache des choses pareilles ? » toussa-t-elle. « On n’est pas si proches, lui et moi. Et puis franchement… » Elle rougit à la simple pensée de ce qu’elle allait dire. « Angie avait pas beaucoup de seins non plus. Alors je me permettrais pas de juger là-dessus. Bref, » continua-t-elle en reprenant contenance, « il m’a dit qu’il aimait Alcide. Plus ou moins. En plus, ils se sont embrassés. »
L’avait-il vraiment dit ? Maintenant qu’elle y pensait, Astrid ne se souvenait pas qu’il ait formulé les choses exactement de cette façon. Mais était-ce vraiment important ? Apparemment pas, parce qu’Eden continuait de plus belle.
« Tu as donc deux options devant toi. Soit, tu lui dis tes sentiments et ça n’est pas facile, je sais. Soit tu passes à autre chose et c’est certainement le plus difficile des deux. » « Je passe à autre chose, » affirma-t-elle en fronçant les sourcils. « Eden, je suis passée à autre chose ! Je suis sortie avec d’autres gens, tu te souviens ? » Elle n’allait pas lui rappeler Monsieur Astrid – London l’avait baptisé de la sorte après trois mois de tentatives de retenir son nom – avec lequel elle était sortie toute l’année dernière. « D’accord, je trouve toujours Maelan séduisant, mais je me suis fait une raison ! »
Elle lui adressa un sourire qui se voulait rassurant. « Tu sais des fois, on n’arrive jamais à passer à autre chose, mais il faut continuer à avancer… c’est dur, mais c’est comme ça… on ne peut pas retourner en arrière… il faut assumer ses choix… et vivre avec… même si des fois c’est compliqué car tout est sous nos yeux… » Astrid fonça les sourcils. Eden ne regardait plus vraiment dans sa direction et la Serdaigle suivit son regard. Elle aperçut Maelan, ce qui la fit rougir de plus belle… et London. Tiens, tiens.
« Eden, » demanda-t-elle avec tact, « est-ce qu’on parle toujours de Maelan ? Il y a quelque chose que tu veux me dire ? »

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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Jeu 1 Mai - 0:59


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Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. ⊹ Je crois qu’une fois encore je me retrouve dans une situation que je ne maîtrise pas. Des fois je me dis que je devrais réfléchir avant de parler, pourtant je refais chaque fois la même connerie. Avec Astrid je suis en confiance, c’est mon amie, en plus, son air triste m’a un peu déboussolé, mais jamais je n’ai voulu lancer la conversation dans cette direction. Au contraire, je repousse toujours les choses, je change de sujet… Je suis trop faible en ce moment, ce n’est absolument pas bon du tout ! Franchement comment j’ai pu me laisser emporter dans mon flot de parole, je parle toujours trop.

Je suis pathétique : « Tu sais des fois,  on n’arrive jamais à passer à autre chose, mais il faut continuer à avancer… C’est dur, mais c’est comme ça… on ne peut pas retourner en arrière… il faut assumer ses choix… et vivre avec… même si des fois c’est compliqué car tout est sous nos yeux… ». Avec ça on dirait que j’ai cent dix ans, que j’ai tout vu et tout vécu, et que j’ai une sagesse hors norme ! Non mais oh ! J’ai juste dix-neuf ans, ce n’est pas le moment de faire pleurer dans les chaumières !

