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Message par Invité le Dim 10 Nov - 22:24


Samaël Lewis & Sara Costantini

« Flying is learning to throw yourself at the ground and miss. »


Pas de match avant la semaine suivante, voilà les faits. Donc, théoriquement, cela laissait à Sara une semaine pour s'entrainer et être au meilleur de sa forme d'ici-là... ou boire, danser jusqu'au bout de la nuit, faire un saut chez sa mère ou faire du shopping jusqu'à se faire couper électricité et eau dans son appartement. Ou alors... et bien oui, il y avait aussi cette option. Celle qui s'était gentiment rappelée à elle depuis des semaines, d'abord via Astrid, puis Junko. Donner une conférence à Poudlard, voilà cette autre option. Elle ne s'y ruinerait pas, et, en réalité, elle serait même sûrement payée un peu -au moins remboursée pour son trajet... qui, avouons-le, ne lui reviendrait à rien. Pas réellement convaincue, elle avait accepté la tâche, avant de brusquement paniquer en se demandant de quoi elle pourrait bien parler. Raconter des blagues sur les lépreux, c'était peut-être à proscrire -mais celle du lépreux dans la piscine était quand même pas mal, elle y repenserait. Mais que dire de sérieux... La jeune femme n'était pas habituée. Plus depuis qu'elle avait soutenu sa thèse pour se consacrer à sa passion de toujours, sur le terrain. Là, les mots ne comptaient guère. Il y avait la tactique, et les bons gestes. Bon, d'accord, il y avait aussi ces interviews un peu barbantes et paniquantes qui s'imposaient avec le métier, mais Sara était plutôt de celles qui les esquivait dès que possible. Aussi, la belle parlote devant plein d'inconnus, elle préférait éviter. Mais quelque part... quelque part, la vérité était pourtant simple : elle était invitée à tenir une conférence à Poudlard pour parler de son travail. Et son travail, c'était sa passion. Quoi de plus facile ? On la piégerait pas à coup de « il y a peu de femmes dans le métier, en êtes-vous réellement une ? » ou de «  vous avez été vue en train d'acheter des cuissardes à Milan, vous prostituez-vous ? ». Non, là, c'était des jeunes, des jeunes qui l'écouteraient, tout simplement, pour ce qu'elle avait à dire. Des jeunes qui partageraient sans aucun doute sa passion, et ne souhaiteraient probablement pas dévier vers des questions moins adaptées.

Mais malgré toute cette réflexion qui avait crée un véritable raz-de-marée dans ses pauvres neurones, lorsqu'elle s'était tenue sur l'estrade devant un amphithéâtre comble, Sara s'était soudainement sentie intimidée. De plus, Samaël Lewis faisait partie du public, et cela ne pouvait empêcher de rajouter à son défi un niveau de difficulté supplémentaire. Elle s'était assise sur le bureau, tandis que le co-directeur la présentait brièvement aux étudiants avant d'aller s'assoir. « Je vous propose quelque chose... » commença la brunette après s'être éclairci la voix, « ce que je vais faire n'est pas un cours. Vous allez pas m'écouter en prenant trois notes de temps à autre pour me faire plaisir ou vous montrer studieux parce que votre co-directeur est là. » Elle jeta un coup d’œil bref à celui-ci avant de reprendre : « Vous allez me poser des questions précises, et je répondrai. Si vous êtes ici c'est que mon histoire et mon métier ont un intérêt pour vous, alors c'est à vous de rendre ces deux heures productives. » Le silence s'était fait, et pendant un instant, elle espéra que son ventre ne gargouillerait pas -fin de journée et angoisse, combo gagnant pour faire chanter son ventre, n'est-ce pas ? Quelques secondes longues, pendant lesquelles Sara jura entendre un ange passer. « Bon écoutez, on va faire un deal. Je vous raconte une blague, et vous me posez des questions. Je mors pas et même si je serais pas contre des spaghettis ou des sushis, je mange pas d'êtres humains. Il paraît que c'est fade. » Quelques rires qui la soutinrent, alors que, jetant un coup d'oeil à Lewis, elle commençait à se demander si c'était réellement une méthode correcte pour aborder une conférence extérieure. « Vous savez ce qu'est un lépreux dans une piscine ? » Un léger brouhaha indiqua à la jeune femme que les étudiants étaient bien vivants et coopératifs. « Pas de réponse ? » Tout le monde la regarda à nouveau, alors qu'elle se mettait déjà à glousser bêtement avant de répondre : « Un cachet d'aspirine. » La réaction du public ne se fit pas attendre : entre rires et commentaires, Sara aperçut tout de même le co-directeur, dont la réaction faciale ne lui parût pas limpide. Allait-il lui lancer un Avada dans l'instant ? Rien n'était moins sûr... « Bon, trêve de plaisanterie, » reprit-elle en se raclant la gorge, « on passe à l'interactivité. Les monologues, c'est réservé à une aile de Sainte-Mangouste et aux égocentriques. Si personne a des questions, c'est moi qui désignerai, et avant que vous vous posiez la question, oui, je le ferai à la tête. » Cependant, elle n'eut pas besoin de recourir à cette démarche, puisqu'un jeune homme prit aussitôt la parole. Et c'était parti pour deux heures...

... Deux heures qui filèrent à une vitesse folle. La conférence ressembla davantage à une discussion qu'à un cours monotone, et Sara s'en félicitait intérieurement alors qu'elle rangeait ses affaires dans son sac et récupérait son blazer posé sur la chaise en bois.  Certains étudiants passèrent lui demander un autographe, qu'elle signa de bon cœur, souriante, ponctuant chacun de ses coups de crayons d'un « ça vaudra cher quand j'aurai fait un AVC et que je saurai plus écrire » ou d'un « si t'arrives à déchiffrer, je te conseillerais plutôt de faire une carrière dans les runes ». A côté du bureau, toujours Lewis qui, tenace, ne semblait pas décidé à laisser passer la blague sur les lépreux. Une fois le dernier étudiant parti, l'Italienne attrapa son sac, qu'elle teint mains jointes devant elle. « Je suis désolée pour la blague, mais je l'ai entendue il y a quelques semaines et je me suis promise de la refaire à quelqu'un avant de mourir... Je peux la cocher sur ma liste. » Ouvrant des yeux en soucoupes, elle réalisa la perche qu'elle venait de tendre au beau go-- au co-directeur. « J'ai encore plein de choses à faire hein, me tuez pas maintenant, s'il vous plait. En plus j'ai un match la semaine prochaine, et je veux pas dire mais mon décolleté désarçonne pas mal l'équipe adverse à chaque fois. Laissez une chance à Arsenal... » supplia-t-elle presque avec une moue puérile, à laquelle Samaël Lewis répondit simplement par un : « Il est tard, ne rentrez pas sur Londres comme ça ... Ça vous dit de prendre un verre dans mon bureau ? » Heu... S'accrochant à son sac comme à une bouée de sauvetage, Sara se pinça la lèvre. « Vous empoisonnerez pas ma boisson, hein ? » Puis, se penchant vers lui, le regard pétillant, elle ajouta : « Et plus important, vous avez du vin blanc ? Ça conditionnera ma réponse. »


Dernière édition par Sara Costantini le Mer 16 Juil - 0:03, édité 1 fois

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Re: [TERMINE] {{ Can we just take a moment to celebrate me ? {Sam} /!\ NC-18 /!\

Message par Invité le Jeu 12 Déc - 14:16

►TAKE ME ; I don't know you, you don't know me, who's to know what will be today?

Le bien-être des intervenants extérieurs venant enseigner à Poudlard avait toujours été quelque chose de primordial pour Samaël Lewis... Bon, bon, d'accord, c'était faux. Mais alors, me direz-vous, pourquoi avait-il accepté d'escorter ainsi Mlle Costantini, Sara de son prénom, quand elle était venue donner une conférence au château sur son métier, à savoir poursuiveuse professionnelle ? C'était d'une simplicité enfantine : Samaël Lewis était un de ses plus grands fans. Les Flying Gunners avaient toujours été une des équipes favorites du Directeur qui prenait ce sport très au sérieux - au moins autant que son honneur, sa parole quand il la donnait, et le fait de ne jamais porter de cravate, hormis sous la torture. Voyez un peu si ça l'était. La venue de la joueuse avait donc été soigneusement entourée en rouge sur son agenda quasi-vide (parce qu'il ne prenait d'ordinaire jamais la peine de noter les choses importantes, attendant que ces dernières se rappellent à lui d'une façon ou d'une autre, le plus souvent sous la forme de beuglante) si bien qu'au petit matin, il l'attendait, tout pimpant, à l'entrée du château, avec un fin sourire aux lèvres. Après de brève salutations et quelques banalités sur la saison en cours, il l'avait conduite jusqu'à la salle avant de l'introduire à la bande de boules d'hormones devant qui elle devrait se produire « Bonjour à tous. Si vous êtes ici vous savez tous qui est Sara Costantini, sauf si vous vivez dans une grotte ou n'êtes là que pour manquer un cours, auquel cas vous êtes des grosses tâches... Donc, je n'en dis pas plus et je lui laisse la parole » pour ensuite s'éclipser de l'estrade et la laisser ... se démerder comme une grande. Ben oui, hein, après tout c'était elle qui était payée pour parler. Et, visiblement, la demoiselle n'avait pas sa langue dans sa poche, puisqu'elle prit aussi tôt les commandes, d'abord timidement, puis avec plus d'assurance, plaçant des répliques qui auraient presque été dignes d'un one-woman-show et que Samaël accueillit d'un oeil amusé. Bonne technique d'approche avec les étudiants, c'était indéniable. Ça ne valait pas ses regards perçants, son humour qui faisait mouche à tout les coup et sa marque de fabrique, j'ai nommé son cynisme, Lewis sachant aussi bien inspirer le respect que la crainte ou l'admiration, mais c'était tout à fait convenable, et honnête.

A la fin de la conférence, qui avait eu un franc succès aussi bien auprès des étudiants que du professeur resté silencieux la majeure partie de la conférence, n'ayant eu qu'un seul rappel à l'ordre à faire lorsqu'un petit malin avait jugé bon de faire une remarque un peu sexiste, chose que Samaël n'approuvait pas dans le sport... bien qu'il le cautionnait dans d'autres domaines, il s'était levé pour la rejoindre. Stoïque, il avait attendu que le dernier étudiant sorte, un petit éclat malicieux au fond des yeux en voyant qu'il semblait la perturber rien que par le fait de se tenir là, debout, à côté d'elle, si bien qu'elle jugea opportun de se confondre en excuses. « Je suis désolée pour la blague, mais je l'ai entendue il y a quelques semaines et je me suis promise de la refaire à quelqu'un avant de mourir... Je peux la cocher sur ma liste. J'ai encore plein de choses à faire hein, me tuez pas maintenant, s'il vous plait. En plus j'ai un match la semaine prochaine, et je veux pas dire mais mon décolleté désarçonne pas mal l'équipe adverse à chaque fois. Laissez une chance à Arsenal... » La tuer ? Quelle drôle d'idée ! Cette pensé n'avait jamais traversé son esprit... Pour tout vous dire, son esprit avait été accaparé par autre chose. Il suffisait de suivre le mouvement que son regard avait fait en direction du décolleté sus-mentionné avant de revenir vers son visage. Samaël eut un demi-sourire un peu frondeur. Il se pencha vers elle, prenant un air sérieux, profitant de l'avantage certain qu'il avait sur la jeune femme pour lui proposer, contre toute attente, de venir boire un verre en sa compagnie. Sa réaction le fit sourire. Empoisonner sa boisson... Le poison, c'était vraiment un truc de gonzesse. Il ne prit toutefois pas la peine de répondre, se contentant de lever les yeux au ciel avec éloquence avant de saisir au vol la perche qu'elle lui tendant. « Il se trouve effectivement que j'ai une bouteille de Sauvignon dont on m'a dit le plus grand bien dans ma collection... » ajouta-t-il donc tout en passant discrètement une main dans son dos, l'autre lui indiquant la direction de la sortie. « Promis, je ne ferais pas usage de ma baguette, sauf si la situation m'y oblige. » Après un clin d'oeil discret, il lui emboîta le pas.

Sans se départir de son sourire tranquille, Lewis la conduisit donc jusqu'à son bureau dans un silence quasi-religieux, se retenant de siffloter. Il était de bon humeur, bien qu'il ne se souvenait plus vraiment l'état dans lequel il avait laissé ce dernier. En réalité, il espérait surtout que Madeleine White n'avait pas décidé d'utiliser son temps libre pour y venir maintenant... Cela aurait été dommage que sa bonté d'âme gâche ses plans prometteurs pour la fin de cette journée. Il eut toutefois la bonne surprise de le trouver exactement comme il l'avait laissé - c'est à dire, quasi-vide et avec chaque chose à sa place, même les cartons qu'il n'avait toujours pas ouvert après une année d'enseignement - et y fit donc entrer la jeune femme avant de refermer la porte du bout des doigts. Lui tirant une chaise pour qu'elle prenne place, il fit ensuite le tour de son bureau, se penchant ensuite vers le meuble le plus rempli de l'endroit, à savoir un petit secrétaire dont les tiroirs renfermaient ses liqueurs... ainsi que, bien sur, du papier à lettre et autres plumes dont il ne faisait pas grand cas. Ayant mis la main sur la fameuse boisson qu'il cherchait, il sortit un tire-bouchon ainsi que deux verres du tiroir central avant de tout ramener sur son bureau, très sobrement décoré. On y trouvait seulement quelques reliques ramenées de ses voyages et divers cadeaux sensés personnalisés l'endroit, dont une statuette représentant le Capitaine de l'équipe nationale d'Angleterre offerte par sa mère à ses vingt-et-un ans. Tout en servant le breuvage, Samaël la détailla un instant. Elle était vraiment jolie. Elle avait ce petit éclat juvénile qui la rendait vraiment craquante, et sa fraîcheur était vraiment appréciable, casant un peu l'austérité des lieux. Il fit glisser le verre vers elle, choisissant ce moment pour enfin dé-serrer les lèvres. « L'endroit n'est pas très chaleureux, j'en conviens. Je n'ai pas vraiment l'âme d'un décorateur, j'espère que vous me pardonnerez... ou que ce vin saurait vous le faire oublier. » Levant son verre pour trinquer, Lewis caressa distraitement la barbe sous son menton. Il espérait bien combler le manque d'attrait de la pièce par ses qualités d'hôte, afin que la jeune femme n'ait pas envie de partir en courant. Pour tout vous dire, le Directeur n'était pas mécontent de profiter plus longtemps de la présence stimulante de la jeune femme... Bien qu'elle puisse avoir des idées plutôt saugrenues. Ses goûts en matière d'alcool n'étaient cependant pas pour lui déplaire. C'était déjà un bon début.

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Message par Invité le Jeu 12 Déc - 18:10

Si Sara était habituée des stades et des foules qui s’extasiaient devant des courses effrénées destinées à jeter une balle dans un anneau, il n'en était pas de même pour des conférences. Elle se sentait bien sur un balai, elle se sentait parfaitement à l'aise car dans son élément, elle en oubliait ceux qui pouvaient la regarder. Ici, et elle le savait depuis qu'on lui avait proposé de s'exprimer devant des étudiants, c'était différent. Parce que c'était parler, faire attention de ne pas dire de conneries. D'un coup et d'un seul, en installant ses affaires sur le bureau de l'estrade, elle était passée de l'étudiante des plus imparfaites à la conseillère, la professeure de quelques heures, la conférencière. Elle ne serait sans doute pas à la hauteur, se disait-elle. Et les rumeurs qui avaient couru sur la façon dont elle avait obtenu sa thèse s'étaient rappelées à ses bons souvenirs, l'air de rien. Mais bon, avait-elle philosophé devant tous ces visages qui la fixaient, attendant qu'elle prenne la parole, je suis passionnée, et c'est de ça dont je dois parler. C'était donc de sa passion et avec passion qu'elle avait parlé, mettant de côté son trac. Ce n'était pas pire qu'une interview traditionnelle, après tout. Et au final, tout s'était bien passé. Tout, ou presque...

Maintenant, Lewis se tenait devant elle avec un drôle d'air, un air qu'elle n'arrivait pas décrypter. Oui, il allait la tuer, trainer son corps dans les couloirs et la couper en morceaux, qu'il hacherait menu pour les faire passer en quelques chasses d'eau dans les chiottes de l'étage. Ses fans n'auraient même pas de corps à aller vénérer dans un cimetière miteux. L’amphithéâtre s'était entièrement vidé peu à peu, et maintenant, il n'y avait plus qu'un serial killer et sa victime. Hannibal Lecter, peut-être. Ouais, peut-être que le hachis de Sara, il se le réchaufferait au micro-ondes ce soir, plutôt que de le faire passer dans les tuyauteries de l'école en espérant que des microorganismes en manque de viande ne s'en occupent. Sans ketchup, hein. Une Sara Costantini avait du goût, ne pas achever ça à l'américaine en étouffant sa saveur parfumée au Dior par des tomates industrialisées et remplies de conservateurs. Non, elle était italienne, et la viande italienne se savourait. Mais... Mais pourquoi pensait-elle à tout ça, au juste ? Pourquoi venait-elle de capter un regard en direction de sa zone thoracique ? Ah oui, c'est vrai, elle venait elle-même de parler de ses seins. « Vous avez vu ? Preuve à l'appui, ils hypnotisent pas mal de mâles. Me tuez pas. » Ouais, ouais, elle était un peu en mode répétition, mais son imagination était partie dans un tgv qui filait à une vive, très vive allure -payez la métaphore. Lui se contenta de se pencher vers elle pour lui proposer de prendre un verre, histoire de bien conclure la conférence. Sara posa deux conditions, et troublèrent à peine l'homme, qui leva les yeux au ciel, avant de répondre que : « Il se trouve effectivement que j'ai une bouteille de Sauvignon dont on m'a dit le plus grand bien dans ma collection... » Elle pencha la tête, souriante, charmée comme s'il venait de lui dire qu'elle était la plus belle femme du monde, et qu'il voulait l'épouser sur le champ et lui faire autant d'enfants qu'elle le souhaitait. Bah oui, on est adepte de vrai vin, ou on ne l'est pas... « Vous savez me parler... » Alors qu'elle sentit la main de Lewis lui frôler le dos pour la guider, elle vérifia une dernière fois qu'elle n'avait rien oublié de son dépaquetage. « Vous pourriez me dire que vous avez un problème psychologique qui vous empêche d'apprécier les blagues de lépreux et qu'elle vous rendent très violent, je ferais pas demi-tour pour autant. Sauvignon, vous êtes un homme de goût. » Bon, ok, elle n'arrivait pas à se taire. « Promis, je ne ferais pas usage de ma baguette, sauf si la situation m'y oblige. » glissa-t-il alors qu'ils remontaient l'allée centrale de l'amphithéâtre pour en sortir. Sara ne put s'empêcher de le scruter le plus discrètement possible -c'est à dire qu'elle se tourna vers lui en fronçant les sourcils comme si ça allait lui permettre de lire dans ses pensées-, histoire de précisément savoir ce qu'il voulait dire par là. Parce que bon, peut-être que c'était elle, mais il pouvait tout aussi bien signifier qu'il ne lui lancerait pas d'Avada, tout comme... autre chose. Elle préféra donc ne pas répondre, plutôt que de faire un AVC en essayant de décrypter les paroles de Lewis.

