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 You walked my way •• Andrew

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Message(ϟϟ) Sujet: You walked my way •• Andrew Lun 4 Nov - 4:08

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You walked my way, a bright sun on this day
Ft. Athénaïs et Andrew
 
L'inspiration est une chose qui va et qui vient, comme une vague. Il peut y avoir des jours sans que la moindre brise vienne déranger l'eau claire de la mer qui reste aussi clair qu'un miroir. Sans avertir, il peut y avoir des jours de tempêtes où il est impossible de voir ce qui se passe sur la même mer.  L'inspiration c'est la même chose, elle va et vient et, malheureusement, on ne peut la forcer. Elle est là, ou elle n'y est pas. Je fais de la peinture depuis des années et j'ai eu beau  essayer le plus que je le pouvais, si je n'avais pas d'inspiration, mes peintures me semblaient fade. Il devait absolument y avoir quelque chose derrière les couleurs, un message, une émotion qui se dégage de tout ça. Je ne pouvais réellement apprécier l'une de mes toiles que lorsqu'elle dégageait quelque chose, une sorte d'aura que j'aimais y voir. Autrement, je finissais par les détruire d'une manière ou d'une autre. Je ne devais pas réfléchir à ce que je faisais, je devais laisser mes pinceaux se promener sur la toile tendue sur son cadre, prête à réceptionner ce que j'y lançais. Ces toiles étaient de fidèles amis qui savaient écouter et porter les messages que je voulais. Elles étaient là quand j'en avais besoin, ce qui n'était pas le cas de tout le monde. Un discours du genre peut paraître triste, mais je n'en avais rien à faire.

J'avais des amis, ce n'est pas la question. Disons plutôt qu'il y a des choses que je ne verbalise pas, des sentiments que je ne suis pas encore en mesure de comprendre, que je transpose sur mes toiles pour essayer de mieux les comprendre, les voir. Ça ne fonctionne, certes, pas toujours, mais au moins ça me faisait du bien. C'était peut-être un art moldu, mais ce le meilleur canal que j'ai trouvé pour faire passer mes émotions trop intenses pour que je les garde en moi. Eden a plutôt tendu vers l'activité physique pour faire passer tout ça. Je ne dis pas que je suis inactive, mais plutôt que nous avons penché vers des manières radicalement différentes pour nous «exprimer», si je puis le dire ainsi. Il faut dire qu'entre elle et moi, c'était le jour et la nuit. Nous nous entendions très bien, là n'est pas la question. Disons seulement que nous avons des personnalités différentes et cela donnait lieu à quelques frictions, comme n'importes quels frères et sœurs. Elle était la plus «dominante» des deux et il était plutôt facile de s'en rendre compte. Ma sœur était attrapeuse pour son équipe de quidditch, était une activiste et jouait avec tous les garçons qu'elle voulait. Pour ma part, j'étais la jumelle d'Eden, étudiante en art et c'est tout.

Ce sentiment, me rendait souvent triste, me sentant invisible à ses côtés. Ce n'était pas son intention, Eden m'aime, mais sa personnalité fait que je suis plus effacée. On ne prend pas ma sœur pour Athénaïs, mais moi on me prend souvent pour Eden. J'ai de la difficulté à le vivre, de plus en plus on dirait. Il faut dire que ma sœur qui joue avec le garçon qui me donne des frissons tout partout doit en être une bonne partie de la cause. Je la connais assez, j'étais convaincue qu'elle s'amusait avec lui comme elle le fait avec les autres. Ça me faisait mal, mais je ne voulais pas lui parler de ce qui se passait réellement. Elle ne le faisait pas exprès, elle était comme ça et je ne voulais pas la blesser. Certes, ça me blessait, mais je l'aimais. La famille avant le reste, c'est comme ça que je fonctionne, mais ça me mettait dans tous mes états. C'est pour ça que je me retrouvais là ce matin-là. J'avais eu des cours toute la journée et j'étais plutôt remontée. J'avais eu des cours plutôt lourds durant la journée, et on m'avait prise pour ma sœur 3 fois et ils semblaient déçus que ce ne soit que moi.

