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 ' ' Quand rien ne va plus, mieux vaut s'accrocher à l'ennemi plutôt que sombrer dans l'oubli ' '

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Message(ϟϟ) Sujet: ' ' Quand rien ne va plus, mieux vaut s'accrocher à l'ennemi plutôt que sombrer dans l'oubli ' ' Lun 29 Nov - 17:40

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' ' Ne perdons rien du passé. Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir. ' '

« L'alcool ne résoudra pas les problèmes, Anya. » L'adolescente faisait face à l'homme imposant. Sa chevelure blonde contrastait avec ses yeux noirs, mais c'est son aura inquiétante que l'on remarquait certainement le plus. « Poses donc cette bouteille.. » Prunelles azurs contre prunelles de braise, le duel ne semblait pas avoir d'issue possible. Provocatrice, elle a porté l'objet à ses lèvres et a avalé une gorgée, sa baguette magique dans l'autre main, au cas où le moldu tenterait quelque chose de stupide. « Anastasya Splendora Ravenwood, je t'interdis de viser mon mari avec ce bout de bois ridicule ! » La concernée à levé un sourcil, et c'est la femme blonde qui s'est trouvée dans sa ligne de mire. Pour qui se prenait-elle, cette pimbêche ignorante ? La colère a grondé, impériale, et elle a reculé jusqu'aux escaliers, avant de filer jusqu'à sa chambre, sans pour autant déposer la Vodka sur la table du salon.. Non, il était hors de question qu'elle abandonne l'idée d'essayer.

Je n'avais pas touché à une goûte d'alcool depuis mes dix-sept ans.. pourtant cette nuit-là, lorsque je me suis réveillée en sursaut, j'ai eu envie de recommencer à boire. Je n'étais pas alcoolique, j'avais juste eu des.. problèmes après la mort de mes parents, et j'avais remarqué que ça diminuait la fréquence des visions, même si ça engourdissait quelque peu tous les sens. J'ai entrepris de chercher quelques vêtements, et c'est sur une robe bleue pâle que mon choix s'est arrêté, j'ai ensuite enfilé des escarpins noirs, pour sortir de la salle commune le plus discrètement possible.. Anastasya la bien trop sage se rebellait plus souvent qu'on ne le soupçonnerait. D'ailleurs, personne ne pouvait affirmer m'avoir un jour vu faire quelque chose de contraire au règlements.. un sourire s'est dessiné au coin de mes lèvres : s'ils savaient. Ma baguette dans une main, un petit objet dans l'autre, j'ai descendu les marches traversé le pont, tout en réfléchissant à la direction que je pourrais bien prendre. Ce n'est que lorsque mes pas m'ont amenés aux sous-sols que je me suis souvenue de l'existence d'un laboratoire, aujourd'hui condamné, qui servait pour les expériences de magie noire dans le temps.. peut-être pourrais-je le chercher ?

C'est ce que j'ai décidé de faire, cependant j'avais oublié à quel point il était compliqué de se retrouver dans les dédales de ces lieux aussi sombres que froids. Au bout d'une heure à tourner en rond, j'ai abandonné, me posant contre un mur, persuadée que je finirai par avoir une inexplicable illumination, même si j'avais conscience que c'était stupide. Un coup de baguette sur l'objet que je trimbalait depuis tout à l'heure dans ma main gauche, et me voilà avec une petite bouteille remplie.. à première vue, d'eau. Nous savons évidemment que ce n'était pas le cas. Le bout de bois posé sur mes jambes allongées, et croisées l'une sur l'autre, j'ai pris une première gorgée, ne sachant pas vraiment comment me dépétrer de cette sensation de vide que je ressentais. Je me suis alors demandée si c'était la solitude qui me rendait mélancolique, ou si c'était mes sautes d'humeurs régulières qui voulaient ça. Après tout, j'étais réputée pour ma froideur, inébranlable, intouchable, insaisissable Anya..Ouais, enfin, pas tant que ça..