Le chemin vers le bureau du professeur se fit dans un silence dont elle ne sur déterminer s'il était gênant ou tranquille. En tous les cas, il était silencieux. Pour une fois, et justement parce que Sara ne savait pas trop ce qui se passait, elle se tût. Ses talons étaient les seuls à raisonner contre la pierre du sol. Elle n'y fit rapidement plus attention, se contentant d'observer les couloirs, presque émue et nostalgique des quelques années qu'elle avait passées ici. Oui, même si elle n'avait pas beaucoup évolué en tant que personne, rien n'était plus réellement pareil. Elle était sortie de ce cocon que représentait Poudlard, et elle s'était confrontée au monde réel. Ici, c'était comme Beauxbâtons, ç'avait été son chez elle, et c'était un peu comme retrouver de la famille. Elle se souvint un instant de quelques collègues thésards qui avaient égayé ces années passées entre les remparts de l'école. Cela semblait à la fois si proche et lointain... Bientôt, cependant, il s'arrêta devant une porte. Si elle n'avait pas laissé son regard se perdre sur les fe-- le visage du co-directeur, elle n'aurait pas pensé à s'arrêter et aurait sans aucun doute pu terminer en Chine, lorsqu'on lui aurait proposé du chien en apéro. Le décor qui s'offrit à elle lorsqu'ils rentrèrent dans la pièce n'était pas banal. C'était à la fois rangé et pas installé ce qui, sans qu'elle ne puisse l'expliquer, l'attrista. Un tel spectacle n'était pas le travail d'un homme heureux... Oh merde, voilà qu'elle se prenait pour une psy. Elle accrocha son sac et son blazer sur le dossier de la chaise qu'il venait de lui gliser, avant de s'y assoir -sur la chaise, pas son dossier. Croisant les jambes en glissant ses fesses vers le rebord de la chaise pour s'approcher du bureau, Sara observa brièvement le professeur fouiller dans son secrétaire, avant de finalement s'attarder sur une figurine qui se tenait là, juste devant elle. Elle frôla l'objet de quelques doigts, avant de le soulever pour chercher une inscription sur le socle. « Ne me dites pas que c'est l'édition limitée de 1996... » Trouvant finalement le petit sigle qui disait tout à lui tout seul, la brunette reposa la figure, mais ne put se résoudre à la lâcher, continuant de faire promener ses doigts dessus. « Non, pas besoin de me le dire, j'ai vu. » Elle admirait la pièce, ses yeux verts ébahis comme si elle avait vingt ans de moins. Finalement, le verre qui apparut dans son champ de vision la fit renoncer à l'admiration de l'objet, et elle reporta son attention sur sa boisson, et bien sûr, son hôte, qui, toujours debout, levait son verre. « L'endroit n'est pas très chaleureux, j'en conviens. Je n'ai pas vraiment l'âme d'un décorateur, j'espère que vous me pardonnerez... ou que ce vin saurait vous le faire oublier. » Sara attrapa son propre verre avant de répondre avec un sourire. « La déco c'est pas ce qu'il y a de plus important dans la vie », se contenta-t-elle de dire, même si elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'être à moitié installé comme il l'était, malgré les mois qu'il avait déjà passés ici, c'était ne pas se sentir chez soi. Question qu'elle aborderait sûrement quelques gorgées de vin plus tard... « Il y a donc rien à pardonner, et puis, même si c'était le cas, un bon Sauvignon pardonne tout. » Elle marqua une courte pause en hochant la tête. « Sauf que vous me tuiez. Si un fantôme pouvait boire du vin, pas de problèmes, mais comme c'est pas le cas, vous me priveriez d'un des pêchés dont j'abuse en tant que vivante. » Et, sans cesser de le regarder d'un œil malicieux, la joueuse de quidditch leva le verre à son tour et le porta à ses lèvres pour les y tremper doucement. Elle avala la première gorgée du nectar et passa sa langue sur ses lèvres pour ne pas en perdre une goutte. « On ne vous a pas menti, il vaut vraiment le détour. Mais ne comptez pas en garder une seule goutte. » Les bras lâchement croisés sur ses cuisses, Sara ne pouvait s'empêcher d'observer le co-directeur. Il avait un air mystérieux qui lui donnait envie de le faire rire, quitte à le chatouiller ou à lui raconter une autre blague de lépreux. Elle but une nouvelle gorgée du vin qui l'avait attirée dans l'antre du beau blond et s'adossa à sa chaise. « Vous savez ce qu'est une jambe sur un trottoir ? Je vous préviens, plus je bois, plus je deviens incontrôlable. Mais c'est pas un argument pour me tuer. J'ai des talons et c'est une arme de crime, aussi. »

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Message par Invité le Dim 9 Fév - 22:15

Lewis était rarement aussi conciliant et d'aussi bonne humeur en présence d'une femme qui parlait autant pour ne rien dire. C'était un peu comme aller à l'encontre de ses principes que de ne faire aucun commentaire face à autant de frivolité et d'ingénuité que semblait en faire preuve la jeune Costantini... Mais, bizarrement, pour une raison inconnue, Samaël semblait prêt à ce sacrifice. C'était simple, depuis qu'elle était arrivée, il était content, et rien - ou presque - n'aurait pu troubler ce fait. Il était comme un gamin la veille de Noël, et elle aurait pu lui faire son répertoire entier de blagues sur les lépreux qu'il n'aurait pas bronché. Peut être même aurait-elle réussi à lui tirer un vrai sourire, à force, avec le comique de répétition... Bon il n'allait quand même pas rire, non plus, hein, mais bon, l'intention y était. Quelque part. Loin, trèèèès loin au fond de ses entrailles... Bref. Vous avez saisi l'idée : quiconque l'aurait croisé alors qu'il se rendait à son bureau avec la jeune femme n'aurait pu manquer de remarquer cette aura de gaité et de malice enfantine qui s'était emparée de lui par cette belle journée qui avait si bien commencée. Et il espérait bien la voir finir aussi bien, si ce n'était mieux (oui je sais ça fait beaucoup de bien dans la même phrase mais c'est pas grave, on est là pour s'faire du bien après tout, hein).

Si le bureau de Samaël n'était pas de ce qu'il y avait de plus convivial, le Professeur comptait sur le fait d'ouvrir une de ses meilleures bouteilles pour prouver son hospitalité à son hôte. Pour une fois qu'il avait une invité de marque, en plus, il n'allait pas faire les choses à moitié. Son Sauvignon avait fait mouche à peine l'avait-il mentionné et, il le savait, une fois ouvert, il finirait son oeuvre, étant une valeur sûre, ce que son hôte ne manqua pas de confirmer avec éloquence. Restait toutefois à prouver à la demoiselle qu'il n'était pas un psychopathe, puisqu'elle semblait tenir au fait qu'il voulait absolument se débarrasser d'elle d'une quelconque façon, chose qui pourtant ne lui avait jamais traversé l'esprit - en revanche, bien d'autres choses auxquelles elle n'avait sûrement pas pensé, oui. Certes, il n'était pas le plus transparent des hommes, mais tout de même. « La déco c'est pas ce qu'il y a de plus important dans la vie. Il y a donc rien à pardonner, et puis, même si c'était le cas, un bon Sauvignon pardonne tout. Sauf que vous me tuiez. Si un fantôme pouvait boire du vin, pas de problèmes, mais comme c'est pas le cas, vous me priveriez d'un des pêchés dont j'abuse en tant que vivante. » Samaël eut un froncement de sourcils tout en émettant un très léger bruit de gorge. « Vous n'avez pas la langue dans votre poche. » Exprima-t-il simplement alors que sa langue, justement, passait sur ses lèvres et qu'elle complimentait son choix de bouteille. Penchant la tête en arrière, il croisa les mains devant lui, la toisant d'un air sérieux, bien que l'empreinte d'un sourire flottait sur ses traits. « Vous êtes une femme de goût. » Ce n'était pas complètement un compliment, plutôt une constatation, ainsi qu'une reprise de ses paroles à son égard un peu plus tôt qu'il jugeait amusante. Sa première "blague" de la soirée, en somme... Oui, quelque part, il rentrait dans son jeu.« Vous savez ce qu'est une jambe sur un trottoir ? Je vous préviens, plus je bois, plus je deviens incontrôlable. Mais c'est pas un argument pour me tuer. J'ai des talons et c'est une arme de crime, aussi. » Son regard clair descendit sur ses cuisses pour glisser le long de ses jambes, et il consentit à faire une moue railleuse. Certes. Ses jambes étaient définitivement une arme, avec ou sans talons...

Il ne comprenait toutefois pas pourquoi elle semblait vraiment tenir à provoquer son hilarité. Si il avait dû émettre une hypothèse, il aurait avancé qu'il la troublait. Après tout, ce n'était un secret pour personne que Samaël faisait beaucoup d'effet à la gente féminine, déjà par son physique... Mais également par sa gestuelle et ses regards contrôlés. Il fallait dire qu'il savait y faire, consciemment, comme inconsciemment... Et il semblait faire, depuis le début, grande impression sur Sara. Sinon, quelle raison aurait-elle eue pour sortir autant d'énormités, hein ? Aucune. A moins d'être juste frappadingue, ce qui était une possibilité à ne pas exclure... Après un court silence où Samaël se délecta d'une longue gorgée de son breuvage, il se redressa sur les coudes, la fixant intensément, comme s'il réfléchissait. Mais la raison de ce regard profond qu'il lui portait était toute autre. Il eut un léger soupir, secoua la tête, puis finit par prononcer d'un ton presque las : « Je n'en ai strictement aucune idée. La seule chose à laquelle je pense actuellement est que j'ai très envie d'écarter tout ce qui se trouve sur ce bureau et de me pencher par dessus pour vous embrasser. » Au lieu de quoi, il haussa simplement les épaules, se reculant à regret. « Mais je tiens beaucoup trop l'alcool pour bénéficier de l'excuse de devenir incontrôlable... » Il fit tourner son verre dans sa main un instant avant de planter de nouveau ses yeux dans les siens. Peut être allait-elle enfin y voir plus clair sur ses intentions, à présent...

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Re: [TERMINE] {{ Can we just take a moment to celebrate me ? {Sam} /!\ NC-18 /!\

Message par Invité le Lun 10 Fév - 0:34

Cet homme était un spectacle à lui tout seul. Et pas un spectacle d'humour, non. Disons plutôt qu'il avait sans doute les capacités pour faire rêver bon nombre de femmes, et Sara se demanda d'ailleurs pourquoi elle n'avait jamais vu sa photo dans Sorcière Hebdo -pas qu'elle lise particulièrement ce torchon, mais elle y jetait au moins un coup d’œil lorsqu'elle savait qu'elle allait y apparaître. Et elle n'y avait jamais vu ce sourire parf-- ce petit sourire sympathique. C'était aussi un sourire mystérieux qui laissait penser à la jeune femme qu'il pourrait très bien la tuer à tout moment pour se venger de cette entrée en matière qu'elle avait fait devant les étudiants. Elle l'avouait, elle ne s'était pas débrouillée parfaitement, mais elle avait fait de son mieux. Et elle devait l'avouer, suivre un apollon pareil dans son bureau n'était pas un calvaire, loin de là. Son angoisse s'était estompée peu à peu, mais elle n'arrêtait pas de se surprendre à avoir de drôles de pensées. Elle préférait parler pour étouffer tout ça. Sachant qu'en temps normal, Sara était déjà un véritable moulin à paroles, inutile de préciser qu'à cet instant précis, ses pensées était dans un bordel innommable. Le Sauvignon, c'était vraiment cool. Monsieur avait du goût, même si ça ressortait pas forcément du côté de la déco. Et elle, elle parlait, non stop, comme pour combler le silence qui s'installerait si elle décidait de la ferme. Lewis, lui, semblait plutôt radin côté débit de paroles, mais elle s'y faisait. Disons qu'elle s'y faisait, mais en parlant sans s'arrêter, ou presque. Lui lui répondait par le strict minimum, accentuant son côté mystérieux. Un instant, Sara se demanda si elle pouvait tomber enceinte rien qu'à le regarder se tenir comme ça, l'observant avec un petit sourire. C'est sûr, elle était enceinte, là. « Vous n'avez pas la langue dans votre poche » se répétait-elle avant de réaliser qu'il lui avait parlé. Elle se força à cacher ce côté troublé, mais elle ne pouvait pas s'empêcher de se demander ce que ça ferait si elle couchait avec un co-directeur de Poudlard. C'était trop tard pour en profiter pour avoir de meilleures notes, mais si ça se savait, les rumeurs iraient sans doute bon train. Bon, de toute façon, ce n'était pas la question. Elle n'avait pas la langue dans sa poche, c'était un fait. Une langue, quand on est normalement constitué, ça se développe dans la bouche. Mais trêve de plaisanterie. « Ça a du être le gros titre des trois quarts de mes interviews... » Elle se redressa rapidement sur son fauteuil et but une longue gorgée de vin, avant de faire tourner le nectar dans le verre par un mouvement circulaire. « Vous êtes une femme de goût », la complimenta-t-il ensuite lorsqu'elle commenta le vin qu'il avait ouvert. Elle haussa les épaules, amusée, et avec un sourire qui creusa ses fossettes, elle répondit, fièrement : « Ça aussi, on le dit souvent de moi... » Elle jeta une mèche de cheveux en arrière, comme pour confirmer ses dires. Oui, c'était une femme de goût, aux formes parfaites et aux blagues déroutantes. La femme parfaite, en somme. Sauf que là, pour la première fois depuis un bon moment, elle perdait vraiment ses moyens. Légèrement, peut-être, mais c'était déjà trop. Elle était en terrain inconnu, c'était sans doute la source même du problème. Mais quelque chose était en train de se passer, et elle le sentait bien. Aussi, elle enchaîna avec la première connerie qui lui passait dans la tête... à savoir, une autre blague de lépreux. En même temps, le jour où, paniquée, elle tenterait de se reprendre en sortant une théorie d'Einstein ou de Newton, ce serait que l'AVC n'était pas loin... Elle s'était perdue à parler de talons, et sentit le regard de Lewis glisser le long de ses cuisses, et s'y plut. Sara attendit quelques secondes, inquiétée par le silence qui s'était installé. Le co-directeur avait soupiré, mais ce qui la marqua fut le regard qui lui porta. Elle redressa la tête fière, pour le soutenir, avec un petit sourire malicieux. Oui, quelque chose était réellement en train de se passer. Quiconque ne sentirait pas l'électricité dans l'air aurait de sérieux problèmes nerveux. De toute façon, jusqu'à preuve du contraire, ils n'étaient que deux. Et Lewis finit par lui répondre...

« Je n'en ai strictement aucune idée. La seule chose à laquelle je pense actuellement est que j'ai très envie d'écarter tout ce qui se trouve sur ce bureau et de me pencher par dessus pour vous embrasser. » Sara avait porté le verre à ses lèvres pour une boire une dernière gorgée, avant de le reposer sur son bureau. Elle, c'était autre chose qu'elle avait envie d'écarter... Son regard n'avait pas quitté l'homme et elle haussa un sourcil malicieux. Très bien, elle reprenait le contrôle des choses. D'elle-même, du moins. Et s'il était rentré dans son jeu quelques instants plus tôt, elle était prête à en faire autant. Et elle sentait que ce jeu-là, elle allait l'aimer. Elle le regarda se reculer et se leva quelques instants, juste le temps d'assoir une de ses fesses sur le bureau, en face de lui. « Mais je tiens beaucoup trop l'alcool pour bénéficier de l'excuse de devenir incontrôlable... » avait-il fini alors qu'elle penchait la tête pour lui répondre. « Vous avez vraiment besoin d'une excuse, Samaël Lewis ? » Sans lui demander, elle attrapa la bouteille et se resservit doucement, avant de la tendre au professeur en lui proposant de le servir. « Je me demande quelle est la saveur de mes lèvres quand je bois du Sauvignon... » glissa-t-elle en réfléchissant un instant, son regard se perdant sur un carton quelques secondes. « Juste, me dites pas que vous comptez me poignarder dans un moment de proximité... » souffla-t-elle avec un petit rire, portant le verra à ses lèvres. « Mais décidémment, vous êtes un homme de goût », se jeta-t-elle des fleurs avant de se pencher vers lui, usant d'une des armes favorites des femmes. « Alors, toujours besoin d'une excuse ? » demanda-t-elle avec un sourire malicieux, oubliant au passage le fin mot de cette énième histoire de lépreux. Cet homme avait réellement eu le don de lui faire perdre la tête en quelques instants, et elle se foutait presque de ses potentielles intentions criminelles.

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Re: [TERMINE] {{ Can we just take a moment to celebrate me ? {Sam} /!\ NC-18 /!\

Message par Invité le Lun 10 Fév - 1:53

Si Samaël, parfois, doutait de lui-même ? Jamais. C'était simple : il n'avait pas peur de se mouiller, ni de perdre. Si il y avait bien quelque chose que Samaël n'était pas, c'était mauvais perdant. Il avait beau avoir sa petite (bon bon d'accord, grosse) fierté, l'important pour lui était, avant tout, le jeu. Et celui de la séduction était son préféré d'entre tous, car séduire était naturel chez Samaël Lewis. Plus qu'une seconde nature, c'était sa nature première. L'essence même de l'homme qu'il était. Un séducteur. Un Don Juan. C'était plus fort que lui. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Et pourquoi l'aurait-il fait, de toute façon ? Avec telle plastique, il méritait de jouir et d'user de ses charmes. C'était comme interdire à un joueur professionnel de pratiquer sa discipline sous prétexte qu'il était trop bon dedans... Ça n'avait aucun sens, on était d'accord. Et puis, il ne faisait rien de mal. C'était même tout le contraire : il faisait beaucoup de bien (en omettant de se référer à la définition biblique du bien et du mal, bien sûr, car tout ceci n'avait rien de catholique).

A mesure que la discussion se poursuivait, le regard de Sam s'était fait plus... Pénétrant. Ce que Sara avait pris pour un regard de tueur et qui n'était, en réalité, rien d'autre que celui du prédateur... Qui entendait bien la dévorer toute crue, même s'il comptait en savourer chaque bouchée. Cela dit, il prenait son temps. Il la jaugeait. Il la laissait prendre ses marques, l'évaluer... Et guider l'échange. Tout du moins, jusqu'à ce qu'il n'y tienne plus et, comme à son habitude, joue l'élément de surprise. Il n'y avait rien de tel pour voir tout de suite si l'on intéressait une personne : ne pas lui laisser le temps de réfléchir. En quelques secondes, on était fixé. Et, comment vous dire... La patience et Samaël Lewis, c'était pas trop ça, m'voyez. L'instant d'après, elle se rapprochait... Sa tactique avait vraiment été très efficace, et il dut cacher sa satisfaction, tâchant de rester de marbre. Devant son attitude équivoque et sa position suggestive, ainsi assise sur son bureau et penchée vers lui, c'était plus difficile à dire qu'à faire. « Vous avez vraiment besoin d'une excuse, Samaël Lewis ? Je me demande quelle est la saveur de mes lèvres quand je bois du Sauvignon... Juste, me dites pas que vous comptez me poignarder dans un moment de proximité...Mais décidémment, vous êtes un homme de goût » Discrètement, Samaël se mordit la lèvre tout en portant son verre nouvellement rempli à sa bouche.

