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 [TERMINE] Entre les vagues et le ciel, tu ne seras jamais plus belle

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Message(ϟϟ) Sujet: [TERMINE] Entre les vagues et le ciel, tu ne seras jamais plus belle Mer 20 Nov - 21:05

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Dix heures du matin. Heure stratégique. Maelan l‘avait guettée toute la matinée, ses yeux ne pouvant se détacher de la pendule, ce que son professeur de Médias Magiques et Moldus n’avait pas manqué de noter. Marmonnant une excuse bidon et de toutes les manières inintelligible, il était retourné à ses notes sur la comparaison entre les éditos des journaux des deux cultures. Malgré sa bonne résolution d’être assidu et de se mettre à fond dans ses études, il y avait des choses contre lesquelles il ne pouvait pas lutter. Comprenant que cela ne servirait à rien de s’acharner, il avait abandonné son essai pour le remettre au soir-même. Se renversant dans sa chaise, il avait commencé à jouer machinalement avec ce qui traînait dans la poche de son pantalon, à savoir, une carte à jouer, frappée de l’as de pique. Et justement, c’était plutôt représentatif de son état d’esprit actuel. A dix heures pétantes, l’AWH allait officiellement rouvrir ses portes. Il y avait bien sûr eu des réunions avant cela, mais là, elle allait hurler au monde entier (entendre par-là : à Poudlard, mais c’était son monde en période scolaire, réducteur pour un futur journaliste, me direz-vous) qu’elle reprenait du service. Pas directement. Mais suffisamment pour faire sourire l’As de Pique en personne de façon mi- provoquante, mi- fière. Et soudain, la fin du cours. Dix heures. C’était parti.

Il ne mit pas longtemps à remballer ses affaires, jetant son sac sur son épaule. Pas sa batte sur l’autre, aurait noté un observateur attentif. Mais il ne l’aurait pas été suffisamment, car elle était bien là, quelque part, dissimulée par une invention de London. Ah, ces inventions indispensables … Mais laissons planer le mystère sur la nouvelle manière de transporter leur objet fétiche, vous saurez bien assez tôt ce qu’il en était réellement. Maelan quitta rapidement la salle de cours, évitant le regard de l’enseignant et se promettant de se rattraper avec son devoir. Mais il avait des choses autrement plus urgentes sur le feu, ou plutôt dans l’eau frémissante, enfin disons que tout cela n’était qu’affaire de perspectives. Ceci n’avait absolument aucun sens ? Tout à fait. Comme la scène qui allait suivre.

Quand Maelan déboucha finalement à l’angle du couloir qui était son but, il se fit bousculer par une étudiante poussant de petits cris. Merde, s’exclama-t-il en français, chérissant tout particulièrement ce mot et adorant l’employer à tort et à travers. Il allait tout rater et ça ne lui allait pas, mais alors pas du tout ! Continuant à jurer dans tous les sens, dans des termes tels de Champignon ou encore Mille-pattes, il se fraya un passage jusqu’au milieu du couloir. Et soudain, il n’y eut plus personne, ou plus grand monde. Par contre … Putain mais c’est quoi ça ? Il retira son pied rapidement, et examina le sol qui … était en train de se recouvrir d’une substance marronnasse et malodorante. Et gluante. Et elle était en train de s’épaissir à vue d’œil. Et de l’encercler lentement. Il releva la tête pour voir un certain blond sur l’autre rive. Il leva les yeux au ciel puis les épaules. Bon, qu’on vous explique : le plan de base était de tester la mousse pour la soirée, offrant donc un aperçu de la soirée au cher public de Poudlard. Autant dire que c’était plus que raté, comme certaines … enfin, la plupart des inventions de l’ami London. Il n’y avait malheureusement plus qu’à attendre que cela se dissipe. Soupirant, il se retourna … pour voir qu’il n’était pas seul à s’être fait piéger sur cet îlot abandonné que tout le monde regardait et montrait du doigt. Hey … Salut beau gosse. Il avait d’un coup retrouvé son sourire ultrabright : Moi qui pensais que mon rêve de me retrouver seul avec toi sur une île déserte ne se réaliserait jamais … Qu’on se le dise … la suite allait être intéressante !