J'étais en colère, triste et tendue et j'avais besoin de faire sortir cette tension de moi. Je serais bien allée courir, mais a température était mauvaise, la pluie frappait aux fenêtres autour de du château. J'allais faire beaucoup mieux que ça, j'avais passé par une période creuse, mais ça revenait, l'inspiration m'est revenue. Après mes cours, je suis allée me changer, enfilant un jean usé et une vieille chemise que je prenais toujours pour peindre. J'ai pris mon sac avec mon matériel et je suis partie vers le premier étage dans la salle des arts. Je portais des chaussures qui ne faisaient aucun son à mesure que je marchais dans les escaliers vers la salle. J'ai fini par y arriver et, comme à son habitude, la salle était vide. En fin de journée, les étages se vidaient et surtout dans une salle d'art moldu, c'était encore pire, ou mieux tout dépendant des points de vue. Tout cela pour dire, je suis allée dans la salle des arts et j'ai commencé à placer mon nécessaire à peinture sur une table à côté d'un chevalet où une toile était installée. J'ai rempli un bol d'eau pour mes pinceaux et j'étais prête à commencer.

J'ai fermé mes yeux, me concentrant sur mes émotions. J'ai ouvert mes yeux, regardant la toile tendu encore blanche et je me suis finalement décidée, j'ai trempé mon pinceau dans mon pot de bleu et j'ai commencé à peindre. Le vert, le jaune, des mélanges brunâtres. Un paysage automnal commençait à prendre place sous mes yeux. Il ne représentait aucun paysage que je connaissais, mais je sentais que j'étais dans le droit chemin pour peindre quelque chose qui allait me plaire. Certes, j'étais déprimée et en colère, mais j'allais être fière de moi, je crois. J'étais complètement plongée dans mon art, ne tenant pas compte de ce qui se passait autour de moi. J'étais dans mon univers confortable et je ne me rendais pas compte du temps qui passait. J'étais heureuse, finalement.

© Belzébuth
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: You walked my way •• Andrew Sam 23 Nov - 13:48

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Douce mélopée résonnant à ses oreilles, Andrew pouvait dès à présent certifier qu'il n'avait jamais été plus heureux qu'à Poudlard et ce encore plus lorsqu'il s'adonnait à la pratique du chant et de la musique en compagnie du Glee Witchcraft Club. Ces olibrius considérés comme des losers par la majorité des élèves présents dans ce château soit bien trop sérieux et pompeux pour prêter attention aux représentations du club, soit bien trop engagés dans leurs luttes politiques ruinant parfois la bonne ambiance régnant à Sainte Poudlard. Sa voix se mêlait à celle des autres sans trop de soucis. Il parvenait à capter la moindre vibration provenant des cordes vocales de chacun des élèves à ses côtés et cela le rendait vivant. Sa sensibilité étant accrue, il percevait la moindre mauvaise note, les raclements de gorges, les inspirations soudaines prises toutes les deux phrases de couplet mais également les estomacs des uns et des autres criant famine. L'humanité offrait aux autres ce dont il n'avait pas forcément besoin et cela le rendait triste. Cependant, puisqu'il était capable de chanter à l'égale des autres, il retombait de son piédestal de vampire et se mêlait à eux aussi simplement que possible. Avoir faim, ça lui arrivait mais pas aussi souvent que les autres élèves ...

Alors qu'il rangeait son calepin, balançait son sac sur son épaule et adressait un sourire enjoué et des compliments aux performances des autres, il s'interrogeait intérieurement sur ces habitudes qui n'étaient plus les siennes aujourd'hui. Eux se nourrissaient normalement trois fois par jour. Si Andrew décidait de faire de même, il ne donnait pas cher de l'espérance de vie et du nombre d'élèves véritablement humains au sein de l'établissement. Il pourrait certes se rattraper sur les animaux de la forêt interdite mais ne s'abaisserait jamais à ce niveau. Le sang humain était certainement ce qu'il y avait de plus nourrissant et de plus enivrant pour tout vampire existant en ce bas monde. Malgré cela, il ne pouvait se résoudre à saigner ces élèves qui le frôlaient dans les couloirs, le bousculaient parfois ou le saluaient. Le Gryffondor respectait trop la vie pour cela. Voir les autres vivre et essayer de se conformer à leurs modes de vie était ce qu'il lui restait de plus grisant et cela lui permettait de ne pas se jeter au cou de tous ceux ayant le malheur de s'être coupé, blessé ou même de l'avoir approché de trop près.

