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 abyssus abyssum invocat.

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Message(ϟϟ) Sujet: abyssus abyssum invocat. Mer 22 Déc - 21:14

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abyssus abyssum invocat
OPIUM CALAGHAN & RAFAEL LEVY

Allongé sur un des bancs de bois jonchant ici et là le parc de Poudlard, je prenais mes aises en cette froide matinée d'hiver qui avait balayé les environs d'une neige poudreuse. La fraîcheur d'une brise humide venait taquiner ma peau blême et j'en vins retirer une agréable satisfaction : j'avais toujours préféré le froid à la chaleur. Fort heureusement pour moi, sans quoi j'aurais été malheureux d'avoir vécu si longtemps dans notre belle et pluvieuse capitale anglaise. Appréciant mon moment de solitude, je levais doucement ma main à hauteur de mes yeux fauves qui toisèrent la fiole tenue entre mes doigts de pianiste : un sourire jouissif se dessina sur mes lèvres vermeilles à la vue de ce petit joyau. L'amortentia emplissait ma fiole d'une couleur vive et nacrée ; fruit de ma réussite quant au vol subtil des fonds de placards du professeur de potions, je l'examinais sous tous les angles. Quelle étrange substance que ce breuvage si souvent quémandé par les demoiselles désespérées, et les jeunes hommes amourachés... Si j'avais été vénal, sans doute aurais-je revendu ce puissant filtre d'amour à la première mocheté au physique ingrat passant par là. Quoique, l'idée ne me paraissait pas mauvaise, mais la crainte d'être éventuellement la victime du propre breuvage que j'aurais alors vendu, m'avait traversé l'esprit. J'avais donc décidé de faire don de ce vol à l'avancée de la connerie estudiantine : peut-être la glisserais-je dans le verre de deux ennemis se crachant à la figure, voire même, comble de la jouissance, dans la coupe d'un professeur que je ne pouvais pas supporter. Quel délice serait-ce alors de voir un de ses enseignants complètement transi d'un gnome, d'un nain, d'un troll, ou tout simplement d'un macho stupide de base le repoussant à longueur de journée... Puéril dites-vous ? Bien sûr. Mais lorsqu'on a l'éternité devant soit, on comble l'ennui comme on peut, en évitant de s'adonner à des jeux déjà faits. Tournant et retournant la fiole entre mes doigts fins, je plissais soudain les yeux sous les reflets étincelants qu'elle me renvoya sans préavis : comprenant que le soleil venait de refaire son apparition derrière d'épais nuages, je fronçais le nez avec mécontentement avant de me relever avec brusquerie. Je ne craignais pas le soleil dans l'immédiat, j'anticipais juste un bronzage prolongé qu'il valait mieux éviter si je ne voulais pas véritablement finir dans un cercueil. M'éloignant ainsi du banc, j'eus un bref regard méprisant vers l'astre de jour venu me narguer, marchant d'un pas vif et assuré avant de percuter quelqu'un. D'un réflexe vif, je rattrapai la fiole manquant de s'échapper de mes doigts, et reportai un regard agacé vers... Opium.

Ah cette Serpentarde, s'il me fallait la décrire, elle et notre étrange relation, il me faudrait bien des lignes, et certainement pas des plus romanesques. Entre nous, ce n'était pas vraiment quelque chose à la Montaigne : parce que c'était elle, parce que c'était moi. D'un point de vue objectif, notre rengaine paraîtrait plus être un : parce qu'elle avait un tempérament de feu, parce que j'avais un sale caractère. Pourtant, cette demoiselle m'attirait d'une étrange manière : magnétique et charmante, je trouvais en Opium l'écho d'une aura qui m'envoutait. Malheureusement pour moi, la jeune fille en question ne semblait guère s'intéresser à ma personne en dehors des heures de retenue. Retenant la leçon de ma dernière bévue où, audacieux et l'attrapant par le bras au détour d'un couloir, je lui avais murmuré l'envie d'aller plus loin avec elle, la jolie brunette m'avait simplement rétorqué que là n'étaient pas les règles du jeu. Vexé, j'avais conclu rapidement que ce n'était qu'un message poli pour m'envoyer paître, et pourtant je passais mes journées à tenter de la rendre jalouse par des conquêtes de passage. Je redressais la tête, soufflais un soupir glaçant et las, avant de détourner mon regard dans un faux mépris : ou l'art de faire des salutations polies. Esquissant une moue appelant au défi, je finis par lui offrir un sourire narquois mais charmeur, avant de lever lentement l'amortentia à la hauteur de ses beaux yeux. « Ma prochaine retenue. » fis-je alors non sans reprendre constance, perdant de mon venin lorsqu'il s'agissait de parler entre nous de notre prochain 'rendez-vous'. Car il était évident qu'ils retrouveraient bientôt le voleur ayant eu l'audace de s'emparer du plus puissant filtre d'amour qualifié d'une dangerosité extrême ; je m'étais fait la promesse que cela n'arriverait pas tant que je ne l'aurais pas expérimenté sur quelques cobayes. « Donne moi un nom, au hasard. » soufflais-je d'une voix suave et charmeuse, mon regard de braise s'illuminant alors d'une lueur mutine. Ce prénom serait ma victime, si toutefois Opium rentrerait dans mon jeu.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: abyssus abyssum invocat. Jeu 23 Déc - 13:47

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&

Rafael & Opium
But it should have been right,
It could be wrong, could be wrong,
To let our hearts ignite.
But it should have been right,
It could be wrong, could be wrong,
This is out of control

MUSE –Resistance.

    Alors qu’elle poussait la grande porte en chêne qui permettait d’accéder dehors, l’irlandaise ne put s’empêcher durant une seconde de rester silencieuse et presque émerveillé devant un tel spectacle. Le parc recouvert d’une fine couche de neige semblait être un paradis blanc aux yeux d’Opium qui appréciait plus que quiconque ces changements de temps. A cet instant tout semblait si … calme et paisible que la jeune femme n’arrivait pas à se rendre compte que cet état éphémère partirait en fumée sous les pas des étudiants pressés de rentrer au chaud dans le château, laissant cette beauté sans admirateur si ce n’est les quelques courageux qui osaient braver le froid pour diverses raisons. La jeune femme inspira, laissant le froid entrer dans ses poumons et profita durant quelques instants de la fraicheur matinale. Si la plupart de ses camarades craignaient le froid, ce n’était pas son cas. Elle fut trop habituée à sortir par tous les temps, à trouver lorsque la nature se m’était en colère une sorte d’apaisement, aussi étrange que cela puisse paraître Opium réagissait toujours de cette façon, préférant la solitude aux quolibets de ses camarades qui paillaient tels des pies sans jamais pouvoir s’arrêter. Cette distance qu’elle entretenait tant, lui donnait une réputation de jeune femme froide et obstinée, pour certain complexe et pour d’autres, folle. Elle ne reniait pas cette réputation mêler de vérité et de mensonge, cela lui permettait d’être tranquille la plupart du temps et limitaient les contacts avec la plupart des imbéciles du château, bien que son meilleur ami en soit un parfait exemple, il faut toujours exception qui confirme la règle et l’exception était London. Rares étaient les personnes qu’elle trouvait digne de confiance, qu’elle acceptait de faire rentrer dans son monde, toujours sur la défensive Opium était le genre de personne qui détestait être faible, qui détestait être humaine.