Dernière édition par Maelan E. Carmichael le Ven 3 Jan - 12:38, édité 1 fois
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] Entre les vagues et le ciel, tu ne seras jamais plus belle Mar 26 Nov - 19:00

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ALCIDE & MAELAN

Comme cela n’arrivait que très rarement – voir jamais – Alcide ne donnait pas toute sa concentration à son cours de Diplomatie, trop occupé qu’il était à tâter ses biceps. Non pas qu’il était pris d’une fulgurante crise d’égocentrisme – cet état ne le quittait jamais – mais il semblait avoir trop forcé sur les altères la veille au soir, ce qui se traduisait pas une douleur dans ses bras. Ce n’était pas le genre de douleur qu’il ne pouvait supporter, ce n’était pas non plus du genre à le faire se rouler par terre ou à demander un calmant à l’infirmerie. Non, c’était un genre de douleur perverse, qui s’apaisait par moment, uniquement pour revenir sournoisement quelques secondes plus tard. Le genre qui fatigue tout le corps, et, justement, empêche de se concentrer sur quoi que ce soit. Non pas que ne rien écouter à ce cours handicaperai Alcide, après tout, il était loin d’être un mauvais élève. Mais s’il y avait bien une matière dont il aurait dû s’inspirer pour sa vie privée, ça aurait bien été la Diplomatie. Hélas, son bras le torturait et l’empêcher d’apprendre une grande leçon de vie. Quel dommage.

Ce fut avec soulagement qu’il se leva et quitta précipitamment la salle lorsque le cours prit fin. Encore une fois, ce n’était pas dans son habitude, le jeune homme était plutôt du genre à parler avec les profs à la fin des heures de cours, parfois pour approfondir un sujet vu en classe, la plupart du temps simplement pour faire de la lèche. Mais il avait tendance à ne plus sentir la douleur dans ses muscles lorsqu’il mettait son bras en mouvement, ce qu’il pouvait difficilement faire tout en tenant une conversation, à moins de donner l’impression d’être fou ou d’avoir des T.O.C. Il gardait les yeux fixés au sol, évitant le regard de toute personne potentiellement capable de commencer une conversation avec lui. Pas la peine, son bras commençait tout doucement à lui mettre les nerfs à vifs et le peu de patience dont il disposait avait totalement disparu. « No pain no gain » qu’il se répétait mentalement pour se calmer. Tu souffres aujourd’hui mais demain tu seras plus fort. « No pain no gain. No pain no gain. No pain no gai – » Ce… C’était quoi, ça ?

C’était marron, ça puait, ça collait. Il fronça les sourcils. Quelqu’un avait éventré un Strangulot en plein milieu du couloir ? Il pouvait comprendre les motivations, mais soyons sérieux jeunes gens, il y a des endroits plus appropriés pour ce genre de pratique. Il soupira et tenta de lever le pied. N’y réussit pas. Tira un peu plus fort. Merde. « C’est sérieux, ça ?! » Il leva les bras avant de les rabaisser d’un coup, claquant ses mains sur ses cuisses. Comme si c’était la journée. D’où ça sortait d’abord, ce truc ? Le sang de Strangulot n’était pas aussi collant, ça ne pouvait pas être ça. « Hey… Salut beau gosse. » Doutant qu’on s’adressait à lui – pas avec cette voix masculine en tous cas – Alcide se retourna plus par réflexe qu’autre chose, et sentit son cœur lui tomber dans l’estomac. Non. Pas lui. « Moi qui pensais que mon rêve de me retrouver seul avec toi sur une île déserte ne se réaliserait jamais … » Sale dégénéré.

Le Serpentard dégluti difficilement – tout dans cette situation lui donnait une furieuse envie de vomir. Son corps se raidi et sa bouche se déforma en un rictus dégoûté. De cette « île déserte » ou de Maelan, il ne savait ce qui le rendait le plus malade. « Carmichael. C’est toi qui as organisé ça ? » Aussi révoltante que cette idée lui semblait, Alcide n’était pas étranger aux sentiments tumultueux qu’il réveillait chez le Gryffondor. Ce dernier devait se faire des scénarios à la Roméo et Juliette dans sa tête, sûrement. « Aussi brouillon que ce soit, c’est presque impressionnant venant de toi. »


Dernière édition par Alcide N. Hemingway le Sam 21 Déc - 23:47, édité 1 fois
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] Entre les vagues et le ciel, tu ne seras jamais plus belle Dim 1 Déc - 19:27