« Eden » Entame la petite voix fluette d’Astrid. « Est-ce qu’on parle toujours de Maelan ? Il y a quelque chose que tu veux me dire ? » J’en ai marre de tous ces mensonges, de toujours tout cacher, je me suis mise seule dans cette galère c’est certain, c’est moi qui repousse mes sentiments, mais je sais aussi qu’un avenir avec London n’est pas possible, on a déjà testé et ça n’a pas fonctionné…

Je fixe mon amie qui attend tranquillement ma réponse. Je sais qu’elle essaie de sonder mon âme pour avoir une réponse. Je vais juste me contenter de ne pas lui mentir, tout en lui dissimulant la totalité. «  Tu sais si je te dis tout ça c’est parce que je suis passée par la moi aussi. Avec ton cousin… A l’époque… J’étais folle de lui, mais j’ai toujours été très indépendante également. Pendant qu’il jouait au scientifique je pouvais faire ce que j’avais envie c’était parfait. Mais J’ai rapidement remarqué que je passais bien après ses inventions. Au début, j’ai fermé les yeux, mais quand j’ai été accepté dans l’équipe pendant que lui faisait exploser son balais et n’était pas sélectionné, il y a eu un déclic en moi et une petite rupture entre nous. » Je regarde à nouveau en direction des gars qui sont toujours en pleine conversation comme s’ils n’existaient qu’eux dans la pièce. J’esquisse un petit sourire en les observant. « C’est pour ça que j’ai décidé de rompre, je l’aimais toujours, mais je savais que c’était mieux pour nous deux, il fallait que je le quitte pour qu’on puisse s’épanouir et pouvoir rester amis avant de tout détruire entre nous.  » Je reporte mon attention sur Astrid. Quelle belle comédienne je fais. Espérons qu’elle en reste là uniquement. Je vais continuer à jouer sur la carte sensibilité et hop le tour sera jouer ! «  Et maintenant, tout est parfait entre London et moi, on s’aime bien, on se chipote, on s’engueule mais on s’apprécie, c’est notre mode de fonctionnement. Et regarde tout ce qu’on a accompli depuis ! Tout est parfait  ! » Ouuuh la menteuse, elle est amoureuuuuse ! Je marque une petite pause avant de lancer ma dernière phrase, histoire d’attendrir mon amie et lui faire oublier ma rêverie de tout à l’heure. « Tu imagines toi ? Ça aurait été terrible de devoir choisir entre nous, pour toi, pour Maelan. Vous auriez été de son côté, c’était moi la méchante de l’histoire, je l’avais plaqué, j’aurais perdu tous mes amis…  » Merlin, je vais vraiment faire pleurer tout le monde ! Je suis immonde ! «  Donc surtout, si des fois, tu repenses à Maelan et que ça te pèse, tu peux venir m’en parler ! » Maintenant, reste plus qu’à prier pour qu’Astrid me croit, qu’elle ne pose pas plus de question, qu’elle soit attendrit par ma petite explication et qu’elle oublie le regard que j’ai jeté à son cousin. Ça peut paraitre étrange de cacher mes sentiments comme ça, même à mes plus proches amis, mais ça ne fait pas très longtemps que moi-même je me les suis avouée et vous imaginez vous, faire un come-back alors que c’est à cause de vous que l’histoire a capotée ? Astrid est une super amie, Mealan comme mon meilleur ami, ils sont ma bande, London fait partie du tableau, si je détruis tout, je m’en voudrais toute ma vie. Bon maintenant, essayons de revenir à notre sujet. « Tu m’assures que tu vas bien et ça me convient, Ass. Mais promets-moi que si tu as des soucis tu viendras m’en parler.  » J’attends un petit peu sa réponse, puis je reprends pour changer carrément de conversation. «  Et sinon, ça avance votre soirée de l’AWH ? »





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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Ven 2 Mai - 16:14