Monter les marches et feindre l'épuisement était ce qu'il y avait de plus difficile. Il lui avait fallut travailler des jours, des semaines voire des mois pour copier parfaitement le comportement des autres lorsqu'ils arrivaient au bout des nombreuses marches les séparant de leurs but finaux. Trouver l'émotion correspondante, mimer un mal de genoux ou une quinte de toux à la suite de cette aventure on ne peut plus éreintante pour le commun des mortels avait été son plus grand défi à son arrivée au cœur de l'école l'an dernier. Fort heureusement pour lui, il pouvait compter sur ceux qui s'étaient vite alliés à lui pour le meilleur comme le pire. Se faire des amis n'était pas difficile pour l'homme sociable et observateur qu'il était. Le plus dur était de ne pas leur dire la vérité et de devoir expliquer son absence lors des cinq premières années. Les élèves étaient parfois aussi observateurs que lui et ça le mettait mal à l'aise. Bien sûr, il dormait moins que les autres n'en éprouvant pas forcément le besoin et ces nuits blanches lui permettaient de se pencher sur les réponses satisfaisantes qu'il pourrait donner à toutes les questions qu'on pouvait lui poser. La curiosité, il aime ça surtout lorsqu'elle lui permet d'avoir un nouveau challenge. Cela lui a pris des jours pour parfaire ces excuses trouvées et fondées ne permettant pas de nouvelles interrogations. Il s'était assez renseigné à la bibliothèque sur toutes ces choses qu'il pouvait dire et justifiant son absence comme sa prétendue scolarité à Durmstrang pour avoir l'air crédible. Son talent était tel qu'il aurait fait un très bon acteur. Cependant, ses désirs étaient controversés. D'un côté, il aimait être sur le devant de la scène, avoir l'attention des uns et des autres qui le considéraient comme leur égal mais de l'autre, il préférait rester dans l'ombre et se cacher des âmes les plus clairvoyantes pouvant mettre son petit secret à nu. Il faut avouer qu'il était plutôt difficile de manger et boire autre chose que de l'hémoglobine. Tous ces aliments, une fois passés le seuil de ses lèvres, avaient goût de cendre s'il étaient trop cuits ou goût d'eau lorsqu'il s'agissait de boissons. L'alcool avait de l'effet sur lui mais il pouvait percevoir trop parfaitement chaque nuance pour pouvoir apprécier la moindre chose qu'il goûtait en présence de ses amis. De plus, ses souvenirs d'enfance étaient trop loin pour qu'il puisse parler à merveille de la perfection de la cuisson ou des arômes se dégageant du plat reposant entre ses couverts. Il se passerait bien de toutes ces traditions ayant lieu matin midi et soir mais ça aurait eu l'air suspect qu'il ne se pointe pas aux repas à sa table du coup, il jouait la comédie et tournait ses propos de façon à ce qu'ils fassent rire ses camarades.