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Alcide, Alcide, Alcide … Comment vous expliquer exactement ce qui reliait les deux jeunes hommes ? On pouvait commencer par dire qu’ils étaient forcément ennemis héréditaires, étant dans deux maisons réputées pour se mener une guerre sans merci. On pouvait ensuite ajouter qu’il était de ce genre de personnes cataloguant les gens par rapport à la pureté de leur sang, et que celui de Maelan n’était « que » mêlé. Et enfin … London avait eu la brillante idée, il y avait déjà quelques temps de cela, de lancer la rumeur voulant que le jeune Serpentard ait un penchant certains pour les … hommes. Il n’en fallait pas plus au Gallois pour décréter qu’il avait trouvé comment, de manière imparable, rendre la vie de l’Hemingway absolument impossible. Il avait commencé « en douceur », du temps où il était encore en couple avec Angie, en le regardant avec insistance en cours, en le frôlant l’air de rien dans les couloirs, en glissant parfois des mots anonymes dans son sac. Et là, depuis ce début d’année, depuis qu’il était donc officiellement célibataire, il s’en donnait à cœur joie. Bien sûr, il s’était assuré que son ex sache bien de quoi il en retournait, histoire qu’elle ne se demande pas s’il ne l’avait pas quittée parce qu’il aimait les hommes, en réalité. Son petit jeu ne datait pas de là, elle avait donc toutes les cartes en main pour comprendre et lui pouvait, sans vergogne, faire du rentre dedans à ce monsieur qui gobait tout. Peut-être était-il imbu de lui-même au point de penser qu’il devait être irrésistible même pour le sexe opposé, bien que cette idée lui soit sans doute intolérable. Pauvre garçon. Mais cela faisait bien rire le Gryffondor qui sentait qu’il allait s’amuser encore comme un petit fou.

Il en aurait embrassé London, quitte à renforcer les rumeurs sur son propre compte. La situation était tout simplement parfaite, il n’aurait pas pu rêver mieux. Des élèves étaient massés de l’autre côté des deux rives, attirés par ce phénomène extraordinaire, alors ils allaient pouvoir bénéficier d’un public attentif et enthousiaste. Et d’ailleurs, sa tête lorsqu’il comprit qu’ils étaient tous les deux bloqués lui fit oublier le désastre ambiant (parce que cela voulait dire que London avait échoué pour la mousse de la soirée et que ça mettait en danger tous leurs plans pour le bizutage des jeunes recrues). Il se fendit donc d’un sourire particulièrement innocent pour lui répondre, se délectant à l’avance de tout ce qui allait suivre. Le pauvre Alcide allait déguster, et Merlin ce que ça lui faisait plaisir … C’était tellement bon de le détester. Et en plus aux vues des perches qu’il lui tendait, ça allait être véritablement enfantin. J’aimerais m’en attribuer le mérite, surtout que ça a l’air de te ravir, mais désolé de te décevoir, je n’y suis pour rien. Quand à la suite … Il se rapprocha de lui avec un petit clin d’œil : Mais si tu veux de l’impressionnant, tu ne seras pas déçu avec moi. Si tu vois ce que je veux dire … Ah, bon sang, que c’était bon. Un petit rire partit, de derrière lui, féminin, évidemment. Il s’en gorgea et se passa la main dans les cheveux. C’était parti, il avait les projecteurs sur lui, que le sieur Hemingway se prépare. Non, il n’était pas du genre à attendre qu’il soit seul dans les couloirs pour lui éteindre la lumière (coucou, Astrid) ou au contraire, dans le cas présent, pour l’allumer lui, c’était bien mieux avec du monde autour (et non, ceci n’était pas une remarque à caractère sexuel). Ne fais pas attention aux autres, joli cœur, fais comme si nous étions juste nous deux, à l’autre bout du monde. S’il continuait comme ça, il risquait de se prendre au jeu, dites-vous ? Pas le moins du monde. Il aimait bien trop les filles pour ça. Mais s’il semait vraiment le doute, qui savait jusqu’où Maelan était prêt à aller, par défi ? Détends-toi et profite de l’instant …ça ne t’arrive pas souvent, et même là, je te sens tendu … Je peux t’aider, peut-être ? proposa-t-il, dans sa grande bonté.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] Entre les vagues et le ciel, tu ne seras jamais plus belle Lun 2 Déc - 22:56