Bon. De toute évidence, Eden ne parlait pas de la même chose qu’Astrid. Elle semblait poursuivre ses propres pensées, complètement indépendantes de ce que la Serdaigle lui disait réellement. À moins qu’elle ne soit juste un peu chamboulée par toute cette discussion autour de sa vie – ou plutôt de sa non-vie – sentimentale et qu’elles soient toutes les deux en train de délirer. Si ça se trouve, elles rêvaient toutes éveillées.
« Tu sais si je te dis tout ça c’est parce que je suis passée par la moi aussi. Avec ton cousin… A l’époque… J’étais folle de lui, mais j’ai toujours été très indépendante également. Pendant qu’il jouait au scientifique je pouvais faire ce que j’avais envie c’était parfait. Mais J’ai rapidement remarqué que je passais bien après ses inventions. Au début, j’ai fermé les yeux, mais quand j’ai été accepté dans l’équipe pendant que lui faisait exploser son balai et n’était pas sélectionné, il y a eu un déclic en moi et une petite rupture entre nous. »
Bon. Donc, elles ne parlaient pas de Maelan, définitivement pas. Astrid restait un peu perplexe… Elle savait qu’Eden et London étaient sortis ensemble, qu’ils avaient rompu ; bien entendu, c’avait été la faute de London. Depuis, tout le monde s’en fichait, en quelque sorte. London était toujours célibataire, Eden le martyrisait… La routine. Et voilà que tout son univers volait en morceaux : apparemment, elle-même se portait très mal et Eden se mourait encore d’amour pour London. Quoi qu’elle prétende. « C’est pour ça que j’ai décidé de rompre, je l’aimais toujours, mais je savais que c’était mieux pour nous deux, il fallait que je le quitte pour qu’on puisse s’épanouir et pouvoir rester amis avant de tout détruire entre nous. »
Astrid croqua distraitement dans un biscuit. La pensée que quelqu’un aime London était assez perturbante. Comprenez-la bien : elle-même aimait London, liens du sang obligent, mais elle avait envie de le tuer de temps à autre. Et puis son cousin était un genre d’amibe, complètement asexué, m’voyez ? (Oh mon dieu, avaient-ils couché ensemble ? Vision d’horreur.) « Hum, » répondit-elle sans trop s’avancer. Que voulez-vous répondre à ça ? «  Et maintenant, tout est parfait entre London et moi, on s’aime bien, on se chipote, on s’engueule mais on s’apprécie, c’est notre mode de fonctionnement. Et regarde tout ce qu’on a accompli depuis ! Tout est parfait ! » « Tout est parfait, sauf que tu l’aimes encore. » souligna la sorcière sur un ton parfaitement neutre. Et après, Eden lui faisait des remarques…
« Tu imagines toi ? Ça aurait été terrible de devoir choisir entre nous, pour toi, pour Maelan. Vous auriez été de son côté, c’était moi la méchante de l’histoire, je l’avais plaqué, j’aurais perdu tous mes amis… Donc surtout, si des fois, tu repenses à Maelan et que ça te pèse, tu peux venir m’en parler ! » N’importe quoi. « Eden, » nota Astrid en agitant nonchalamment son cookie en sa direction. « si tu veux me parler de London, tu peux, mais à mon avis c’est à lui que tu dois aller parler si quelque chose te pèse. »

Astrid laissa planer cette dernière phrase, en profitant pour faire un sort au paquet de biscuits. Elle était rassasiée pour l’instant, ce qui lui laisserait du temps pour travailler un peu. Enfin, quand elles auraient réglé leurs problèmes de… tout.
« Tu m’assures que tu vas bien et ça me convient, Ass. Mais promets-moi que si tu as des soucis tu viendras m’en parler. » « Promis. » «  Et sinon, ça avance votre soirée de l’AWH ? » « Au poil ! » répondit-elle illico, enthousiasmée. « On a eu des idées de génie – mais je te dis rien, sinon ça va gâcher la surprise. Ca va être absolument fantastique, possiblement la meilleure soirée que l’AWH ait ja-mais organisée. Tu devrais venir… London sera là. »

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Message par Invité le Lun 5 Mai - 22:11


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Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. ⊹ J’ai l’impression de m’enfoncer à chacune des phrases que je prononce. Astrid me regarde attentivement, analysant certainement chaque mot, chaque intonation. Mon regard un peu trop appuyé vers cette tête de nœud m’a trahi et je ne fais clairement rien pour arranger les choses et lui ôter son air entendu. Je la vois croquer dans un biscuit pendant que je continue à  déblatérer. Astrid est toujours affamée, ça lui vient sans crier gare et surtout il faut qu’elle mange immédiatement sinon tous aux abris. Je me suis souvent amusée à l’imaginer se transformer en monstre si elle n’avait pas sa pitance : AstrHulk Power ! En vrai, je crois qu’elle est née avec un ver solitaire, elle mange sans prendre un gramme ! Il serait si grand maintenant, qu’il mesurerait plusieurs mètre c’est certain.

