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 The sad story of two stupid girls | Junko & Melina

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Message(ϟϟ) Sujet: The sad story of two stupid girls | Junko & Melina Mar 25 Oct - 18:49

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Même en creusant très fort dans sa mémoire, Astrid n’arrivait pas à se rappeler d’un seul moment dans sa scolarité où elle s’était sentie aussi mal. Il y avait bien cette fois où elle s’était retrouvée pendue par les pieds, secouée par une armure revancharde, pendant une bonne grosse dizaine de minutes. C’était plutôt très effrayant. Mais un peu moins que la fois où elle était restée enfermée dans les toilettes pendant quatre heures, criant et tempêtant tout ce qu’elle pouvait, parce que l’un des fantômes de l’école avait jugé l’une de ses initiatives vexantes. Franchement. S’il n’avait pas déjà été mort, elle l’aurait bien trucidé.
Mais tout ça n’était rien en comparaison du regard inquisiteur et, pour tout dire, légèrement flippant, de la directrice tarée, alias Junko Thomas. Astrid l’aimait bien, d’habitude, elle était l’une des rares à écouter ce qu’elle racontait. Mais là, elle n’avait pas l’air tellement disposée à écouter quoi que ce soit. Ou plutôt si, mais le genre de « quoi que ce soit » qu’on intitulait habituellement confessions obtenues sous la torture. Mal à l’aise, la Serdaigle gigotait sur son siège, attendant que la tempête ne se déchaîne sur son pauvre petit crâne de rousse.

Elle allait ouvrir la bouche pour marmonner un « Par pitié ne me mangez pas, ne me transformez pas en écume, j’suis trop cool pour mourir, qui défendra les elfes de maison après, je serai votre esclave, » mais quelque chose lui souffla que ce serait de mauvais goût, et elle se contenta donc de se recroqueviller un peu plus sur son siège en attendant que le couperet d’une guillotine invisible ne se jette sur son cou fragile.

A côté d’elle, Melina. Celle sale teigne et sa mauvaise humeur. Tout ça, c’était sa faute. Si elle n’avait pas agressé la Serdaigle alors que celle-ci se tenait tranquille, jamais rien n’aurait … Ah, on me fait signe dans l’oreillette que le compteur de mauvaise foi vient de se déclencher et de sonner quelque peu bruyamment. Reprenons. Heureusement qu’Astrid était occupée à paniquer, sinon elle aurait bien hurlé un bon coup sur Mélina. Ce qui avait déjà été fait, en quelque sorte, ce qui les avait amenées là. Remontons un peu le cours du temps dans notre machine magique, voulez-vous ? Plus tôt dans la journée, les deux filles s’étaient … comment dit-on … rentré dedans ? Elles s’étaient croisées, oui. Avec suffisamment d’électricité d’un côté comme de l’autre pour que la rencontre soit explosive. Finalement, l’altercation avait tourné à l’empoignade magique. Le premier vrai duel d’Astrid, vous vous rendez compte ? Et il avait fallu que ce soit pour un duel dans les couloirs, ce qui était non seulement prohibé, mais un chouia dangereux compte tenu du nombre d’élèves autour.

Le résultat, c’est qu’elles avaient été prises sur le fait, et que le croque-mitaine les avait embarquées sur-le-champ dans son bureau pour régler les choses une bonne fois pour toutes. Elles auraient pu tomber sur pire que Mrs Thomas, mais les choses n’allaient pas bien pour autant. Les choses allaient même plutôt mal, si on considérait que cela faisait maintenant dix minutes qu’elles étaient toutes les trois assises là et que pas une n’avait prononcé un mot. La petite ambiance de merde. Suffisamment pénible en tout cas pour que la rousse se sente de plus en plus mal, comme sous l’emprise d’un sort, et se tortille de plus bel sur le siège inconfortable. Elle avait l’impression de devenir folle, comme si une petite voix se débattait à l’intérieur de son calme en hurlant SORTEZ MOI DE LAAAA !