Mes pensées ont voyagé, et je n'ai pas fait attention au fait que le contenu liquide se vidait lentement mais sûrement.. je n'ai pas non plus prêté attention aux pas qui s'approchaient, sinon j'aurais déjà filé depuis un moment.
(c) _Adastra
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: ' ' Quand rien ne va plus, mieux vaut s'accrocher à l'ennemi plutôt que sombrer dans l'oubli ' ' Mer 1 Déc - 13:24

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L'alcool et moi, ça faisait deux. Voire trois, quatre, dix. Je n'ai jamais supporté ces boissons aux goûts différents, semblables, doux, agréables, amers, sucrés. Non, jamais. Si vous voulez me rendre... pompette, je vous invite à me donner un verre de cidre et je suis tout à vous, sans rire. Déjà que je trouvais le goût à désirer, je vous raconte pas.. J'avais vu beaucoup de gens sombrer dans ça, notamment mon père, pour une raison qui m'échappait. Il disait que ma mère était morte, mais elle était pas morte, alors j'avais tout à penser que mon père était fou. Totalement taré, mon père. Durant beaucoup de soirs où je venais voir Martha, il était là, avachi sur son canapé chéri, une canette à la main. Il ne semblait pas voir ma mère qui lui montrait le plat qu'elle lui avait concocté. Barge de père. Totalement, irrémédiablement, génétiquement barge. Plusieurs fois, on m'avait demandé pourquoi je n'aimais pas l'alcool. J'avais répondu qu'il m'incitait à faire des conneries. Alors on m'avait dit de changer de vocabulaire et je n'avais plus rien dit. Vous allez dire que je suis aussi fou que mon père, mais ce n'est pas vrai. Je saurais reconnaître quelqu'un qui m'aime, moi, non ? A vrai dire, je n'en étais plus si sûr, à mesure que j'avançais dans ma lecture du jour. Lever le voile du futur , livre de Divination auquel je devais comprendre uniquement les conjonctions de coordinations, en bref, dont la lecture ne m'était guère reluisante. Je tournais les pages, tandis que ma main gauche soutenait un visage trop lourd à mon goût. Je crois que je me suis assoupi car quand j'ai rouvert les yeux et que j'ai regardé la montre qui ne quittait jamais mon poignets, il était plutôt tard. Je m'en fichais, déjà prêt à rendre le bouquin à la bibliothèque malgré l'heure tardive. Ce n'était pas ce qui m'empêchait de le faire, après tout. Je n'avais jamais vraiment aimé le jour, si ce n'est que cela me permettait d'avoir une vie que j'aurais aimé dire sociale. Comment avouer que j'étais un adolescent comme les autres qui jonglait avec une vie familiale détestable et une vie scolaire à la baisse ?

Le sol était froid, sur mes pieds nus et, chose étonnante, j'ai décidé de m'habiller. Cette nuit, du moins. Dans la semi-obscurité, on ne chipote pas. Je pris les choses qui me passaient sous la main et, quand je me suis retrouvé devant un miroir, éclairé par un Lumos pas très puissant, je me suis demandé si ça valait le coup d'aller m'acheter des vêtements moldus. Non pas que je me languisse de ces uniformes kitschs et tout le reste, mais, comme je les trouvais pas si mal et que j'aimais beaucoup le vert et l'argent, je n'arrivais pas à m'en défaire. Je resserrais ma cravate en me demandant si ma mère était si fière de moi et sorti du dortoir endormi pour m'essayer aux couloirs humides des sous-sols et en rejoignant le deuxième étage pour la bibliothèque. Et du concierge de chercher encore les élèves en sorties nocturnes. Je doutais de temps en temps de sa réelle intelligence... Quand le livre fût remplacé, comme si il n'était jamais parti, je retournais dans les sous-sols glauques. Mon regard s'est arrêté sur une jeune femme désœuvrée et je crois que mon cœur aussi a stagné, plus que de raison. Pourtant, le masque moqueur qui a pris place sur mon visage n'a pas du tout reflété les sentiments à fleur de peau que j'avais quand mes yeux ont glissé sur ceux, tout aussi clairs, d'Anastasya Splendora Foutu de Ravenwood. Rien que ça. « Salut, toi. » ai-je murmuré, sachant parfaitement que les murs froids des sous-sols d'Hogwarts allaient renvoyer ces paroles à cette chère Anya. Ou pas. Sans lui demander la permission (genre) je m'assis à côté d'elle, louchant malgré moi sur sa robe que je m'avouais délicieuse et sur la bouteille d'eau-qui-ne-devait-pas-être-de-l'eau dans sa main. Ce n'était pas le genre de la blondasse que je connaissais. Je regardais le mur d'en face, inconscient du froid qui me refilait la chair de poule - ouais, on va dire ça - et le fait que la jeune femme était presque cuitée. Comme la dernière fois que je l'avais vue. Douce dernière fois que je l'avais vue.