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ALCIDE & MAELAN

Maelan, Maelan, Maelan… Comment vous expliquer exactement ce qui reliait les deux jeunes hommes ? Il n’y avait pas grand-chose, en réalité. Ou en tous cas, rien ne reliait le Serpentard au Gryffondor. Dans l’autre sens, cependant… Il faudrait revenir au début pour mieux comprendre, je crois. Les deux garçons ne s’étaient jamais vraiment adressé la parole, d’une part à cause de leurs deux années de différence, d’autre part à cause de la rivalité entre leur maison. Mais surtout, en plus d’être un sang-mêlé, Maelan était le meilleur ami de London Antwerp. Difficile à partir de là de rentrer dans le cercle de confiance de Alcide. Pour autant, le Serpentard ne le haïssait pas autant qu’il haïssait son complice, ce qui pouvait déjà être vu comme une victoire, considérant son caractère. Et puis… Pouvait-on l’en blâmer ? Le Lion avait succombé au charme du Serpent, à son visage dessiné par les dieux, à son corps d’Apollon, à sa voix de séducteur, à – Bref. Je m’égare. On sait que l’amour ne choisit pas ses victimes, malheureusement, pour Alcide, c’était un concept qu’il ne comprenait pas assez pour le pardonner. Tout ce que lui savait, c’était qu’un homme, un sang-mêlé, un Gryffondor, l’allié de London, était amoureux de lui. Cette idée seule suffisait à lui donner des frissons et le faire vomir un peu dans sa bouche. Imaginez ce qu’il en était lorsque le grand blond lui lançait des regards chargés de sous-entendus. Imaginez ce qu’il en était lorsqu’ils étaient tous deux le centre de l’attention.

Maelan fit un pas dans sa direction, et le premier automatisme d’Alcide aurait été d’en faire un en arrière, pour toujours avoir une distance respectable entre eux. Mais son pied semblait encore salement accroché à la substance – quelle qu’elle était – au sol. « J’aimerais m’en attribuer le mérite, surtout que ça a l’air de te ravir, mais désolé de te décevoir, je n’y suis pour rien. » Clin d’œil de Maelan. Petit goût de vomi dans la bouche de Alcide. « Mais si tu veux de l’impressionnant, tu ne seras pas déçu avec moi. Si tu vois ce que je veux dire … » Le Serpentard ouvrit grand les yeux. Il ne voyait que trop bien à quelles idées tordues Maelan faisait allusion, et cela lui fit presque tourner la tête. Les gens sont des malades. Il entendit un rire féminin de derrière le Gryffondor, et fusilla la jeune fille du regard. Il ouvrit la bouche, prêt à la remettre à sa place, mais fut interrompu par Maelan. « Ne fais pas attention aux autres, joli cœur, fais comme si nous étions juste nous deux, à l’autre bout du monde. » « Si nous étions à l’autre bout du monde, débarrassés de cette boue, crois-moi quand je te dis que je t’aurais déjà plaqué au sol. » Gronda-t-il. De nouveau, il entendit un ricanement, et regretta immédiatement ses paroles. Il n’était pas assez doué en sous-entendus sexuels pour éviter d’en faire. Il grinça des dents et sentit son bras faire un mouvement brusque, parcouru par un spasme. « Détends-toi et profite de l’instant …ça ne t’arrive pas souvent, et même là, je te sens tendu … Je peux t’aider, peut-être ? » « NE ME TOUCHE PAS. » Assena-t-il d’une voix forte, incapable de se contrôler. Ses yeux trahissaient un mélange de colère et de panique, tandis qu’il s’éloignait de Maelan autant qu’il était possible sans pouvoir détacher ses pieds du sol.

Il avait des mots de haine plein la bouche, et de la haine qui traversait ses veines, mais il résistait. Pour tout le monde, Alcide n’était qu’une petite brute qui frappait avant de réfléchir, sans regrets. Mais croyez-moi, en cet instant, il résistait avec la même hargne qui aurait été nécessaire pour résister à un sortilège de l’Imperium.


Dernière édition par Alcide N. Hemingway le Sam 21 Déc - 23:48, édité 1 fois
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] Entre les vagues et le ciel, tu ne seras jamais plus belle Dim 8 Déc - 12:18