    Continuant de marcher en regardant le sol, elle ne savait pas vers quelle direction elle continuait sa route essayant de savoir où elle se trouvait mais refusant de lever les yeux, comme hypnotisé par le tapis blanc qui s’étendait sous ses pieds. Pourtant Opium fut bien obligé de regarder devant alors qu’elle bouscula quelqu’un. Si au début ses prunelles vertes semblaient vouloir assassiner la personne qu’elle venait de percuter, son regard changea bien vite. En parlant de faiblesse, en voici une qui se tenait juste devant elle une fiole à la main. Rafael. L’irlandaise n’était sûre que d’une chose en ce qui les concernait : elle se détestait lorsqu’elle était avec lui, lorsqu’il était dans les parages. Pourtant tout avait bien commencé, un jeu qu’elle appréciait plus qu’elle ne voulait l’admettre, un partenaire qui lui ressemblait et qu’elle appréciait plus qu’elle ne le voudrait. Mais il avait voulu changer les règles et il avait tout chamboulé. Et bien entendu, comme Opium ne réagissait jamais comme il fallait, au lieu de paraître faible la Calaghan avait préféré se montrer froide et encore plus incompréhensible à la personne qui semblait être l’un des seuls à pouvoir affronter son cœur de pierre sans broncher, puisque lui aussi en était pourvu. Alors elle se détestait de lui faire croire des choses fausses, juste pour prouver qu’elle n’avait que faire de lui, qu’il était qu’une chose insignifiante à ses yeux. Juste pour lui prouver tout le contraire de ce qu’elle ressentait. Shit.

    Son regard détourné laissa sur les lèvres de la demoiselle s’immiscer un sourire légèrement malsain, si tous les deux savaient bien jouer la comédie, ils savaient parfaitement voir ce que cachait l’autre, bien qu’Opium semble beaucoup plus experte sur ce terrain que lui, l’habitude peut-être. Regardant la fiole que Rafael avait entre ses mains, l’irlandaise ne put se maudire de ne pas suivre les cours avec attention comme la plupart. Impassible, elle examina sa couleur et il n’y eu que la potion d’amour qui lui vint à l’esprit et bien que le doute persistait en son esprit, elle ne laissa rien paraître.

    « Ma prochaine retenue. »

    Opium ne put s’empêcher de pencher la tête sur le côté à moitié conquise, à moitié suspicieuse. Lui, les retenues, le jeu … Si auparavant elle défiait l’autorité par pur plaisir, il semblait que dorénavant l’idée de le retrouver dans cette pièce était l’un des facteurs qui faisait qu’elle prenait toujours plus de risque, qu’elle trouvait toujours des idées les unes plus ingénieuses que les autres afin de pouvoir défier continuellement le Serdaigle. La Calaghan n’abandonnait jamais, c’était bien connu et c’était encore plus vrai lorsqu’il s’agissait d’un jeu aussi dangereux soit-il.

    « Donne moi un nom, au hasard. »

    Il ne fallait pas être idiot pour savoir ce que manigançait Rafael, après tout si ce qu’elle pensait était la vérité alors autant donné le nom d’une personne qu’elle détestait ou du moins de quelqu’un qu’elle ne pouvait pas voir en peinture. The game is the game

    « Huum … je dirais la blonde de Poufsouffle … Humm Alice, Alicia je sais plus. Enfin tu vois bien qui c’est, tu as fait connaissance avec elle à la bibliothèque la semaine dernière. »
    Jalouse ? Pas du tout. En fait si, profondément jalouse et si en apparence Opium semblait ignorer les attaques que lui lançaient Levy, l’irlandaise ne pouvait pas s’empêcher de bouillonner lorsqu’elle le voyait avec une autre qu’il draguait ostensiblement. D’un côté elle s’en voulait car si la verte et argent n’avait pas réagit de la sorte cela ne se serait pas passé de cette façon mais d’un autre côté elle lui rendait la monnaie de sa pièce en ayant le même comportement. Des gamineries mais ces gamineries faisaient parties du jeu et en aucun cas elle ne voulait perdre, question de fierté. Regardant à nouveau Rafael, elle redressa la tête et lui dit aussi sérieuse qu’elle pouvait l’être bien que le sourire ne pouvait pas s’empêcher de rester inscrit sur ses lèvres.

    « Dois-je donc aussi trouver un autre stratagème ? Certes je ne suis pas habile en ce qui concerne les potions mais je suis sûre qu’il y a moyen de faire quelque chose aussi dangereux que le tien. »
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: abyssus abyssum invocat. Jeu 23 Déc - 17:04