La dernière marche avait été franchie. Il s'arrêta, se déplaçant légèrement sur la droite pour ne pas gêner le flot d'élèves épuisés qui continuaient leur marche et reprenait son souffle. En réalité il était loin d'être épuisé et aurait pu faire le tour complet de l'école escaliers compris toute la journée sans ressentir aucune fatigue. Sa seule fatigue reposait sur le fait de ne pas se nourrir convenablement et avec quelqu'un comme Minsy dans les parages, cela devenait de plus en plus difficile. Cette jeune Serdaigle l'observait et le poussait à bout. La dernière fois, elle lui avait parlé de la jouissance de pouvoir percer la chair des sœurs Lancaster pour se délecter de leur sang et il avait faillit perdre les pédales en voyant passer Athénaïs à proximité à ce moment là ... Comment faire lorsque ses instincts primaires prennent le dessus ? Encore plus lorsque ladite Serdaigle partageait désormais le même espace de vie que lui. À son plus grand regret, les bleus et bronze avaient emménagés dans la salle commune et les dortoirs des Gryffondors. Il était devenu trop dangereux pour eux de rester dans leur tour alors qu'elle tombait en ruine. Du coup, dès lors qu'il franchissait la porte de la salle commune, il pouvait être sûr de tomber sur un flot d'élèves portant des uniformes aux couleurs différentes. D'un côté, c'était amusant, il y avait toujours une bonne ambiance -lorsque les uns et les autres ne se prenaient pas la tête pour une histoire de placard partagé- et une chaleur humaine constante flottant dans l'air. Il avait repris sa marche pour constater de nouveau cette explosion de vie qui l'avait frappée de plein fouet dès lors qu'il avait essayé de se frayer un chemin pour accéder à son dortoir. Il souriait, comme un benêt et ne perdit pas de temps pour aller poser ses affaires sur son lit. Rester dans la salle commune, très peu pour lui. Maintenant que les cours étaient terminés pour la journée, il comptait bien errer telle une âme perdue à la recherche d'une connaissance pour discuter vivement sur les dernières nouvelles ou les problèmes qu'elle pouvait rencontrer. Parfois, il s'inventait lui aussi des problèmes pour avoir l'air normal comme l'insomnie ou un mal de gorge mais il avait aussi de réels problèmes. Son cœur était partagé depuis l'an dernier entre les redoutables sœurs Lancaster. Il était bien trop dur pour lui de faire un choix et il ne sait pas s'il en serait un jour capable ... C'était ainsi torturé qu'il commençait chaque journée, sentant son cœur défaillir dès qu'il voyait Athénaïs lui adresser un signe de la main en souriant ou qu'Eden le frôlait d'un peu trop près à tel point qu'il pouvait entendre les battements de son cœur et la course effrénée de son sang dans ses veines. Elles le rendait dingue ...

D'ailleurs, n'avait-il pas senti le parfum familier de l'une d'entre elle ? Il aurait pu en mettre sa main à couper et ne perdit pas une seconde de plus pour dévaler les escaliers du septième étage et suivre la piste de cette "proie". Dans l'histoire, il se considérait plus comme une proie que comme un prédateur. Elles jouaient avec lui, le faisait tourner en bourrique et le laissait pantois. Il était persuadé qu'elles se doutaient des sentiments qu'il nourrissait à leurs égards et leur reprochait intérieurement de ne pas l'aider en manifestant leur intérêt en retour. Comment pouvait-il faire un choix s'il n'était pas sûr de la réciprocité des sentiments ? Comme tout homme, il avait sa fierté et ne voulait surtout pas de prendre un râteau alors, il se contentait d'attendre en les observant, leur adressant des compliments et agissant en parfait gentleman en leur compagnie. Les choses allaient-elles changer ce soir là ? Il ne le savait pas encore mais pouvait dors et déjà deviner ce que faisait Athénaïs non loin de là. Arrivé au premier étage, il avait perçu cette petite touche spéciale caractérisant Athénaïs et non pas Eden. Il était sûr qu'au sein du château, il était le seul à pouvoir les différencier aussi aisément à distance. Lorsqu'elles étaient proches de lui, il était facile de voir que leurs visages n'étaient pas à cent pour cent semblables tout comme leurs expressions. Ce fut alors confiant et sûr de lui qu'il avançait, fier comme un paon, en direction de la porte de la salle des arts.

