Relashio


 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Bienvenue sur Relashio
Nous vous souhaitons une bonne visite sur le forum. N'oubliez pas les Top-sites o/
Info: Les Jumeaux sont à limiter.
Info: Les Sang-pur de type "traitre à leur sang" sont désormais limités.
Si vous souhaitez un sang-pur, reportez-vous aux familles ou sur un personnage membre de la PBL.

Partagez
 

 Crazy Vibes ♦ Alejandro

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Message
Message(ϟϟ) Sujet: Crazy Vibes ♦ Alejandro Crazy Vibes ♦ Alejandro EmptyVen 11 Nov - 21:21

Invité

ACCIO PROFIL


Invité



    J’étouffe. Partir. Loin d’eux. Vite.

    Il ne lui en fallait pas plus pour quitter ses draps, s’habiller aussi vite qu’elle le pouvait et sortir de Poudlard. Quitter ses murs froids pour pouvoir enfin sentir le vent froid qui s’attaquait à sa peau nue, avec autant d’acharnement qu’un lion en cage pouvait s’attaquer à une malheureuse proie. Sa démarche rapide se faisait aussi silencieuse que possible, ses prunelles vertes se perdirent quelques instants sur la façade du château sur laquelle des ombres se balançaient au rythme du vent. La lune éclairait d’une douce lumière le parc de Poudlard que la jeune femme traversait. Si avant l’accident elle ne se souciait guère des phases de l’astre lunaire, l’Irlandaise désormais y prêtait bien plus attention. Moitié. C’est bon. Il ne serait pas là. Il n’avait pas intérêt en réalité.

    Respire. Ne pense à rien. Pas à eux en tout cas.

    C’était étrange ce besoin de s’éloigner des autres ainsi, de rester seule avec soi-même et ses maudites pensées qui la rendait parano à force. Certes, Opium n’était pas considérée comme la fille la plus sociable de l’école, mais c’était elle qui fuyait les autres. C’était elle qui décidait qu’elle ne valait pas de les fréquenter. Eux et leurs préjugés. Eux et leurs valeurs insignifiantes. Eux. Pourtant certains réussissaient à lui prouver le contraire, certains réussissaient à lui faire croire que l’espèce humaine n’était pas si désespérante. Et c’était à eux qu’elle s’attachait, qu’elle prouvait qu’en fin de compte même si elle était infréquentable, vulgaire, sadique sur les bords, cynique, pessimiste, arrêtée sur ses idées ou encore violente (oui oui, et encore la liste est longue), elle leur prouvait qu’elle avait tout de même un intérêt et une ou deux qualités qui semblaient se cacher ici et là sous une couche de sarcasme.

    Ses pas se firent plus rapides alors qu’elle approchait de la lisière de la forêt. Combien de fois on lui avait défendu d’y mettre les pieds, combien de fois elle leur avait ri au nez. Combien de fois Alejandro lui avait dit que c’était bien trop dangereux pour elle, combien de fois elle lui avait dit qu’il n’était pas en mesure de lui faire la morale, après tout c’était bien lui qui s’y était brulé les ailes. Et puis Opium ne serait plus Opium si elle faisait ce qu’on lui disait. Si certains y allaient pour l’adrénaline, la jolie brune y allait bien plus pour le sentiment intense de solitude qu’elle ressentait lorsqu’elle y marchait. Là-bas, il n’y a personne pour vous sauver la mise ou vous parler. Là-bas, il n’y avait que sur vous-même que vous pouviez compter et Dieu si vous y croyez.

    Ses sens en éveil, la jeune femme déambula dans la forêt durant de longues minutes à l’affut du moindre mouvement, du moindre bruit qui pouvait révéler une présence. A force elle s’était accoutumée à voir Sombrals et autres créatures, néanmoins se retrouver face à une créature menaçante était toujours d’actualité. Après une demi-heure de marche, l’Irlandaise décida de faire une pause. S’appuyant contre le tronc d’un arbre, elle essayait tant bien que mal de ne penser, hors de question de se faire du souci pour lui. Il ne le méritait. Pas à la fuir de la sorte, elle s’était rendu compte qu’elle y s’était attachée bien trop. Cela ne lui ressemblait pas de tenir autant à quelqu’un, surtout lorsque la personne en question s’amusait à la fuir sans cesse pour des raisons qu’elle ignorait.

    Arrête d’y penser bordel. Calme-toi. Ne t’énerve pas pour si peu. Il ne te vaut pas. Inspire. Expire. Soupire.

    Cette année semblait si maudite, avec la mort de ceux du cirque et puis maintenant Alejandro. Il semblait assez fort pour deux, du moins c’est ce qu’elle croyait. Depuis cette nuit si funeste, elle avait développé une peur presque phobique des flammes qu’elle cachait à tous, hors de question que cette faiblesse soit connue. Se mordant la lèvre, la Serpentarde ferma les yeux quelques instants afin d’expulser de sa mémoire les sombres pensées qui venaient la tirailler bien trop souvent à son goût. Elle n’avait jamais fait le deuil de ce qui était arrivé, elle n’en n’avait pas l’envie tout simplement. Savoir que sa vie était partie en fumée, la rendait encore plus morose et sinistre que d’habitude.