« Je suis vraiment désolée, » lâcha Astrid d’une voix faiblarde. Elle n’avait même pas pu s’empêcher de parler, les mots sortant de sa bouche presque tous seuls. « Je sais que je n’aurais pas du faire ça, je suis vraiment, vraiment désolée, madame, je vous promets que ça n’arrivera plus, c’était ridicule, nous aurions pu blesser quelqu’un et … » la fin de la phrase s’enfouit dans une espèce de grognement incompréhensible à base de « ne me transformez pas en crapaud » « tout ça c’est sa faute » et « achevez-moi ». Pauvre d’elle. Pauvre Junko aussi, qui n’avait plus qu’à attraper un décodeur et espérer qu’il fonctionne.


Dernière édition par Astrid T. Ludwill le Sam 5 Nov - 11:55, édité 2 fois
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: The sad story of two stupid girls | Junko & Melina Mer 26 Oct - 16:57

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    Assise sur sa chaise, le dos droit et appuyé contre le dossier, les mains sur les genoux, les chevilles croisées entre les pieds du support en bois, Mélina releva la tête dans une vague de cheveux noirs, dont elle débarrassa quelques mèches collées à ses cils d'un mouvement lent de la main. Sans même un regard vers sa voisine elle pouvait deviner le démon qui l'habitait à l'entendre remuer sur son siège, incapable de trouver une position assez confortable pour l'amener à se détendre. Certes, dire que Mélina n'avait pas peur du regard sévère, et de l'air neutre, de Mlle Thomas aurait été une belle fadaise mais cela ne la perturbait pas plus que cela. Ce n'était pas un manque de respect, ou même un défi qu'elle lui lançait par ses regards en biais, mais simplement, Mélina n'arrivait pas à saisir le côté critique de la situation. De toute façon, depuis quelques jours – pour ne pas remonter clairement jusqu'au décès de sa mère -, Mélina avait légèrement perdu le sens des responsabilités mais aussi son calme légendaire pour des crises de nerfs qui pouvaient conduire, comme ici, à un rendez-vous dans le bureau de cette directrice.
    Elle attendait seulement que cela se passe, que Junko leur souffla dans les bronches un bonne fois pour toute. Peine perdue la directrice semblait prendre soin, si ce n'était plaisir, à les faire patienter le temps, sans doute, que sa colère retombe ou qu'une idée bien plus cruelle, que les obliger à rester assise sur ces chaises sans bruits, ne lui vint.

    Tournant la tête vers le mur sur sa droite elle observa quelques tableaux, qui émurent sa sensibilité artistique, au lieu de rester concentré sur le visage de la grande brune dans l'espoir de déceler des signes avant-coureur d'une rage destructrice qui aurait fait tomber, sur leur nuque, la guillotine tranchante de sa colère. Tirant légèrement sur ses manches, du bout de ses doigts fins aux ongles rongés, elle qui d'ordinaire en prenait soin, la verte et argent continua d'inspecter le bureau où, et ça elle en était persuadée, elle passerait sûrement le plus clair de son temps une fois que la directrice aurait ouvert la bouche.

    Sur sa gauche, Astrid semblait jouer à la carpe, essayant d'ouvrir la bouche pour la refermer, se contentant de brasser de l'air. C'était de sa faute tout ça, de toute façon. Bien sûr Mélina y avait sa part, dans la bagarre qui les avait conduites jusqu'ici, mais elle semblait incapable de songer, ne serait-ce qu'un seul instant, qu'elle pouvait être aussi coupable que la serdaigle. Oui, elle était fautive, mais a un degré moindre que sa camarade. Narcissisme oblige, elle ne pouvait clairement s'accuser quand elle se savait bien meilleure que cette rousse sans une once de jugeote. Certes elle n'avait jamais vraiment vu Astrid ainsi, mais depuis peu elle se permettait de remettre tout le monde en question, du moins plus que d'ordinaire, et a rabaisser ceux qu'elle considérait désormais comme inférieur ou inutile à sa vie. Une technique qui lui permettait tranquillement de s'enfoncer dans la solitude, pour éviter d'avoir à se montrer sous un visage qu'elle cachait au fond d'elle, un visage aux traits bien trop douloureux pour qu'elle put le supporter.
    C'était donc par souci de faire le tri dans ses relations que Mélina, d'après les dires des témoins, avait interpellé Astrid d'une manière dont elle avait le secret et qui avait, bien évidemment, conduit à l'usage des baguettes puis à leur condition de prisonnières dans ce bureau. Mais ce n'était pas de sa faute.