Je désignais la bouteille d'un signe du menton presque dédaigneux. « Madame fait sa rebelle ? » demandais-je, gardant tout contre mon visage le sourire moqueur qui ne m'avait pas quitté. J'avais du mal à m'en séparer, de çui-là. Mes longs doigts fins tapotaient le sol dans un battement régulier certainement agaçant alors que la salsa tumultueuse de mon cœur devait battre cinq à huit fois plus vite. Connard de palpitant. Je me tournais un peu vers la Ravenclaw, le sourire moqueur devenant sincère, plus sincère que je ne m'en serais cru capable. Elle avait vraiment mauvaise influence sur moi, c'te fille. « Tu cherchais le dortoir des Slytherin ? Tu me cherchais, hein ? Je sais, je sais, je suis totalement irrésistible. » Cela était totalement cynique, ironique, sarcastique, hic, car je n'étais pas sans ignorer que ma Blondasse ne m'aurait cherché pour rien au monde. On avait une manière bien bizarre de se rencontrer sans le vouloir - ou pas, je le dirais bien, mais tout de même, c'était plutôt bizarre. En plus, en ce moment, j'abusais beaucoup de ou pas. Cela était à cause de, toujours, cette Blondasse Bleue. J'vous explique, elle avait un don bizarre qui avait remis en question beaauuucouup de choses, dans ma tête, du moins. Elle semblait diablement sérieuse, quand elle en parlait. Diables, elle était diablement belle quand elle était diablement sérieuse, la blondasse. Je tus mes pensées, avec un air toujours affable et effaçais ce sourire trop souriant de mon visage d'albâtre, préférant plutôt fermer les yeux pour écouter le silence. « Tu fais quoi, ici ? » Je parlais tranquillement, sans gêne aucun, préférant plutôt briser ce silence de glace que je détestais. « Me dis pas que tu t'es perdues, t'es pas le genre... » continuais-je en prenant sa bouteille des mains et en la vidant d'un coup. Hum. Je n'aurais pas dû, me fis-je la réflexion en me sentant d'un coup... vidé. Je me demandais comment la jeune Ravenclaw avait pu se procurer telle boisson et, en apercevant sa baguette d'ébène, préférais ne pas me poser la question, continuant de fermer les yeux pour m'imprégner de ce calme si rare.

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Message(ϟϟ) Sujet: Re: ' ' Quand rien ne va plus, mieux vaut s'accrocher à l'ennemi plutôt que sombrer dans l'oubli ' ' Jeu 2 Déc - 12:19

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« Salut, toi. » J'ai relevé le regard sur l'auteur de ces paroles, dont à présent je reconnaitrais la voix entre mille. Lockwood, Clyde Lewis Seth Lockwood, ou le simuli de beau gosse par excellence. Enfin simuli, il était plus que beau gosse, et s'il n'était pas un peu fêlé, je crois bien que toutes les femmes seraient à ses pieds. J'étais heureuse qu'il ne soit pas télépathe, l'alcool que j'avais ingéré me rendant un peu trop.. franche, je n'aurais pas aimé qu'il sache. « Madame fait sa rebelle ? » me lança-t-il, après avoir généreusement louché sur ma robe.. j'ai presque envie de dire qu'il pouvait facilement s'imaginer le reste, le vêtement n'étant plus rien, je n'en doutais pas, à ses yeux. Il tapotait régulièrement ses doigts sur le sol, un bruit agaçant pour toute personne normale, personnellement je trouvais ça reposant, bien que je ne l'aurais pas toléré plus de dix ou vingt minutes. C'était trop.. répétitif.

« Tu cherchais le dortoir des Slytherin ? Tu me cherchais, hein ? Je sais, je sais, je suis totalement irrésistible. » J'ai levé un sourcil, tournant la tête vers lui, vers son sourire bien trop sincère à mon goût, et vers son ironie tellement douce à mes oreilles. C'était plutôt rassurant, l'ironie, vous voyez. Pourquoi ? Parce qu'après ce qu'il s'était passé, je craignais que le seul élément qui flotte encore dans nos esprits soit la salle sur demande, et je ne voulais pas, absolument pas voir la vérité en face à ce sujet. Phase de négation. Il a fermé les yeux, et un flash tout naturel s'est imposé à moi : ses lèvres, si douces, ses prunelles, si claires.. j'ai secoué la tête, n'importe quoi, oublier, oublier, faut oublier. « Tu fais quoi, ici ? » Il parlait beaucoup, je ne disais rien, ne répondant à ses questions que par un silence royal. « Me dis pas que tu t'es perdues, t'es pas le genre... » Il m'a arraché un sourire, un vrai. Qui s'est effacé lorsqu'il a volé ma bouteille pour la vider. La vider, oui, mais lorsqu'il rouvrirait les yeux, elle serait à nouveau pleine, parce que dieu que j'aimais la magie.