Son regard ne quittait plus celui de la jeune femme, bien qu'il resta résolument silencieux. A l'intérieur, cependant, ça bouillonnait. La voir ainsi prendre le contrôle des opérations attisait son désir bien plus qu'il ne souhaitait le laisser voir, s’exhortant au calme afin de paraître en maîtrise totale de tout ce qui se jouait entre ces murs. Cependant, qu'il était dur de se dominer face à pareilles allusions et pareille... Vision. « Vous êtes ... étonnante » laissa-t-il glisser sobrement entre ses lèvres. Il n'avait pas chercher à retenir ce commentaire qui avait fusé tout seul. Il garda toutefois son regard résolument dans le sien. Le baisser aurait été poser les armes immédiatement... Un décolleté plongeant était un décolleté plongeant. Aucun homme ne jouant pas dans l'équipe rose aurait pu décemment y résister. « Alors, toujours besoin d'une excuse ? » « Donnez moi juste un petit instant » prononça Sam en se levant soudain, son visage passant à quelques centimètres du sien avant de la frôler de son buste tandis qu'il se soustrayait à sa prise pour... Simplement attraper la statuette offerte par sa mère et la déposer bien à l'abri dans un tiroir. Ceci fait, il posa les deux mains à plat sur le bureau, de part et d'autre de sa silhouette. « C'est tout de même une édition limitée de 1996... » S'excusa-t-il avec une moue mutine, le tout avant d'ajouter « mais le reste, je m'en fous ». Attrapant son verre, il le finit d'un trait avant de le jeter derrière lui sans regarder où il atterrissait et d'envoyer valser tout ce qui se trouvait à portée de mains. Puis, il s'autorisa enfin à combler le dernier espace qui le séparait de la jeune femme pour faire passer d'un geste sûr ses jambes par dessus le bureau et l'attirer à lui. Machinalement, ses mains se placèrent ensuite sur ses hanches. L'adrénaline familière commençant à se déverser dans ses veines, il entrouvrit la bouche, regard plongé dans le sien, avant de parcourir les derniers centimètres qui les séparait... Pour trouver ses lèvres en douceur, bien qu'avec une certaine impatience, qu'on aurait presque pu qualifier de brusquerie sous-jacente. En effet, il avait gardé les yeux totalement ouverts.

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Re: [TERMINE] {{ Can we just take a moment to celebrate me ? {Sam} /!\ NC-18 /!\

Message par Invité le Lun 10 Fév - 3:03

L'angoisse de la conférence avait totalement disparu, et ce n'était rien de le dire. Sara ne s'imaginait même plus, à cet instant précis, que quelques minutes auparavant, elle finissait seulement un long discours devant des dizaines d'étudiants prêts à la juger et à ne lui accorder aucune erreur. L'invitation de Lewis n'avait pas été évidente et si, à aucun moment, elle n'avait réellement pensé qu'il allait la tuer et la transformer en repas goûteux -coucou Hannibal-, elle n'en avait pas été moins inquiète. Il aurait des remarques à lui faire, sans aucun doute. Elle n'avait pas été pédagogue, elle le savait, et il allait sans doute lui expliquer qu'elle n'avait plus sa place ici, et qu'ils demanderaient à d'autres jeunes de son équipe de venir expliquer leur histoire à sa place... Comme Vaughan, haha ! Pas question, avait-elle pensé dans couloirs. Il sauterait la première étudiante qu'il croiserait. Mais maintenant, bizarrement, elle n'avait plus les mêmes inquiétudes. Un verre de Sauvignon plus tard, et surtout, une remarque de Lewis plus tard, et Sara avait bien réalisé quelque soient les raisons auxquelles elle avait pensé, s'il l'avait invitée dans son bureau, ça n'avait rien à voir avec le boulot. Non, rien du tout. Elle pouvait à présent repenser au cul du professeur sans se sentir -trop- coupable. Lui venait quand même de regarder ses jambes d'un air équivoque... Et ce regard-là, Sara le connaissait bien. C'était celui des hommes dont elle avait su convaincre une partie de leur anatomie qu'elle était bien plus que la Sara Costantini qui avait fait une thèse et était entrée dans une des équipes de quidditch les plus cotées d'Angleterre. Non, la vraie Sara aimait le plaisir que lui procurait... le contact des hommes, va-t-on dire. Elle ne s'en privait pas, et si elle avait un fidèle ami prêt à lui offrir un orgasme dès qu'elle levait le petit doigt, elle ne manquait pour autant aucune occasion de varier les plaisirs. D'autant que ce plaisir-là promettait de biens belles choses... Et si Sara avait mis de longues minutes avant de comprendre les réelles intentions du beau brun, elle était à présent entrée pleinement dans le jeu qu'il avait introduit. Peut-être parce que ces quelques mots qu'il avait prononcés avait suffi à attiser ce désir dormant -bah quoi, vous avez pas vu les fesses de Lewis, vous-, elle laissait de côté tout cet inconnu qui l'effrayaient encore quelques instants auparavant. Et puis, malgré toutes les conquêtes qu'elle avait pu avoir, aucune n'avait été de cet acabit... Ce regard tranchant et inquisiteur l'effrayait autant qu'il lui donnait chaud. Et c'était là un tout nouveau défi pour elle. Quelque part, sans le montrer, elle se demanda ce qu'il pourrait penser d'elle, une inconnue qui écartait les jambes dès qu'il lui disait qu'il avait envie de l'embrasser. Après tout, jusqu'à preuve du contraire, il pourrait très bien être un preux chevalier à la recherche de sa princesse en détresse... « Vous êtes ... étonnante », lâcha-t-il doucement après l'évidence des gestes qu'elle venait de faire. La simplicité de sa réponse la laissa bête, et elle se demanda un instant comment il pouvait rester de marbre. Pas un regard vers sa poitrine, qu'elle avait pourtant exhibée comme une arme fatale. Si ça se trouve, autre possibilité donc, il se savait gay et souhaitait juste valider cette théorie en tentant de sauter la première gonzesse qui passerait par là. Sachant qu'avec les étudiantes, l'affaire s'avérerait délicate, et qu'il avait passé deux bonnes heures à l'écouter parler et répondre aux jeunes, voilà comment elle aurait pu se retrouver cible n°1 d'un tel plan foireux. Parce que ce n'était pas possible pour un homme hétérosexuel de rester immobile comme ça devant de tels atouts. Il ne la quittait pas de yeux ce qui, de surcroît, rajouta à son malaise. Oh, Sara soutint son regard sans problème. Mais son calme, en plus d'attiser la situation, ajoutait un trouble supplémentaire. Jamais elle n'avait rencontré un partenaire de ce genre. Samaël Lewis... elle s'en souviendrait -sauf s'il la tuait au moment de l'orgasme, car après tout, cet homme restait un mystère à part entière.

Après une dernière tentative de la part de la joueuse, il sembla se réveiller. « Donnez moi juste un petit instant » décrocha-t-il se levant pour se pencher vers elle. Un instant pour quoi... ? C'était là que ça se passait ! Il allait l'embras-- ah, bah non. Le contact l'avait fait frissonner, mais rien ne s'était passé. Encore. Leurs souffles s'étaient entremêlés pendant un moment très bref, mais il avait juste récupéré la statuette dont ils parlaient quelques instants auparavant, histoire de la mettre en lieu sur. Oui, édition limitée de 1996, elle ne pouvait que comprendre. Le temps qu'elle comprenne ce qui se passait, Lewis avait plaqué ses mains sur le bureau et la fixait à nouveau. Il s'expliqua brièvement, mais Sara n'en avait rien à foutre. Elle se demandait, elle aussi, de son côté, le goût qu'auraient les lèvres du beau brun après ces verres de vin. Pendant qu'il parlait, elle but une nouvelle gorgée, doucement, se léchant la lèvre avant de boire une nouvelle fois et de reposer son verre sur le bureau, juste à temps pour un « mais le reste, je m'en fous », le voir attraper son verre pour le vider et le lancer derrière lui. Ah, il perdait son calme... Elle aimait ça. Un petit sourire malicieux se dessina sur ses lèvres alcoolisées et elle le regarda projeter l'ensemble de ce qui se trouvait sur le bureau à terre. Ça expliquait la décoration simpliste. Peut-être que c'était juste un lieu de drague et de baise, et qu'il n'y avait pas besoin de se formaliser d'une décoration sophistiquée quand un cul pareil fait déjà tout le travail. Sara ne prêta guère attention à ce qui avait disparu du bureau. Elle savait juste qu'elle et ses fesses, elles y étaient encore. Et elle avait envie de lui. Et la façon dont il la rapprocha lui prouva que lui aussi -ou alors, c'était un gay très très refoulé. La chaleur des mains qu'ils posa sur ses hanches l'excita encore davantage, mais le regard bleu du bel apollon faisait tout le boulot, à cet instant précis. Leurs visages s'étaient rapprochés doucement, suffisamment pour que leurs souffles se mêlent avant que leurs lèvres ne se lient. Ce baiser ne ressemblait à aucun autre, et Sara n'aurait même pas su expliquer en quoi. Il était à la fois brusque, impatient et doux. Elle, la douceur, à cet instant précis, elle commençait sérieusement à s'en foutre. Les jambes écartées autour du buste de Lewis, elle passait une main impatiente dans ses cheveux, tandis que l'autre s'attardaient dans son dos, prête à le débarrasser de sa veste. Elle s'écarta brusquement de lui pour le regarder une nouvelle fois. Ce regard bleuté avait quelque chose de magique, et elle ne comptait pas l'oublier de si tôt. Ses jambes resserrèrent leur étreinte autour de sa taille, et elle connaissait maintenant le parfum des lèvres de Lewis après un verre de Sauvignon. Mais elle ne comptait pas en rester là, et elle espérait secrètement que Lewis n'était pas un prince charmant à la recherche de sa princesse, comme elle l'avait pensé quelques minutes avant. Le capturant dans un nouveau baiser, cette fois beaucoup plus enflammé, à son image, Sara passa les deux mains sur les épaules de l'homme pour en faire glisser sa veste. Oui, pourvu qu'il ne soit pas un prince niais qui ne rêvait que d'embrasser sans arrière pensée... Les arrière pensées, elle aimait ça. Elle vivait pour les arrières pensées. Elle n'était pas dans un film avec Katherine Heigl et ne comptait pas l'être un jour. Elle voulait quelque chose d'inattendu, d'enflammé et de sauvage. Et quelque chose lui disait que Lewis pourrait, ce soir, lui donner tout ce qu'elle désirait...

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Re: [TERMINE] {{ Can we just take a moment to celebrate me ? {Sam} /!\ NC-18 /!\

Message par Invité le Lun 10 Fév - 4:31

Se taper une intervenante dans son bureau, même pour Samaël Lewis, ce n'était pas très orthodoxe. On pouvait dire ce qu'on voulait, Samaël restait un homme correct et honnête, même s'il n'était pas forcément le plus droit des hommes. Certes, il se fichait comme d'une guigne du règlement intérieur et aimait bien l'interpréter à sa sauce mais d'ordinaire, cela restait bon enfant. Là, il faisait tout de même une sacré entorse à ses valeurs. Le pire, c'est qu'il avait complètement prémédité son geste : remplacer le Prof de Vol, rester à la conférence jusqu'au bout, tout avait été orchestré pour arriver à ce moment-ci... Ce moment clé juste avant que les choses ne basculent et qu'elles tombent dans le domaine de l'incontrôlable. Toutefois, Samaël gardait la tête froide (sisi). Et s'il avait eu à devoir se justifier envers qui que ce soit, sûrement aurait-il rétorqué quelque chose comme "si tu pouvais te taper Angelina Jolie {ou insérer ici un mec sexy si la personne est une fille} mais qu'elle avait des morpions... Tu le ferais quand même, non ?" Et ben pour lui, c'était pareil. Risquer sa place pour être avec Sara Costantini, ça valait largement la peine. La jeune femme n'en avait d'ailleurs sûrement pas conscience, mais Samaël l'admirait. Elle était pour ainsi dire l'une de ses idoles, un fantasme également. Peut être quand même l'avait-elle compris, ou peut être pas et pensait-elle avoir à faire à un prédateur sexuel remis en liberté depuis peu, ce qui aurait pu expliquer ses nombreuses allusions quant à une possible agression de sa part pendant leur corps à corps. Qu'elle se rassure cependant, Samaël ne comptait la faire crier que de plaisir, huhuhu - ouais ça devient cochon là, 'tention, on va devoir mettre un NC-18 dans le titre (je sors).

Ses mains fourrageant ses cheveux et vêtements l'encouragèrent à se laisser aller, et il ferma finalement les paupières, emporter par leur étreinte se faisant de plus en plus forte. Lorsqu'elle s'écarta d'un coup, son souffle s'arrêta et il la fixa en silence. Son expression était... Indéchiffrable, et à la fois transcendante. Un mélange de surprise, de candeur, d'envie et de hargne... Une expression et un regard comme il n'en avait jamais vu, complètement dirigée vers lui. A cet instant il aurait donné cher pour lire ses penses et savoir exactement ce qui se tramait dans son crâne, mais cette pensée s'éclipsa aussi vite qu'elle était venue lorsque soudain, les yeux de sa conquête bifurquèrent sur ses lèvres et qu'elle revint à la charge avec une ferveur nouvelle, s'employant à lui retirer sa veste. Il lui laissa donc ses bras, se retrouvant complètement à sa merci. C'était un sentiment qu'il n'était pas habitué à ressentir, à tel point que lorsque sa veste tomba finalement au sol, il ne bougea pas tout de suite, manquant de rester bloqué entre stupéfaction et admiration profonde. Normalement, il aimait mener la danse, mais il l'avait laissée faire, sans trop savoir pourquoi. Plusieurs secondes lui furent nécessaires pour revenir à lui, et il se mit soudain à rire. Une façon de cacher son trouble... Ou peut être pas, allez savoir. « Je viens de me rappeler la chute de ta blague... Un lépreux qui marche sur un chewing-gum. » C'était quand même complètement con, non ? Ouais, bon, bref.

Décidant qu'il était temps qu'il reprenne les rennes de l'action, Samaël laissa glisser ses mains avec fluidité le long des jambes de la jeune femme, dont il fit tomber les escarpins un par un sur le sol dans un bruit mat, non sans un clin d'oeil. Adieu armes mortelles. Gardant un instant son pied à la main, il commença à tirer sur son collant de son autre main, tâchant de le faire glisser assez, avant de faire pareil avec l'autre pied. Revenant gentiment vers elle pour s'emparer de sa bouche à nouveau, il lui mordilla la lèvre dans un soupir tout en passant ses mains sous sa robe pour se saisir de l'élastique du dit bout de tissu dont il tentait de venir à bout. Les collants, une vraie plaie quand désirait vraiment quelqu'un et qu'on n'en pouvait plus ! Heureusement, la frustration avait parfois du bon - c'est ce qu'il paraît - et Samaël était un homme mûr sachant se contenir - même si, bon, si dans deux trois minutes il lui avait pas enlevé, fallait espérer qu'elle y tenait pas trop quoi... Heureusement, sa technique avait plutôt fait ses preuves jusque là, c'est pourquoi il ne perdit pas patience tout de suite. Et une fois ce dernier descendu sous ses fesses, il tira donc de nouveau sur le bout de ses pieds, cette fois sans ménagement et tout en remontant - et tant pis s'il le filait, au pire elle pourrait toujours dire qu'elle avait voulu faire un look grunge - la libérant enfin de son "emballage". Ragaillardi par cette petite victoire, il laissa remonter ses doigts sous ses vêtements dans son dos pour détacher d'un coup d'un seul l'attache de son soutien-gorge, ne pouvant retenir un immense sourire de contentement ensuite. Ben quoi ? Autant faire tous les trucs chiants en premier, non ? Aaaah, c'est beau l'expérience, quand même.

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Message par Invité le Lun 10 Fév - 15:30

Sara, parfois, se demandait si elle était une pute. Si coucher avec un inconnu dès que l'occasion se présentait faisait d'elle une salope de base. Oh, ça ne la souciait pas particulièrement non plus, mais il lui arrivait de penser à la réputation qu'elle se bâtissait depuis plusieurs années. Si ça ne tenait qu'à elle, il n'y aurait aucun problème. C'était humain de succomber à ses pulsions, et s'il semblait admis que les hommes étaient les plus doués à ce jeu-là, Sara ne se trouvait pas en mauvaise position -sans jeu de mots- pour autant. Jamais elle ne se disait qu'elle ne pouvait pas avoir un homme, et sa célébrité faisait sans doute une bonne partie du travail pour elle, se plaisait à croire qu'elle était une femme remplie de charmes. Elle n'était pas particulièrement dégueulasse, après tout... Et au-delà de la popularité que lui avait apportée le quidditch, ce dernier l'obligeait également à maintenir une certaine forme physique et une dynamique sportive qui lui permettaient d'entretenir ses courbes galbées par l'effort. Sans parler de l'endurance, domaine où elle s'avérait reine, Sara débordait de charmes. Mais elle ne pouvait s'empêcher de penser aux remarques que pouvaient faire certaines personnes en parlant de jeunes femmes qui ouvraient leurs cuisses face au premier venu. Pour les hommes, c'était une fierté, et pour les femme, ça devait être une honte ? Hors de question pour elle de penser de cette façon. Elle n'attendait rien de ces relations brèves et sans lendemain, juste du plaisir -malgré quelques déceptions parfois, il fallait bien l'avouer-, et, peut-être quelque part, s'assurer qu'elle pouvait plaire. C'était là la seule relation qu'elle avait aux hommes, et ça lui convenait parfaitement. Pourquoi parler amour, relation stable, mariage et enfants quand on pouvait s'adonner à une partie de jambes en l'air sauvage dans le bureau du co-directeur de Poudlard ? Non, à chaque fois, Sara en venait à la même conclusion : elle n'était pas une pute. Elle ne faisait pas payer. Même si certains, du coup, étaient radins en procuration de plaisir, mais là n'était pas la question puisque, bizarrement, elle ne doutait pas un seul instant de la satisfaction que Lewis pourrait lui apporter. Ce quelque chose qui le rendait différent de ses précédentes conquêtes la mettait déjà bien vite en appétit. Ce calme et cette maitrise de lui-même, bien qu'impressionnants, n'étaient pas déroutants. Ils attisaient peu à peu Sara. Et nulle doute qu'avant Sara, beaucoup d'autres femmes avaient succombé à ces charmes...