Elle lâche un faible hum, surement absorbée par sa gâterie. Et moi je continue dans mon élan sortant certainement une nouvelle connerie au vu de sa réponse immédiate : « Tout est parfait, sauf que tu l’aimes encore. » Sans réagir à sa remarque, je continue. Il faut montrer que ça ne m’atteint pas. Non mais franchement, la prochaine fois je mets un panneau lumineux et clignotant au-dessus de ma tête scandant : « Et ouais ! J’aime toujours London Antwerp l’inventeur fou ! ».

Et maintenant sortez les violons et les mouchoirs, je vais la faire culpabiliser. Seulement, ça ne semble pas marcher plus que mes veines tentatives passées. Dans un soupir et tout en agitant son cookie sous mon nez, elle claque sa phrase dans l’air : « Eden, si tu veux me parler de London, tu peux, mais à mon avis c’est à lui que tu dois aller parler si quelque chose te pèse. » Elle s’arrête après cette phrase. Nous sommes toujours trop directes l’une avec l’autre, des fois ça peut être véritablement un désastre. Non mais franchement, comment avons-nous pu glisser aussi facilement de ses sentiments pour Maelan, aux miens envers son cousin ?  C’est invraisemblable. Je crois que ni l’une ni l’autre, n’aimons cette conversation. Elle me promet que si besoin, elle viendra me parler de ses soucis, c’est important de savoir qu’on peut compter sur quelqu’un non ?

Bref, je tente subtilement de changer de conversation. Je ne compte pas continuer sur cette pente glissante : « Et sinon, ça avance votre soirée de l’AWH ? » Elle me répond du tac-o-tac : « Au poil ! » Je l’ai lancé sur un sujet qui ne tari jamais et qui va la faire parler inlassablement. « On a eu des idées de génies – mais je te dis rien, sinon ça va gâcher la surprise. » Je pose ma tête sur ma main et vais pour poser mon coude sur la table. « Ça va être absolument fantastique, possiblement la meilleure soirée que l’AWH ait ja-mais organisée. Tu devrais venir… » « De toute façon, je recevrais bien un papier, une pièce, un bouchon de bouteille, un bout de peau séchée, une touffe de poil, une dent de troll ou un mini papillon pour me donner l’heure et l’endroit de la fiesta ! » Il est vrai que vu comme ça, je me suis toujours retrouvée avec des invitations très étranges. « London sera là. » Je ne sais pas si c’est la surprise que son nom revienne si rapidement dans la conversation ou le fait que j’ai certainement mal posé mon coude sur la table mais je le sens glisser sur du rebord et je me sens tomber d’un seul coup. Je me redresse rapidement et dans mon élan rapide je me cogne la tête à la table. Tout en massant ma tête douloureuse, je réponds à son insinuation : « J’en attendais pas moins d’un des leaders de l’association As’. Mais c’est gentil de me pousser à aller lui parler, j’y penserais. » Si ça ce n’est pas une affirmation à son « tu l’aimes toujours » ! Mais au moins on va peut-être pouvoir passer à autre chose maintenant. Et c’est là que je me souviens du parchemin que j’ai reçu ce matin, ça va faire une belle diversion ! « Tu sais pas la dernière ! Sara m’a invité à une soirée samedi prochain ! Je vais ENFIN pouvoir revoir Bart ! Ça fait vraiment trop longtemps que je ne l’ai pas revu, ça va être une méga surprise ! Tu te rends compte ? » Je me fais un peu l'effet d'être bi-polaire a écumer tous les sujets possibles et imaginables pour me sortir de cette galère. Mais si je fuyais maintenant, ça serait vraiment consentir à ses idées.