«  Perdue, oui. » ai-je simplement dit, détournant mes prunelles de sa personne pour les diriger vers le mur d'en face, froid, humide. Froid, j'avais un peu froid. « Je cherchais l'ancien laboratoire. » aveu, mais après tout, j'étais pas dans mon état normal et je pouvais dire tout et n'importe quoi, répondre à toutes les questions sans trop réfléchir. J'ai à mon tour fermé les yeux, gênée. Une tension palpable ? Etait-ce ma réaction, qui était glaciale, ou nos pensées respectives qui rendaient cela désagréable ? J'étais rarement entourée, rarement en présence d'autres personnes, du moins pas lorsqu'il s'imposait une discussion, des paroles, ainsi avais-je du mal à agir, réagir. Clyde était pourtant égal à lui-même. Ce devait venir de moi. Ouais, c'est ça.

Je lui volais la bouteille sans plus de cérémonie. Elle était aussi pleine que si nous n'y avions jamais touché. Nous, cela me faisait étrange. J'ai occulté cette réflexion et me suis mise à enchaîner plusieurs gorgées, sans vraiment compter. En fait si. Une, deux, trois.. ça tourne. Quand j'ai reporté mon attention sur Lewis, j'ai été incapable de réprimer le sourire qui s'est dessiné sur mes lèvres. Ne me demandez pas pourquoi je me suis rapprochée de lui, ni pourquoi j'ai cessé de penser pour aller me blottir contre lui, comme une enfant fragile laissée loin de chez elle. « Peut-être que je te cherchais un peu aussi.. » Un peu. Il était bien là, le un peu. Un peu c'est pas beaucoup, pas complètement. Un peu.

J'ai apprécié la chaleur de sa présence, frigorifiée que j'étais, mais je ne me serais pas rabaissée à le lui avouer. Puis dans tous les cas, je pouvais mettre ça sur le compte de l'alcool, que je tenais toujours dans ma main droite.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: ' ' Quand rien ne va plus, mieux vaut s'accrocher à l'ennemi plutôt que sombrer dans l'oubli ' ' Sam 4 Déc - 10:53

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Je dormais moins souvent que j'aurais dû. La nuit, généralement, je la passais, les yeux grands ouverts, à regarder un plafond que je ne voyais pas. Ou je lisais, éclairé à la lueur de ma baguette, dans la forêt interdite ou dans le dortoir. En bref, pour moi, la nuit, c'était un moment sacré d'emmerdes, où je faisais rien de spécial, où je passais le temps que je voulais à quelque chose que je voulais. Je vaquais aussi, de temps en temps, dans Poudlard, à la recherche de secrets. La série de Rowling avait soulevé un pan du voile et diable, il faut dire que j'étais tenté de créer un truc comme la carte du Maraudeur. Doux fantasme. Je savais très bien que je n'y arriverais jamais. J'étais apaisé, ce soir là. Je m'étais fait un thé à la menthe, non sans attendre l'eau portée en ébullition avec impatience, et l'avait bu sereinement. Or, Anya me rendait fébrile, entre autres. Et je détestais être fébrile. Et elle me donnait des symptômes bizarres, comme des papillons dans le ventre et l'envie de crier, comme quand on crit Joyeux Anniversaire! à quelqu'un, avec les serpentins et tout et tout. Elle me donnait des envies bizarres, Anya. Crier Joyeux Anniversaire!, non mais j'vous jure. Les papillons qui avaient élu domicile dans mon ventre semblait se multiplier de secondes en secondes. C'était plutôt désagréable, tout compte fait. Les papillons, c'est fourbe. Ça a l'air innocent comme ça, avec leurs belles ailes et leurs beautés éphémères, mais c'est aussi fourbe qu'un Oryctes, un rhinocéros, si vous préférez. C'est moche ces insectes là, et c'était moche ce qui se passait dans mon ventre, j'en suis sûr. J'aurais bien aimé les poignarder, ces papillons, j'aurais bien aimé poignarder Anya de me faire ça, merde, j'aurais bien aimé poignarder tout le monde ! Mais, soyons un minimum gentil, et allons manger une pizza ensemble, un whisky-coca, et c'est reparti pour des bêtises à n'en plus finir.