La brunette ne s'était pas demandée un seul instant si la porte avait été verrouillée ou si on risquait de les surprendre. En réalité, elle s'en moquait. Elle ne pensait plus un seul instant aux répercussions que pouvait avoir ce tête à tête si une tierce personne était amenée à en prendre connaissance. De toute façon, ils étaient deux adultes consentants, ça ne pouvait pas être si mauvais, si ? Ils ne faisaient rien de mal, si ce n'était succomber peu à peu à ce désir instinctif... Quelle que soit la personne qui leur ferait un reproche, à moins que ce soit un curé ou une nonne, elle serait hypocrite au plus haut point. Aucun des deux n'était étudiant, et ils étaient majeurs et vaccinés. Pas de quoi faire un fromage de ce qui était en train de se passer à ce moment précis.

Leur premier baiser avait évolué peu à peu, bravant les premières barrières de la surprise sans aucun soucis. Sara sentait le désir monter, et même si elle ne comprenait pas vraiment comme tout s'était produit, comment ça avait démarré et pourquoi il avait émis le besoin de la prendre sur son bureau, elle était à présent happée par ce besoin primitif d'aller plus loin. L'idée avait déjà traversé son esprit et sa petite culotte lorsqu'elle avait attendu derrière lui qu'il ouvre la porte de son bureau et que son regard n'avait pu que se porter sur ce postérieur des plus exquis... Mais l'idée-même d'aller plus loin ne l'avait effleuré que de loin. Entre ce moment et ce qui se passait maintenant, il y avait comme un abysse. Elle ne comprenait pas comment ils en étaient arrivés là, mais, en réalité, elle n'avait pas cherché à comprendre. Quelque chose de plus important se tramait à présent. Et, lorsque leurs lèvres s'étaient séparées pour la première fois, Sara n'avait pu s'empêcher de l'observer, bêtement peut-être. Mais le regard du brun était hypnotisant, sa clarté lui donnait quelque chose de magnétisant et de fascinant. Elle ne savait trop qu'y lire mais elle s'y était perdue plusieurs secondes, avant de venir sceller leurs lèvres dans un nouveau baiser enfiévré. L'impatience commençait à la gagner, mais Lewis l'avait menée dans sa propre danse, lui faisant découvrir un désir et une ardeur tout nouveaux. Il représentait un défi à part entière, et s'il ajoutait sans conteste à l'ambiance quelque chose d'énigmatique et de transcendant, Sara ne pouvait pas s'empêcher de penser aux exigences qu'il pourrait avoir, lui, vis-à-vis de sa partenaire. Il représentait une telle perfection; au-delà de son physique, il y avait cette attitude, ce port de tête et cette façon d'être qui avait du faire chavirer plus d'un cœur auparavant -enfin, plus d'une petite culotte, plutôt. Comment osait-elle espérer le contenter ? Elle n'avait pas le physique d'une actrice de porno, se disait-elle finalement, revenant sur toutes ses certitudes. Vaughan, pourtant, n'avait pas spécialement boudé son corps, et il en redemandait encore. Mais dans un coin de son esprit, alors qu'elle s'était perdue dans son regard une seconde plus tôt, l'Italienne n'avait pu s'empêcher de se demander si elle serait assez. Bien sûr que oui, s'était-elle rassurée en emprisonnant les lèvres du professeur dans un nouveau baiser. Bien sûr que oui, se disait-elle encore lorsqu'elle avait envoyé à terre sa veste. Et maintenant, elle ne pensait plus. Ça devenait trop difficile et, de toute façon, bien superflu. Au moins, il ne s'agissait bien pas du prince charmant. Le pied. « Je viens de me rappeler la chute de ta blague... Un lépreux qui marche sur un chewing-gum. » l'entendit-elle rire alors que leurs visages se séparaient une nouvelle fois. Si c'était... étonnant ? Oui, ça l'était. Mais elle s'en foutait. Elle gloussa, remarquant au passage qu'ils étaient passés au tutoiement. « Mes blagues sont drôles, t'as cru quoi ? » souffla-t-elle alors qu'il se mettait à diriger les opérations. Oui, décidémment, ils étaient sur la même longueur d'ondes. Lorsqu'il avait dit vouloir l'embrasser, elle avait bien compris le sous-entendu. Sara, reine des arrières-pensées. Des escarpins tombèrent rapidement, et elle sourit malicieusement en pensant que ses armes de défense n'étaient plus à portée de main. Elle s'en moquait. Elle pouvait mourir plus, tant que maintenant, il continuait. La chaleur de sa main sur ses jambes lui donnait des frissons incontrôlés, et elle lui facilita la tâche de la soustraction des collants en levant ses fesses un instant. Qu'il la débarrasse vite de ce putain de morceau de tissu. Si elle avait su, elle serait venue en robe bustier, sans sous-vêtements. Leurs lèvres s'unirent à nouveau, et la respiration de Sara commençait à se faire saccadée. Il menait la danse avec brio -tiens, c'est qui Brio ? c'est un plan à trois ?- et elle s'était emparée de sa bouche avec une fièvre impatiente. Elle sentait les mains chaudes du professeur passer sous sa jupe pour s'emparer du collant, et d'une main, elle se souleva du bureau pour lui faciliter les choses. Bientôt, ce putain de morceau de tissu n'était plus qu'un mauvais souvenir. Mais il ne comptait pas s'arrêter là, et c'était une sacrée bonne chose -même si le sacré n'a rien à faire là-dedans, me direz-vous. Elle avait décidémment face à elle le partenaire idéal, et aucune peur ne la tiraillait maintenant. Sous son top, il avait fait un seul geste. Un seul geste, et son soutien-gorge s'était détaché. D'un geste assuré, elle avait ôté la pièce en gardant son haut. Elle n'allait pas tout révéler maintenant... Lui d'abord. La pression se faisait de plus en plus palpable, et, n'y tenant plus, elle s'était attaquée à sa chemise, qu'elle ne ménagea pas réellement. S'il avait pris soin de ses collants, on ne pouvait pas dire qu'elle lui rendait la pareille, et la chemise tomba à terre à son tour, dévoilant la plastique parfaite de l'homme. Elle se pinça la lèvre, lui lançant un regard équivoque avant de lier leurs souffles à nouveau. Ses mains s'attaquaient maintenant à sa boucle de ceinture, puis à son pantalon, qu'elle fit glisser à l'aide de ses jambes nues, qui desserrèrent temporairement leur étreinte. Elle marqua une brève pause et, le souffle court et agitant une mèche brune qui lui tombait devant le regard, se laissa une nouvelle fois perdre dans le regard bleuté du professeur. Se mordant la lèvre avec un sourire mutin, elle attrapa son top pour le retirer doucement, dévoilant ses atouts sous un jour nouveau. Cette fois-ci, il y succomberait sans retenue...

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Re: [TERMINE] {{ Can we just take a moment to celebrate me ? {Sam} /!\ NC-18 /!\

Message par Invité le Lun 10 Fév - 18:14

C'est vrai, les femmes cédaient rapidement à Samaël Lewis. En général, il n'avait que peu d'efforts à fournir pour qu'elles tombent dans ses bras... Est-ce que cela faisait d'elle des filles faciles ? Peut être, mais Sam s'en fichait. Elles voulaient la même chose que lui et c'était la seule chose qui lui importait vraiment. Pourquoi s'obstiner à vouloir toujours tout faire rentrer dans des cases ? Samaël ne fonctionnait pas comme ça, et s'il était conscient qu'on l’étiquetait, il ne s'efforçait de rentrer dans aucun moule. S'il était un goujat ? Un briseur de coeur ? Un salop insensible ? Peut être bien, et puis après ? Lui se voyait avant tout comme un homme qui profitait de la vie, un point c'est tout, et que cela plaise ou non. D'ailleurs, les femmes n'avaient pas forcément à s'en plaindre, sauf celles qui s'imaginaient le dompter. Grave erreur... Que ne semblait pas prête de commettre la Poursuiveuse. Elle savait ce qu'elle faisait sans essayer de le plier à ses désirs, et c'était exactement ainsi qu'il aimait que ça se passe. Une action conjointe, en symbiose, vers un but commun. Il n'y avait pas meilleure collaboration que cela, celle de deux corps qui se cherchent et finissent par fusionner.

En l'invitant dans son bureau, Samaël avait su immédiatement qu'à un moment où à un autre, il mettrait sur le tapis le fait que son corps semblait irrésistiblement attiré par le sien et qu'il lui semblait également avoir perçu qu'il ne lui était pas indifférent non plus. Il avait bien imaginé plusieurs façons de le faire, mais il avait finalement laissé tomber le masque bien plus tôt qu'escompté. A la minute où elle était entrée dans le bureau, il avait su que cela se passerait comme ça, à peu de choses près... Il n'avait cependant pas songé à quel point ils formeraient une bonne équipe... Après tout, elle était bien plus jeune et pouvait manquer d'expérience, voir être intimidée. Elle n'aurait pas été la première... Ni la dernière. Cependant, elle se débrouillait très bien, et s'il avait dû faire un pronostic sur la suite, il aurait dit que cela serait sûrement bien au delà de ses espérances. Lorsqu'il vit son sous-vêtement fraîchement dégrafé rejoindre le sol d'un geste calculé, dévoilant tout sans ne rien dévoiler vraiment, il n'avait plus aucun doute là dessus. Son palpitant venait de s'emballer et son regard commençant à pétiller tandis que ses doigts agiles filaient sur ses vêtements.

Les boutons de sa chemise avaient cédés un à un, avant que ce soit au tour de sa ceinture, puis de son pantalon, qui dévoila un simple boxer noir. Tout s'était fait en un éclair, tout du moins c'est l'impression qu'il en eut, et il ne demandait plus qu'à découvrir à son tour chaque parcelle de sa peau... Il lui faudrait cependant garder patience encore un peu, même si cela devenait presque une torture. Elle s'était arrêtée, comme pour prendre le temps de jauger la marchandise. Il employa ce moment de latence pour jouer avec l'élastique de ses dessous, taquin, tout en commençant à le faire descendre, la gratifiant d'un petit mouvement de tête sur le côté, menton droit, regard sûr et langue passant discrètement derrière ses dents. Pas question d'être le seul à attendre quelque chose... Et elle savait très bien ce qu'il voulait. Sans se faire prier, elle retira alors son haut avec lenteur. Il eut un rictus appréciateur tout en se mordant l'intérieur de la joue, ravi. Pas besoin de la moindre parole. Tout se passait à merveille, chacun y trouvant son compte... Ou presque car, pour tout vous dire, Samaël commençait vraiment à ne plus en pouvoir, désirant de plus en plus ardemment goûter sa peau.

Attrapant fermement ses jambes, il la fit glisser jusqu'au bord du bureau, jusqu'à la sentir complètement contre lui, contre ses hanches dont les os saillaient juste comme il fout. Collant son buste contre le sien d'un mouvement de bassin vers l'avant, une main fila au creux de ses reins, l'autre glissant dans son dos jusqu'à la base de sa nuque, l'emprisonnant dans une étreinte puissante. Il la défia du regard un instant avant de venir frôler la pulpe de ses lèvres des siennes. Puis, il embrassa son menton, et puis son cou dans lequel il planta légèrement ses dents, avide. Descendant sa main la plus basse pour caresser le haut de ses fesses tandis que l'autre se calait contre son visage, il expira un soupir contre sa peau. Il pouvait sentir son coeur battre furieusement dans sa paume, et il adorait ça. Déplaçant sa main à hauteur de sa clavicule, non sans effleurer sa poitrine, il se décolla finalement d'elle - avec quelques difficultés - pour la pousser contre le bois jusqu'à venir presque l'allonger. Il se surprit alors à l'observer plus que de raison, là, étendue ainsi, posée sur ses coudes, son regard de braise dans le sien. Ce n'était pas la première fois qu'il renversait une femme sur son mobilier, et pourtant, cela l'inspirait plus que d'ordinaire. Il trouvait quelque chose de beau et de presque poétique à la scène. Il se surprit même à penser qu'elle habillait mieux le décor que n'importe quelle babiole qu'il aurait pu y apporter... Mais cet accès de romantisme inopiné fut de courte durée. Sans plus attendre, ses mains partirent à la conquête de l'élastique du dernier vêtement qu'il lui restait, touche finale avant d'obtenir le tableau parfait. Il fit ensuite glisser son propre bas le long de ses chevilles, retirant chaussures et chaussettes restantes d'une simple pression sur chaque talon. Alors, enfin débarrassé des derniers obstacles qui le séparait de l'extase, son expression retrouva quelques accents de gravité.

Fini de jouer. Les préliminaires étaient à présent terminés.

HS - enjoy l'avatar le plus sexy de la terre gnuhuhu
(que j'osais pas mettre dans mon profil pour pas choquer les âmes chastes du forum, AHAH, hrm.)

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Message par Invité le Lun 10 Fév - 21:28


Sara était du genre à ne pas manquer une occasion de profiter des bienfaits du sexe. Elle rencontrait ses partenaires dans des pubs, des boîtes ou même dans son équipe de quidditch ou des équipes adverses. Mais jamais elle n'avait pensé avoir des relations avec un professeur et co-directeur de Poudlard. Jamais cela ne lui avait traversé l'idée, à vrai dire. Même s'il fallait avouer qu'elle n'aurait pas refusé les avances d'un être comme Samaël Lewis -preuve en était sur le bureau à cet instant précis-, il ne lui était jamais venu à l'esprit que quelqu'un d'aussi réputé que lui puisse vouloir se taper une simple joueuse de quidditch. Car elle n'était ce qu'elle était, après tout. Une joueuse de quidditch aux courbes entretenues, certes, mais rien de plus. Elle n'avait pas l'étoffe d'un autre professeur à l'esprit aiguisé, et elle n'avait plus la jeunesse des thésardes qui devaient fouler le sol des couloirs de Poudlard toute l'année. Sara s'était même demandée un instant à quel moment il avait eu le déclic. Était-ce quand il l'avait vu stressée avant la conférence ? Quand elle avait sa première blague à l'assistance ? Quand elle s'était exprimée pendant deux heures ? Ou juste à l'instant, quand elle s'était assise dans le fauteuil, admettant qu'il avait de très bons goûts en matière de vin ? Autre option, peut-être : il avait juste besoin d'une partenaire, et c'était tombé sur elle. Ne vous trompez pas, hein, Sara ne se plaignait pas une seule seconde de la situation. Mais comment... ?

Pourtant, et cela dépassait son entendement, il lui avait clairement fait comprendre ses projets. Le Sauvignon n'aurait pas le temps d'être fini, en réalité. De toute façon, il avait valdingué par terre avec leurs verres et d'autres babioles dont Sara n'avait pas grand chose à faire. Non, en cet instant précis, elle n'avait rien à faire de grand chose. Elle avait envie de lui comme jamais elle n'aurait osé l'imaginer. Quelque chose était différent avec lui, et elle se moquait éperdument des mots qu'elle aurait pu mettre sur cette différence. Il y avait une excitation toute nouvelle, celle, peut-être, d'avoir su charmer un charmeur en le prenant, en quelque sorte, à son propre jeu. Mais ce jeu, au final, ils y jouaient à deux. Cet instant relevait de l'osmose et de la synergie, et chaque geste de l'homme faisait à Sara un effet indescriptible. Elle n'avait plus peur qu'il la juge ou la trouve trop candide, plus maintenant. Maintenant, ils étaient ensemble, enserrés dans des étreintes qui ne se casseraient plus avant leur plaisir. Elle avait chaud, trop chaud, et son cœur s'était emballé à une vitesse folle. Les vêtements étaient bien superflus, et l'impatience se faisait ressentir dans les gestes de l'un comme de l'autre. Ses sens étaient exacerbés et écrasants et chaque pièce de tissu était de trop. La chemise de Lewis n'avait pas tardé à rejoindre son soutien-gorge et son collant. Ce fut ensuite le tour du pantalon du beau brun, qu'elle avait glisser le long de ses hanches, jambes écartées. Son sourire mutin ne voulait dire qu'une chose à cet instant précis, et Sara ôta ensuite son top avec une lenteur contrôlé, juste de quoi intensifier encore un peu cette envie et ce besoin charnel qu'il pouvait ressentir. Cette fois-ci, tout doute avait été dissipé en quelques secondes. Il n'était pas gay, oh non... Et Sara se délectait du regard qu'il lui lançait. Elle n'était plus trop sûre de vouloir accélérer ou ralentir les choses, en réalité, ces sensations qui lui traversaient tout le corps et le bas-ventre étaient des plus agréables et elle ne voulait pas les voir cesser. Le sourire de la brune ne l'avait pas quitté, tandis qu'il la rapprochait fermement de lui, collant leur corps avec une ferveur brusque, des plus excitantes. Ses mains parcouraient son corps avec une aisance qui la fit frémir. Leurs bouches se frôlèrent à plusieurs reprises et leurs souffles saccadés se mêlaient à leurs gestes. Sara avait penché la tête pour savourer la douceur des lèvres de son partenaire sur son corps. Son excitation avait atteint un point de non retour. Ses mains s'étaient plantées dans la peau du brun, et ses lèvres parcouraient sa peau dans une frénésie plus qu'apparente. Elle sentait qu'elle avait autant envie de lui que lui d'elle, mais ces derniers morceaux de vêtements étaient toujours là. Elle ne pouvait pas se résoudre à perdre le contact de sa chaleur, même quelques instants. Chaque contact exacerbait ses sensations encore un peu plus, si tant était que c'était possible. Elle se laissa finalement pousser doucement, s'accoudant au bureau avec un sourire libertin. Lui avait pris la décision de ne plus attendre, quitte à casser leur étreinte quelques instants. Il caressa son corps de ses prunelles claires, lui procurant un frisson des plus agréables. Cet homme lui faisait décidémment un drôle d'effet, et elle savourait chacune des sensations qui s'emparaient d'elle avec un regard suave. En l'observant, là, pendant quelques secondes, Sara se demanda comment elle était passée du simple matage de fesses à un double nu intégral qui les lierait dans quelques gémissements de jouissance. Sa respiration avait ralenti quelques instants, mais son cœur, lui, battait toujours à un rythme affolé. Elle aimait ça. Et son regard n'avait pas quitté Lewis alors qu'il s'attaquait à la dernière pièce de tissu qui la recouvrait. Elle l'aida de quelques petits mouvements de hanches et le regarda ôter son propre sous-vêtement. Son regard se porta à sa virilité et elle se bouffa la lèvre de satisfaction. Elle n'attendait plus que ça. En fait, non, elle n'attendrait pas. Elle se redressa brièvement sur une main, accolant l'autre derrière la nuque du professeur pour le ramener à elle, dévorant sa bouche, insatiable. Sa main descendit le long de son dos, et ses ongles ne purent retenir une ou deux griffures tandis qu'elle se rallongeait, les jambes écartées autour du bassin de l'homme.