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Ce n'était pas un simple jeu, c'était bien plus encore qu'une simple partie de lancés de dés : entre défis et provocations, j'appréciais la spontanéité de notre relation, mais ne savais pas où la classer vis à vis de cette ambigüité qui la distinguait. Il y avait longtemps que je n'avais pas été soumis aux règles strictes d'un flirt en règle : envoûtant mes proies, il me suffisait de passer le seuil d'un pub bondé et de jeter mon dévolu sur un joli minois : la demoiselle ainsi dans ma ligne de mire, avait plus ou moins de chance de survivre jusqu'au petit matin. J'exécrais les filles faciles, et paradoxalement ne passais mes nuits qu'avec ces dernières ; elles étaient le fast food prêt à emporter des vampires, idéal lors des petits creux. Aujourd'hui il me fallait tout réapprendre : la vie en communauté, le respect des mortels, mais plus encore, il me fallait supporter le caractère imprévisible et lassant de la gente féminine. J'avais oublié combien elles ne savaient jamais ce qu'elles désiraient, combien elles étaient changeantes, combien elles étaient insupportables... combien elles étaient fascinantes. J'en avais oublié cette excitation de se trouver dans le doute, de laisser fleurir les racines d'un flirt et d'en cultiver les roses parfois flétries. J'avais oublié, après tout ce temps, que l'être humain n'était pas foncièrement mauvais, mais qu'il avait aussi ses parts de mystère délicieuses et étonnantes. J'avais oublié aussi, que j'avais un coeur. Un palpitant qui s'était éveillé pour cette jolie brunette, sous un coup inattendu du destin, avant de s'empourprer de déception, d'amertume puis de colère : certes j'avais été vexé, mais le jeu ne s'arrêterait pas ici. Si elle ne désirait pas de moi, alors je m'étais fait la promesse de lui faire longuement regretter ses paroles sèches, simplement en lui faisant miroiter ce qu'elle avait perdu. N'appelons pas cela du narcissisme : il s'agissait surtout d'ego et de fierté. Ainsi je m'amusais à flirter avec d'autres donzelles sous son nez, tentant de la rendre jalouse ou d'effriter son orgueil. Ce que je refusais de lui avouer cependant, c'était que je jalousais en retour les jeunes hommes qu'elle approchait de trop prêt.... Réaction stupide puisque la jeune Opium semblait plus dans l'optique de jouer à notre jeu fait de retenues et de défis, plus que de flirt et d'attirance inavouée. Néanmoins s'il me fallait tourner la page, autant le faire avec provocation. « Pas seulement à la bibliothèque. » fis-je dans un sourire troublant, tentant puérilement d'attiser d'avantage sa jalousie lorsqu'elle répliqua le prénom de ma dernière conquête de passage. Si toutefois on pouvait qualifier de conquête une demoiselle timide, frigide, et inintéressante au possible... Bien sûr, je m'abstenais bien de lui en faire part, préférant lui faire croire autre chose. Tous deux étions de véritables gamins : pour attiser la jalousie de l'autre, il fallait se montrer vicieux et provocateur, ce qui bien entendu n'arrangeait en rien l'ambigüité de notre relation. A vrai dire, il m'arrivait bien souvent de vouloir m'immiscer dans sa tête afin de savoir ce qu'elle pensait véritablement de moi : un simple partenaire de jeu, ou quelqu'un dont elle se fichait royalement tout en lui donnant l'illusion de s'intéresser à lui ? Ah, j'avais oublié aussi que les demoiselles étaient cruelles. Surtout les plus jolies. Peu m'importait, si on continuait sur cette étrange relation, je finirais bien par l'oublier, elle aussi. L'éternité est une formidable alliée contre le temps, étrangement.

« Dois-je donc aussi trouver un autre stratagème ? Certes je ne suis pas habile en ce qui concerne les potions mais je suis sûre qu’il y a moyen de faire quelque chose aussi dangereux que le tien. » Je fronçais alors les sourcils avec méfiance, plantant mon regard de braise dans ses prunelles satinées et mutines. Encore un jeu, sans doute : lequel, je l'ignorais encore. Peut-être la volonté d'attiser en moi un certain espoir, de me faire croire à un flirt pour mieux me faire languir, ou tout simplement une manigance quelconque dont je connaîtrais bientôt les retombées. Ma voix suave se fit alors tranchante, quand le timbre épicé de ma voix trahissait ma méfiance totale, autant que ma frustration et l'acidité plombant mes propos : « Fais ce que tu veux, tant que tu respectes tes règles du jeu. » Paroles virulentes venant reprocher la façon dont elle m'avait jeté : je lui prouvais alors que je n'avais toujours pas digéré, et que je la voyais autant comme une partenaire de jeu, que comme une personne dont je devais me méfier. La frustration me rendait insaisissable. « C'est pas mon problème. » Susceptible, je contournais alors Opium dans un dernier regard las et glaçant, avant de m'avancer vers la silhouette massive du château, floutée par les flocons de neige commençant doucement à tomber. Dans ma marche assurée, je me retournais néanmoins vers la Serpentarde tout en continuant d'avancer, l'invitant par une simple oeillade à me suivre, et lui prouvant inconsciemment que je ne la fuyais pas, malgré ma réponse sèche et furtive. « Je pensais plutôt à cette Ana-Lena. Une partisane des sangs-pur amourachée d'un sang de bourbe, comme ils le disent... Ca peut être vraiment intéressant d'un point de vue des conséquences. » Tournant enfin mon regard fauve vers l'horizon, je renchéris alors, plus pour moi-même que la charmante Opium : « Tous des nazis... Complètement stupides et bornés. Un peu d'amour forcené leur ferait du bien. » soufflais-je dans une moue sombre voire sadique. La comparaison n'était pas extrême à mes yeux, elle était juste. Bien qu'elle avait toujours le don d'étonner mes petits camarades.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: abyssus abyssum invocat. Jeu 23 Déc - 20:50

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    Elle ne faisait plus confiance aux hommes et encore moins à Rafael. La gente masculine l’ayant fait souffrir par le passé, Opium ne voulait pas retomber amoureuse, pour ne pas être faible, pour ne pas être une de ces filles qui s’étaient amourachés et qui après pleuraient à chaudes larmes parce qu’elles s’étaient faites jetés par leur soi-disant prince charmant, le salaud sous l’habit de prince charmant. Mais cela ne voulait pas dire pour autant qu’elle reniait les hommes de sa vie et qu’elle avait pour projet de devenir nonne, loin de là. Elle savait parfaitement qu’elle plaisait aux hommes, par son caractère mais aussi par son physique et l’irlandaise en jouait lorsque l’ennui semblait la narguer, car les hommes comme les femmes étaient manipulables, si l’on avait les bonnes attitudes et les douces paroles qu’ils voulaient entendre. Cela en devenait exaspérant que la race humaine soit crée avec tant de faiblesse. Mais ces faiblesses, Opium les utilisait pour son pur plaisir aussi malsain soit-il, bien que la manipulation ne soit pas dans ces cordes, le charme était quelque chose qu’elle maitrisait plutôt bien et même si sa réputation la suivait, certains croyaient en quelque chose de possible avec elle. Mais la brune refusait, tout le temps, après tout pourquoi s’attacher ? Ainsi elle ne brisa pas des cœurs mais ruinait des espoirs, réduisait en poussière par sa volonté tout ce qui semblait être de l’attachement amoureux. Mais malgré toute sa volonté, il a fallu que Rafael débarque et détruise tout sur son passage, toutes ses résolutions inutiles à cause de lui et à cause de ce jeu qui semblait être plus une guerre qu’autre chose. Parce qu’ils étaient tous les deux fiers et parce qu’elle refusait de perdre, bien qu’elle ait déjà gouté à ce sentiment. Elle avait perdu le jour où elle l’avait renvoyé sèchement dans ce couloir, le jour où il à proposé de changer les règles et que bien sûr qu’elle avait refusé. Et ce fut lorsqu’Opium vit son regard qu’elle comprit l’erreur qu’elle venait de faire, oui elle aurait put s’excuser et accepter, mais elle sentit instinctivement que cela n’aurait guère d’importance. Même si maintenant l’irlandaise regrettait cette décision, elle regrettait ses paroles si assassines, elle regrettait tout, mais c’était trop tard et maintenant il lui faisait bien comprendre. Opium devait bien avouer que c’était une vengeance méritée, cependant elle n’acceptait pas que cette relation se finisse ainsi, c’était trop tôt, ce fut trop rapide, elle n’était pas prête à lâcher prise. Et peut importe ce qu’il fallait faire jamais elle ne laisserait pas Rafael s’en sortir de la sorte, même s’il fallait qu’un jour elle accepte la défaite. La jeune femme n’acceptait pas qu’il passe à autre chose, parce qu’elle sentait que sa jalousie envers les femmes qu’ils fréquentaient qu’éphémèrement n’était pas crée qu’à cause du jeu, mais à cause de lui, d’eux. De toute façon l’obstination naturelle et compulsive d’Opium ne faisait qu’accroitre le fait qu’elle s’en voulait mais aussi son souhait que ce jeu prenne une autre tournure, aussi dangereuse qu’elle pouvait l’être.