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Ce n’était pas très charitable, me direz-vous, de se jouer de la sorte du sieur Hemingway. On connaissait les Gryffondors et les Serpentards pour s’envoyer volontiers des horreurs au visage, sortir leurs baguettes à tort et à travers en plein couloir pour s’en mettre plein la figure, en venir aux mains même, mais le genre de torture auquel s’adonnait Maelan était d’un genre nouveau. Peut-être inspirerait-il les générations par son glorieux exemple, avec l’option « chevelure de rêve » en prime. Si parfois il n’en état pas fier ? Je ne dirais pas ça. Après tout, avez-vous déjà vu l’Alcide en action avec des première années, avec des sangs « impurs » ou encore avec la cousine de London ? Bon, lui non plus, pour le dernier point, cela dit, mais on ne pouvait pas dire que le jeune homme retenait ses coups. Et puis, c’était follement amusant, surtout, ce n’était pas du sadisme pur et dur. Il était même persuadé qu’une part, même infime du Serpent était flattée par ces attentions, même si elle était muselée par l’autre qui devait pousser de hauts cris d’horreur (vous allez d’ailleurs avoir l’occasion de voir à quel point ce n’était pas qu’une expression à prendre au sens figuré), surtout qu’il était coincé. Ses pieds ne voulaient plus se décoller du sol, ce qui était juste par-fait, comme vous vous en doutez. Maelan n’allait pas le rater, peut-être s’autoriserait-il même à lui caresser la joue ou à lui passer une main dans les cheveux, s’il était en forme et parvenait à ses fins. Un baiser ? Oh, cela ravirait la foule en délire, voilà qui pourrait être grandiose. Mais il n’en était pas encore à violer ses chastes lèvres de cracheur de venin (et encore, il parvenait pour l’instant à se maîtriser – il faisait bien, le Gryffondor avait son public qui était plutôt assez fan de lui, alors s’il commençait à se répandre en insultes homophobes et racistes, il risquait sans doute de lui arriver deux-trois brouilles).

Si nous étions à l’autre bout du monde, débarrassés de cette boue, crois-moi quand je te dis que je t’aurais déjà plaqué au sol. Et quand il se mettait en colère mais tentait de rester correct, il s’enfonçait encore plus. C’était terrible, de se croire si grand orateur et de se faire démonter en deux secondes par un sous-entendu superbement placé. Finalement, le Gryffondor se dit qu’il avait peut-être bien choisi son orientation, mais ce n’était peut-être pas le moment de fanfaronner sur ses choix de carrière. Tu sais me parler, toi … C’est une des choses que je préfère chez toi, Alcide Hemingway. Il allait finir par exploser et il risquait de s’en prendre plein la gueule, surtout s’il sortait les poings. Certes, il était batteur et de ce fait, pas trop mal bâti et plutôt bien musclé, mais les bagarres n’étaient pas son fort, comme il l’avait prouvé en début d’année en se faisant envoyer à l’infirmerie par un crétin sans aucun sans de l‘humour et pensant qu’il était la dernière des ordures (coucou, Drew). Il valait donc mieux éviter d’en arriver à ce stade, mais il n’était pas connu pour être raisonnable, surtout quand il s’amusait autant. Il y avait toujours deux mètres entre eux et il en grignota quelques centimètres. Y aller doucement, faire monter la pression … Il était conscient des regards sur eux, qui le galvanisaient encore plus. l’embrasserait, l’embrasserait pas … ? NE ME TOUCHE PAS. On était vraiment proches de l’explosion, à ce stade, il fallait manier la poudre avec délicatesse. Le regard du beau bond se voila donc d’une tristesse absolue et il détourna les yeux, provoquant un Ooooh ! attendri dans l‘assemblée. Attention, mesdames et messieurs, c’était le moment pathos de la scène, sortez donc vos mouchoirs. Pourquoi es-tu aussi méchant ? Je ne veux pas te faire de mal. Il finit par relever les yeux vers lui, ayant même réussir à faire briller ses yeux de fausses larmes contenues. On vivait pour son art, ou on n’était qu’un clown, hein. Tu as juste peur … et je comprends. Il s’avança et, doucement, leva des doigts tremblants pour effleurer la joue du jeune homme, retirant prestement sa main, comme par timidité (pas fou, surtout, il ne voulait pas se faire mordre). Mais si tu oubliais les codes qui t’ont été imposés ? Si tu te laissais aller … J’ai tellement à offrir, conclut-il dans un soupir tragique. Et il ne fut pas le seul à soupirer. Il a tellement de chance …. Oh, qu’elle était mignonne ! Mais quelque chose lui disait que le beau Serpentard ne partageait pas son avis … et il s’en délectait par avance.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] Entre les vagues et le ciel, tu ne seras jamais plus belle Dim 15 Déc - 15:45