Ils étaient face à face, et ils venaient de passer aux choses sérieuses. Elle avait à nouveau perdu le contrôle de sa respiration, et elle savait qu'elle n'était pas prête de le retrouver. Elle s'en moquait, c'était la sensation physique dont elle se moquait le plus à cet instant précis. Ses deux mains s'étaient accrochées au dos de l'homme, tandis que leurs deux corps plaqués dansaient à l'unisson. La décharge d'adrénaline faisait bondir son cœur sous sa poitrine, et elle avait enveloppé le corps de Lewis de ses jambes pliées. L'excitation était à son comble, et son souffle, comme son palpitant, promettaient de lâcher incessamment sous peu. Vous imaginez, vous, Lewis expliquer un cadavre dans son bureau ? Avec un beau sourire en coin, il dirait : « elle est morte de plaisir. ».


HS : j'ai bien enjoyé  gnuhuhu je m'en fous ça m'a fait une exclu héhé

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Re: [TERMINE] {{ Can we just take a moment to celebrate me ? {Sam} /!\ NC-18 /!\

Message par Invité le Mar 11 Fév - 19:44

Aussi idiot que cela puisse paraître, Samaël était toujours surpris par la force des sentiments que pouvait faire naître un simple moment d'amour. De sexe, s'entend, et non de la définition romantique que l'on pouvait donner à ce mot. Samaël avait pourtant déjà été amoureux, une fois, ou bien cru l'être. Il était jeune, sa partenaire l'était encore plus. Ensemble, ils n'étaient que passion. Puis, un beau jour, la raison s'en était mêlé et ils avaient cessé de fonctionner. L'histoire s'était finie ainsi, sans crier gare, bien loin du mélodrame auquel on aurait pu s'attendre. Il n'y avait plus repensé, mettant derrière lui cette expérience raté. Depuis, il n'avait jamais répété ce script, et tout s'était toujours passé pour le mieux. Et même si ce qu'il ressentait à présent qu'il s'unissait à Sara aurait pu s'apparenter à un coup de foudre, tant ils semblaient s'être en quelques sortes trouvés, il n'imaginait pas un instant tomber amoureux d'elle. Samaël n'aimait pas l'Amour, celui avec un grand A. Ce n'était pas son style. Il n'en aimait que les bonus qu'il procurait, l'alchimie physique durant l'union de deux êtres, et non de leurs âmes. Ce n'était après tout que des réactions chimiques, et pourtant, c'était plus réel que n'importe quoi d'autre.

Le désir affluait dans ses membres en de délicieuses décharges. C'était comme si des ondes de chocs se propageaient. Les ongles de la jeune femme s'enfonçaient dans sa peau et le griffaient, mais il s'en moquait. Pour tout avouer, ce mélange de douleur et de plaisir était plus qu'agréable, au fond. Ses mains glissaient sur elle, redessinaient ses courbes, à mesure qu'il allait et venait contre elle. Sa langue se repaissait du goût de sa peau et l'odeur capiteuse de leurs peaux frottant l'une contre l'autre était un vrai délice. Il fit passer ses poignets au dessus de sa tête avant de nouer ses doigts aux siens dans une ultime étreinte. Leurs deux corps sombraient dans les profonds abysse de la luxure, jusqu'à atteindre la jouissance. Éreinté, il se laissa un instant reposer contre elle, joue contre son épaule, le souffle court. Il profita un instant du bruit de sa respiration faisant écho à la sienne avant de se relever doucement et de se retirer. Puis, nu comme un vers, il se laissa retomber dans son fauteuil, un fin sourire aux lèvres. Il farfouilla ensuite par terre à la recherche de sa veste pour en sortir le fameux petit paquet de carton qui ne le quittait jamais. Il attrapa également une boîte d'allumettes traînant sur le sol (s'étant sans doute trouvée au préalable sur son bureau) et en fit craquer une pour allumer une première cigarette, qu'il tendit à son amante avant de répéter l'opération pour lui. La cigarette après l'amour, un cliché, certes... Mais un vice auquel il ne dérogeait pas, ou rarement. C'était un plaisir incomparable que de mêler la nicotine au cocktail de neurotransmetteurs libéré dans ses veines.

Ramassant les deux verres qui avaient chu ainsi que la bouteille dont une partie du contenu s'était déversé sur le sol, il versa ce qu'il en restait à part égale dans les deux récipients et lui en tendit un également. Un vice de plus, me direz-vous, et puis après ? Pourquoi s'arrêter en si bon chemin, hein ? Après le moment qu'ils venaient de passer, il aurait été bien hypocrite de faire ceux qui avaient encore une certaine vertu à protéger... Il tira longuement sur sa clope sans cesser de la fixer. Le sourire qu'il arborait depuis la fin de leur échange ne le quittait plus et son regard se délectait de ce qu'il voyait. Dans un coin de son esprit, il songeait qu'il aurait bien remis ça une deuxième fois sans attendre, bien que cela pouvait paraître un peu présomptueux. Sachez-le cependant, il en était tout à fait capable... Pour autant de round qu'elle le souhaitait, d'ailleurs.


Dernière édition par Samaël Lewis le Mer 12 Fév - 12:37, édité 1 fois

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Re: [TERMINE] {{ Can we just take a moment to celebrate me ? {Sam} /!\ NC-18 /!\

Message par Invité le Mer 12 Fév - 2:50


Pourquoi se priver d'un moment pareil lorsqu'il se présentait à vous sans vaciller ? Et puis, si on méditait là-dessus, Sara méritait bien d'être récompensée après la conférence parfaite qu'elle venait de tenir. Si elle y réfléchissait -elle était un peu occupée, là, quand même-, elle avait tenu les deux heures à bloc et, au final, elle n'était pas peu fière de sa blague. Elle avait eu moins le mérite de faire quelques étudiants, même si le regard de Lewis, à ce moment-là, l'avait un peu fait flipper -même beaucoup, mais passons. Lorsqu'elle était sortie de l'amphithéâtre, elle avait pensé à tout sauf à cette possibilité là, celle de se faire prendre sans trop de préambule sur le bureau de celui qui co-dirigeait l'école où elle était encore étudiante quelques années auparavant. Elle n'aurait même pas pensé pouvoir trouver la force d'être à la hauteur d'un pareil défi. Car oui, Samaël Lewis était un défi à lui tout entier. Le fantasme de ces demoiselles, et le défi de toutes celles qui auraient l'audace et le privilège de faire tomber ses vêtements et de jouer avec sa virilité. Il était une provocation à tous les sous-vêtements, et la façon dont il avait attaqué ceux de Sara en témoignait plus que n'importe quel discours. Si elle avait redouté, à un point donné et pendant un dixième de seconde, de ne pas être à la hauteur, elle s'était très vite rendue compte que si, elle faisait largement l'affaire. Cette satisfaction lui avait donné quelques frissons, et l'alchimie qu'il y avait entre leurs deux corps et leurs hâtes respectives ne pouvait donner lieu qu'à des vertiges de bien-être remarquables et troublants. La chaleur qui émanait de leurs corps en feu ne faisait qu'amplifier l'excitation de Sara, qui avait oublié tout ce qu'elle savait et connaissait, jusqu'à son nom ou son âge. En même temps, tout ça comptait bien peu. Ce qui comptait, c'était les mains de Lewis qui parcouraient son corps avec un appétit qui exacerbait chacun de ses sens. Ses lèvres, tantôt liées à celles de son partenaires ou à sa peau, goûtaient chaque parcelle accessible avec une soif qui ne parvenait pas à être rassasiée. La sensation du souffle saccadé de l'homme sur son visage amplifiait la façon qu'avaient ses poumons d'entrecouper sa respiration, et elle jurait sentir les battements de son cœur contre elle, faisant écho au sien, comme dans un duel sans fin. Tout n'était que florilège de sensations délicieuses et jouissives, et à chaque saccade qui les séparait pour les lier à nouveau, elle sentait le désir atteindre des sommets. Plus rien d'autre ne comptait que ce qui se passait dans son corps, ces décharges électriques qui remontaient de son bas-ventre pour commencer à alerter son cerveau du plaisir et de la jouissance. Il avait liés leur doigts dans une étreinte ferme qui attestait de l'intensité de leur excitation. Elle se mordait la lèvre, penchant la tête, tandis que l'orgasme vint la saisir, raidissant son corps alors qu'elle s'entendait gémir de plaisir bien malgré elle. Le sentiment de bien-être qui suivit lui laissa quelques instants pour reprendre son souffle et entendre son palpitant se calmer. Elle sentait le souffle de Lewis sur sa poitrine, et ses bras avaient relâché leur étreinte pour lâchement retomber sur son épaule et son ventre. Il finit par se retirer, se relevant dans la pièce pour se laisser retomber dans son fauteuil magistral.

Encore essoufflée de leur performance, Sara s'accouda au bois du bureau pour l'observer, faisant glisser doucement une de ses jambes le long du meuble, redressant l'autre dans sa position pliée. Avec un sourire malicieux, elle ne trouvait rien d'autre à faire que le regarder, lui, la source de son plaisir, allumer une clope, qu'il lui tendit sans un mot. Elle se laissa glisser sur le bureau pour l'attraper, s'installant sur le flanc, accoudée pour poser la tête sur sa main. Elle la porta à sa bouche avec un air aguicheur, ne cessant d'observer le beau mâle qui lui faisait face. Le spectacle n'avait vraiment rien pour lui déplaire, et le bordel de la pièce n'avait aucune importance comparé à son amant. Elle fuma à nouveau, tandis qu'il s'allumait une clope à son tour. Cet homme était décidémment de ceux qui avaient du goût... Entre le vin et ça, que de plaisirs qu'il s'accordait sans retenue. Ça lui plaisait. La clope après l'orgasme, rien de tel pour couronner un instant pareil. Elle le regardait sans rien dire, ses yeux pétillant d'une malice qui n'était pas prête de disparaitre. Elle se surprit à penser à ce plaisir et ces sensations qui l'avaient faite chavirer quelques instants plus tôt, resserrant ses cuisses par une contraction dans un réflexe débile. Car l'appétit, lorsqu'il n'était pas contrôlé, pouvait se transformer en ennemi, n'est-ce pas ? Pourtant, le tableau qui se tenait devant elle, la perfection masculine assise nue, allait à l'encontre de tout reliquat de raison qui aurait pu être conservé dans son esprit. Non, la raison n'avait plus lieu d'être, à cet instant. Elle avait récupéré son verre, obligée de se redresser, le remerciant d'un sourire malicieux. Elle porta la boisson à ses lèvres, avalant quelques gorgées sirupeuses avant de reposer le verre à côté de ses fesses. Posant une main derrière elle pour s'y appuyer, elle ramena une jambe vers elle, laissant l'autre se balancer dans l'air. Une nouvelle fois, elle porta la cigarette à ses lèvres, penchant la tête en arrière sans cesser de le regarder. Il avait quelque chose de saisissant, cet homme. Une confiance qui pouvait troubler le plus hétéro des hommes, elle en était sûre. Et si cela l'avait impressionnée au point de douter d'elle-même, Sara lisait dans son regard -et pas que-, et ce depuis qu'il s'était attaqué à ses sous-vêtements, qu'elle avait elle aussi de quoi le contenter. Elle n'avait jamais caché son corps de quiconque, contre-exemple même de la pudeur, mais elle se surprenait à espérer qu'il fasse encore autant d'effet à son amant que celui de ce dernier lui en faisait. Le sourire et le regard qu'il lui lançait à présent lui donnait envie de plus, tout comme il lui démontrait que la vue qu'elle lui offrait ne lui déplaisait pas. Délicatement, Sara caressa la cuisse de l'homme de son pied, remontant vers son intimité avec une suavité presque timide, mais surtout demandeuse. Elle n'avait toujours pas quitté l'homme des yeux, et tira une nouvelle bouffée de clope. La brune arrêta le mouvement de sa jambe sans trop savoir pourquoi, sans doute par défi et par provocation, et attrapa son verre pour en boire une gorgée. « Je confirme, t'es un homme de goût... », se contenta-t-elle de dire, commentant l'union de leurs deux corps. S'il l'avait choisie pour ça, il avait forcément bon goût, voyez-vous. Elle finit son verre, qu'elle reposa près d'elle avant d'y faire tomber le filet de cendres qui s'était formé au bout de sa cigarette et de s'allonger à nouveau sur le bois rafraichi du bureau. Une main sur son ventre, son autre bras, tenant la cigarette, au-dessus d'elle, elle fixait le plafond, ne pouvant s'empêcher de se demander ce qui trottait dans la tête de Lewis à cet instant précis. Elle se mordit la langue de regret en se disant qu'elle n'avait peut-être pas été si fine stratège qu'elle aurait aimé l'être... Après avoir tiré une nouvelle latte, elle s'étira en cambrant le dos, regrettant déjà la vue de laquelle elle avait détaché ses yeux pour s'allonger. Maintenant qu'elle était là et qu'elle avait découvert la surprise qui avait fait suite à cette putain de conférence, Sara ne souhaitait pas repartir de sitôt. Que ferait-elle ? Jubiler sur le fait qu'elle avait assuré son cours sans débordements ? Non... de ce jour, ce qu'elle retiendrait, même si ça s'arrêtait là, ce n'était pas sa performance en amphithéâtre. C'était celle qu'ils venaient de donner à deux, dans ce bureau qui avaient étouffé soupirs, râles et autres gémissements de plaisir.



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Re: [TERMINE] {{ Can we just take a moment to celebrate me ? {Sam} /!\ NC-18 /!\

Message par Invité le Ven 28 Fév - 19:41

Ses yeux ne pouvaient s'extraire à l'examen attentif du corps de la jeune femme, un peu à l'image d'un peintre observant scrupuleusement son modèle, cherchant à capter là où l'ombre et la lumière tombe le mieux afin de réaliser sa toile. Samaël, lui, cherchait seulement à graver cette image de perfection qui se mouvait sous ses yeux, à garder une trace le plus indélébile possible sur sa rétine de cette vision divine, pour essayer de la garder un peu plus longtemps. Il en avait connu, des belles femmes, pourtant il lui arrivait encore de s'étonner de leur beauté saisissante après l'amour. Cet éclat dans leurs yeux, cette malice au coin de leurs lèvres, le soulèvement irrégulier de leur cage thoracique et puis, parfois, cette grimace trahissant leurs pensées, par une dent innocente se plantant dans leur lèvre ou un mouvement de cheveux, une main suivant la ligne de leur corps ou un regard appuyé en disant bien plus long qu'une supplique l'aurait fait... Ou, dans la situation présente, un pied s'égarant le long de sa cuisse. Se mordant discrètement l'intérieur de la lèvre, il avala lentement une gorgée de vin. C'était ce qu'il préférait. Cette envie qui semblait irradier par tous leurs pores. Ce désir qu'il se savait être le seul à pouvoir combler à cet instant. C'était grisant, ce fait de savoir qu'il avait toute leur attention... Et qu'elles n'attendaient que de lui qu'il leur donne la sienne.

Mais Samaël était patient et ce qu'il aimait par dessus tout, c'était prendre son temps. Chose qu'il n'avait pas faite avec Sara jusque là, happé par le désir qui s'était fait trop pressant. D'habitude, il avait de meilleures manières... Il fallait croire que ses blagues sur les lépreux avaient fini par avoir raison de ses nerfs (ahah) mais il comptait bien réparer cette attitude peu digne maintenant qu'il n'y avait plus de suspense. Il laisserait le désir monter, lentement, sûrement, jusqu'à ce que la tentation soit trop forte et... Soudain, elle cessa ses caresses pour s'intéresser de nouveau à son verre à son tour. L'ex Auror étouffa un léger soupir, légèrement frustré de voir s'arrêter si vite son geste, alors qu'elle commentait sobrement : « Je confirme, t'es un homme de goût... » Une mimique approbatrice se mua sur les traits du Directeur. Elle s'auto-complimentait et cette marque de confiance n'était pas pour lui déplaire. Il aimait les femmes qui savaient qui elles étaient et préféraient largement de l'arrogance à une timidité lassante, sauf si elle révélait de la poigne. Sam les aimait avec une certaine force de caractère, pas autrement. Et il ne doutait pas que Costantini, aussi jeune fut-elle, avait un caractère bien trempé. « Disons que mon instinct se trompe rarement. » Consentit-il à prononcer d'un ton tranquille, bien qu'il y perçait une certaine malice. C'était présomptueux mais il s'en fichait. Il était sans nul conteste un homme sûr de lui, comme il avait su instantanément en la voyant qu'il la ferait sienne.

Il suivit ses mouvements alors qu'elle se rallongeait sur le bureau pour tirer sur la cigarette, et il se rappela alors de la sienne. Elle gisait entre son majeur et son annulaire, presque entièrement consumée. La cendre était allée s'étaler sur le tapis, mais il n'en avait cure. Tirant une longue latte pour arriver jusqu'au filtre, il écrasa son mégot sur le mur derrière lui sans s'émouvoir. Il était pris dans le cours de ses pensées, et, si vous vouliez tout savoir - et je sais que vous le voulez - elles étaient bien impures. Si il avait apprécié ce moment et son intensité, il était déçu que cela s'arrête en si bon chemin... Tout de même, reconnaissez que cela aurait été dommage de laisser s'éteindre le feu qui les avait épris tous les deux quelques instants plus tôt à l'image de cette cigarette qui fumait encore entre ses doigts quelques secondes plus tôt. Il eut une moue indécise tout en fixant la chevelure de la jeune femme qui cascadait le long du bureau. Pendant un court instant encore, il attendit, sans un mot, sans un bruit, puis, ni une ni deux, se remit sur ses pieds. Il contourna le bureau pour avancer tranquillement jusqu'à la porte avant d'imprimer d'une légère impulsion sur le bois de la paume de sa main. Un cliquetis sec se fit alors entendre, signe que le mécanisme s'était verrouillé. Croisant les jambes et laissant son épaule choir contre le mur un instant, il chercha à accrocher les iris de la jeune femme avant de s'en décoller, la naissance d'un sourire sur les lèvres alors que sa mâchoire s'était contractée. Puisqu'elle ne venait pas à lui... C'est lui qui viendrait à elle.

Se rapprochant du bureau, il se pencha au dessus d'elle, une de ses mains à plat se plaçant à côté de sa tête tandis que l'autre vint entourer son cou. Il se rapprocha encore, vers ses lèvres tendues vers lui desquelles s'échappaient un peu de fumée, et en aspira une petite bouffée qu'il expira par le nez. Lentement, sans se presser, ses yeux plongés dans les siens jusqu'à s'y perdre, il finit par venir l'embrasser, presque délicatement, rompant complètement avec la fougue précédente dont ils avaient fait preuve. Il s'assit ensuite sur le bord du bureau, presque avec nonchalance, sa main venant encadrer sa hanche tandis que son bras se tendait vers elle pour qu'elle s'y accroche et qu'il la ramène à lui, contre lui... Si elle le désirait. Et elle le désirait sûrement autant que lui, ou il ne s'appelait pas Sam le Magnifique - comment ça c'était pas son nom ? Sisi, je vous assure. « Mon instinct me dit que la sieste sera pour plus tard... Et puis pour ça un lit est plus confortable. » Invitation directe mais non moins subtile. Car il comptait bien lui faire découvrir sa chambre, aussi... Ce soir, ou bien plus tard.