    Alors que Rafael lançait dans l’air l’allusion à la relation qu’il eut avec la blonde de la Poufsouffle, la verte et argent ne put s’empêcher de lui lancer un regard froid et de dédain comme si ce qu’il disait, ce qu’il avait fait ne l’intéressait pas. Mais bien entendu il en était tout autre, bien qu’elle n’accordait pas au Serdaigle le plaisir de voir que cela l’atteignait. La prochaine que je vois cette pouf, elle ne sera pas déçue, Opium réagissait toujours à l’extrême, fidèle jusqu’au bout, colérique et rancunière comme personne et il était évident que la jalousie faisait parti des pêchés dont elle était empreinte. La cruauté dont ils faisaient preuve, l’un comme l’autre pimentait le jeu qu’ils avaient instauré mais les consumait comme jamais, pourtant cela ne les empêchait pas de continuer à vouloir tourmenter l’autre.

    « Fais ce que tu veux, tant que tu respectes tes règles du jeu. C'est pas mon problème. »

    Elle sentait qu’il lui en voulait encore, à sa voix, à son regard. Pourtant à chaque phrase, leur ton respectif changeait, leurs regards, tout. C’en était grisant. Opium sentait qu’il n’était pas prêt à avaler l’affront qu’elle lui avait fait, remarque si les rôles s’étaient inversés elle aurait réagit de la même manière si ce n’est plus. C’était peut-être pour cela qu’elle savait que les excuses ne servaient à rien, que des paroles en l’air ne changerait pas cette situation, mais cela ne voulait pas dire pour autant qu’elle abandonnait. Plutôt crever que de le laisser penser qu’il n’est qu’un pion sur un échiquier, je lui ferais comprendre d’une manière ou d’une autre mais il comprendra. Le regardant s’éloigner, Opium le rejoignit alors qu’il la conviait, après tout elle ne l’aurait jamais laissé s’éloigner sans répliquer une dernière fois. Avoir le dernier mot était une des choses auxquelles l’irlandaise tenait, pour montrer qu’elle pouvait toujours avoir le dernier mot, qu’elle était sans faille bien qu’avec lui, Opium lâchait prise.

    « Je pensais plutôt à cette Ana-Lena. Une partisane des sangs-pur amourachée d'un sang de bourbe, comme ils le disent... Ca peut être vraiment intéressant d'un point de vue des conséquences. Tous des nazis... Complètement stupides et bornés. Un peu d'amour forcené leur ferait du bien. »

    Surprise, la jeune femme le regarda un sourire sincère sur les lèvres, certes Opium savait qu’il vouait une haine aux sangs-purs hautains et qui pensaient qu’ils valaient mieux que les autres, mais jamais elle n’aurait cru que cela aurait été à ce point. Présidente de l’ABSU depuis bientôt deux ans, la Serpentarde ne pouvait qu’être d’accord avec lui, surtout en ce qui concernait Ana-Lena. Cependant, la comparaison la mit mal à l’aise, parler de nazis était toujours délicat et elle ne semblait pas être aussi catégorique que lui sur ce point. Ils étaient idiots certes, sadiques parfois, con, sûrement mais fous ? L’irlandaise avait l’espoir de changer les choses, elle savait que ce n’était pas une tâche aisée, mais elle s’accrochait au rêve qu’un jour ce sujet de sang n’ait plus d’importance. Mais cette utopie n’étant pas encore arrivée, cela ne l’empêchait pas de pointer sa baguette entre les deux omoplates d’un sorcier qui l’a traitait de sang de bourbe. Continuant de marcher, Opium lui lança un regard amusé tout en lui répondant :

    « Je ne te savais pas l’âme d’un justicier. Pour moi, c’est plutôt une guerre de religion, croyant qu’un sujet pareil doit révolutionner les choses et comme les chrétiens à la chute de l’empire romain, ils valent mieux que les autres. Ils sont stupides, bordés d’illusions et croient qu’ils sont capable de pouvoir changer les choses et que même c’est leur devoir de faire le ‘ménage’. Ils sont idiots de penser que personne ne les empêchera. Le sang ne fait pas tout, le statut ne fait pas l’homme. Mais je dois bien avouer que c’est une bonne idée, cette garce l’aura mérité. »

    Et un trait de philosophie par ici, même si Opium n’était pas le genre d’élève studieuse et instruite c’était la première à connaitre tout sur les différentes révolutions et sur ce qui faisait de nous quelque chose d’unique. La philosophie n’était pas quelque chose qu’elle appréciait particulièrement mais certaines phrases restaient inscrites dans sa tête, des choses qui l’a touchaient et qu’elle comprenait. Prenant le bras de Rafael, elle l’obligea à s’arrêter durant quelques secondes face à elle. Le regardant avec une lueur de défi dans le regard, l’irlandaise parla de sa voix froide teinté de malice et assurée.

    « Quand au jeu, puisque ce sont MES règles comme tu le dis si bien, je décide que ce seront les tiennes. Je ne suis pas un tyran et encore moins généreuse, mais je sais que tu sauras comment pimenter la partie, c’est toi qui commande.»

    Elle tentait le diable, le pire c’est qu’elle en était consciente.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: abyssus abyssum invocat. Sam 25 Déc - 21:29