    De nouveau, le grincement de la chaise de sa voisine attira le regard de la brunette qui serra les dents, bien que la moue réprobatrice pointait sur ses traits. Elle allait se calmer celle-la ?! Ou fallait-il qu'elle la calme à sa façon ? Et déjà, Mélina esquissa un mouvement vers sa poche, avant de se souvenir que Junko leur avait pris leur baguette en les emmenant dans son antre.

    Enfin, la voix d'Astrid parvint aux oreilles de la serpentard qui tourna la tête vers elle, agacée par ses hésitations. « … c’était ridicule, nous aurions pu blesser quelqu’un et …  » Cette fois, les yeux de Mélina s'ancrèrent sur la chair de la jolie rousse, et elle articula du mieux qu'elle put un semblant de « parle pour toi, tu ne sais pas viser. » siffla-t-elle, la colère repointant le bout de son nez, qu'elle drapa d'un voile de bouderie. « Pardonnez ma question mais, pourquoi les quelques élèves qui encourageaient notre divergence d'opinion ne sont-ils pas là ? Ils sont aussi fautifs que nous, il me semble. Après tout, hurlez sur deux chiens qui se battent, cela ne les aidera pas à se calmer, bien au contraire..» ou comment ne pas admettre sa part d'erreur, cherchant d'autres coupables qu'elle, ou elles même si cela signifiait aussi sauver les fesses d'Astrid. Le déni, étape une. Et déjà, Mélina concentrait son attention sur le mur derrière Junko, incapable de rester concentré sur la même chose plus longtemps, lasse déjà de cette cours de justice.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: The sad story of two stupid girls | Junko & Melina Ven 28 Oct - 9:28

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Junko n'aimait pas particulièrement faire régner l'ordre au sein de son école. Non, en réalité, énoncé comme cela, ceci était incorrect. Elle n'aimait pas à faire un travail d'Auror de bas étage que l'on aurait affecté à un quartier qui « craignait », comme disaient les jeunes. Faire la police, régler des bagarres, comme cela vous conviendrait. Ce n'était pas appréciable, ce n'était pas agréable, et cela n'entrait en plus, à la base, absolument pas dans sa manière de penser. Si les circonstances avaient été différentes, elle aurait simplement sorti son carnet, se serait appuyée un peu plus loin contre un mur et se serait contentée de regarder ce qui se produisait, prenant des notes sur l'origine du conflit, son déroulement, et autres menus détails qui pourraient expliquer ce comportement bestial de la part de deux jeunes filles qui semblaient, semblaient tout du moins, tout à fait raisonnables et civilisées. Oui mais voilà, par la volonté d'un homme qu'elle respectait trop pour critiquer, elle était devenue co-directrice de cet établissement, et se devait donc d'y faire régner un ordre impeccable. Il était intolérable que des étudiants en viennent à des fins pareilles pour régler leurs conflits. Elle n'avait jamais été une adepte du duel, en avait mené quelques uns dans sa jeunesse à Salem, qui avaient fait mal, à ses adversaires, mais n'avait jamais vu ceci comme un moyen de régler un conflit. Quand elle avait décidé de défier quelqu'un ou de relever un défi, c'était simplement pour montrer de quoi elle était capable et faire taire critiques, rumeurs ou égos. Elle n'allait donc certainement pas tolérer que l'ordre établi à Poudlard, déjà fragile selon certaines mauvaises langues soit mis à mal par des querelles estudiantines. Elle était donc intervenue, de façon brève, précise et concise. Un moulinet de sa baguette, et celles des deux belligérantes rejoignaient sa main, tandis que sa voix, dénuée de tout sentiment, claquait dans le couloir maintenant étrangement silencieux où s'était déroulée la rixe :

Miss Ludwill, miss Ashton. Suivez-moi dans mon bureau je vous prie.