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Message par Invité le Mer 7 Mai - 22:43

« J’en attendais pas moins d’un des leaders de l’association As’. Mais c’est gentil de me pousser à aller lui parler, j’y penserai. » Qu’elle y pense, qu’elle y pense. Astrid haussa les épaules : elle s’en lavait les mains. S’ils se remettaient ensemble, elle était sûre que Poudlard finirait par exploser, mais Poudlard finirait probablement par exploser de toute façon, entre les dérèglements de magie et les inventions de London. Et puis si ça pouvait distraire Eden de sa pseudo-relation avec Maelan et de l’excès de stress provoqué par le Quidditch, c’était tout bénéf’.

Avec tout ça, l’heure avançait et les biscuits n’avaient pas vraiment réussi à caler Astrid. Tout ça était bien beau, mais aucune soirée dans le noir, aucun London, aucun Maelan – enfin, peut-être un petit bout de Maelan quand même – ne saurait distraire une Astrid sauvage de l’heure du dîner. Elle commença à tapoter nerveusement sur la table en fixant ses papiers. Qui sait ce qu’ils auraient au menu du soir ? Qui sait si son estomac tiendrait jusque-là ?

Évidemment, Eden se fichait de la faim d’Astrid comme de l’an quarante. Elle devait encore être occupée à penser amoureusement à London (beurk) ou à son entraînement (mais pas amoureusement). Dans tous les cas, ça n’arrangeait pas ses affaires et la Serdaigle allait finir par s’auto-digérer.
Heureusement, son amie lança une autre bombe (décidemment, c’était la soirée) qui détourna Astrid de ses considérations stomacales : « Tu sais pas la dernière ! Sara m’a invité à une soirée samedi prochain ! Je vais ENFIN pouvoir revoir Bart ! Ça fait vraiment trop longtemps que je ne l’ai pas revu, ça va être une méga surprise ! Tu te rends compte ? » Bart ? Bart Vaughan ? « Euh…  Bart ? » Astrid fronça les sourcils. « On parle bien du mec qui joue avec les filles et qui les jette comme des chaussettes ? Waouh. Trop bien. »

Elle n’avait pas vraiment prémédité de dire du mal de Bart. Astrid ne préméditait jamais de dire du mal de qui que ce soit (sauf, peut-être, Alcide Hemingway – et encore). Mais Bart… Bart avait la sale manie de briser le cœur des filles, m’voyez ? À commencer par les filles de sa famille. Alors, qu’Eden soit à ce point heureuse de le voir dépassait un peu la Serdaigle. Bon, peut-être qu’il était charmant avec ses amies, mais elle avait un peu des doutes. Elle le voyait plutôt comme le genre de mec qui ne pouvait s’empêcher de draguer les filles.
« Sois prudente avec lui, ok ? » murmura alors Astrid. Murmura seulement, car son attention était accaparée par une bande de premières années qui semblaient s’être mis à vomir tous en cœur à l’autre bout de la salle. À vomir multicolore, si on voulait vraiment être précis, ce qui avait le mérite de désigner le coupable. London avait encore fait des siennes et Astrid allait devoir sévir… Héhéhé.