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Je n'avais pas l'âme d'un redresseur de torts : je n'étais ni preux chevalier et encore moins altruiste. En vérité, j'étais plutôt de ces ogres qui mangeaient la veuve et l'orphelin, et étais loin d'appartenir à ces princes montant un noble destrier venus les secourir. En somme, je ne souhaitais pas faire payer Ana-Lena son infamie parce que je jugeais qu'elle le méritait, je le faisais par amusement sadique. Et quitte à prendre une victime pour me distraire, autant s'attaquer à une personne dont je ne partageais pas les opinions : retourner les armes d'un ennemi contre lui était ce qu'il y avait, à mes yeux, de plus jouissif. Ainsi passais-je au regard de la belle Opium pour un 'justicier', ce qui me fit sourire d'un cynisme délicieux et délicieusement attendri : en un sens, je n'étais pas non plus mécontent d'attiser l'intérêt de la belle Serpentarde, au contraire. Certes, j'étais sec et cassant avec elle, autant que je me faisais charmeur et charmant : j'ignorais en vérité ce que je ressentais vraiment, et comprenais que ce genre de sentiment n'avait jamais envahi mon coeur auparavant. Entre l'envie de lui faire du mal par les affres de la jalousie, de lui faire regretter son affront, et ces pensées constamment tournées vers elle, ainsi que mon regard, je ne savais plus que penser. Jalousie, jeu puéril, rancoeur, colère, envie, désir, tentation... Autant de mots allant en crescendo et transcrivant bien mon ressenti envers Opium, bien que dans l'immédiat, je me méfiais de la demoiselle autant que j'appréciais sa compagnie. Prenant mes distances, car ne souhaitant pas tomber dans ses filets pour ses beaux yeux, par crainte qu'elle ne change d'avis pour mieux me frustrer d'avantage, je ne me montrais pas non plus suspicieux au point de l'envoyer balader avec froideur et méchanceté. Avec elle, je ne savais plus où me placer, quand bien même je restais volontairement impassible à ses sous-entendus qui attisaient ma méfiance. Ce fut néanmoins avec plaisir que je la vis me rejoindre, l'écoutant renchérir quant à mes propos. Le mot 'justicier' donc, me fit sourire, quand le reste me laissait dubitatif. Je n'aimais guère non plus ces histoires de religion, quand bien même je portais le prénom d'un ange, au nom de la croyance extrême de mon moldu de père. Pour autant, contrairement à Opium, je ne voyais pas non plus la religion comme quelque chose de catégorique voire de complètement néfaste... Mais au moins, nous étions d'accord sur ces histoires stupides de sang pur : sur ce, j'haussais distraitement les épaules avant d'esquisser un sourire en coin. « Justicier n'est pas le mot. Je ne le fais pas pour rétablir ce qui me semble juste, je le fais pour me moquer de leur stupidité. » Voilà qui était dit. Je n'étais pas droit, je n'étais pas charitable, je n'étais pas philanthrope ; au contraire j'étais égocentrique, avide de puissance, assoiffé de sadisme, et doté d'un sens du cynisme absolument détestable. Plongeant mes yeux bruns dans les prunelles satinées de la belle Opium, je lui adressai néanmoins un sourire complice lorsque soudain la demoiselle se stoppa.

Surpris et décontenancé par ce geste inattendu, je posais mon regard à la fois ardent et apaisé par la douceur de sa main, qu'appréhensif et distant par cette méfiance qui ne me quittait pas. Aussitôt, je glissais mes yeux fauves sur le visage radieux de la demoiselle, dont le sourire sonnait à mon sens comme faux. Notre jeu exigeait parfois de l'hypocrisie pour mieux mener l'autre en bateau : cela faisait aussi partie de son charme. « Quand au jeu, puisque ce sont MES règles comme tu le dis si bien, je décide que ce seront les tiennes.  » J'arquais alors les sourcils sous le soudain revirement de situation, avant de faire mon regard plus pénétrant encore : avec un peu de chance, je lui ferais cracher le morceau. « Je ne suis pas un tyran et encore moins généreuse, mais je sais que tu sauras comment pimenter la partie, c’est toi qui commande.» Un bref rire s'échappa de mes lèvres comme un soupir amusé, alors que je détournais la tête avant de reposer mon regard sur ma charmante interlocutrice. Provocateur jusqu'au bout, je vins soutenir ses jolis yeux d'une mine à la fois narquoise et gentiment amusée. « Que se passe-t-il, serais-tu soumise à un soudain élan de culpabilité ou serait-ce l'excitation de pouvoir t'en prendre à une de tes rivales qui te rend aussi docile ?  » Un léger silence s'installa entre nous, rompu par la brise hivernale rafraîchissant un peu trop notre peau blêmie par le froid : je me rendais alors compte que je m'étais exprimé comme un héros littéraire de Charles Dickens, irréprochablement bercé par le XIXème siècle. D'abord, gêné, je fronçais les sourcils avant de rajouter un bref : « … J'ai des parents stricts et bourgeois. » mentis-je alors avant de tourner les talons, dans l'espoir de reprendre mon chemin. Mais la douce main d'Opium, toujours sur mon bras, m'en empêcha et je restai finalement sur place : en réalité je préférais autant rester statique et m'assurer de ne pas rompre le contact physique. « Bref, puisque tel est votre désir, princesse... » renchéris-je dans une parfaite auto-dérision, me moquant de ma pseudo appartenance à un monde presque aristocratique, « … il me serait utile que tu trouves un né moldu ou un sang mêlé, et que tu me ramènes un de ses cheveux pour le mettre dans le filtre. Et pourquoi pas m'aider à faire diversion lorsqu'il faudra le faire boire à Bradshaw : je doute qu'elle soit assez stupide pour accepter des chocolats fourrés à l'amortentia de la part d'un inconnu, et bien que l'idée de lui enfoncer la fiole dans le gosier est plaisante, elle ne reste pas très discrète. » Mon sérieux retrouvé, ma voix suave se faisait posée et épicée ; néanmoins je retrouvai bien vite une oeillade de défi tandis que j'achevais d'un : « Ainsi si nous nous faisons prendre, nous serons tous les deux en retenue, tu sais bien que j'ai horreur d'y aller seul. A moins que tu n'aies trop peur de te faire renvoyer.... » Petite provocation de circonstance, sans quoi ce ne serait plus moi, ce ne serait plus elle, ce ne serait plus nous.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: abyssus abyssum invocat. Dim 26 Déc - 18:34

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    Une des facultés d’Opium était de montrer à chaque personne, un visage différent, pour semer le trouble il n’y avait guère mieux que de prouver à tous que lorsque l’on croit vous avoir cerné, vous étiez bien loin du compte. Ainsi, certains la disaient froide et distante, d’autres prétendaient qu’elle était charmeuse et joueuse et quelques autres assuraient que l’irlandaise était une révolutionnaire qui détestait la moindre once d’autorité. Mais avec certaines personnes, il semblait bien difficile de se cacher derrière des mots, une attitude qui ne vous ressemble en rien et Rafael faisait de ces personnes avec qui Opium ne pouvait pas mentir. Ainsi toutes ses facettes se révélaient au grand jour et à chaque phrase, la jeune femme pouvait passer de la charmante Calaghan à la froide et méprisante Opium et dire que Rafael n’avait pas encore fuit, il devait être encore plus torturé qu’elle pour ne pas l’avoir déjà quitté. Et c’est ce qu’elle aimait chez lui, qu’il puisse la suivre dans ce jeu dangereux où aucun des deux ne semblait savoir la fin, ni même la récompense. Mais ce jeu, maintenant l’irlandaise en était presque devenue dépendante alors qu’au début cela ne prenait qu’une tournure anodine et cela n’était qu’un défi assez intéressant, dorénavant Opium n’avait plus qu’une seule question en tête lorsqu’elle se rendait là : ‘Serait-il là ?’ et même si elle s’en mordait les lèvres à chaque fois de vouloir à ce point sa présence, Opium c’était rendue à l’évidence que Rafael avait beaucoup d’importance qu’elle ne croyait et même si elle ne lui dirait sans doute jamais, elle ne pouvait plus se passer de ces entrevues. Etre ainsi dépendante de quelqu’un ne lui était jamais arrivée, normalement la Calaghan se fichait complètement des autres et certes était égoïste mais pour elle c’était le prix de sa liberté, même si elle n’avait que peu d’attache. Pourtant depuis Poudlard, certains avaient trouvés leurs places dans sa vie et étaient ses repères, à ne pas vouloir appartenir aux autres, on s’attachait plus que nécessaire à ceux qui entraient dans nos vies.