Et, sans un regard de plus, elle avait tourné les talons, les quelques élèves s'étant amassés pour profiter du spectacle s'écartant et retournant à leurs activités normales sans demander leur reste. Elle n'avait pas précisé qu'ils devaient s'en aller, tout le monde avait compris que cela tombait sous le sens, et que quiconque s'attarderait ou tenterait quoi que ce soit se verrait accompagner les deux demoiselles. Qui la suivaient, elle n'avait pas besoin de se retourner pour s'en assurer. Elle les avait fait entrer dans son bureau, refermant la porte non sans voir deux élèves qui, observant la scène, s'étaient arrêtés. Il lui avait semblé entendre un :Si tu veux mon avis, elles vont déguster. avant que le battant ne se referme. Junko ne comprenait toujours pas d'où pouvait lui venir cette réputation de sadique et de tortionnaire. Mais elle n'avait qu'à demander aux jeunes filles qu'elle tenait sous son regard depuis dix minutes déjà sans parler, après les avoir priées de s'asseoir pour qu'elles lui expliquent. Elle attendait, simplement. Que l'une d'entre elles se décident à desserrer les lèvres, et entame la discussion. Elle les fixait tour à tour, sans broncher. Son carnet était ouvert, sa plume à côté prête à être utilisée. Tout ce qui pourrait lui être utile pour tuer ce conflit dans l'oeuf (encore qu'il fut sans doute trop tard pour cela) était le bienvenu. Elle connaissait les deux belligérantes, de vue, certes, mais plus précisément également. Surtout la première qui prit la parole, ce qui ne l'étonna pas outre mesure. Ce qui le fit, en revanche, c'était qu'elle avait attendu quelques dix minutes avant de craquer, malgré sa visible envie de prendre la parole plus tôt.

« Je suis vraiment désolée. Je sais que je n’aurais pas du faire ça, je suis vraiment, vraiment désolée, madame, je vous promets que ça n’arrivera plus, c’était ridicule, nous aurions pu blesser quelqu’un et … » parle pour toi, tu ne sais pas viser. Et la deuxième demoiselle venait de décrisper ses lèvres pour participer. De façon plutôt révélatrice, cela allait sans dire, mais elle ne s'attendait guère à autre chose de sa part. Sa plume trouva le chemin de sa main et elle prit quelques notes alors que miss Ashton continuait : Pardonnez ma question mais, pourquoi les quelques élèves qui encourageaient notre divergence d'opinion ne sont-ils pas là ? Ils sont aussi fautifs que nous, il me semble. Après tout, hurlez sur deux chiens qui se battent, cela ne les aidera pas à se calmer, bien au contraire.. Le sourcil gauche de Junko partit à l'assaut de son front, et elle posa délicatement sa plume sur le côté, tournant son regard gris, semblant présenter une lueur d'étonnement vers Mélina: Ai-je hurlé, miss Ashton ?

Le regard de la demoiselle n'était déjà plus sur elle, et le contraste entre Astrid, cherchant visiblement de façon désespérée son approbation, ou en tous cas un signe qui montrerait qu'elle n'allait pas avoir d'ennuis trop sérieux et la détermination de Mélina, qui semblait déterminée à tout nier en bloc et à ne surtout pas coopérer, pour ne pas avoir à reconnaître ses torts était assez impressionnant et ne signifiait qu'une seule chose pour la co-directrice : cela allait être long, pénible, il y aurait sans doute des cris, des piques, peut-être même des larmes (pas de miss Ashton, cela allait sans dire), mais elles allaient toutes trois consacrer un temps très important à régler ce conflit. Qu'importait, il serait pris, mais cela étant, elle ne pouvait guère se permettre d'en accorder trop à deux étudiantes. Il y en avait des centaines d'autres dans les couloirs, et son emploi du temps était des plus chargés. Elle retint un soupir, puis joignit ses mains sur son bureau, entrecroisant ses doigts.