C'en était presque grisant, de revoir Anya. Presque. Elle a eu un petit sourire, le genre de petit sourire timide qu'on verrait plus sur des adolescents d'onze ans que dix-neuf et vingt. Sourire évaporé, pouf, comme ça, parti. Bouteille magique, songeais-je, entre deux gorgées et après avoir reposé l'alcool. J'eus à peine le temps de rouvrir les yeux et, devant mon échec qui aurait pu ne pas en être un, haussais pour moi-même les épaules. Refermant aussitôt les yeux, évidemment. « Perdue, oui. » J'ai failli rire légèrement mais je me suis dit qu'elle allait me frapper. Ou pire, commençant un peu à la connaître. Je me frottais le torse en grimaçant, me souvenant d'une douleur qui n'avait pas de place dans mon esprit. Effectivement, je me rappelais de cette sensation désagréable et... d'un trou noir, simple, net, distinct. « Je cherchais l'ancien laboratoire. » J'ai un peu réfléchi, en fait. L'ancien laboratoire, oui, je voyais à peu près ce que c'était mais genre à peu près-à peu près. J'aurais pu la guider comme je le pouvais mais, finalement, je préférais pas. Plutôt rester là avec elle. Quoi que, peut-être que je pourrais l'accompagner ? Je lui devait bien un guidage et dieux que celui-ci ne serait pas suffisant.. La situation était gênante, pour ne pas dire pesante. Peut-être que mes prunelles fermées me faisaient entrevoir des scènes à des vitesses différentes ? Peut-être qu'elle avait fermé les yeux et que c'était ainsi aussi pour elle ? Peut-être que je me faisais un drame ? J'aurais effectivement plus penché vers la première et troisième question. Si on m'y avait interrogé. Évidemment. Elle prit la bouteille, la volait, plutôt, mais je ne réagissais pas. Je m'en fichais en fait, essayant de clarifier mes pensées et d'en effacer certaines. Maman dormait. Je le savais, je l'avais délaissée je ne sais où (elle était partie, en fait) et il est vrai que j'aurais préféré qu'elle ne me voit pas avec ma blondasse. Elle ne l'aimait pas. Mais alors pas du tout. Sauf qu'Anya, c'est la plus forte. C'est jamais moi, le plus fort. Non, jamais moi. Et ma mère elle l'aime pas, et ça m'emmerde un max. D'autant plus qu'avec la Ravenclaw je me sens super bien, voire compris, quoi. J'avoue. Il est bizarre qu'elle s'intéresse ainsi à ma génitrice, tout le monde m'avait répété qu'elle était morte, vous voyez. Elle m'avait fait une demande bien étrange. Elle m'avait demandé d'être le traducteur. C'était... cool. Personne n'avait témoigné d'intérêt à ma mère, auparavant. Je crois que c'est pour cette raison que mon cœur a eu un soubresaut, un instant. Elle avait de beaux cheveux blonds, ma blondasse. Et de belles lèvres. Douces lèvres qui me manquaient, je dois dire. Mais c'était un détail. Comme le fait que les murs étaient crades, comme le fait que je me les caillais ; c'était un détail. Doux détail.