    Ecoutant la remarque du Serdaigle, la jeune femme ne put s’empêcher de sourire à cette remarque, l’avoir comparé à un justicier était risqué mais après tout ce n’était qu’une remarque cynique parmi d’autres et si cela l’avait fait réagir alors la jeune femme ne pouvait qu’être contente. Un sourire ravi s’esquissa quelques instants sur ses lèvres alors qu’ils étaient arrêtés, penchant un peu la tête sur le côté comme pour lui prouver qu’elle avait fait mouche. Entre eux, il était difficile de faire la différence entre la vérité et le mensonge, mais cela permettait de pimenter l’enjeu encore plus mais leur relation également. Alors que Rafael la fixait de ses yeux sombres, la jeune femme ne put s’empêcher de s’ordonner de le fixer, de ne baisser les yeux sous aucun prétexte et le sourire qu’il abordait lui semblait être le prologue d’une pique assassine comme il pouvait en lancer.

    « Que se passe-t-il, serais-tu soumise à un soudain élan de culpabilité ou serait-ce l'excitation de pouvoir t'en prendre à une de tes rivales qui te rend aussi docile ? »

    Opium souria un nouveau, un sourire plein de mystère et qui laissait à Rafael, le temps de méditer sur le pourquoi de ses actes. Pourtant le mot docile la fit réagir quelque peu et l’irlandaise se promit de lui faire regretter cet affront. Mais cependant elle fut un peu surprise par les mots qu’il avait employé, bien qu’il parlait toujours en choisissant ses phrases, un tel langage était comment dire … un peu dépassé. Remarquant sa surprise, il ne put s’empêcher d’ajouter :

    « … J'ai des parents stricts et bourgeois.. »

    « Humm … hum … »

    L’attitude de Raphael lui faisait comprendre qu’il était gêné d’avoir parlé ainsi, mais si la verte ne faisait pas de remarque pour l’instant, elle n’en restait pas moins convaincue qu’elle pourrait enfoncer le couteau dans la plaie à un moment à un autre. Et qu’il suffisait juste d’attendre. Alors qu’il tourna les talons, la jeune femme appuya plus durement sur son bras, rester juste quelques secondes comme ça .. C’était bien.

    « Bref, puisque tel est votre désir, princesse... … il me serait utile que tu trouves un né moldu ou un sang mêlé, et que tu me ramènes un de ses cheveux pour le mettre dans le filtre. Et pourquoi pas m'aider à faire diversion lorsqu'il faudra le faire boire à Bradshaw : je doute qu'elle soit assez stupide pour accepter des chocolats fourrés à l'amortentia de la part d'un inconnu, et bien que l'idée de lui enfoncer la fiole dans le gosier est plaisante, elle ne reste pas très discrète. Ainsi si nous nous faisons prendre, nous serons tous les deux en retenue, tu sais bien que j'ai horreur d'y aller seul. A moins que tu n'aies trop peur de te faire renvoyer.... »

    Lâchant sa prise pour esquisser une révérence face à un Rafael toujours un sourire aux lèvres, l’irlandaise ne put s’empêcher de sourire à son tour face à la provocation qu’il venait de dire. Cependant elle devait bien avouer que jamais le Serdaigle ne pourrait y arriver sans son aide, c’était tout bonnement impossible car si elle-même aurait du mal, la verte et argent avait déjà plus ce chance d’approcher la Bradshaw que lui. Après tout, Opium pourrait toujours trouver un prétexte pour lui donner l’amortentia et elle avait déjà en tête l’identité du pauvre malheureux dont Ana-Lena allait tomber amoureuse. Il n’y avait que London qui pouvait si bien tenir ce rôle, même s’il faudrait lui subtiliser un de ses cheveux à son insu et qu’il lui en voudrait sûrement, l’irlandaise était sûr que s’il avait eu la potion entre les mains et qu’il en avait la possibilité, il n’aurait pas fait mieux. Parlant enfin, la jeune femme ne lâcha pas le Serdaigle des yeux ce sourire le narguant toujours.

    « Ne me traites plus de fille docile, je ne suis pas une de tes conquêtes et je déteste qu’on me dicte ma conduite, je te laisse ce privilège parce que je sais que lorsqu’on ne contrôle plus rien que cela devient véritablement intéressant. Ah oui et ne dit plus jamais que Bradshaw est pour moi une rivale, personnellement je trouve ça très vexant d’être comparée à une fille aussi … superficielle et idiote qui plus est. »

    Ses paroles cachées par un sourire innocent montrait à quel point l’irlandaise pouvait être sadique et cruelle et surtout si changeante. Ses prunelles vertes regardant Rafael, elle parla à nouveau d’une voie douce et calme après quelques instants de silence.

    « Je sais déjà qui va être le pauvre malheureux ... si je suis morte par contre tu en prendras l’entière responsabilité, il risque de ne pas apprécier la blague à sa juste valeur. »

    Avançant de quelques pas sans prendre la peine de regarder Levy qui était resté statique. Se retournant enfin, le même sourire était toujours sur ses lèvres et parla enfin tout en faisant un geste afin qu’il al rejoigne.

    « Et sinon crois-moi je ne ressens pas la moindre once de culpabilité et je n’ai pas peur de me faire renvoyer, sinon je n’aurais jamais accepté de jouer … et tu n’aurais pas eu le plaisir de me connaître. »

    Bien entendu, elle aurait put dire ‘et inversement’ mais Opium aimait le faire réagir et il n’y avait rien de mieux qu’un peu d’égo et de fierté pour que cela puisse marcher. Il voulait la provoquer et bien elle allait faire de même. Après tout, le jeu continuait en toute circonstance et il fallait bien entendu lui faire comprendre que comme lui, Opium doutait de tout chez lui mais c’est ce qui faisait qu’il lui plaisait autant. Regardant le ciel quelques instants, la jeune femme s’émerveilla durant quelques secondes par le ciel blanc avant de baisser la tête et de hausser un sourcil tout en regardant le Serdaigle.