Miss Ashton, miss Ludwill, il ne s'agit ici ni de ce que vous n'auriez pas du faire, car ceci est formellement interdit par le règlement pour commencer, avant toute autre implication, vous êtes bien placée pour le savoir, miss Ludwill, dit-elle en la tenant sous son regard quelques secondes, avant de se tourner vers sa camarade, ni des personnes ayant été assez idiotes pour s'intéresser à votre conflit, dans le pur et simple espoir d'assister à un tournoi digne de ce nom, ce qui, d'après ce que j'ai pu voir, était en pure perte, tant pour l'une que pour l'autre, finit-elle, la référence à la pique qu'elle n'avait jusqu'alors pas relevée devenant évidente. Elle put s'adresser aux deux de concert de nouveau, exposant ce qui allait se passer: Nous sommes ici à cause de ce conflit, et pour être sûres que ce genre de scènes, ou d'autres, je fais confiance à votre imagination pour vous confronter autrement, ne se reproduise pas. Paisiblement, mais fermement, elle continua: Voilà comment je vois les choses: vous allez, ici et maintenant, exposer vos griefs, l'une à l'autre, ou à moi, si vous êtes incapables de communiquer sans en venir aux mains, et vous ne sortirez de cette salle que lorsque je jugerai que je peux le faire sans risquer un nouvel esclandre. Étant entendu qu'évidemment je ne peux vous garder ici indéfiniment, nous resterons ici une heure, et je vous verrai chaque semaine au même endroit, à la même heure, jusqu'à ce que ce conflit soit définitivement réglé.

La sentence était tombée, et les deux demoiselles n'avaient plus le choix, comme le fit comprendre Junko en les regardant de nouveau tour à tour. La suite était entre leurs mains: cela pouvait bien se passer, ou être un désastre. Mais ce n'était plus de son ressort.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: The sad story of two stupid girls | Junko & Melina Sam 5 Nov - 13:54

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Évidemment, tout ça était typique de Mélina. Mélina nouvelle version, la 2.0, celle qui était méchante et agressive et qui se jetait sur les pauvres innocentes Serdaigles alors qu’elles n’avaient rien fait. Et encore maintenant, alors que le bon sens et la raison semblaient imposer de fermer son clapet, faire profil bas et s’excuser platement pour se tirer d’embarras et aller gambader joyeusement dans des prairies plus vertes. Moins vertes, en l’occurrence, puisqu’elles seraient vierges de tout vilain Serpentard du genre de Miss Ashton. La colère d’Astrid était passée, remplacée par un soupçon d’inquiétude, mais elle ne tenait tout de même pas à s’éterniser dans les parages de la harpie en furie. Ceci dit, Mélina s’excuserait, elles discuteraient comme avant et tout rentrerait dans l’ordre, comme d’habitude. Elle était presque sûre qu’il s’agirait du bon déroulement des évènements. Ou pas.

« Parle pour toi, tu ne sais pas viser. » grinça une Mélina visiblement encore de mauvaise humeur. Ignorant le regard proprement assassin que sa comparse dardait sur elle, Astrid tenta de garder son calme ; elle ne tenait pas plus que ça à s’énerver à nouveau. A vrai dire, une colère par jour, semaine, mois, an, vie (rayez la mention inutile) lui semblait hautement suffisante. En outre, ignorer l’autre en y ajoutant un soupçon de fausse maturité se révéla pendant quelques courtes secondes particulièrement jouissif.
L’autre renfrognée reprit la parole. « Pardonnez ma question mais, pourquoi les quelques élèves qui encourageaient notre divergence d'opinion ne sont-ils pas là ? » Astrid, surprise, tourna la tête vers elle. Elle était idiote, ou quoi ? Les autres étaient bêtes de les avoir encouragées, d’accord, mais être bête n’avait jamais été contre le règlement, n’en déplaise à Mélina, et elles étaient les deux seules vraies fautives de l’histoire. Une opinion qu’elle semblait être la seule à partager. « Ils sont aussi fautifs que nous, il me semble. Après tout, hurler sur deux chiens qui se battent, cela ne les aidera pas à se calmer, bien au contraire ... »
La rouquine grimaça. Qui traitait-elle de chien au juste ? Ca n’était pas malin, de sortir sa baguette pour régler ses comptes, certes, mais ça ne faisait pas non plus d’elles des délinquantes revenues à l’âge de pierre ne valant guère mieux que des chiens, si ? A moins que ce ne soit une façon détournée d’annoncer la punition qui ne manquerait pas de tomber, le grand manitou semblant être sur le point de régler leur sort une bonne fois pour toutes. Et zut, songea Astrid, il aura fallu que je meure à cause de cette débile. Maman va m’étrangler.