    Et puis un bruit. Une boule qui se forme au creux du ventre. Très vite Opium se détache de l’arbre et fait face au bruit avec une rapidité surprenante, mais tout aussi inconsciente. Le silence reprit place avant que des bruits de pas se fassent entendre. Immobile, l’adrénaline l’envahissait peu à peu alors qu’une silhouette se dessinait dans l’ombre. Sous la faible lumière, elle ne put reconnaître personne, néanmoins comme si un doute, un espoir naissait dans son esprit :

    ▬ Alejandro ?

    Un murmure à peine tremblant sorti de ses lèvres rosées. Le voir ici, face à elle c’était un peu comme être face à un fantôme du passé. Une ombre qu’elle avait essayé tant bien que mal de rattraper, une ombre après laquelle elle avait crié, une ombre dont elle avait maudit l’absence et le silence. Parce que depuis bien trop longtemps Alejandro avait pris une place bien trop importante dans sa vie pour qu’elle l’accepte, c’était son port d’attache, celui qui réussissait à la garder dans le monde réel, celui qui avait le témoin de tellement d’actes de sa part, il était le témoin de ses rires les plus sincères, de ses colères les plus impressionnantes et le destinataire privilégié d’un grand nombre de ses sourires. Parce qu’Alejandro était entré dans sa vie en toute impunité et sans ménagement, Opium refusait qu’il en sorte. Il était devenu à sa façon indispensable, indissociable de sa vie à Poudlard, de sa vie tout court d’ailleurs.

    Non ce n’était pas possible qu’elle tombe sur lui. Parce que Poudlard était immense et que les chances de tomber sur lui étaient très minces, voir infimes, voir quasi-inexistantes. De toute façon qui que ce soit, elle allait très vite le faire changer d’avis. L’autre fit un pas, juste assez pour qu’elle soit suffisamment convaincue que devant elle se trouvait bien, Alejandro. Son sang bouillonna dans ses veines alors qu’elle ne put que se mordre les lèvres avant de dire des paroles qu’elle regretterait par la suite. Elle ne voulait pas le voir. Pas ici. Pas maintenant. Dégage, qu’il dégage oui.

    ▬ Va-t-en. Dégage. Je n’ai pas besoin de toi. Je ne servirai pas de dîner pour un loup-garou, moi.

    Ses paroles étaient blessantes, tant mieux. Peut-être qu’avec ça, il voudrait partir, fuir et ne plus jamais lui parler. Après tout, depuis le début de l’année il la fuyait comme la peste, alors cela n’allait pas être maintenant que cela changerait. Surtout qu’une telle attitude l’avait blessée. Comme jamais. Aussi improbable que cela puisse paraître, le fait qu’il puisse lui tourner le dos ainsi avait fissuré son cœur de pierre. Il y était entré avec une violence soudaine il y a maintenant bien des années et maintenant il faisait tout pour en sortir. Hors de question de lui montrer quoi que ce soit. Hors de question de lui montrer qu’il avait le droit de l’importuner de la sorte après avoir pris le risque de ne plus lui parler. Il savait parfaitement qu’Opium réagirait de cette façon, qu’elle serait avec lui encore plus sarcastique et cynique que les autres, parce qu’il la connaissait, parce qu’il savait qui elle était.

    Son ton se fit froid, glacial même. Avoir ainsi remémoré ce triste souvenir dans la mémoire d’Alejandro n’était probablement pas la meilleure attitude à avoir, cependant l’Irlandaise ne regrettait en rien avoir prononcé ces funestes paroles.

    Et bien vas-y ! Réagis bordel !

    Oui. Juste une réaction. Juste une. Pour qu’elle sache qu’elle n’était pas qu’indifférence à tes yeux. Vas-y. Engueule-la, crie-lui dessus. Mais bordel fais quelque chose. Car si maintenant, il lui tournait le dos encore une fois. Opium ne le supporterait probablement pas.

Revenir en haut Aller en bas
Message(ϟϟ) Sujet: Re: Crazy Vibes ♦ Alejandro Crazy Vibes ♦ Alejandro EmptySam 12 Nov - 14:45

Invité

ACCIO PROFIL


Invité

Un regard à travers la fenêtre. Un quartier de lune se dessinait à l'horizon, de ses rayons se feutrait son visage sur l'eau trouble du Lac Noir. Son visage restait flou, absolument contemplateur de ce spectacle, un simple sourire morne trônait sur ses lèvres. Il avait chaud, -comme toujours- mais là, plus que d'habitude. Il regardait ses camarades de chambrée, tous dormaient parmi certains ronflements et autres bruits anormalement produits en pleine nuit. Il regarde sa propre tenue : tee-shirt, caleçon. Et c'est tout. Une nuit de Novembre fraîche en somme. Pour les autres, c'était pyjama. Lui, c'était une simple tenue légère. Il aurait trop chaud. Et il n'aime pas ça. Il a suffisamment assez chaud. Sa sueur écarlate coulant doucement dans son dos le prouvait bien.