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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Ven 16 Mai - 23:22


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Ce qui est bien et ce qui est facile sont rarement la même chose. ⊹ « Euh… Bart ? On parle bien du mec qui joue avec les filles et qui les jette comme des chaussettes ? Waouh. Trop bien. » Je la regarde jouer des sourcils en m’annonçant d’un ton cynique toute la joie qu’elle éprouve à mon égard. « Astrid… » Je laisse planer son prénom dans l’air… Blablabla et revoilà l’Astrid rabat-joie ! Pour une fois dans sa vie ne pourrait-elle pas juste voir le côté positif de la chose ? Je sais, Bart et elle, c’est comme un pré sans verdure, une mer sans eau, un soleil sans chaleur, une nuit sans lune, un pied sans orteils, un ongle sans vernis, un chien sans queue, un poisson sans écailles, une fleur sans tige, un pétale sans moucheron, une tartine sans beurre… *pan* Bon oublions un peu la poésie, je crois que l’idée principale est passée… Elle ne peut pas le piffrer. Point. A la ligne.

Mais quand même, c’est mon meilleur ami, mon frère de cœur, ce qui se rapproche le plus d’un grand frère toujours présent pour tout, en toutes occasions. Bon c’est sur on ne s’est pas vu depuis un moment, mais on a toujours été en contact et Astrid connait très bien mes sentiments pour lui et les siens à mon égard. Ce n’est pas comme-ci on avait des pulsions cachées, ça serait genre trop…. Beurk ! Même pas imaginable ! C’est Bart quoi ! « Sois prudente avec lui, ok ? » Je pouffe doucement face à son avertissement qu’elle a murmuré, simplement, comme une caresse. Oubliés les London, Maelan et autre Alcide Hemingway qui jadis peuplaient notre conversation… « Tu as peur de quoi As’ ? Je ne compte pas finir dans son lit, c’est de Bart qu’on parle quand même, de mon grand frère, mon confident ! » Je rigole à nouveau en imaginant tout ce qui pourrait bien germer dans sa petite tête. Des fois, elle en a des bonnes quand même… Non mais Bart ! Bart Vaughan ! Certes le type le plus en vogue actuellement et qui ne se prive pas pour sauter sur toutes les dindes gloussantes qui se pressent contre lui, et il aurait tort de ne pas se servir le petit salop, vu qu’il ne doit même pas avoir besoin de lever le petit doigt ! Mais c’est aussi, le Bart Vaughan qui m’a toujours soutenu, qui m’a tout appris au quidditch, un vrai mentor quand il le veut bien… En tous les cas avec moi… Et sans doute avec Romy… Enfin bref… « Tu sais quoi mon doux coquillage ? » Je pourrais m’étouffer d’avoir prononcé ce surnom tout ce qu’il y a de plus ridicule, mais mon rire s’en charge déjà largement. « Je peux te promettre sans avoir peur de te mentir que je serais extrêmement prudente avec ce cher Vaughan.. » Par la barbe de Merlin, c’est la première fois que je l’appelle comme ça ! Que je me marre… « ET… Qu’il ne se passera rien de compromettant qui nuirait à ma réputation par la suite ! » Je continue à rigoler bêtement tout en levant le doigt vers le ciel pour que la lune m’en soit témoin ! « Je sais me tenir ! Tu me connais quand même, je ne suis jamais soule, je contrôle ! » Je contrôle tellement que ce n’est qu’à la fin de toute ma jolie tirade que je me rends compte qu’elle ne m’écoute même plus.

Je fais voler mon regard dans la direction où elle regarde. Par quoi peut bien-t-elle être tant absorbée ? Bon d’accord… J’avoue qu’une brochette de petits Premières années en train de créer un véritable arc-en-ciel de dégueulis dans la salle commune n’est, certes a) pas choquant quand on sait que London est dans les parages, b) pas uniquement et purement dégueulasse pour tous les autres autours, mais c) suffisamment hors du règlement pour que notre adjudant Ludwill ici présente se fasse un malin plaisir à exercer son pouvoir et faire régner l’ordre. Et d) la réponse D. « Et que justice soit faite ma justicière démasquée, lâche ton fouet ! » Ouais je sais clichée ! Surtout que je ne sais même pas si elle m’écoute encore ! Mais c’est toujours tellement bon de la voir s’énerver contre son cousin… Je ressors mon petit paquet de biscuits pour la regarder s'en aller, je crois que je vais attendre un peu avant de descendre manger !