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Message par Invité le Dim 2 Mar - 5:02


En remettant les pieds à Poudlard, Sara n'avait pas imaginé finir allongée, nue, sur le bureau du co-directeur. Elle ne le connaissait que de nom et de faciès, peut-être un peu trop vaguement, avant de le croiser en amphitéâtre et qu'il ne lui explique le déroulement de la conférence. Quelle conférence, déjà ? Cet épisode-là avait l'air d'être décalé en jours, voire en semaines, et elle ne s'imaginait même plus se tenir devant des dizaines d'étudiants quelques temps auparavant seulement. Ce qui se passait était presque poétique tant c'était inattendu et isolé du reste de son quotidien. C'était une petite bulle qui s'était soudainement créée, et elle était douce et agréable, chaude et sauvage, rassurante et libre. Un mélange déconcertant de sentiments que Sara n'était pas encore prête à laisser de côté. Cet homme qui ne lui était que peu connu quelques instants auparavant s'était dévoilé sous un jour nouveau. Leur étreinte impulsive et fauve avait fait naître en elle une douce envie de se perdre contre sa peau à nouveau. Le silence s'était fait dans le bureau, alors qu'ils échangeaient quelques paroles en partageant les plaisirs simples qu'offrait ce doux moment d'après l'amour. Clopes et vin, rien de plus délicieux pour accompagner la libération d'endorphines dans la circulation sanguine. Sara l'observait, assis là, nu dans sa perfection masculine. Elle n'était pas en reste côté aventures, et pourtant, cette fois-ci avait comme quelque chose de différent de tant d'autres. Parce qu'elle avait été inattendue, probablement, mais pas seulement. Il y avait quelque chose chez cet homme qui lui donnait envie de s'offrir tout entière à lui, comme convaincue que même alors, elle ne serait pas assez. Il était cette image parfaite de l'homme assuré et charismatique, de ceux que le commun des mortels redoute, de peur d'être jugé comme banal et insignifiant. C'était une peur qu'elle avait ressentie, pendant une fraction de seconde, et puis tout s'était évanoui pour laisser place au plaisir à l'état brut. Il venait de lui prouver l'inverse : elle était assez. Pas besoin de jouer un jeu affligeant pour obtenir son attention, et, à y réfléchir, la question s'était-elle réellement posée à un moment donné ? Sara ne manquait pas de cette assurance apparente non plus, et elle avait trouvé un adversaire, ou plutôt, un partenaire, sur la même longueur d'onde qu'elle. Leurs gestes avaient été sûrs et rapides, et leur union efficace et jouissive. Pourtant, à le voir, assis face à elle, les yeux pétillants, Sara ne pouvait s'empêcher d'en vouloir plus. Un nouveau désir affluait en elle, doucement, presque imperceptible. Et pourtant, elle ne comptait pas l'étouffer. Oh non...

Elle n'avait pas quitté le bureau de Lewis, bougeant cependant au fil de ses envies, pas inquiétée une seule seconde par sa nudité. D'abord hésitante, elle avait fait remonter son pied avec douceur le long de la cuisse du brun, faisant passer par ce biais sa douce envie. Elle savourait cet instant simple, peut-être, ne perdant pas du regard son amant, qui buvait, calmement, sans relever. Il était joueur, elle aimait ça. Elle aimait voir cette étincelle naître dans le regard de ses conquêtes, la créer elle-même, l'attiser et l'amplifier avec quelques gestes et un savoir-faire maitrisé. Leur première expérience avait été brutale et sauvage, entrainante, satisfaisante, mais le jeu auxquels l'un comme l'autre semblait prêt à jouer maintenant était tout autre. La patience. La saveur de l'excitation qui monterait crescendo. Toute douce d'abord, avant de s'amplifier peu à peu dans leurs entrailles et d'atteindre des sommets. Et pour cela, Sara connaissait sa partie par cœur. Elle retira subitement son pied de la jambe de Lewis, malicieuse, feignant le désintérêt. Oui, son verre de vin était beaucoup plus intéressant... Un Sauvignon, tout de même. Elle avait glissé, innocente, entre deux gorgées, que son interlocuteur avait bon goût, ce qui ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd. « Disons que mon instinct se trompe rarement. » Haussant un sourcil, elle avait répondu : « Ton instinct, celui qui te disait que me voir nue serait la plus belle vue qui te soit donnée de voir ? » Avec un regard espiègle, elle avait rit, sirotant à nouveau son vin, dont le niveau descendait à une vitesse affolante jusqu'à atteindre le néant. Sara s'était alors rabattue sur sa cigarette, qu'elle porta à ses lèvres en s'allongeant à nouveau sur le bureau, comme quelques minutes auparavant. Elle regardait bêtement le plafond et les volutes de fumée qui quittaient sa bouche pour rejoindre les airs. Elle se demandait ce qu'il pensait, assis dans son fauteuil, avec sa clope et son vin. Peut-être allait-il cordialement lui tendre ses vêtements et lui demander de sortir, mais elle se refusait à penser à cette possibilité. Il ne pouvait pas dire non à son corps, exposé sans aucune timidité sur le bureau. Le silence qui s'était installé laissait cependant planer un doute, mais Sara ne se laissait pas démonter. Elle entendait quelques mouvements du côté de Lewis et finit par le voir passer à côté du bureau. Se cambrant pour le suivre du regard, elle le vit verrouiller la porte d'un simple geste, mais ne se décida pas à abandonner la vue qui lui était offerte. Se pinçant la lèvre, elle le regardait la regarder, contre le mur, sans qu'aucun des deux ne dise un mot. S'il avait seulement verrouillé la porte, la suite promettait d'être au moins aussi grandiose que ce qu'ils venaient de vivre. Peut-être qu'il comptait finalement la tuer, en fin de compte. Et quelque part, ce serait encore plus dangereux d'avoir un visiteur inopiné si elle criait de douleur plutôt que de plaisir -pour lui, en tout cas. La douceur du moment avait quelque chose de déroutant, et Sara se sentait quelque part hors du temps. Brisant leur contact visuel, elle n'attendait plus qu'une chose : qu'il vienne à elle. D'un coup d’œil, elle le vit à nouveau passer à côté du bureau pour se pencher avec délicatesse au-dessus d'elle. Inspirant sa dernière bouffée de cigarette, elle plongea le mégot dans son verre, à côté d'elle, et leva une main pour lui caresser paisiblement la joue. Le contact délicat de sa main autour de son cou la fit frémir, tandis qu'elle expira un dernier souffle de fumée. Perdue dans la clarté de son regard, Sara aurait pu passer des heures ainsi, à chercher à déceler ses moindres pensées et idées. Ce visage était un million de fois plus intéressant à regarder que le plafond qui lui avait fait place. Elle aurait pu se noyer dans la pureté du bleu de ses iris sans se sentir lésée un seul instant. Ce qu'elle y lisait était indescriptible, un mélange indicible qu'elle aurait pourtant cherché à décoder s'il n'avait pas approchés son visage pour sceller leurs lèvres avec une douceur déroutante, brisant l'image de leur dernier baiser. L'instant avait quelque chose de beaucoup plus subtil que ce qu'ils avaient partagés quelques instants plus tôt. Faisant délicatement glisser sa main dans le cou, puis sur l'épaule et le dos du professeur, Sara savourait la grâce de l'instant. Il était revenu à elle, suivant l'espoir un peu fou de la brunette de ne pas s'arrêter là. La façon dont les choses reprenaient avait quelque chose de mielleux, et elle se surprenait à savourer encore plus ce contact de leurs peaux, plus subtil et léger qu'auparavant. Leur proximité, pourtant, fut brisée quelques instants plus tard par l'éloignement de Lewis, qui s'assit d'un air détaché sur le bureau, lui tendant le bras, sans un mot, alors que son regard parlait pour lui. Sara se redressa sur les coudes, le défiant presque du regard, alors qu'elle relevait la jambe, son pied jouant à nouveau sur la cuisse de son amant pendant quelques instants. Elle ne se fit pas prier beaucoup plus longtemps cependant, et attrapa le bras du beau brun pour se redresser vivement et se retrouver dans une nouvelle proximité avec lui. Reposant une main à l'arrière de son épaule, elle le fixait d'un regard rempli d'un brassage de sentiments. Elle avait laissé une certaine distance entre eux deux, quelques centimètres qui traduisaient comme une nouvelle relation, un semblant de retenue et de discernement. Ses pensées, par contre, étaient le parfait opposé de ce qu'elle laissait transparaître. Son regard foncé, lui, laissait transparaître une envie grandissante. Pourtant, la sérénité du moment avait quelque chose d'aussi charmant que le contact de leurs deux corps enfiévrés et impatients. C'est donc dans un geste velouté qu'à son tour, elle approcha ses lèvres de celles du beau brun pour les lier quelques instants, profitant du moment pour caresser son visage des doigts, descendant doucement sous son menton, dans son cou, sur ton torse... Elle écarta finalement son visage de celui de Lewis, tandis que ses doigts, quant à eux, continuaient de descendre légèrement le long de son corps. Elle ne le quittait pas du regard, taquine et paisible. « Mon instinct me dit que la sieste sera pour plus tard... Et puis pour ça un lit est plus confortable. » dit-il comme si de rien n'était, alors qu'elle serra son étreinte autour de son épaule pour se pencher près de son oreille et lui souffler : « Quelle sieste ? » Comme en réponse à sa réplique, sa main se glissait sur sa virilité pour s'y attarder un instant.

Sara, à cet instant précis, voulait se sentir aussi désirée qu'elle le désirait lui. Elle voulait le maitriser et jouer avec lui, jouer de ses gestes et de son corps pour se prouver une nouvelle fois qu'elle était attrayante, stimulante et tentante. Ses lèvres et doigts ne demandaient qu'à jouer avec sa peau. Presque brusquement comparé au moment, elle remonta sa main sur l'autre épaule du brun pour prendre appui et faire mouvoir ses hanches et s'assoir en califourchon sur ses cuisses. Rejetant une mèche brune en arrière, elle fixa ce regard bleu hypnotique, manquant de s'y perdre une nouvelle fois, et encadra son visage de ses mains pour s'en approcher et frôler ses lèvres à nouveau, descendant progressivement au creux de son cou. Ses doigts s'étaient glissés derrière les omoplates de Lewis alors qu'elle le regardait à nouveau pour lui dire « A ce moment précis, je suis pas sûre que le lit soit indispensable ». Laissant volontairement un faible espace entre leurs poitrines, elle fit passer une main désireuse le long de son torse. La conférence était désormais bien loin... et cette situation précise lui convenait parfaitement. Parce qu'elle était elle, Sara Costantini, et qu'il était lui, Samaël Lewis. A cet instant particulier, la brune ne comprenait toujours pas ce qui l'avait, en premier lieu et sans connaître son côté joueur et indompté, attiré chez elle. Elle n'était qu'une jeune femme parmi tant d'autres, et ce n'était clairement pas les blagues sur les lépreux qui avaient pu lui faire cet effet-là -ou alors, c'était le moment de s'inquiéter. Mais maintenant... maintenant, elle savait que ce qu'elle lui offrait était à la hauteur de ses espoirs et de ses envies. Pourquoi, alors, se priver de ses atouts et laisser sa convoitise s’étouffer dans son être ?



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Re: [TERMINE] {{ Can we just take a moment to celebrate me ? {Sam} /!\ NC-18 /!\

Message par Invité le Lun 21 Avr - 1:21


Samaël ne s'était pas demandé une seule fois si il n'aurait pas dû être retenu ailleurs, et c'était sûrement la plus belle preuve d'amour dont il était capable. Entièrement concentré sur sa partenaire, il profitait de l'instant présent, se repaissant de la beauté et des charmes de la poursuiveuse de talent qui lui faisait l'honneur de prolonger son intervention dans l'école pour une conférence privée... D'un autre genre - bien qu'il n'avait plus grand chose à apprendre en la matière, on est d'accord. C'était pourtant un cours particulier qu'il était ravi de partager avec la demoiselle. D'ailleurs, il n'aurait pu vraiment s'attribuer le rôle du professeur à part entière, Sara ayant alternativement pris les rennes. Son regard s'était fait plus complice alors qu'il l'avait à nouveau rejointe, déterminé à ne pas trop la laisser se reposer. Si la première fois était souvent la plus excitante, la seconde pouvait se révéler plus étonnante... Et il comptait bien le vérifier ici et maintenant.

Depuis que ses mains avaient retrouvé sa peau, Sam ne se départissait plus de son sourire. Elle avait répondu à son invitation et, s'il n'avait pas douté une seule seconde qu'elle le ferait, il n'en était pas moins profondément satisfait. La sentir contre lui déclenchait en lui une salve de frissons sur son épiderme et malgré lui, il s'était crispé, raffermissant sa prise autour de sa hanche. Il ne rêvait que de reprendre où ils s'étaient arrêtés l'instant d'avant, mais elle avait laissé une certaine distance entre leurs deux corps et Samaël la respecta, laissant son regard l'envelopper. Elle était vraiment une des plus belles vues qu'il lui ait été donnée de voir, avec ses longs cheveux retombant sur ses épaules, certains encore collés par la sueur.  Avec douceur, il écarta une mèche qui lui barrait la vue. Il ne lui trouvait pas un seul défaut, même si c'était peut être l'excès de dopamine dans son système qui parlait. Il se fit la réflexion que son bureau n'avait jamais été aussi bien décoré que depuis qu'elle y était entrée. L'image d'elle allongée sur le bois ne le quitterait sûrement jamais plus, mais elle fut bientôt chassée par ses lèvres fusionnant avec les siennes. C'était un baiser plus doux que les précédents, qu'il prit le temps d'apprécier malgré les caresses de plus en plus appuyées des doigts de son amante sur sa peau. Lorsqu'ils passèrent en dessous du nombril, il perdit cependant toute envie de rétorquer quoi que ce soit, lui laissant volontiers le dernier mot... Pour cette fois.

Elle lui fit cependant rapidement comprendre qu'il n'était plus temps de parler, basculant pour se retrouver au dessus de lui. Il n'était plus le maître des opérations... Et sachez le, cela ne lui déplaisait aucunement. Ses mains s'étaient posées de part et d'autre de ses hanches tandis qu'il la laissait prendre les commandes, le titillant du bout des lèvres, son regard ancré dans le sien et son visage pris dans l'étau de ses mains... C'était d'une sensualité incroyable et d'une intensité rare. Il la laissa faire, toujours, sans broncher, bien qu'il crevait d'envie de la faire basculer de nouveau sur le bureau pour la prendre sur l'instant. Il n'y avait pas à dire, elle était douée pour attiser ses sens, il ne pouvait lui retirer ça. « A ce moment précis, je suis pas sûre que le lit soit indispensable » Il eut un rictus à cette remarque d'une grande justesse, à laquelle il répondit, certes avec une légère arrogance, que sa lèvre nonchalamment mordue adoucissait quelque peu par l'aura lascive qu'elle sous-entendait : « Je suis pas sûr que parler le soit non plus... » Il se mordit la langue. Il n'avait pas honte d'être transparent, ni peur d'être blessant. Il préférait les actes aux paroles, c'était ainsi... Et il était clair que vu comme elle se tenait contre lui, discutailler était la dernière chose qu'il avait en tête. Il la voulait. Il la voulait de façon bestiale et animale, et il n'était pas le moins du monde embarrassé par son indécence. Après tout, il n'était qu'un homme, et elle savait exactement à quoi s'attendre : il n'avait pas caché un seul instant qu'il n'était pas le genre fleur-bleue et qu'il était plutôt du genre pressé, dont les conneries proférées sont le destin du monde, comme dirait l'autre (aussi nommé Bertrand Canta *pan*).

Il suçota sa lèvre supérieure un instant avant de soupirer. Il ne fallait pas qu'il cède à ses pulsions si rapidement, pas après avoir pris tant soin de prendre son temps... Il essayait d'être galant mais cela devenait difficile ; il fallait dire qu'elle faisait un peu tout pour ça et que ce n'était pas forcément son genre de ménager les gens, en temps normal, ah ça non. Son bien-être passait en général avant celui des autres, pourtant il faisait son possible pour ne pas la brusquer. Pas cette fois. Pas comme tout à l'heure ou il n'avait fait que suivre son instinct sans se poser la moindre question. Paraître pour ce qu'il n'était pas n'était pas son but non plus ; il ne mentait jamais à ses conquêtes, même pour les mettre dans son lit. Il se contentait d'être toujours lui-même et si ça ne leur convenait pas, c'était leur perte à elles. Cela ne l'empêcherait pas de dormir... Ou d'en trouver une moins chiante. Mais là, il ne voulait plus que ça s'arrête. Ça avait si bien commencé qu'il ne voulait pas risquer qu'elle s'en aille, et quelque part, cela le forçait à réfléchir plus que d'habitude. Elle avait vu qui il était, comment il était, et elle n'avait pas fui ; c'était même plutôt tout le contraire, ce qui le confortait dans l'idée qu'elle valait la peine qu'il fasse tous ces efforts... Dont elle ne devait même pas avoir conscience. Pourtant, c'était bel et bien le cas : il se contrôlait. Il tâchait d'être un gentleman, et il n'avait aucun problème à avouer la raison à ce fait : à cet instant, il ne voulait qu'elle, et personne d'autre.

Ses mains descendirent contre ses fesses avant de glisser le long de ses cuisses tandis que son torse se rapprochait lentement, jusqu'à effleurer le bout de ses seins. Il expira avec précaution avant d'inspirer, provoquant volontairement un frottement alors que sa cage thoracique se gonflait. Non, il ne voulait plus parler, preuve en était ses mains qui dérapèrent vers l'intérieur de ses cuisses, commençant lentement leur oeuvre pour la faire craquer. Il ne voulait plus attendre non plus, mais il ne voulait pas être le premier à craquer. Pas après avoir fait preuvre d'autant de self-control. Question de fierté peut être... Ou simplement car l'idée de renverser son jeu l'excitait presque autant que celle d'y succomber.