Si sa main avait pu trembler d'émotion, elle l'aurait fait en se posant sur la poignée mais ça ne fut pas le cas. Il sentait juste des palpitations à hauteur de son cœur et se sentait euphorique en ouvrant la porte et en s'immisçant à pas de loups dans l'antre de l'artiste. L'odeur de peinture l'avait guidé et il savait déjà avant d'entrer qu'elle peindrait. En observant la toile du pas de la porte, il reconnaissait un paysage d'automne et se délectait du talent de la jeune femme qu'il ne souhaitait pas surprendre. Cependant, comment agir pour ne pas la surprendre alors qu'il était certainement le plus silencieux des ninjas vivant ici ? Il fallait qu'il soit délibérément maladroit et calculait déjà son coup. Il allait ressortir, faire mine d'avoir été bousculé contre la porte qui se serait ouverte et tomberait à plat ventre sur le sol heurtant le premier pot de peinture qui le recouvrirait des pieds à la tête. Ça, c'était un plan d'enfer pour une entrée en scène remarquable. Il se mit alors en place ouvrant de nouveau la porte sans un bruit et se replaçant devant celle-ci. S'auto-donner un croche-pied fut un peu plus difficile mais il y parvint et entra en grandes pompes dans la pièce heurtant non pas un mais deux pots de peintures mal fermés qui le recouvrirent. Dégoulinant de bleu et de rose, il se releva heureux et adressa un sourire non sans manquer de goûter à la peinture qui s'immisça dans sa bouche à la jeune femme qui avait été surprise. Les battements de son cœur s'étaient accélérés et ses yeux étaient écarquillés. Peut-être valait-il mieux une surprise de ce genre qu'un effleurement d'épaule à ses côtés la poussant à tourner la tête et peut-être être encore plus surprise ... « Salut Athénaïs ! »
Fut la seule chose qu'il trouva mais surtout parvint à dire en lui adressant un signe de la main avalant plusieurs gorgées de peinture. La peinture avait mauvais goût mais grâce à la magie, il en serait bientôt débarrassé à moins qu'elle ne décide de faire de lui sa nouvelle œuvre d'art ...
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: You walked my way •• Andrew Lun 2 Déc - 6:26

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You walked my way, a bright sun on this day
Ft. Athénaïs et Andrew

L'art était pour moi une source de bonheur et de tristesse à la fois. Je passais par toute une gamme d'émotions. C'était comme le sport pour certain. Bien que parfois mon processus de création me fasse souffrir, bien que ce ne soit pas autant physiquement que les sportifs, mais bien plus émotifs et psychologique dans cas, je me sentais beaucoup mieux à la fin. Comme si, comme chez les sportifs, mon corps rejetait de l'endorphine. Mon corps ne produisait peut-être pas de l'acide lactique qui me brûlait les muscles à cause de l'effort, mais j'étais autant en feu que les sportif. Je me concentrais, j'étais dans une vraie transe, seule dans mon univers, me coupant du monde extérieur dans son ensemble. Il n'y avait que moi, les images dans ma tête et la vague d'émotion qui m'engloutissait alors que je travaillais. Les couleurs filaient devant mes yeux, suivant les images que je voyais dans ma tête et que je voulais reproduire sur la toile. Différentes teintes de bleus pour le lac, du vert pour l'herbe, un bleu clair et du blanc pour le ciel, des reflets sur le lac. Deux ou trois coups de pinceaux par-ci, un ou deux coups de pinceaux par-là, mon œuvre prenait forme sous mes yeux. Je laissais mon bras valser entre la toile et ma plaque de peinture à son propre gré.

Ses moments de création me faisaient un bien fou, me libéraient de tout ce que j'emmagasinais en moi sans m'en libérer de temps à autres, comme toute sorcière normale. On va dire les choses comme elles sont, j'étais coincée voilà tout. Heureusement, j'avais un exutoire et c'était l'art, la peinture plus particulièrement. J'étais une fille normale, j'avais des amies comme toutes les sorcières de cette école. Mon exutoire me permettait de ne pas exploser. Ce passe-temps, qui était bien plus qu'un passe-temps pour moi, me servait à balancer ma vie. Tout le monde doit avoir quelque chose pour l'aider à garder un certain équilibre dans sa vie, pour moi c'était la peinture. Mon univers tout entier se résumait à la toile, la peinture et mes émotions. Mon pinceau se plongea dans un mélange de jaune et d'orange pour illustrer les feuilles autour du lac que j'avais peint quelques instants plus tôt. Les couleurs se fondaient les unes dans les autres, illustrant le paysage automnal que j'avais en tête. J'étais le seul maître à bord et mon œuvre me plaisait, j'en étais fière alors que je l'observais, mon pinceau dans la main, de la peinture sur les mains et sur ma chemise. Une vraie artiste se salissait durant le processus de création, du moins selon moi. Si l’œuvre est trop calculée, faite dans l'ordre, sans passion ni débordement, je trouve qu'elle peut être vide et ne rien représenter. Une toile vide est une toile ratée.