    « Pourquoi, tu aurais peur que les rôles s’échangent Rafael ? Ce n’est pas ce que tu voulais ? »
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: abyssus abyssum invocat. Dim 26 Déc - 22:45

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Plus nous avancions dans notre pseudo conversation qui se teintait surtout de provocation, plus le ton de défi montait en crescendo. Il ne s'agissait plus de partager l'étendue d'un plan malsain, mais de pousser l'autre dans ses retranchements : entre soit disant froideur et faux mépris, il me semblait que nous avancions chaque fois d'un pas, pour reculer de deux. C'était là après tout, toute l'essence de notre relation : visiblement incapables de mettre des mots sur nos sentiments, nous nous cernions comme nous le pouvions... c'est-à-dire avec la plus belle maladresse qui soit. Je la provoquais et feintais de ne pas m'intéresser à elle outre mesure, tandis qu'elle arborait des airs froids et indifférents. D'un point de vue extérieur, sans doute que la situation prenait des airs passablement comiques. Mais dans notre bulle, nous souffrions de ne pouvoir parler d'une franche sincérité qui ne se ferait ni froid polaire, ni feinte indifférence. Nous avions bien plus l'image d'un vieux couple se disputant sans cesse et se cherchant des ennuis, plutôt que d'un prince tentant de charmer sa dulcinée. Avouons que sur ce point, je demeurais en reste et ne passais pas pour le plus galant des gentlemen : néanmoins je doutais fortement que Opium aimait le romantisme à outrance. Je l'imaginais avec cette tendresse berçant son coeur de mal aimée : non pas dans le sens que personne alors ne lui offrait ces nobles sentiments, mais dans celui au contraire où aucun mortel n'avait la capacité de l'aimer vraiment et dans toute sa magnificence. Trop belle, trop froide, trop farouche : j'étais persuadé qu'aucun être humain n'avait eu la force de gratter à la surface. Je la sentais fragile derrière cette barrière hostile forgée de fer glacé, et pourtant avide de se laisser porter par l'insouciance d'une tendresse ardente. Elle était à mes yeux, l'un de ces magnifiques oiseaux mis en cage, chantant avec envie leur instant de liberté, mais craignant de s'envoler une fois la porte dorée ouverte. Oui en vérité, je voyais Opium comme une mésange. Peut-être me trompais-je sur sa personne, après tout qui étais-je pour prétendre la connaître, elle qui se cachait derrière un masque placide, mais je préférais me laisser aller à illusions magnifiquement chimériques, plutôt que de me borner à la voir comme tous les autres pouvaient le faire. C'était aussi pour cela, que malgré notre jeu dangereux et hypocrites, nous n'arrivions pas à nous détacher l'un de l'autre. Quoique, nous donnions largement dans le sadisme confirmé, car nos surenchères pour blesser l'autre se faisaient de plus en plus vives : pour preuve, le mot 'docile' que j'avais employé volontairement envers la jolie brunette, dans l'espoir vicieux qu'elle n'en soit piquée. Bingo. « Ne me traites plus de fille docile, je ne suis pas une de tes conquêtes »  Qu'est-ce que cette comparaison stupide venait faire dans la conversation ? D'abord fier de moi, j'eus une moue de désapprobation suite à l'attaque de Opium, prêt à m'insurger avec virulence et me défendre... sans succès pour autant. Car la demoiselle continuait dans son monologue : bien lui en prenait finalement, car je ne doutais pas que notre petite balade ne se finisse en dispute si elle m'avait laissé parler. Les lèvres entrouvertes, je ne pus que les refermer avant de la toiser d'un regard irrité et puéril. « ...et je déteste qu’on me dicte ma conduite, je te laisse ce privilège parce que je sais que lorsqu’on ne contrôle plus rien que cela devient véritablement intéressant. Ah oui et ne dit plus jamais que Bradshaw est pour moi une rivale, personnellement je trouve ça très vexant d’être comparée à une fille aussi … superficielle et idiote qui plus est. » « Tu es franchement susceptible. » renchéris-je alors aussitôt, prêt à démarrer une véritable dispute de pseudo couple. Et pourtant, nos humeurs changeantes allant de la douceur à la provocation, du flirt à la méfiance, vint pour une fois sauver la situation : Opium reprit des airs candides et lascifs, tandis qu'elle reprenait plus calmement : « Je sais déjà qui va être le pauvre malheureux ... si je suis morte par contre tu en prendras l’entière responsabilité, il risque de ne pas apprécier la blague à sa juste valeur. » Je levai finalement les yeux au ciel autant par provocation que par lassitude : en vérité, ce jeu de l'indifférence commençait réellement à happer le peu de patience dont j'avais hérité. La voir ainsi s'avancer sans même me lancer un regard commençait à confirmer ce que je pensais depuis le début : je n'étais qu'un pion, une distraction passable dans l'optique de notre jeu malsain, et rien de plus. Aussi fier que la Serpentarde, je me résignais en l'instant de ne plus me laisser faire ; j'y mettrais un terme, après ma vengeance improvisée contre Bradshaw. « Et sinon crois-moi je ne ressens pas la moindre once de culpabilité et je n’ai pas peur de me faire renvoyer, sinon je n’aurais jamais accepté de jouer … et tu n’aurais pas eu le plaisir de me connaître. » « Et tu es toujours aussi modeste ou est-ce mon jour de chance ? » Mon regard fauve accrocha avec insistance le regard satiné de la belle Opium. Contre toute attente, ma voix se faisait cette fois réellement tranchante et froide, trahissant mon impatience. Je pouvais certes jouer longtemps, mais mon côté carnassier ne tardait jamais à faire surface lorsque j'avais cette impression qu'on se jouait de moi. Une façon de me défendre comme une autre : l'attaque est le meilleur des boucliers. La demoiselle daigna enfin se rendre compte que j'existais, puisqu'elle m'adressa un regard, accompagné de quelques paroles que cette fois je prenais comme une attaque. Commençant à me persuader qu'elle se fichait littéralement de moi, je m'empourprais d'une aura ténébreuse et d'une colère froide. « Pourquoi, tu aurais peur que les rôles s’échangent Rafael ? Ce n’est pas ce que tu voulais ? » « Quoi donc, tu veux dire te jeter, te faire languir, et te traiter comme un pantin ? » accusais-je avec acidité avant d'esquisser un sourire affamé et de redresser la tête avec superbe. « Encore faudrait-il que tu oses quelque chose, avant de parler d'inverser les rôles. Laisse tomber, reine des glaces, j'en n'ai plus envie. » Susceptible et borné, je me persuadais que la tournure de ce jeu malsain se faisait largement à mes dépends. Cet acte serait à mes yeux le dernier, aussi m'avançais-je d'un pas assuré, passant auprès d'Opium sans daigner la regarder non plus, mauvais joueur froissé que j'étais. « J'espère que tu ne me décevras pas, ramène-moi un cheveu du pauvre malheureux dès que possible. » fis-je alors d'un ton plus léger, moins glaçant et plus complice, continuant ma marche prompte.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: abyssus abyssum invocat. Lun 27 Déc - 22:45