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Re: [TERMINE] {{ Can we just take a moment to celebrate me ? {Sam} /!\ NC-18 /!\

Message par Invité le Mer 23 Avr - 23:51


Sara n'était jamais tombée amoureuse. Ça n'avait aucun intérêt, tomber amoureux. Ce n'était qu'un prétexte pour baiser en toute éthique. C'était une excuse de prudes. Sara, elle, n'avait pas besoin de s'inventer des arguments pour tomber dans les bras d'un beau brun. Qu'il soit star de quidditch, éboueur ou co-directeur de l'école de sorcellerie britannique, elle s'en moquait. Ce qui comptait, c'était ce regard qu'il lui lançait quand il réalisait que c'était elle qu'il voulait. C'était cette caresse qui signifiait qu'il avait besoin d'elle, à cet instant précis, et de personne d'autre. C'était ce sourire quand il comprenait qu'il l'avait, c'était ces gémissements de bonheur intense et le bien-être qui suivait. C'était tout ça, et rien de plus. Non, tomber amoureux, ça ne servait à rien. Ça n'existait même pas vraiment. C'était un mythe, un mirage. Ou alors, le truc qui y ressemblait ne vous apportait que peine et désolation. Aucun intérêt. Le sexe, à contrario, ce n'était que des avantages. C'était la douceur de quelques caresses impatientes, les flammes d'une passion que l'on pense inassouvissable, et l'intensité d'un plaisir charnel, presque violent. L'amour, ce n'était réellement pas ce qui liait Sara à Lewis, même maintenant qu'ils avaient partagé plus qu'un verre de Sauvignon. Pourtant, il y avait comme une alchimie entre eux. Quelque chose qui avait été acquis dès le début, sans doute. Pas de l'amour, loin de là. Mais il y avait entre eux deux comme un accord tacite, un simple besoin pour lequel ils s'étaient choisis l'un l'autre, sans aucune question et aucun préambule inutile. Pas besoin de mettre des formes mièvres et superficielles. Ils étaient les mêmes, quelque part, et c'était la meilleure recette pour passer un moment pleinement satisfaisant. Si elle avait été surprise au début, maintenant, les choses étaient claires pour elle également. Et ce regard qu'elle recherchait chez ses conquêtes... elle ne l'avait pas retrouvé chez lui. Pas exactement, en tout cas. Lui, lorsqu'il l'observait, c'était en silence; et ses yeux bleutés semblaient tout dire, remplacer les mots qu'il avait décrétés inutiles. Ses prunelles étaient bien plus bavardes que lui, et, à chaque instant, Sara se demandait ce qu'il pensait. Elle le savait, elle s'en doutait. Mais il y en avait dans ces yeux-là un air qu'elle n'avait connu à aucun autre de ses amants. Ils étaient hypnotisant, et si leur parfaite couleur n'y était pas pour rien, elle était loin d'y être pour tout. Ils faisaient de Lewis la personne et l'amant qu'il était, à chaque seconde. Ce regard lui faisait autant d'effet que les mains qui frôlaient sa peau, la découvraient et la caressaient. A plusieurs reprises, elle avait failli s'y perdre. Il était hypnotique, et rendaient toute sa personne mystérieuse. Ce regard-là, elle ne le quittait pas. Et lui semblait d'accord pour rester ainsi quelques secondes encore, puisqu'il poussa avec une délicatesse presque surprenante une mèche brune qui était venue lui barrer la vue. Sara voulait tout savoir de ce qu'il pensait, mais quelque part, les étincelles qui traversaient ses yeux sans cesse n'étaient pas pour l'inquiéter, au contraire. Elle lui plaisait. Et elle se plaisait à lui plaire. Elle voulait lui faire autant d'effet que lui lui en faisait. Elle voulait qu'il se perde en elle, sur ses courbes ou entre ses reins, peu importe ce qui lui donnerait le plus de satisfaction. Elle voulait être désirée avec la même ardeur qu'elle le voulait. Et encore une fois, c'est ce regard clair qui lui donnait le plus d'indices. Ce regard clair, et le sourire discret qu'il esquissait depuis qu'ils étaient là, à se rapprocher à nouveau. Doucement, presque. Oui, ils se rapprochaient doucement, presque comme pour se défier l'un l'autre. Mais à mesure que Sara jouait avec lui, elle se rendait compte qu'elle s'approchait de sa propre défaite. Ces lèvres-là n'étaient pas faites pour être frôlées comme elle le faisait sans vous faire effet. Ce regard n'était pas fait pour croisé sans vous faire frissonner, et ce corps-là n'était pas fait pour touché sans vous donner envie d'en profiter encore et encore. Les mains sages qu'il avait maintenant posées sur ses hanches provoquèrent un frisson qui parcourut toute son échine, mais elle ne se démontait pas. Encore une fois, elle s'était noyée dans le bleu de son regard, et, encore une fois, elle avait décidé de ne pas s'en formaliser. Elle menait les choses à son rythme, et ça lui plaisait. Ils étaient séparés par un espace presque imperceptible, mais il suffisait pour qu'elle se sente elle-même frustrée. Le jeu de patience auquel elle jouait la rendait de plus en plus faible, mais elle ne succomberait pas. Elle ne serait pas la première des deux à craquer.

Elle souriait et se complaisait à agir de la sorte, lisant sur son visage tout l'effet que ses caresses et ses baisers lui faisaient. Le problème était, justement, que la douceur de chacun de ses gestes la rendait désireuse de plus. Elle se faisait prendre à son propre piège, quelque part. Elle crevait d'envie de se plaquer contre lui et de lier leurs lèvres jusqu'à en étouffer. Elle voulait qu'il la fasse sienne à nouveau. Pourtant, la douceur de l'instant rendait les choses encore plus intenses, quelque part. Il se dégageait de l'instant comme une volupté, une concupiscence presque palpable. Elle saurait être patiente, Sara. Oui, elle saurait se tenir. Elle aimait lire le désir grandissant dans ce regard-là, elle aimait le voir la regarder avec envie, et le laissait imaginer le contact de leurs peaux. Quelques paroles, comme pour ponctuer ce qui se passait, l'air de rien, fendirent l'air. « Je suis pas sûr que parler le soit non plus... ». Sara sourit, collant son front à celui de Lewis, puis déposa un baiser fugace sur sa joue, puis dans son cou, avec de murmurer lascivement à son oreille : « Samaël Lewis ne les aime pas bavardes... » Mais elle s'en foutait. Qu'il les aime bavardes, muettes, grandes, petites, blondes, brunes, connes ou intelligentes... ça lui importait peu. Sara souhaitait juste qu'à cet instant précis, ce soit elle qu'il veuille. Parce qu'à ce moment bien particulier, elle le voulait lui. Les mains qu'il avait posées sur ses hanches ne lui suffisaient plus, et le goût de ses lèvres seules ne lui suffisaient plus non plus. Elle se moquait éperdument de montrer une envie instinctive, et pourtant, elle ne voulait pas céder. Elle voulait continuer à être celle qui aiguisait chacun de ses sens -de leurs sens-, jusqu'à ce qu'il ne tienne plus. Elle voulait le voir atteindre le point de non retour, elle voulait lire ce déclic dans ce regard qui la fascinait. Elle voulait qu'il capitule à la stimulation de ses sens, et qu'il lui montre qu'il la voulait, réellement. Pourtant, les choses devenaient difficiles à supporter pour elle aussi. Cette distance presque inexistante qu'elle avait laissée entre eux était un calvaire à maintenir. Cependant, sentir les mains du beau blond parcourir son corps était réconfortant, quelque part. Il attisait son envie comme jamais mais, quelque part, elle savait que c'était réciproque. Qu'ils étaient, l'un comme l'autre, presque arrivés à leurs limites. Sara, malgré tout, continuait à frôler de ses lèvres la peau de son amant. Lui remontait doucement ses mains le long de ses cuisses et, avant qu'elle ait eu le temps de pleinement réaliser ce qui se passait, la voilà qui se mordait la lèvre de surprise. Ses doigts s'étaient plantés, immobilisés, dans la peau qu'ils caressaient quelques instant encore auparavant. Il était bon dans ce qu'il faisait... Extrêmement bon. Et elle se laissa aller quelques instants, penchant la tête sur le côté pour savourer l'agilité de Lewis. Elle réalisait seulement maintenant que leurs poitrines avaient trouvé leur chemin l'une vers l'autre, même pour un instant seulement, et que c'était sans doute ce qui l'avait fait frissonner en premier lieu. Pourtant, maintenant, ce n'était plus la sensation du torse de Lewis contre ses seins qui lui faisaient le plus d'effet. Et, l'espace d'un instant bien fugace, elle se surprit à penser qu'ils étaient bien tous les deux en train de relever un défi : à celui qui craquerait le premier... Le problème était qu'elle était à deux doigts de craquer -sans mauvais jeu de mot, hinhin. Elle ne voulait pas savoir à combien de femmes avant elle il avait déjà fait cet effet-là, mais une chose était sûre : maintenant qu'elle y avait goûté, elle n'était pas sûre de vouloir laisser cet amant-là derrière elle lorsqu'elle franchirait le pas de cette porte dans l'autre sens. Encore une fois, sa respiration devenait peu à peu irrégulière, et chaque parcelle de son corps était enflammée. Après quelques instants égoïstes, elle ouvrit les yeux pour le regarder à nouveau. Elle avait à nouveau collé son front à celui de Lewis, et un sourire de satisfaction éclaira son visage quelques secondes. Ses yeux pétillaient d'une lueur mutine dont elle n'arrivait plus à se défaire. Mais elle ne craquerait pas la première. Non, elle ne craquerait pas la première, et elle ne se laisserait pas prendre à son propre jeu.

De toute façon, elle le savait et elle le sentait, elle n'était pas la seule des deux à se contenir en cet instant. Ses cuisses avaient resserré leur étreinte autour de celles de son amant, comme par réflexe, mais elle ne voulait pas bouger. Elle ne pouvait plus bouger, car, elle le savait, si elle mouvait ses hanches, ce serait signe de sa défaite. Et elle ne voulait pas perdre. Elle attendait ce regard de Lewis qui lui dirait qu'il abandonnait, qu'il s'abandonnait en elle, parce qu'elle était tout ce dont il avait besoin à ce moment précis. Alors, lentement et dans la même veine que chacun de ses mouvements précédents, elle rapprocha à nouveau leurs poitrines, qui s'effleurèrent alors que leurs souffles s'étaient liés une nouvelle fois. Son regard enflammé planté dans le sien, empli de défi, était tout ce qu'elle était encore capable de lui offrir sans se laisser perdre. Ce regard-là, criant presque sa détresse tant elle avait besoin de plus. Elle remontait une main impatiente dans son dos, qu'elle finit par glisser dans ses cheveux, qu'elle agrippa sans plus réellement savoir se ménager. Elle posa doucement ses lèvres encore parfumées par le vin sur celles de Lewis, et elle sut qu'il était trop tard. Ses hanches s'étaient déplacées au-dessus de lui, et elle avait perdu. Pourtant, ce cocktail de sensations qui la parcouraient maintenant qu’elle menait une nouvelle danse ne ressemblait pas à une défaite. Plutôt à une belle victoire, à un feu d'artifice de bien-être. Elle s'était redressée malgré elle, se cambrant comme par réflexe et savourant chaque salve du plaisir qui la submergeait. Elle sentait le souffle de Lewis dans son cou et sur ses épaules, et, sous sa main, elle discernait le cœur de son amant qui s'emballait à une vitesse tout aussi affolante que le sien.

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Message par Invité le Jeu 29 Mai - 15:33


« Samaël Lewis ne les aime pas bavardes... » Cette phrase aurait pu être le titre de son autobiographie, comme dirait l'autre. Samaël Lewis ne l'était pas lui-même. Il considérait les actes plus hautement que les paroles, et celui qu'il était en train d'accomplir à cet instant ne nécessitait nullement de mots... A moins de vouloir tomber dans le vulgaire, et le Directeur avait tout de même plus de raffinement que cela. Arborant un sourire énigmatique, il avait répondu par des gestes calculés au millimètre, rapprochant leurs corps sans pour autant lui donner ce qu'elle voulait tout de suite. Le débat intérieur était grand. Il ne se lassait pas de son contact, de son goût, de sa présence. Ses regards se faisaient plus appuyés, ses gestes aussi. Quelque part il avait besoin de ça, de ces instants un peu hors du temps, où il se soustrayait à ses responsabilités pour ne plus penser qu'à des envies plus égoïstes. De toute façon, il ne s'était jamais prétendu altruiste. Il n'était qu'un homme. Et en présence d'une femme comme Sara, il se fichait bien d'être réduit à ses plus bas instincts, guidé par son cerveau reptilien. Il ne sut pas vraiment qui s'abandonna le premier à l'autre. Il l'avait senti venir contre lui et s'accrocher de nouveau à son dos, crochetant sa nuque, puis attrapant ses cheveux, au même moment où il se relevait et se rapprocher. Tête penchée en arrière, il la fit grimper sur ses cuisses d'une impulsion alors qu'elle menait déjà la danse. C'est comme s'ils fonctionnaient à l'unisson, deux corps qui se cherchaient et se trouvaient comme si ils avaient déjà fait ça des milliers de fois, comme s'ils reproduisaient une chorégraphie préparée à l'avance. Il n'en était pourtant rien.

Il bloqua un instant sa respiration, perdu dans un flot de sensations qui le submergea, avant de repartir d'une respiration de plus en plus saccadée tandis que le jeu continuait. Plus une seule pensée cohérente n'atteignait sa conscience. Paupières mi-closes, il se laissait emporter, dévoré tout entier par le feu de la passion charnelle, intense et jubilatoire. Il n'avait aucune idée de combien de temps cela dura, il sentit juste un contentement extraordinaire mêlé de déception lorsque cela fut une fois de plus terminé. Ils étaient sur le sol et il ne se rappelait plus exactement comment ils y étaient arrivés. Couché sur le flanc à côté d'elle, il récupérait difficilement son souffle, son rythme cardiaque redescendant doucement alors qu'une de ses mains fourrageait délicatement dans la chevelure de la thésarde, son autre bras replié sous sa tête alors qu'il regardait le plafond. Une toile d'araignée dans le coin de la pièce le fit lever un bref instant les yeux au ciel avant de reporter son regard sur le visage de Sara, dont la tête reposait sur son torse, paisiblement. Samaël fronça les sourcils. Il réfléchissait. Pas foncièrement doué avec les questions d'après l'amour, il tentait bêtement de trouver quelque chose à dire, autre que "et si on remettait nos vêtements, maintenant ?". Faisant venir à lui son paquet de cigarette et son zippo, il en plaça une entre ses lèvres avant de laisser le paquet à la disposition de la jeune femme si l'envie lui en prenait.

Une fois la petite tige allumée et la première bouffée exhalée, il balança sans détour : « J'espère que tu ne vas pas m'attaquer pour harcèlement sexuel, j'ai comme qui dirait un peu abusé de ma position, il semblerait. » Un rictus amusé s'étalait sur son visage encore brillant de l'effort précédent. Il plaisantait mais, quelque part, mettait également à plat une vérité. Il n'était pas toujours facile de refuser les avances d'un supérieur hiérarchique... Bien qu'il était également entièrement conscient qu'il ne l'avait forcée à rien. Après tout, rien ne l'obligeait à le suivre dans son bureau. Ni à enjamber ce dernier à la première invitation de sa part. Qu'on se le dise. « Tu savais ce qui allait se passer en venant ? ...Ou tu es juste venue pour le vin ? » Un léger rire dépassa ses lèvres. Il y avait plus classe comme question, c'est sûr. "Salut, est-ce que tu as eu envie de coucher avec moi dès que tu m'as vu ?" V'là le niveau, quoi. Mais bon, on ne se refaisait pas, et Samaël aimait à se rassurer sur ses capacités à séduire malgré le fait qu'il allait bientôt sur ses quarante ans. Que voulez-vous, la peur de vieillir n'était pas réservée qu'aux femmes... Surtout qu'il ne digérait pas encore tout à fait d'avoir été éconduit récemment par une femme que nous ne nommerons pas - de toute façon, ce n'était pas indispensable ; il y en a tellement peu qui résistent qu'il y avait peu de risque de se tromper sur l'identité de la personne (machooo machooo maaan, hrm bref). Cependant, la rencontre de Sara avait eu tôt fait de lui faire oublier cet épisode, surtout après ce qui venait de se passer. Autant vous dire que c'était même devenu le cadet de ces soucis, maintenant.

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Message par Invité le Ven 30 Mai - 13:39


Le flot de sensations qui la submergeait à cet instant était des plus intenses, et elle s'était totalement abandonnée à son amant. Il n'était plus question de penser à quoi que ce soit d'autre que ce qui se passait entre eux, et encore, même à ce sujet, toute réflexion avait été laissée de côté pour laisser place à un instinct des plus primaires. Elle n'était même plus sûre de respirer encore, ni de ce qui se passait réellement. Qui avait succombé à l'autre en premier n'était plus relevant un seul instant. Le fait était que leurs faits et gestes étaient harmonieux dans leur recherche à trouver et donner du plaisir. Elle était aussi perdue que lui dans la frénésie du moment, mais chacune de leurs caresses et chacun de leurs mouvements étaient spontanés et instinctifs, non sans accentuer encore et toujours ce plaisir qui ne cessait de s'intensifier. Sara ne réalisait plus réellement ce qui se passait en dehors de ce bien-être qui croissait en elle. En réalité, elle n'avait fixé Lewis qu'une fois, bien malgré elle, son regard traduisant sans aucune difficulté tout ce qu'il avait fait naître en elle. Ses mains ne se laissaient pas de la peau du professeur, et si, pour amplifier les sens de ce dernier, elle avait d'abord mis un point d'honneur à laisser une distance minimale entre leurs deux corps, maintenant, ce n'était absolument plus le cas. Leurs peaux brûlantes se frottaient l'une à l'autre sans plus s'inquiéter de quoi que ce soit d'autre que ce contact qu'elles entretenaient. Ces instants étaient parfaits, et leur intensité l'avait, à l'image de leur première fois et de chaque minute passée dans ce bureau, coupée de la moindre parcelle du monde extérieur. Elle avait perdu la notion du temps, et, pour le coup, de l'espace. Lorsqu'elle atteignit la jouissance, Sara, à bout de souffle, réalisa qu'ils avaient quitté le bureau pour le sol de la pièce. Elle se détacha doucement de lui, reposant sa tête sur son épaule, un bras négligemment posé sur son torse. Dans la pièce, soupirs et gémissements avaient laissé place à leurs seules respirations effrénées, qui se calmaient peu à peu, en écho l'une à l'autre. Leurs corps entiers semblaient se remettre de la course passionnée qu'ils venaient de vivre. Sara sentait le rythme cardiaque de Lewis ralentir progressivement sous sa main, alors qu'elle-même se remettait à peine de ce qu'elle venait de vivre. Elle ne pensait plus à rien et se trouvait dans un état d'esprit incroyablement calme. Sans doute la double décharge d'endorphines qu'avaient provoqués ces deux élans charnels. Ce n'était pas une sensation d'amour tendre que certains pouvaient décrire après l'amour, non, c'était un soulagement physique, une sensation de bien-être calme et paisible que son sourire de contentement laissait entendre. Elle se sentait incroyablement bien contre lui, mais elle savait que ce moment ne serait pas éternel. Lewis passait encore ses mains dans ses cheveux, et elle leva les yeux vers son visage quelques secondes, pour le voir contempler le plafond. Le moment était étrange, en fin de compte. Ce qu'ils venaient de vivre était au-delà de la complicité, comme si leurs deux corps s'étaient toujours attendus ou connus, mais qu'étaient-ils l'un pour l'autre, au final ? Je prendrais bien une douche, se disait-elle bêtement alors qu'elle réalisait très bien la sueur collant à sa peau brûlante. Reportant son attention sur... eh bien, autre chose que son amant, c'est-à-dire ce qui se trouvait à présent dans son champ de vision -les dessous du bureau, quoi-, Sara le sentit bouger sous elle et ne se posa même pas la question : il s'allumait une clope. Elle respira les premières bouffées de fumée que les lèvres du professeur laissèrent s'échapper. « J'espère que tu ne vas pas m'attaquer pour harcèlement sexuel, j'ai comme qui dirait un peu abusé de ma position, il semblerait. » Souriant bêtement contre le torse de Lewis, Sara se redressa, posant ses deux mains liées sur la poitrine du beau brun, et y déposant son menton. Son sourire malicieux ne l'avait pas quittée, et elle répondit : « J'ai aucun problème avec aucune de tes positions... » Elle regarda une nouvelle volute de fumée s'échapper des lèvres du professeur, et finit par saisir la cigarette entre deux doigts, qu'elle porta à ses lèvres, sans cesser de le regarder, les yeux étincelant d'une malice dont ils ne semblaient plus se départir. « Et puis, tu pourrais aussi m'attaquer pour harcèlement sexuel, mon corps est une véritable invitation... » Elle souffla un nuage de fumée et glissa à nouveau la cigarette entre les lèvres de Lewis. « Le meilleur deal possible c'est qu'aucun de nous n'attaque l'autre. De toute façon, ça finirait mal pour l'un d'entre nous, et ça voudrait dire que j'aurais plus jamais le droit à ... » En parlant, elle s'était redressée, approchant son visage du sien et effleurant ses lèvres. Sa main avait frôlé sa masculinité en même temps, innocemment, et elle acheva sa phrase en soufflant un « ... ça. » Concluant avec un petit rire, Sara avait très bien réalisé qu'elle sous-entendait en vouloir encore à l'avenir. Elle se moquait de ce qu'il pouvait penser, maintenant qu'elle avait goûté à sa peau, elle ne comptait plus réellement s'en passer. Elle ne le demandait pas en mariage... Elle lui proposait juste de remettre ça, parce que ça avait été incroyablement bon, et qu'elle ne se refusait rien de bon dans la vie -ni le chocolat, ni le quidditch, ni le vin, ni le sexe.