« Miss Ashton, miss Ludwill, il ne s'agit ici ni de ce que vous n'auriez pas du faire, car ceci est formellement interdit par le règlement pour commencer, avant toute autre implication, vous êtes bien placée pour le savoir, miss Ludwill … » Ah bon ? Astrid hocha vigoureusement la tête, tentant de désespérément de comprendre ce que la directrice pouvait bien leur raconter. Il ne s’agissait pas de les punir parce qu’elles s’étaient battues ? C’était quoi, alors, le souci ? Le refus total de l’autorité ? On allait les envoyer en prison pour délinquantes afin qu’elles purgent une peine de rébellion contre la société ? Mrs Thomas allait les fouetter jusqu’à la mort parce qu’elles avaient défié son règlement établi ? Elle faillit se retourner vers Mélina pour lui dire tout le bien qu’elle pensait de son mauvais caractère, mais en fut empêchée par la suite de la discussion.
« … Ni des personnes ayant été assez idiotes pour s'intéresser à votre conflit, dans le pur et simple espoir d'assister à un tournoi digne de ce nom, ce qui, d'après ce que j'ai pu voir, était en pure perte, tant pour l'une que pour l'autre, » termina la directrice. Aouch. La rouquine grimaça sous la pique. Non, mais elle n’était pas si nulle que ça en magie, quand même. D’accord, sa spécialité c’était plutôt le sort de soin, mais elle était capable de défendre sa peau … Non ? En tout cas, savoir que Mélina était également placée dans la catégorie des ignares irresponsables à baguette lui fit plaisir. Au moins, si elle était humiliée, ne l’était-elle pas seule.

« Nous sommes ici à cause de ce conflit, et pour être sûres que ce genre de scènes, ou d'autres, je fais confiance à votre imagination pour vous confronter autrement, ne se reproduise pas. » « Aucun risque … en ce qui me concerne, » laissa échapper la Serdaigle, lançant à son tour un regard noir à l’idiote à côté. Aucun risque, parce qu’en attendant que Mélina ne se calme et ne redevienne la personne agréable qu’elle était habituellement, Astrid allait se passer de sa compagnie. Tactique de base, tactique efficace. Fuir les conflits jusqu’à ce qu’ils se résolvent d’eux-mêmes. Au cas où vous vous poseriez la question, elle était une excellente autruche. « Voilà comment je vois les choses, » continuait la directrice, « vous allez, ici et maintenant, exposer vos griefs, l'une à l'autre, ou à moi, si vous êtes incapables de communiquer sans en venir aux mains, et vous ne sortirez de cette salle que lorsque je jugerai que je peux le faire sans risquer un nouvel esclandre. » Jusqu’ici, ça se tenait. Elles allaient enfin avoir une discussion franche et honnête, règleraient les choses et iraient manger tranquillement, héroïnes d’un jour renvoyées sèchement à leurs activités habituelles.
« Étant entendu qu'évidemment je ne peux vous garder ici indéfiniment, nous resterons ici une heure, et je vous verrai chaque semaine au même endroit, à la même heure, jusqu'à ce que ce conflit soit définitivement réglé. » QUOIII ? Astrid hoqueta, ouvrant de grands yeux. Ca … ça, c’était de la torture. Un harcèlement physique et mental. Déjà que rester une heure en place lui demandait des efforts plus que constants, alors rester une heure en place une fois par semaine, rien que pour affronter le silence buté d’une grognasse en mal de disputes, non, c’était hors de question. Et ce fut songeant aux multiples clubs, actions, soirées qu’elle allait louper qu’Astrid ouvrit précipitamment la bouche, se tournant vers Mélina.

« Je suis désolée de m’être énervée, » grinça-t-elle. Beurk. « J’avoue que j’aurais dû rester stoïque quand tu m’as traitée de tous les noms et agressée, mais j’ai eu un peu de mal à comprendre quel était ton problème. » Mais, Astrid, cela ne ressemble guère à des excuses civilisées, on dirait une gamine de six ans, protesta la conscience de la jeune fille avant de se prendre une tarte et de se la fermer une bonne fois pour toutes. « Si ça peut éviter d’autres … esclandres … je promets de ne plus jamais t’adresser la parole. »

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Message(ϟϟ) Sujet: Re: The sad story of two stupid girls | Junko & Melina


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