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Re: [TERMINE] Girl, are you ready to glow in the dark?

Message par Invité le Dim 18 Mai - 12:10

Ca n’était pas qu’Astrid ne pouvait pas piffrer Bart, non. C’était un peu plus subtil que ça. Disons juste qu’il avait fait des choses pas nettes avec sa cousine et que les cousines, c’était la famille, c’était sacré, tout ça tout ça, et qu’en plus il était ami avec Maelan et l’emmenait embrasser des blondasses dans des bars (elle n’avait pas vu la photo, mais elle avait entendu les rumeurs, hein). Or, Astrid n’aimait pas qu’on prenne ses amis pour des jambons (pas casher du tout).
Chose dont Eden se fichait autant que de sa première paire de chaussettes. Bon, très bien, elles n’allaient pas en faire un flan. Même si le flan, c’était drôlement bon.
« Tu as peur de quoi As’ ? Je ne compte pas finir dans son lit, c’est de Bart qu’on parle quand même, de mon grand frère, mon confident ! » La Serdaigle haussa les épaules. « Si tu le dis. » Elle se méfiait quand même – des beaux joueurs de Quidditch au sourire étincelant de façon générale, de ceux qui enchaînait les demoiselles en particulier – mais ça n’était, après tout, pas ses affaires, pas vrai ?

« Tu sais quoi mon doux coquillage ? » « Mon doux coquillage ? » railla une Astrid morte de rire. « Vraiment ? » « Je peux te promettre sans avoir peur de te mentir que je serais extrêmement prudente avec ce cher Vaughan. Et qu’il ne se passera rien de compromettant qui nuirait à ma réputation par la suite ! » « C’est pas tellement pour ta réputation que je m’inquiète, » continua la Serdaigle imperturbable. « Enfin, tu es grande, tu fais bien comme tu veux. »
Sans aller plus loin, Astrid replia sagement le paquet de biscuits pour le fourrer dans son sac. Elle le jetterait à la première occasion (probablement en pleurant qu’il était vide). Et pendant ce temps, Eden continuait à délirer sur le sujet « Bart ».
« Je sais me tenir ! Tu me connais quand même, je ne suis jamais soule, je contrôle ! » « Absolument, j’y crois. » Bien sûr. Astrid non plus, d’ailleurs, n’était jamais soule. Tout comme il n’était pas son genre de se mêler de la vie des autres, pas plus que de manger tout le temps.
(Ceci est un mensonge éhonté et toutes les deux se contrediront très prochainement dans une certaine soirée, tin-tin-TIN-TIIIIIIIIIN) (tahvu ce teasing de malade).

Mais des affaires plus urgentes attiraient son attention. Leur attention à toutes les deux, d’ailleurs : « Et que justice soit faite ma justicière démasquée, lâche ton fouet ! » Quoi ? Astrid jeta un regard interrogateur à sa comparse, à qui l’entraînement de Quidditch n’avait manifestement pas fait de bien. « J’ai pas de fouet, » répondit-elle prudemment. Elle devrait peut-être s’en procurer un. Et se déguiser en Wonder Indiana Jones ou quel-que-soit-le-nom de l’héroïne moldue, histoire de faire régner justice et prospérité dans les couloirs de Poudlard. Et elle devrait se créer un conseil de guerre pour l’empêcher de prendre tout le pouvoir, ou peut-être un Parlement ?
Secouant la tête (bref), Astrid se leva et adressa un dernier regard hilare à Eden. « Bon, je te tiens au courant pour les soirées et tout, il faut que j’aille botter le cul de London. »
Et sans rien ajouter, Astrid la justicière pas masquée brandit sa baguette et partit en chasse aux expériences foireuses. Trrremblez, misérables !

ZI END.


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