Chaleur. J'ai senti une chaleur contre moi et quand j'ai rouvert les yeux de mes images fantasmagoriques, or not, Anastya était blottie contre moi et c'était machinalement que j'avais passé un bras autour de ses épaules. Je la serrais un peu contre moi, Anya, car elle était belle et que je l'aimais bien, au fond, ma blondasse. Limite, j'aurais aimé la saucissonner contre moi pour que jamais son corps ne se détache du mien. « Peut-être que je te cherchais un peu aussi.. » a-t-elle dit alors que my heart stops. Mon sourire m'a déchiré la face, mais j'ai rien dit – j'étais tellement gentleman, voyez-vous. C'était agréable, en fait, tout ça. Elle était douce, Anastasya, et cette chaleur corporelle n'était pas de trop. J'avais rarement eut le loisir de serrer ou d'avoir contre moi des corps ainsi et j'aimais tellement Anastasya que je ne pouvais rien faire d'autre. Je haïssais le froid. Les murs vides et donc froids me révulsaient. Mais là, j'en avais rien à faire et serrais à la place la jeune blonde contre moi. « Roh, je sais, je sais » ai-je dit. « C'est très surfait la perfection, t'sais. » C'était l'alcool. Si, j'vous jure, c'était l'alcool. Rien d'autre, évidemment, pfeuh. J'ai masqué mon sourire et l'ai regardé avec un petit air triomphal. « Irrrrrésistible. » ai-je soufflé, alors que je roulais mes r comme un russe l'aurait fait. Inévitablement, en parlant de russe, mes yeux se sont portés sur la bouteille d'alcool, alors que la réprobation se lisait dans mon regard. D'ailleurs, je sentais l'alcool descendre dans ma trachée et mes papilles s'affoler. Bientôt, j'allais faire une connerie. Oui, je suis tout aussi devin qu'elle. Je la savais voyante, et je savais qu'elle occultait chaque contact, mais je n'ai pas résisté et mes doigts se sont portés à sa joue, comme pour en vérifier la véracité ou la douceur. Bientôt, les lèvres ont remplacé les doigts et je me suis bien vite redressé, comme si l'alcool ne venait pas de me faire faire une connerie. J'ai froncé les sourcils, intérieurement, du moins. C'était comme si j'avais agi malgré les barrières mentales, comme si je ne m'étais pas retenu. Je devais me retenir ou, si je m'écoutais, j'allais l'embrasser-tout-court et les dieux savent que aucun de nous deux le voulait. Enfin, moi, si. Mais elle, non. Non ? Je ne savais que penser et préférais plutôt m'imprégner pensivement du vide, le regarder dans les yeux pour l'oublier. « Peut-être que j'avais aussi un peu besoin de te voir... » Doux peut-être qui sauvait trois mises tous les jours. Qu'est-ce que cela aurait été, sans le peut-être ? Caca. Cela aurait été caca. Qu'est-ce que j'aurais pas fait pour aller dans une pizzeria prendre mon whisky-coca et ma quatre fromages...

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Message(ϟϟ) Sujet: Re: ' ' Quand rien ne va plus, mieux vaut s'accrocher à l'ennemi plutôt que sombrer dans l'oubli ' ' Dim 5 Déc - 14:32

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Nous nous étions disputés. Nous ne nous étions pas revu depuis. Et pourtant, malgré la gêne palpable, quelque chose restait au dessus de tout, comme si il m'était impossible de lui en vouloir encore. Je revenais régulièrement dans la salle sur demande, espérant presque l'y retrouver, consciente pourtant qu'il ne s'y attarderait pas. Je m'étais perdue, dans tous les sens du terme, et je ne retrouvais ma route que dans ses bras, à lui.. Il m'a serré un peu plus contre son corps, et au travers du noir de mes paupières fermées, les images de cette nuit hors du temps me sont revenues comme un flash. « Irrrrrésistible. » Il a roulé les r un peu comme.. ouais la chanteuse française, Piaf je crois. Irrésistible.. s'il savait. J'avais réalisé, dans les draps de satin, que je pourrais faire n'importe quoi face à ses si beaux yeux.. Je me suis giflée, intérieurement. Sa peau est entrée en contact avec celle de ma joue, et ses lèvres ont remplacé ses doigts. Je crois que le temps s'est suspendu, un instant. J'ai avalé une gorgée de ma bouteille. Je me sentais fébrile, là, tout contre lui. « Peut-être que j'avais aussi un peu besoin de te voir... » Nous étions deux. Après ce qu'il s'était passé, n'était-il pas normal de parler, de se voir ? De s'expliquer, même. Il fallait qu'on s'explique, et j'ai tourné en rond dans ma tête.. si bien que lorsque mes lèvres se sont scellées aux siennes, que quand ma main s'est installées dans sa nuque, je n'ai pas réalisé tout de suite. J'aimais le goût de sa peau, l'alcool mélangé n'enlevait aucun charme à cela.. seulement je crois que la dose de passion était un peu trop importante, alors en me détachant, j'étais légèrement essoufflée.

Connerie. Je venais de faire une connerie. Pourtant je suis restée là, tout contre lui, posant ma tête contre son épaule, fermant les yeux, et cherchant à calmer mon rythme cardiaque qui s'affolait. Avant de le connaître, je n'avais jamais entraîné volontairement un contact, et depuis que je l'avais croisé, je ne cessais de le faire.. j'avais été loin, trop loin sans doute. Je frissonnais, le sol froid, l'endroit humide, sa présence, tout me donnait la chair de poule. « Excuses-moi.. » ai-je finalement soufflé, après un instant. « Je n'aurais pas.. » j'ai soupiré. Je suis restée les yeux clos, craignant sa réaction, craignant de lire ses pensées dans un regard dur et froid. J'ai avalé ma salive, difficilement. Il fallait que je lui explique ce qui me hantait, mais je n'y arrive pas. Inspiration. Expiration. « Tu n'as jamais été un jouet, Lewis. » C'était moins facile que ça en avait l'air, bien moins facile. « J'étais furieuse parce que.. c'était gênant. Puis les conséquences et.. » Puis merde. J'ai abandonné, passant un bras par dessus son ventre, espérant qu'il comprenne ce que je voulais lui expliquer.

