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 come in the woods, and lose your friends. - ft Aslander

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Message(ϟϟ) Sujet: come in the woods, and lose your friends. - ft Aslander Mer 17 Nov - 21:04

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come in the woods,
« ft. jensen & aslander. »and lose your friends.



« oh allez quoi, ça fait des semaines qu’on a rien fait de sympa … » « ouais, normal, c’toujours moi qui prend les punitions, c’sympa, hein ? » grommela Jensen, en jetant un regard noir à son amie. Mais cette dernière n’en démordait pas. « Allez, quoi, Jen’, sans toi, c’est pas marrant .. » Jensen soupira, pensa à céder … et se ravisa. « Non. Pas ce soir. » Son amie la regarda, déçue, mais ce fut l’autre guignol qui lui servait de petit ami qui intervint, taquin : « si t’y vas pas, toute l’école sera au courant, Holynski. » Vivement, elle se tourna vers lui, menaçante. Sa voix se fit cassante. « Ce sont des menaces ? .. En fait, je crois que je vais venir. Rien que pour voir ta frimousse frémir de terreur. » Sur ce, elle tourna les talons, et s’en alla en cours, plantant là deux gryffondors éberlués. Oui, même une Holynski pouvait se retourner contre ses amis lorsqu’elle se sentait menacée. Elle en avait rien à faire que toute l’école sache qu’elle n’avait pas envie d’aller dans la Forêt Interdite. Elle avait fait bien pire que ça, mais là, elle irait uniquement pour faire peur à ces deux imbéciles qui la prenaient pour une amatrice.

Les regards que ses deux amis lui jetèrent pendant le cours de sortilèges en disait long sur ce qu’ils pensaient, mais Jensen les ignora. Ils l’avaient provoquée, ils en subiraient les conséquences. Elle allait les perdre dans la forêt, peu importe de combien d’heures de retenues elle écoperait, elle donnerait tout pour voir leurs têtes effrayées. Sadique, la Jensen ? Non, non, pas le moins du monde. Elle a la rancœur facile, c’tout.

Le soir même, elle attendait ses deux compatriotes dans la salle commune, assise négligemment sur un fauteuil. Quand ils apparurent dans l’embrasure du dortoir, elle se leva, et ils la suivirent. A l’évidence, son amie croyait à une promenade de santé ; elle avait sortit les talons hauts. Jensen, elle, avait opté pour ses converses, un pantalon noir, une chemise blanche, et son blouson en cuir. Mais elle ne fit aucun commentaire, même si elle souriait à l’avance, bêtement. Les couloirs étant vides, il ne fut pas difficile de sortir dans le parc du château, éclairé par la lumière blafarde de la lune. Jensen ne s’attarda pas, et fila en direction de la forêt. A la lisière de celle-ci, son amie s’arrêta. « en fait, c’est peut être pas une bonne idée … » Jensen marmonna quelque chose comme « tu parles d’une gryffondor » et s’enfonça dans les bois. Elle les entendait marcher et se parler derrière elle. Une fois certaine qu’ils étaient bien enfoncés dans les bois, elle bifurqua soudainement à gauche, accélérant le pas, et disparaissant parmi les broussailles de la Forêt Interdite, plantant là deux gryffondor qui firent demi-tour dès qu’ils ne la virent plus.

Jensen, quant à elle, ralentit dès qu’elle n’entendit plus leurs pas. Inutile de se presser, elle n’avait rien d’autre à faire. Puis une nuit blanche serait pas de refus, aussi. Histoire de dormir demain matin et de zapper quelques cours. Elle dégagea une mèche de cheveux blonds de devant ses yeux, et continua à marcher. Ses yeux s’étant habitués à l’obscurité, elle préférait ne pas utiliser sa baguette, bien qu’elle soit prête à agir. On est jamais trop prudent. Et en effet, après quelques minutes dans le silence, ou du moins le silence de la forêt, Jensen avait l’impression étrange d’être observée. Elle s’arrêta, serrant la main sur sa baguette, dans la poche arrière de son pantalon. Elle se refusait à demander qui était là, c’était trop vu, trop commun. « Et si tu venais parler en face, plutôt que de me mater, hein ? » Du parfait Jensen, ça.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: come in the woods, and lose your friends. - ft Aslander Jeu 18 Nov - 21:15

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jensen&aslander

« on peut continuer à exister sans son âme, tant que le cœur et le cerveau fonctionnent. mais on n'a plus aucune conscience de soi, plus de mémoire, plus... rien. et plus aucune chance de guérison. on existe, c'est tout. comme une coquille vide. » © j. k. rowling