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ALCIDE & MAELAN

Oh, certes, les tortures infligées par Maelan et celles d'Alcide étaient fort opposées. Leur principale différence ? L’honnêteté. Vous pouvez dire ce que vous voulez sur le jeune Hemingway, sur ses opinions, ses croyances, ses manières... Mais il assumait pleinement chacune de ces choses qui faisait de lui une mauvaise personne, et tout le monde était bien au courant. Quant à ses manières, on ne pouvait pas dire qu'un coup de poing en pleine face était malhonnête. Il se montrai tel qu'il était, et la victime était toujours libre de riposter... Ce n'était tout de même pas de sa faute s'il se battait mieux. Maelan, lui, était un véritable monstre de manipulation mentale. Humilier et faire souffrir au plus profond de lui un jeune homme qui ne partageait pas ses sentiments, c'était déjà cruel, mais quand on savait que ces sentiments n'étaient même pas réels... C'était tout simplement tordu. Bien sûr, Alcide n'en savait rien. Et plutôt que d'admirer le degré de folie qu'il fallait pour élaborer un tel plan, il se contentait de lutter de toutes ses forces contre l'envie de vomir.

« Tu sais me parler, toi … C’est une des choses que je préfère chez toi, Alcide Hemingway. » Ce dernier ne put s'empêcher de se dire que ça aurait pu être pire, au moins il avait prononcé son nom correctement plutôt que de s'en moquer en le transformant, fort à propos, en "Hemingay". Le Serpentard garda difficilement la bouche fermée, conscient qu'il était fort probable qu'il lance à nouveau un sous-entendu sans même s'en rendre compte, ne faisant que jouer le jeu de Maelan. Il ne réussit néanmoins pas à garder en lui ce cri du cœur lorsque le Gryffondor s'approcha un peu trop près à son goût, provoquant un instant d'émotion chez leur public. « Ooooh ! » Il émit un grognement de mauvaise humeur. Non, mais sérieusement, vous y croyiez, vous ? Même en admettant que le Batteur était amoureux du Serpentard, ces larmes, manifestement fausses, auraient été méritées. Ce n'était quand même pas de la faute d'Alcide si Maelan avait choisi d'être un sale homosexuel. Malgré tout, il ne semblait pas qu'ils réussiraient à échapper au spectacle du gay de service. « Pourquoi es-tu aussi méchant ? Je ne veux pas te faire de mal. » Il regarda Alcide dans les yeux et celui-ci détourna le regard. Il ne pouvait même pas supporter de le regarder de face. « Tu as juste peur … et je comprends. » Sa main s'approcha du visage du Serpentard, mais ce dernier, le visage détourné, ne la vit qu'au dernier moment. Il dégagea sa tête d'un geste brusque, mais déjà le Gryffondor se retirait. « Mais si tu oubliais les codes qui t’ont été imposés ? Si tu te laissais aller … J’ai tellement à offrir. » Un frisson parcourut le corps du Serpentard, qui se dit qu'il aurait encore préféré se retrouver à observer des petits animaux se faire torturer. « Il a tellement de chance... » Il leva les yeux au ciel, et se tourna vers ce qui ne pouvait être qu'une pucelle : « Je te le donne quand tu veux. »

Il se tourna à nouveau lentement vers Maelan, la mâchoire serrée. « Quant à toi. J'ai peur, c'est vrai. » Il laissa couler un silence. Il n'avait pas envie de se lancer dans une joute verbale avec Maelan. Il aurait simplement préféré s'en aller, et non pas se battre comme on aurait pu le croire. D'abord, parce qu'il était handicapé par son bras et ses pieds collés au sol. Mais surtout, l'idée de rentrer en contact avec le Gryffondor le dégoûtait. Il devrait donc le faire fuir avec des mots. « J'ai peur quand je vois que des créatures aussi dégoûtantes, sales, et irrécupérables que toi sont autorisées à se balader tranquillement parmi nous. » La douleur se réveilla dans son bras gauche, et il leva la main droite pour le masser distraitement. « Les sorciers ont toujours été une espèce supérieure aux autres, mais toi... Tu l'avilis. »


Dernière édition par Alcide N. Hemingway le Sam 21 Déc - 23:48, édité 1 fois
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] Entre les vagues et le ciel, tu ne seras jamais plus belle Lun 16 Déc - 23:12