Ma mère aurait désapprouvé que je donne tant à un sang-mêlé. Mon père aurait désapprouvé que je n'aille pas jusqu'au bout. Madame Lockwood me désapprouvait, et son mari en aurait certainement fait autant. Tante Angel verrait d'un oeil noir la baguette d'ébène que nous avions en commun, tandis que mon oncle n'aurait apprécié que le côté moldu du jeune homme. Mon avis dans tout ça ? Partagé. Je me demandais si c'était ce genre d'homme, qu'il me fallait. Si seulement j'en méritais un.. d'ailleurs la question de l'honneur des Ravenwood planait toujours quelque part dans mon esprit. J'étais pas une bonne héritière. Cependant, pouvais-je me permettre de rompre les traditions et de n'en faire qu'à ma tête ? J'ai porté mes prunelles azur sur le sol, priant pour que sa voix rompe le silence, pour qu'il dise rapidement quelque chose avant que mon coeur ne cesse de battre à force d'accélérer. Et s'il ne me pardonnait pas ?

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Message(ϟϟ) Sujet: Re: ' ' Quand rien ne va plus, mieux vaut s'accrocher à l'ennemi plutôt que sombrer dans l'oubli ' ' Mar 7 Déc - 19:17

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C'était affolant, l'alcool. A chaque fois que le nombre de gorgées me brûlait les intestins (posez ce gâteau au chocolat avant de vomir), j'avais l'impression que les battements de mon palpitant se transmettaient dans des tressautements de yeux totalement sexy. Comme si le monde bougeait en fonction de mon cœur, vous comprenez ? Comme dans les films de série Z. Ma vie n'est qu'un putain de film de série Z. Ce n'était pas que je n'aimais pas ça, non, je trouvais cela drôle, à regarder, mais c'était tellement... nul que je ne pouvais m'empêcher d'être un peu déçu d'être déçu de cette décevante vie. Il y avait des gens, dans le monde, qui prenait tout avec un sourire franc, de la pire des nouvelles, à la plus délicieuse. Moi, la plus délicieuse, ça a été ses lèvres capturant les miennes, m'arrachant d'une torpeur décevante sur une vie décevante d'un déçu d'être déçu de sa vie décevante, si vous me suivez encore. Quand sa main a flirté avec ma nuque, que le revers de ma droite a doucement caressé sa joue et que l'autre semblait s'amuser avec sa taille, je retrouvais une certaine habitude dans ce fait. Pour moi, c'était naturel, de toucher de ma main sa douce joue et d'affrioler sa taille de mes doigts. Comme quand on se réveille d'un rêve trop beau pour être vrai, comme quand une goutte de pluie éclate en mille et unes autres sur une feuille, aussi rapidement que cinq battements d'ailes de papillons, ses lèvres se sont détachées des miennes. Tout comme on arrache le cœur d'un ange déc... BREF. Franchement, niveau métaphore, je sais, il y a mieux que moi. Mais je ne peux m'en empêcher, toutes mes condoléances. Elles avaient bon goût ses lèvres, et je vous jure qu'en passant distraitement ma langue sur les miennes, de lèvres, je me suis senti vachement mieux. Elle ne s'est pas détachée, bizarrement, et est restée ainsi, posant délicatement sa tête sur mon épaule alors que je grimaçais dans le vide. Comme un voile, un fantôme, pire torture. Mes mains ont lentement glissé de son corps et se sont reposées sur le sol froid, tandis que mon cœur dansait la macarena, avec le rythme trop rapide de la fin. Tap, tap, tap, tap, mes doigts s'agitaient d'eux-mêmes, prenant un rythme calme qui aurait plus fait penser à un océan, doucereux, silencieux, qu'au rythme effréné de mon palpitant.