« Tu savais ce qui allait se passer en venant ? ...Ou tu es juste venue pour le vin ? » finit-il par demander. Sara ne savait pas réellement quoi répondre à cette question. Non, elle ne s'était pas attendue à ce que Samaël Lewis veuille la faire sienne... A deux reprises. Dès qu'elle l'avait vu, elle avait été impressionnée par sa prestance et l'aura qu'il dégageait ; comment aurait-elle pu prétendre être à la hauteur de quoi que ce soit face à lui ? En réalité, en acceptant son verre, elle s'était surtout attendue à être gentiment remise en place à la suite de son intervention auprès des étudiants. Les blagues de lépreux... C'était peut-être limite, devant un auditoire comme celui auquel elle avait fait face. Ce qui s'était passé dans ce bureau, en réalité, avait été totalement différent ce qu'elle avait attendu, et ce n'était rien de le dire. « Tu m'as appâtée avec du vin, tu m'as gardée avec autre chose », glissa-t-elle, malicieuse, non sans penser que cette surprise avait été des plus agréables. Autre chose, c'était lui dans son entièreté, son sourire et son regard, mais aussi ce qu'ils s'étaient faits l'un à l'autre, ce qu'ils avaient partagé et le bien-être qui en avait découlé. En aucun cas elle n'aurait vécu la même chose avec quelqu'un qui ne lui aurait pas fait cet effet au premier abord. Non, Samaël Lewis dégageait quelque chose d'exceptionnel, mais ça aurait été flatter son égo que de lui avouer. « Et toi, tu savais ce qui allait se passer quand tu m'as appâtée avec le vin ? » Elle laissa à nouveau sa tête reposer sur l'épaule de Lewis, et se lova plus près de lui encore, profitant de cet instant qui n'allait sans doute pas tarder à s'achever. Elle ferma les paupières quelques instants, profitant de la régularité que la respiration et les battements du cœur de son amant avaient repris, et se laissa bercer quelques instants. « C'est mes blagues sur les lépreux qui t'ont fait de l'effet, n'est-ce pas ? » rit-elle doucement avant de se redresser subitement sur son coude. « Au fait, tu sais qui a inventé le hachis parmentier ? » Un sourire pinçant sa fossette, elle attendait impatiemment de pouvoir donner la réponse. Après une blague pareille, il allait peut-être la virer de son bureau sans même lui donner l'opportunité de se rhabiller, tiens. « Le premier lépreux guitariste ! » Elle gloussa bêtement et le fixa sans trop y réfléchir. Il était parfait, allongé à côté d'elle, finissant sa cigarette négligemment. Cet instant avait presque quelque chose de mystique, mais Sara se refusait à croire à autre chose que tous ces neurotransmetteurs du bien-être qui circulaient dans ses veines. Elle plaqua à nouveau sa poitrine contre celle de Lewis et fit simplement remarquer : « j'ai même pas besoin de faire de jogging demain matin, du coup. » Elle lui caressait doucement l'épaule en demandant finalement : « Il y a une douche dans le coin ? » Elle lui piqua à nouveau sa clope, dont le niveau de combustion s'était dangereusement rapproché du filtre. Elle en tira une dernière latte et chercha quelques secondes un endroit décent où l'écraser. La jeune femme finit par se décider pour un de leurs verres qui se trouvait à côté d'eux. « C'est pas tout ça mais je sens le tabac, maintenant... »

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Message par Invité le Lun 14 Juil - 2:18


C'était un phénomène étrange pour Samaël Lewis que de réfléchir dans tel moment mais pourtant, c'était bel et bien le cas. D'ordinaire dirigé uniquement par son instinct, il ne se laissait guère aller à philosopher et se poser des questions existentielles... Surtout dans des situations comme celles-ci. Au contraire, même. Comme elles se ressemblaient toutes, il n'y avait pas besoin de beaucoup se creuser la tête. Néanmoins, il était plongé dans ses réflexions depuis maintenant quelques instants, et peinait à s'en extraire. L'esprit dans le vague, le corps fourbu, il ressentait comme une vague de bien-être des cheveux aux orteils et ne s'expliquait pas vraiment cette sensation de ne pas avoir envie de bouger, là, sur le sol de son bureau, la brune au creux de ses bras. Une fois son devoir accompli, il ne restait d'ordinaire guère longtemps en compagnie de ses conquêtes sauf s'il avait le malheur de s'endormir chez elles. Là, c'était différent. Là, il s'interrogeait. Là, plus il la regardait et plus il souriait. Les yeux à moitié fermés, savourant la nicotine qui s'engouffrait dans ses poumons, il tâcha de se reprendre, lançant la première idiotie qui lui vint, et l'écouta lui répondre sur le même ton que le sien, détaché et un peu espiègle. « J'ai aucun problème avec aucune de tes positions... Et puis, tu pourrais aussi m'attaquer pour harcèlement sexuel, mon corps est une véritable invitation... Le meilleur deal possible c'est qu'aucun de nous n'attaque l'autre. De toute façon, ça finirait mal pour l'un d'entre nous, et ça voudrait dire que j'aurais plus jamais le droit à ... » Il frissonna une nouvelle fois à son contact, le tout dans un léger rire. « ... ça. » C'était à la fois une torture et une bénédiction. Une chance que, pour le moment, il se contentait sans broncher du son de sa voix... A défaut de reconquérir son corps. Une fois de plus. Bientôt, il ne les compterait plus. Même pas la peine de préciser qu'il savait de source sûre qu'elle n'aurait rien contre cette perspective.

Après un certain temps de latence, il finit par dire : « Dans ce cas tu n'as rien à craindre. Je m'en voudrais de te priver d'un amant aussi exceptionnel que moi. » Il aspira une nouvelle bouffée de la cigarette qui passait de ses lèvres aux siennes, non sans un certain plaisir qu'il ne dissimulait pas. Il partageait rarement, mais avouait apprécier tacitement cet instant de communion, d'où son silence résigné alors qu'elle piquait et lui rendait cette dernière au lieu de s'en allumer une elle-même. Cela lui donnait un air un peu autoritaire. C'était ce côté spontané et plutôt sans-gêne qui l'avait séduit tout de suite, ce n'était pas maintenant qu'il allait commencer à s'en plaindre. C'est ce moment où il la trouvait parfaitement adorable à le fixer et à tranquillement fumer leur clope au propriétaire indéfini qu'il choisit pour poser une question complètement stupide. La raison de sa présence. Sachez-le, il la regretta quasiment aussitôt, mais c'était trop tard, elle avait passé ses lèvres, et il pouvait se sentir bête autant qu'il voulait, il ne pouvait plus la reprendre. Pas comme la cigarette qu'il tâcha de récupérer pour se donner une contenance alors qu'elle murissait sa réponse. Elle sut d'ailleurs impeccablement répondre, partageant son intérêt pour lui et celui pour sa collection de vin avec justesse. Il sourit donc pour lui-même alors qu'elle poursuivait, taquine. « Et toi, tu savais ce qui allait se passer quand tu m'as appâtée avec le vin ? C'est mes blagues sur les lépreux qui t'ont fait de l'effet, n'est-ce pas ? » Sam eut un rictus désabusé pour lui-même, se retenant de beugler un "certainement pas !" très peu classe, je vous l'accorde, alors qu'elle en rajoutait immédiatement une couche avec une de ces fameuses blagues. Il ne releva pas, se contentant de l'observer de cet air réprobateur qu'elle commençait à connaître, maintenant. Puis, il se dérida et leva une main vers son visage pour... Toucher le bout de son nez de son index. C'était la réponse la plus sympathique qui lui était venue - oui, bon, et vite fait niaise, aussi, c'est bon j'avoue tout. Il soupira alors que, toujours couchée sur lui, elle finit par passer aux questions pratiques de circonstances, après un commentaire de son cru sur l'entretien de leurs conditions physiques respectives. « Il y a une douche dans le coin ? C'est pas tout ça mais je sens le tabac, maintenant... » Si c'était que ça. Il eut un sourire indulgent avant de se redresser à son tour, après qu'elle eut écrasée la fameuse cigarette. « Il y a la salle de bains privée des Professeurs, à deux pas. Je vais te passer la clé. » Après un petit instant où son sourire s'élargit, il conclut : « Moi je vais rentrer dans mes quartiers. C'est pas une bonne idée si je t'accompagne. » Il ne lui laissa pas le temps de protester et se leva donc pour farfouiller un instant dans le tiroir de son bureau, duquel il dénicha le passe, qu'il lui tendit aussitôt, attrapant sa main pour l'enfermer dans sa paume. « C'est juste à gauche au fond du couloir. » Il marqua une pause, durant laquelle il la fixa avec une certaine intensité. « Et elle s'appelle Reviens... » Jugea-t-il bon de préciser avec un regard appuyé, même s'il devinait qu'ils n'allaient sûrement pas tarder à se revoir vu l'impression mutuelle qu'ils s'étaient faîte... Après avoir ramassé leurs vêtements, et ayant remis une tenue un peu plus digne - à savoir tout ce qui se trouvait au dessous de la ceinture pour lui - il la raccompagna jusqu'à la porte. Il la laissa ensuite sortir sans un mot. Il ne voulait pas s'éterniser plus longtemps. Sinon, il allait finir par changer d'avis. Pourtant, au tout dernier moment, il se sentit obligé de lui lancer, non sans un regard équivoque : « J'ai aussi un très bon Chardonnay. Si un jour tu sais pas quoi faire... » L'ombre d'un sourire voila un instant ses yeux, qu'il s'efforça de détourner.

A bon entendeur...

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Re: [TERMINE] {{ Can we just take a moment to celebrate me ? {Sam} /!\ NC-18 /!\

Message par Invité le Mar 15 Juil - 23:42


Ce genre de situation, elle l'avait vécu plus de fois qu'elle aurait pu se le remémorer exactement. Les moments après l'amour étaient toujours un peu étranges, voire presque gênants, même si chacun des deux partenaires savait ce qui allait suivre ensuite. Ils se rhabilleraient avec hâte et se salueraient poliment, et tous deux étaient totalement conscients qu'ils avaient chacun obtenu ce qu'ils recherchaient. Cette fois-là, cependant, Sara se surprenait à savourer la douceur de l'instant, confortablement lovée au creux des bras de Lewis. Le moment aurait pu durer plus longtemps qu'elle ne s'en serait pas formalisée. A dire vrai, cet instant un peu hors du temps avait quelque chose d'unique, parce que pour la première fois qu'elle se retrouvait en sueur dans les bras d'un homme après l'amour, elle n'avait pas particulièrement envie de les quitter. C'était peut-être pour ça qu'elle était partie en bavardages, et même qu'elle avait sous-entendu vouloir remettre ça. « Dans ce cas tu n'as rien à craindre. Je m'en voudrais de te priver d'un amant aussi exceptionnel que moi. » Un sourire amusé avait étiré les lèvres de la brune, tandis qu'elle l'observait malicieux, d'un regard presque affectueux. « Et généreux, avec ça » Sans le quitter des yeux pendant un instant de flottement, Sara se demandait s'il n'avait pas, de son côté, cordialement envie de lui demander de se rhabiller et de déguerpir, mais elle ne pouvait s'y résoudre, pas pour le moment. Elle se sentait doucement bien. Un mélange d'hormones qui n'avaient pu qu'affluer à des doses démesurées était probablement à l'origine de cette sensation qui l'envahissait, mais elle ne se souvenait pas avoir déjà vécu ça auparavant, avec n'importe quel homme. Il fallait dire que Lewis avait su lui faire de l'effet dès qu'il avait posé son regard bleuté sur elle, mais il n'était pas le seul à avoir déjà eu raison de sa petite culotte après quelques minutes de bavardages. Mais là, à cet instant, la tête reposée sur le torse du directeur, Sara n'avait pas besoin de plus. Elle s'efforçait d'en savourer chaque instant, car l'un des deux ne le ferait pas durer, et si ce n'était pas Lewis, ce serait elle. La clope qui passaient des lèvres du brun aux siennes se consumait à une vitesse affolante. Mais elle n'arrivait même pas à se dire que ce moment prendrait fin, elle en savourait juste chaque seconde, bêtement. La minute lépreux était une preuve comme une autre qu'elle n'était pas particulièrement pressée de quitter les lieux. Lorsqu'elle lui accorda une autre blague de son cru, lui sembla ne pas relever, mais elle surprit un regard qui la fit sourire à son tour. La réaction qui suivit, par contre, fut des plus inattendues. Il avait doucement approché sa main de son visage, et, alors que Sara s'attendait à ce qu'il lui caresse la joue -ou même lui foute une claque, son humour l'aurait bien mérité-, il lui frôla le nez. Comme à une gamine. Les sourcils froncés mais un faible sourire creusant sa fossette, l'Italienne se redressa sur ses mains et le regarda, d'abord muette, avant de lui dire le plus naturellement du monde : « c'est pas ce que tu as fait de mieux avec ce doigt... » Elle rapprocha son visage de celui de Lewis, juste au-dessus de lui, tout doucement, et repoussa une mèche brune qui tombait dans les yeux du professeur. Langoureusement, dans un souffle et ses yeux noisettes plantés dans ceux du brun, elle ajouta : « si tu vois ce que je veux dire... » Faisant un sort aux derniers millimètres qui séparaient leurs lèvres, Sara l'embrassa brièvement et rit avant de se redresser, de lui piquer sa clope une énième fois, d'en tirer une latte, de lui rendre et de laisser à nouveau sa tête choir sur l'épaule de son amant. Elle souffla la fumée et se décida à briser le moment elle-même. L'un d'eux devait en être responsable, de toute façon. Autant que ce soit elle. « Il y a la salle de bains privée des Professeurs, à deux pas. Je vais te passer la clé ». Sara eut un petit sourire rien qu'à l'idée qu'elle découvre le luxe de ces salles de bains mythiques avec Lewis. Lui souriait aussi, mais c'était avec l'idée la plus totalement opposée. « Moi je vais rentrer dans mes quartiers. C'est pas une bonne idée si je t'accompagne ». Hmm... Elle haussa un sourcil dubitatif et se redressa sur le coude alors qu'il se relevait pour récupérer la clé et la lui donner. « Ah, le mode aquatique c'est pas ton truc ? Dommage... » Elle eut une petite moue déçue mais lui reprenait déjà là où il s'était arrêté. Bien sûr qu'elle allait lui rendre. Sauf que... « je te préviens, je range mes clés dans mon soutien-gorge. » L'air faussement désolé, elle ajouta : « et celle-là ne dérogera pas à la règle, sinon je vais la perdre. »

Tout ceci marquait la fin du petit moment de sérénité qu'ils venaient de partager, peut-être bien malgré eux et à cause -grâce à ?- de ces putains d'hormones baladeuses. Elle se releva à son tour, attrapant un à un ses vêtements, les enfilant au fur et à mesure. Remettant finalement son deuxième escarpin, Sara récupéra un tas de fringues par terre, assumant qu'il s'agissait de sa veste et de son soutien-gorge, probablement caché en dessous. Elle s'approcha de lui, posant ses mains sur son torse une dernière fois avant de s'en séparer. « Ravie d'avoir fait votre connaissance, professeur Lewis » glissa-t-elle avant de s'éloigner de lui pour rejoindre la porte. Elle espérait réellement qu'elle n'avait pas la tête de quelqu'un qui venait de faire deux fois l'amour avec un des co-directeurs de l'école. Lui la raccompagnant torse nu, ils auraient été sûrs de finir en première page de Sorcières Hebdo et tous les deux virés de leurs professions respectives. Ils pourraient partir vers une destination idyllique et continuer à faire des cochonneries jusqu'à la fin de leurs vies, ceci dit. Sara se décidait à lui tourner le dos lorsqu'elle l'entendit proposer un Chardonnay. Sur le pas de la porte, elle répondit à son sourire par le même, qu'elle se força d'effacer, de peur qu'ils ne soient pas seuls dans le couloir. « J'aime découvrir ta cave de vins », se mordit-elle la lèvre. « Garde-moi cette bouteille bien précieusement. » A regrets, elle se recula d'un pas, et partit dans le couloir, où elle s'arrêta subitement pour faire demi-tour. « La salle de bains est de l'autre côté », murmura-t-elle discrètement en repassant devant Lewis. Rejoignant la fameuse salle de bains, Sara lui fit un signe de main, bien qu'elle soit dos à lui. Est-ce qu'il regardait ses fesses ? Il avait plutôt intérêt. Elle s'arrêta finalement devant la porte de la pièce qu'elle cherchait et y entra, la découvrant finalement seule. Elle rangea la veste dans son sac rapidement et se déshabilla à nouveau pour se doucher. Ce n'est qu'en sortant de la douche qu'elle se rendit compte qu'elle n'avait pas récupéré son soutien-gorge. Elle était mal barrée pour ranger la clé, donc. Et ce ne serait qu'en rentrant chez elle qu'elle se rendrait compte qu'avec sa veste, elle avait récupéré la chemise de Lewis. D'ailleurs, elle se demanderait un instant s'il avait traversé les couloirs torse nu et, si c'était le cas, s'il était tombé sur une autre jeune femme que son corps aurait convaincu. Mais bon, peu importe. Elle avait bien envie de Chardonnay.

~~ The end (has no end beuhaha)

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