La forêt, elle m'appelle.

La forêt l'appelait. C'était son environnement naturel. Non pas qu'il détestait les autres milieux. Juste que la forêt était devenu au fil du temps un lieu symbolique, de ressource pour lui. Du réconfort, il en avait besoin. Il repensait à ses jeunes années où les bras de sa mère le couvaient, où il se soulageait contre sa poitrine. Parce que sa mère était là pour lui, pour le protéger de tout danger. Maintenant, elle était morte. Et le danger, c'était lui-même. A cause de l'accident. Il en lâcha une larme. Il n'en écoulerait aucune autre. C'était trop tard. Et le temps des pleurs avait été cruellement dépassé.

Le claquement de la porte principale lui procurait un singulier frisson. Il avait l'habitude de ses escapades la nuit tombée pour rejoindre au plus vite la Forêt Interdite. Le vent caressait avec simplicité ses joues. Et Alejandro profita maintenant de la fraîcheur de la nuit. Sa marche continua. Il sentit le contact entre ses pieds nus contre l'herbe humide. Passer une nuit à la belle étoile. Lors de sa marche, il regarda le Lac Noir au loin, une soudaine envie d'un bain nocturne. Mais pas maintenant, pour le chemin du retour. Là, il avait besoin d'Elle. De la forêt.

C'est à l'orée de la forêt qu'il sentit quelque chose. Un grognement discret sortit de sa bouche. Il était en colère, légèrement excédé par ce genre de procédé. Parce que ce n'était pas la première qui la prévenait, à elle. Elle se foutait de lui ? A croire que oui. Cela ne lui avait pas suffi apparemment. Que lui-même se fasse enlever par le monde des ténèbres, qu'il la blesse, elle, et qu'il ôte sans conscience la vie de nombreuses personnes. Que cherchait-elle ?

Opium ...

Alors l'irlandais accélère le pas. Il la trouverait. Et la ramènerait à la raison. Par la force s'il le fallait. Il traçait son odeur tel un prédateur traquant sa victime. La victime. Il réfléchissait à sa définition. Et il en déduisit qu'une victime n'était pas une victime au hasard. Une victime l'était parce qu'elle voulait avoir ce statut, inconsciemment. Parce qu'à cause de l'escapade nocturne d'Alejandro, il avait dû payer le prix par sa mutation de lycanthrope. Et parce qu'Opium voulait franchir les mêmes règles, elle en paierait aussi un certain prix. Pas le même. Il se l'interdisait de la blesser, de la toucher d'une quelconque manière. Pour lui faire du mal. Il pourrait la toucher seulement par des caresses, par une singulière marque de sensualité. Seulement par cela. Et si elle le souhaitait.

Il discernait ce bruit. Son nom à travers les épaisseurs de la forêt. Elle était là, à quelques mètres de lui. Il s'avança, caressant l'écorce des arbres tout en arpentant le sentier. De petites écorchures avaient déjà marqué ces pieds. Il aurait pu rebrousser chemin et regagner son lit. Non. Il la trouverait. Sa silhouette se trouvait en face de lui. Alejandro ne put respirer que fortement en la voyant, ne sachant pas quoi dire.

Et la première attaque tomba. Une phrase blessante. Et avec le temps, Alejandro apprit à connaître Opium. Dans les moindres détails, et elle n'était plus qu'un livre ouvert face à lui. Sa phrase le meurtrit. Encore une d'autre personne, elle n'aurait fait une égratignure mentale. Là, c'était tel qu'elle lui avait envoyé une lame lui ayant tranché une partie de son bras et dont le sang se déversait.

Rêves, tu ne gagneras pas. Plus avec moi.

Le jeune homme se rapprocha. Il vacilla légèrement la tête et rétorqua avec franchise :

▬ Petite conne.

Une petite insulte pour commencer. Pour dresser le décor dans laquelle l'ambiance semblait dorénavant placée. Mais il continuerait. Elle voulait l'attaquer. Alors, il répliquerait. Il ne montrerait point une once de gentillesse. Pour sa protection.

▬ Je comprends pourquoi le Choixpeau t'a envoyé à Serpentard. Et non à Serdaigle. Parce que tu n'as rien d’intelligent, parce que tu réfléchis comme une gamine. Parce que tout ce qui t'importes, c'est toi et toi seule. Tu n'es qu'une gamine pourrie gâtée.

Alors, il se rapprocha à nouveau d'elle. Il cracha à ses pieds. Et enchaîna avec un ton indifférent, brisant avec certitude le silence redondant du lieu naturel et pour achever le premier tour.

▬ Tu ne vaux même pas le respect.
Revenir en haut Aller en bas
 

Crazy Vibes ♦ Alejandro

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 03. Redhead, you konw you're driving me crazy right ?
» She's crazy but I like it...
» Lord Crazy rouvre ses portes
» Rapport de bataille Nécron (Cypher) V.S GI (Crazy Boby) 3000pts
» LOUIS C. DE VALMONT ✖ i'm going crazy, in this big white room

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Relashio :: Administration :: Les Archives :: Version 1 :: [V1] Archives Hors-Rp :: Ancien :: RP-