« Excuse-moi.. » a-t-elle dit et mon sourcil droit s'est levé d'étonnement, alors que mon gauche se baissait, se fronçait. « Je n'aurais pas.. » Elle a soupiré, comme si elle ne voulait pas, ne pouvait pas continuer. Je ne comprenais pas, moi. « Tu n'as jamais été un jouet, Lewis. J'étais furieuse parce que.. c'était gênant. Puis les conséquences et.. » Puis elle s'est interrompue. Et j'ai réfléchi. Et des pas se sont faits entendre. Et de la silhouette gracile de se faire voir. Et de mon cœur se geler en reconnaissant ma mère. « Tu t'es... tu t'es réveillée ? » bafouillais-je, rouge de confusion. Je ne me serais jamais permis de faire cela, lui parler en présence de quelqu'un d'autre. Mais Anastasya n'était pas quelqu'un d'autre et, je ne me rendais pas très bien compte de sa présence, malgré mon rougissement soudain. J'avais les yeux vides, laiteux, et regardais un point que j'étais le seul à voir. Ma génitrice ne m'a pas répondu, mais je sentais tellement de désaccord dans ses prunelles que j'ai frissonné. Finalement, je me suis dérobé de ma Blondasse, regardant avec un air effrayé le visage autrefois souriant qui avait bercé mon enfance. « Je.. Je suis désolé » ai-je dit, ailleurs. Je parlais à la Ravenclaw mais avais les prunelles braquées autre part, reculant doucement. Reculant doucement de l'endroit où se trouvait la silhouette fine. Je ne voulais pas m'approcher, regrettant le courroux de ma maternelle. Je ne l'écoutais pas, dardant des opales luminescentes et apeurées sur Anya. Help. Yeah, I need your help, semblaient-elles dire, je le savais. Je serrais les poings, les desserrais. Je ne devais pas avoir peur. Pourtant, c'en était presque viscéral. Tout était dans les entrailles, paralysant mes membres et en faisant trembler quelqu'un. Les éclairs qui sortaient des yeux d'obsidiennes de ma mère me transperçaient, alors que le regard bleu de Ravenwood me transperçaient le cœur, eux. J'ai décidé de m'y jeter corps et âme, j'ai décidé d'oublier le reste et ne me concentrer uniquement sur ce lien invisible qui reliait nos prunelles. « J'ai peur, Ravenwood. » « T'es qu'un putain de jeu, Clyde ! » « J'ai.. j'ai vraiment peur. » ai-je répété, du bout des lèvres. Lèvres qui étaient confrontées à d'autres, fantomatiques. « Est-ce que je suis un putain de jeu ? » demandais-je, un peu apeuré de la réponse. « Oui, tu en es un ! » ai-je entendu, ne m'en préoccupant plus. Elle détestait cela, que je l'ignore. Mes yeux restaient attachés à ceux d'Anastasya, essayant d'échapper à une fausse vérité. Mais je ne pus rester dans cet océan bien longtemps, car le corps comme taillé à la serpe de ma mère vint rompre ce fil et mon agacement a dû se lire dans mon regard. « Pars ! » ai-je hurlé, ne contrôlant plus mes cordes vocales comme je ne contrôlais plus les tremblements de mes avants-bras serrés étroitement. Je ne réprimais pas un frisson quand la claque est partie et que j'ai violemment repoussé ma mère. « Laisse-moi tranquille ! »

Et elle a disparu de mon champ de vision. Et de la pièce. Et de mon esprit. Et de mes genoux de ma lâcher. Ce n'était qu'abstrait, comme quand on refoule quelque chose. Son homosexualité, par exemple. Sauf que je refoulais beaucoup plus profond, sans mauvais jeu de mots, et mon esprit était tant embrumé que je ne savais pas quoi faire. Ma mère s'était effacée, doucement, comme furax de mon accès de rébellion. Ce n'était pas habituel, il est vrai, que je refoule tout de bloc cela. Mais elle m'avait sacrément énervé à, à chaque fois, intervenir quand je me sentais bien, quand Anastasya était dans les parages. Depuis la dernière fois que j'avais revu la miss, on avait pas arrêter de me répéter que je n'étais qu'un jouet, qu'elle n'était rien. Non, qu'elle ne devait ne rien être. Sauf que cela me saoulait d'écouter ma mère. J'aimais cette putain de foutue Ravenwood. Enfin. Je l'aimais bien, quoi. Ouais. Bien. Voilà. « Désolé, encore une fois.. » Je réprimais le frémissement qui me pris la colonne vertébrale et me redressais lentement, froid, comme si ne s'était passé. Je me raclais la gorge et me répétais, resserrant cette satanée cravate. Je regardais d'un regard placide, impassible - ou du moins, je l'espérais - avant de m'approcher un peu. « Tu l'as pas vue, hein ? » Je suis fou, fou, fou. Et j'aime pas les froufrous.

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