Je ne tenais pas compte de ce qui se passait autour de moi, convaincue que j'étais seule. Je regardais ma toile, essayant de trouver s'il y avait des choses à modifier avant de me mettre sur les détails. Je faisais toujours les grandes lignes de la toile, le fond de mon œuvre avant de m'appliquer sur les détails pour rendre le tout plus réaliste, plus claire, plus vrai. Soudainement, un grand bruit de fit entendre et me fit sursauter, me faisant lancer mon pinceau dans les airs pour qu'il retombe plus loin. Une main sur mon cœur, qui aurait pu sortir de ma poitrine tellement j'avais sursauté, je me suis retournée vers la porte où la source du bruit semblait être. Le tableau que j'y ai vu m'a plutôt laissé perplexe. J'ai vu un Andrew couvert de peinture bleu et rose, couché au sol au travers des pots de couleur. Après la surprise, vint le rire incontrôlable. Je ne pus me retenir de pouffer et de rire, amusée par la situation qui était plus que comique. Le pauvre Gryffondor avait sali ses vêtements, mais rien qu'un sortilège de récurage ne pourrait venir à bout. J'ai regardé le sorcier se relever, calmant mon rire, mais ne pouvant m'empêcher de sourire. Andrew n'avait pas raté son entrée remarquée. Le pauvre garçon avait de la peinture partout. J'ai regardé le garçon me sourire et je ne pus que répondre un sourire désolé et amusé à la fois.

    « Salut Andrew. T'es plein de peinture mon pauvre, tu ne t'es pas fait mal ? T'as faillit me donner une crise cardiaque.  »

J'ai regardé le garçon de haut en bas, cherchant une quelconque blessure sanguinolente. Cependant, mis à part de la peinture, je n'ai rien vu de bien méchant. J'ai répondu à son petit signe de la main en sortant ma baguette magique, pour nettoyer le pauvre garçon.

    « Tergeo.  »

Ma baguette sembla engloutir la peinture qui avait enveloppé le jeune sorcier. En quelques secondes, Andrew fut aussi propre qu'un galion neuf. Un grand sourire vint se loger sur mes lèvres, voyant Andrew face à moi comme ça. J'étais plus que contente qu'il soit entré dans la pièce, bien qu'il m'ait fait sursauter comme rarement cela m'était arrivé. Cependant, c'était plutôt amusant maintenant que mon cœur ne battait plus autant la chamade. Certes, il battait un peu plus rapidement que normalement, mais ce n'était pas la surprise qui en était la cause. La présence du sorcier en était la cause.

    « T'es beaucoup plus beau sans cette peinture. Tu vas bien mis à part les coups de pot de peinture ? Que me vaut l'honneur de ta visite ici. Tu as décidé de libérer ton âme d'artiste autrement que dans la chorale ?  »

J'ai fait un petit sourire malicieux au jeune sorcier tout en allant ramasser mon pinceau qui avait fait un vol plané pour finir sa vie sur le plancher un peu plus loin. Le plancher avait souffert de la chute d'Andrew. Il y avait de la peinture un peu partout sur le sol, tout comme sur a chemise et mes jeans. La seule différence était que mes vêtements étaient ceux que je portais toujours pour peindre, ils étaient toujours colorés. Ça me donnait un look plutôt cool, du moins, à mes yeux.

© Belzébuth
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: You walked my way •• Andrew


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