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Peut-être aurait-il dû le voir venir, me direz-vous. Après tout, s’en prendre à Alcide n’était pas comme agiter un bâton de réglisse devant un petit chat et il était évident qu’un jour ou l’autre, il allait s’en prendre une. Mais il avait vraiment pensé que ce serait une bonne droite bien virile, à laquelle il aurait sans doute répliqué avec Tendresse (« PANTOUFLE » ! « Petit nom de sa batte adorée, pour les non-initiés, pardon »). A cela, il s’était préparé, même s’il aurait pensé que cela arriverait un peu plus tard. Peut-être était-ce le fait qu’il ait largué sa copine qui le faisait complètement paniquer, me direz-vous. La moitié de l’école commençait à penser que c’était la raison de la rupture du beau blond avec Angie (encore une fois, Maelan remerciait Merlin pour le fait qu’elle savait très bien à quoi il jouait avec le Serpentard, sinon, cela aurait été atroce pour elle), alors cela mettait sans doute la pression à Hemingway. A moins que ce ne soit lui qui le révulse totalement. Ce qui était le but, me direz-vous. Mais jamais au grand jamais Maelan ne s’était préparé à ça. Et heureusement que ses pieds à lui n’étaient pas accrochés dans la boue, parce qu’il serait sans doute tombé en arrière, incapable de faire le pas salvateur qu’il venait d’effectuer. Ses larmes de crocodile se séchèrent d’un coup. Que venait-il d’oser dire, cet immonde connard dégénéré ? Ne croyez pas qu’il se sentait particulièrement insulté lui-même, il n’en avait pas grand-chose à faire qu’on dise des choses pareilles de lui. C’était ce qu’il y avait derrière, et tous les autres qui auraient pu réellement se retrouver à sa place qui tordit ses entrailles de manière on ne pouvait plus violente. Il aurait aimé avoir sa batte à la main pour la lui envoyer en plein visage, lui éclater de nez en en mettant partout même si cela aurait gâché son physique d’Apollon.

Mais Tendresse était pour l’instant toujours à sa place, en forme de tatouage, sur son avant-bras (pour combien de temps, même London ne le savait pas, alors que c’était son invention. Donc nous allons partir de l’hypothèse qu’il aurait dû faire sans). Mais, même quand ses tripes, son cœur et son cerveau lui hurlaient de se jeter sur le Serpentard pour lui refaire le portrait, sa raison le força à rester de marbre. Il ne pouvait pas le corriger, principalement parce qu’il y avait de jeunes personnes dans l’assemblée, qui avaient étouffé un glapissement d’horreur aux propos d’Alcide. Il était pâle. Ne pas le faire lui coûtait énormément. Griller sa couverture en lui disant qu’il  se foutait de sa gueule ne l‘aurait pas dérangé, à l’instant même. Mais … mais. Mais ce n’était pas le moment. Sa réaction pouvait passer pour un choc violent, que personne ne lui enlèverait. Il allait payer. Pas comme il l’aurait voulu. Mais il allait payer. Dégoûtant, hein ? Sa voix avait été un grondement. Il avait repéré du coin de l’œil un de ses coéquipiers, en tenue d’entraînement, qui s’était avancé. Il lui fit signe de rester où il était, et se retourna vers le jeune homme. Sale ? Il était de nouveau en train de s’avancer vers lui. Alcide ne pouvait pas bouger, et il le savait. Et cela allait d’ailleurs précipiter sa perte. D’un mouvemet brusque, il attrapa la nuque du jeune homme et plaqua avec violence sa bouche sur la sienne. Qu’il se rassure, cela lui donnait la nausée autant qu’à lui. Mais lui au moins pourrait se regarder dans une glace après ça. Il se recula juste assez pour planter son regard dans le sien : Pour peupler tes nuits. De cauchemars révulsants. Puis il le lâcha, lui tournant le dos. Un hochement de tête, et son coéquipier lui envoyait son balai, que le blond attrapa d’un geste expert. Il finit par se retourner vers Alcide en l’enfourchant (le balai, pas Alcide, bande de sales). Tu finiras seul, Hemingway. Parce que tu n’as pas de cœur. Et ça, c’était gratuit, et cela sortait du cœur parce qu’une certaine demoiselle se trouvait juste à côté du Poursuiveur qui lui avait prêté son moyen de locomotion préféré. Qu’il aille en Enfer. La partie était loin d’être finie. Mais, pour le bien de tous, il était préférable que la manche s’arrête là. Ce qui explique pourquoi Maelan préféra frapper le sol de son pied et décoller, non sans frôler le Serpentard au passage, le laissant sur son îlot, le temps que le sort de London se termine. Ce qui était déjà le cas, la boue se rétractait au fur et à mesure.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] Entre les vagues et le ciel, tu ne seras jamais plus belle Dim 22 Déc - 18:20