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    « Tu es franchement susceptible. Et tu es toujours aussi modeste ou est-ce mon jour de chance ? »

    Oui, ainsi que colérique, rancunière, bornée, têtue, tête-brulée et mauvaise langue lorsqu’elle ne pouvait pas supporter quelqu’un. Oui, Opium n’avait rien d’un ange et à chaque fois qu’elle voyait Rafael, la jeune femme ne prenait aucune peine à cacher ses défauts comme le ferait toute personne normale. Lorsque nous rencontrons quelqu’un que nous apprécions un minimum, naturellement nous nous montrons sous notre meilleur jour ce qui était tout l’inverse avec lui. Et pourtant la jeune femme ne pouvait pas le détester, c’était tout bonnement impossible d’haïr le Serdaigle malgré tout ce qu’elle pouvait lui montrer, comme quoi. C’était juste une défense, une façon de ne pas lui faire comprendre à quel point il l’avait touché et quelle importance elle apportait à son opinion, ce qu’il disait, ce qu’il faisait …lui. Mais Rafael n’était pas des plus patient alors il fallait toujours réussir à ne pas le faire fuir tout en prenant des distances, un véritable numéro de funambule à lequel se pliait la Calaghan. Tout serait plus simple de lui dire, mais c’était quelque chose dont la jeune femme était incapable, cela ne lui venait jamais à l’esprit, pour garder le mystère mais aussi pour ne pas le faire fuir encore plus. Elle savait que dire la vérité était aussi risqué de jouer à ce jeu et puisqu’il fallait choisir alors autant jouer. C’était plus naturel que de déballer tout ce qui lui pesait, c’était plus amusant que de le regarder dans les yeux et de lui dire tout ce qui se passait, tout ce qu’elle croyait. Mais la facilité n’était pas toujours la solution la plus approprié et si l’irlandaise savait que cette conversation le démontrait bien, elle détestait ces situations avec lui, mais elle ne pouvait s’empêcher.

    Le détaillant de ses prunelles vertes, la brune se demandait comment elle pouvait le décrire, question sans réponse. Mais ce que Opium savait parfaitement, c’était qu’elle aimait lorsque ses yeux la fixait avec cette lueur de sadisme, qu’elle aimait le sourire qu’il abordait après qu’il lui disait une pique dont il connaissait l’efficacité, qu’elle aimait le voir réagir avec indifférence bien qu’elle savait que cela l’avait touché. Ce genre de chose, Opium ne pouvait pas l’ignorer, malgré sa volonté la plus profonde la jeune femme ne pouvait s’empêcher de revenir vers lui, comme après l’autre fois. C’était invraisemblable mais vrai, telle une droguée voulant sa dose, elle retournait à ses côtés et peut importe ses mots cynique, son attitude indifférente, elle revenait encore et encore. Sans jamais l’admettre bien entendu, ce serait trop d’honneur fait à Rafael. Tomber dans les bras d’un homme n’était arrivé qu’une fois à Opium et elle n’était pas prête. Bien qu’elle doutait que soit ça cela et non de la recherche d’affection avec du recul. Elle se disait souvent qu’elle n’était pas le genre à aimer, ni à être aimée. Elle était trop, cela ne voulait rien dire et pourtant Opium savait parfaitement qu’elle était trop acerbe, trop désagréable, trop révolutionnaire, trop charmeuse. Trop de trop, quoi. Et puis non, ce n’était pas possible. Pas Rafael, celui que beaucoup de demoiselles voulaient pour une nuit ou pour plus. Opium piégée comme les autres ? Opium vaincue ? Non, hors de question. Alors on cache tout, on dissimule tout ce qui peut y ressembler bien que plus le temps passe et l’envie de cracher le morceau se fait plus présente, plus tenace et plus convaincante.

    « Quoi donc, tu veux dire te jeter, te faire languir, et te traiter comme un pantin ? Encore faudrait-il que tu oses quelque chose, avant de parler d'inverser les rôles. Laisse tomber, reine des glaces, j'en n'ai plus envie. »

    Voilà le moment où Opium devait se faire plus calme, plus douce, plus charmante que la personne qui quelques minutes auparavant crachait son venin sans plus de cérémonie. C’était le moment de calmer le jeu pour ne pas gâcher la partie et qu’elle se termine sur une si mauvaise note. Elle voulait que le jeu puisse continuer, pour que le semblant d’eux qui existait puisse continuer à vivre en toute impunité, qu’elle puisse encore être la victime de ce regard noir, qu’elle puisse être l’heure gagnante d’un de ces maigres sourires lorsqu’il voulait la charmer. Oui elle en voulait, de ces gestes insignifiants pour les autres, si anodin qu’il n’y avait qu’elle qui semblait les décrypter avec une telle aisance, peut-être parce que l’irlandaise se faisait des idées et qu’elle aimait s’en faire et rêver, ainsi. Bien entendu, la jeune femme ignora la dernière remarque, fidèle comme elle était Opium était toujours le genre de fille à faire ce qu’elle disait même si cela la mettait dans des positions des plus compromettantes la plupart du temps, mais telle une kamikaze elle se lançait dans ces tâches certaines ignobles, d’autres dangereuses et toutes complètement folles. Le regardant partir en passant si proche d’elle, l’irlandaise se dit qu’il était préférable que cela s’arrête ainsi. Qu’après l’affaire ‘Ana-Lena’, cette relation se termine et que jusqu’à la fin de leurs études respectives, ils s’évitent tout simplement. C’était plus simple, plus recommandable pour sa santé mentale vu comment il jouait avec ses émotions. Mais la Serpentarde était insensée, folle peut-être aussi un peu.

    « RAFAEL ! »

    Oui c’était pour ça qu’elle avait crié son nom, d’ailleurs un hibou qui devait dormir sur une branche d’un arbre enneigé parmi sous son cri. Au moins son cri l’avait fait réagir, arrêté elle le rattrapa en quelques secondes non décidée à le laisser partir avec des idées absurdes en tête, non il devait comprendre … au moins un peu. Arrivée à sa hauteur, son regard se fit doux et même un peu perdue bien que sa voix quelques instants plus tôt semblait pleine de colère et de mépris, la jeune femme savait que cela suffisait pour le provoquer et qu’il semble lui daigner un semblant d’intérêt. Sa voix se fit aussi douce que son attitude le laissait paraître, Rafael devait comprendre un peu … qu’il était bien loin d’être son pantin.

    « Rafael … Tu ne comprends donc pas ? Je croyais que tu arrivais à voir des choses, juste toi. Pas les autres, je croyais que tu avais réussi à savoir qui je suis, vraiment. »

    Lâchant son regard pour ne pas paraître trop gênée, Opium regarda ailleurs et reprit de sa voix froide et distante, sinon cela ne serait plus Opium.

    « Mais je me suis trompée. »
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