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ALCIDE & MAELAN

Tout en Maelan avait changé. De son visage marqué par la douleur de l’amour non-partagée, de la voix douce et essayant de convaincre le Serpentard de lui donner une chance, il était passé à un visage dur, sans pitié, et un ton qui laissait deviner sans équivoque son opinion des paroles d’Alcide. Tant mieux. S’il le détestait, peut-être le laisserait-il finalement seul. S’il comprenait enfin son dégoût pour l’idée d’une relation entre hommes, il lâcherait l’affaire. Et puis Carmichael, qui faisait le fier sur le terrain avec sa batte, n’avait pas pour autant l’air d’être un bagarreur de première. Plutôt un lâche, en fait, qui gémirait un petit « bouh, t’es méchant Alcide Hemingway, c’est beau l’amour, que ce soit entre deux hommes ou pas ! » avant de partir d’un air dramatique. Ce qui voulait dire que ce cauchemar serait bientôt terminé, il allait pouvoir reprendre le cours de sa journée et oublier cet échange des plus désagréables.

« Dégoûtant, hein ? » Oui, Maelan, tu as bien compris, peut-on passer à la partie où tu quittes la scène sur une envolée tragi-comique, tragique pour toi et comique pour moi ? « Sale ? » La fureur grondait effectivement dans la voix du Gryffondor, mais c’était loin d’impressionner le Serpentard, qui, la tête haute, l’observait d’un air presque ennuyé. Il ne remarquait pas que les déambulations du beau parleur ne faisaient que l’approcher de lui. Ce pourquoi il n’eut pas le temps de réagir. Pas même de jeter sa tête en ailleurs. Ou de fermer les yeux. Il put profiter de tous les aspects de ce baiser. Il entendit les spectateurs retenir leur respiration, huma le parfum de Maelan, goûta – bien involontairement – le goût de ses lèvres, sentit sa bouche s’écraser sur la sienne, et, ses yeux restés grands ouverts, il vit l’expression du visage de son violeur – OUI, MADAME, SON VIOLEUR – pendant le baiser. Sous le choc, il sembla s’affaisser, ne tentant même pas de se défendre, la bouche pendante. « Pour peupler tes nuits. De cauchemars révulsant. »

Alcide tomba. Il tomba à quatre pattes dans cette boue toujours non-identifiée, il s’y colla les genoux, les mains. Il semblait sur le point de vomir mais se reprit. Malgré tout le dégoût que le Serpentard ressentait à la simple idée d’entrer en contact – à nouveau – avec lui, cette fois il ne pourrait pas y échapper. Il se prendrait des coups, de poings, de genoux, de pieds, de tête, partout. Il saignerait, il pleurerait, implorerait sa mère, et ce ne serait toujours pas suffisant. Ces idées sanglantes en tête, Alcide fit une espèce de ruade pour se débarrasser finalement de la flaque dégoûtante, mais galérant, il trébucha une ou deux fois avant de finalement pouvoir marcher en direction de Maelan, tout collant, tout puant, prêt à frapper. Mais évidemment, l’autre avait déjà préparé sa sortie dramatique – qu’est-ce que je vous avais dit ? « Tu finiras seul, Hemingway. Parce que tu n’as pas de cœur. » Le Serpentard tenta de se précipiter vers lui pour le rattraper, mais déjà, le joueur de Quidditch s’envolait sur un balai, non sans manquer de frôler Alcide, le renversant presque au passage.

Des murmures se faisaient entendre autour de lui, resté seul au centre de toute cette attention. Des murmures qui le rendaient déjà fous, qui lui donnait envie de sortir sa baguette et de lancer des sorts au hasard, pour les faire taire. « Vous n’avez nulle part où aller ? » Siffla-t-il avec hargne à la foule. « Ça doit pas être facile de se faire plaquer devant toute l’école, hein, Hemingway ? » Des rires se firent entendre à gauche et à droite, tandis qu’Alcide se ruait vers l’idiot qui avait osé sortir de telles immondices. « FERME-LA, TOI ! » Hurla-t-il en lui assénant un coup dans la mâchoire, l'autre tombant au sol. Il entendit des réactions, à nouveau, mais ne les écouta pas. Il partit. Ou plutôt, il s’enfuit. Bousculant tous ceux qui se trouvaient sur son passage, il trébucha, une fois, deux fois, retrouva son équilibre, et se dirigea vers sa salle commune, sans un regard en arrière.
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[TERMINE] Entre les vagues et le ciel, tu ne seras jamais plus belle

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