Pas un son, si ce n’était le crépitement du feu dans l’âtre. Aslander était immobile, dans un état second, son regard gris figé devant la danse incessante des flammes qu’il avait fait naître un peu plus tôt dans la soirée. Il attendait, calmement, que chaque élève de sa maison dorme à point fermé, afin de pouvoir s’éclipser. Ce soir comme tant d’autres, il entreprit de remonter des cachots, les couloirs étaient vides, comme si le temps avait suspendu sa course cette nuit-là. Seuls ses pas résonnaient dans le corridor, et encore ceux-ci étaient légers. Passer devant le bureau du concierge était la tâche la plus difficile puisque ce dernier ne dormait que très peu et même si celui-ci ne verrait - au mieux - ne passer que son ombre, il préféra se montrer plus habile et méfiant qu'à l'accoutumée. Une fois le hall passé, ce fut au tour des hautes portes en bois de la porte de l'entrée puis il disparut dans les ténèbres. La soif tiraillait sa gorge, la rendait brûlante. Il fallait qu’il s’éloigne du château, dans la plus grande discrétion, et qu’il rejoigne la forêt. Aslander était loin de s’imaginer que son séjour Hogwarts serait si éprouvant, mais il s’y accoutumait, cela lui permettait de varier les péripéties de son existence. Lorsque l'éternité nous a été donnée, il faut savoir l'occuper, la maîtriser et ne pas se battre contre le temps qui passe. Les premières décennies de sa vie vampirique avaient été des plus difficiles, en effet, voir vieillir autour de lui les personnes auxquelles il s'attachait, alors que lui restait prisonnier du corps de ses vingt et un ans, avait été une expérience des plus dures. Probablement était-ce pour cela qu’il se gardait bien d'aimer d'autres que sa propre personne. Certes l'amour était devenu un venin qu’il fuyait, et ce depuis longtemps, mais l'amitié même devenait peu à peu une chose qu’il évitait avec les simples mortels. Le froid qui s'attaqua à ses membres avec voracité ne l'atteignit pas tant qu'il aurait blessé un humain mais lui signalait qu'il devait se hâter de chasser. Les bois ne l'inquiétait en rien, il y pénétrai sans crainte et laissait son odorat repérer sa future proie. Une brise glaciale ne tarda pas à apporter à Aslander l'essence d'un animal. À défaut de sang humain, il devait se contenter de nectar bestiale, et cela ne l'enchantait pas outre mesure. Le plaisir de la chasse calma ses nerfs, et il s'élança entre les troncs avec une rapidité certaine. Le Serpentard ne mit pas longtemps à débusquer la créature et sans que celle-ci eu réellement le temps de s'en rendre compte, le vampire plongea ses dents dans l'artère située au niveau de son cou. Le liquide chaud s'écoula à l'intérieur de son corps et le régénéra, réveillant ce qui doucement tombait dans la torpeur. Une fois sa faim étanchée, il laissa aux charognards la carcasse de sa victime et essuya ses lèvres rougies d'un revers de la main. Souriant, il prit la décision de s'en retourner vers le château.

Mais il fut stopper dans sa course. Il n’était pas le seul élève dans les profondeurs des bois. Il s’arrêta et se cacha derrière un arbre, attendant calmement que l’inconscient qui s’enfonçait ainsi dans la forêt finisse par se montrer. Pendant un bref instant il se demanda s’il ne pouvait en profiter pour enfin déguster un vrai repas, dissimuler un corps dans la forêt interdite serait probablement chose aisée… il arrêta ses élaborations tordues en réalisant que l’inconscient était en fait une inconsciente et il déglutit en reconnaissant la tête blonde de Jensen Holynski. Une des rares élèves dont il retenait le nom d’ailleurs. Son regard s’obscurcit, et il s’adossa au tronc derrière lequel il se planquait, tapant le haut de son crâne contre l’écorce. Cette fille… elle ne devrait pas exister. Elle ne devrait pas fouler cette terre et être si proche de lui. Elle lui ressemblait trop. Elle était son sosie parfait. Il ferma les yeux quelques secondes. Malheureusement il n’échappa pas aux réminiscences qui l’assaillaient et la vision d’un passé qu’il avait tenté d’oublier lui revint telle une claque dans la figure. Il la revoyait, souriante sous les éclats solaires du nord-ouest de l’Angleterre, lui tendant la main, le scrutant de son regard enfantin. Comment pouvait-elle le hanter avec tant d’insolence, trois siècles plus tard ? Silencieusement, Aslander se détacha du chêne, jetant un coup d'œil à l'adolescente, qui s'était arrêtée, baguette au point. « Et si tu venais parler en face, plutôt que de me mater, hein ? » Il ne put s'empêcher de sourire, la même hardiesse, et un brin de stupidité pensa-t-il. Car cette fille, elle le cherchait - pas à cet instant évidemment - mais plus il l'évitait, plus elle s'arrangeait pour apparaître dans son champ de vision. Il soupira et sortit de sa cachette, se dévoilant à la pâle lueur de la lune. « Tu ne devrais pas t'aventurer aussi profondément dans la forêt... » dit-il en comblant les quelques mètres qui les séparaient. « ... on se sait jamais sur qui l'on peut tomber. » ajouta-t-il, d'une voix glacial, conservant un masque d'impassibilité sur son visage. Bien qu'intérieurement, tous ses sens étaient en alerte. Le vampire était tiraillé entre l'envie de la tuer et celle de lui laisser la vie sauve, pour garder intact un souvenir, un songe, pourtant si corrosif. Il détaillait Jensen du regard, jamais il ne s'était tenu si près d'elle, et il ne pouvait que constater que la ressemblance était ... parfaite. Du regard aux lèvres en passant par les fossettes, tout y était. La même silhouette élancée, les mêmes cheveux blonds... Il serra la mâchoire et, penchant légèrement la tête, plongea son regard dans le sien, espérant l'intimider.

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Message(ϟϟ) Sujet: Re: come in the woods, and lose your friends. - ft Aslander Jeu 18 Nov - 21:53

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Cette forêt portait mal son nom, selon Jensen. Ce n’était pas la première fois qu’elle y mettait les pieds. Elle était déjà venue avec London, et quelques autres amis. Elle se souvenait encore de la magistrale partie de cache-cache qui en avait résulté. Et aussi de la magistrale semaine de retenue qu’ils avaient tous écopés cette nuit-là, pris sur le fait par le concierge. En même temps, ils avaient été un peu trop .. Bon d’accord, beaucoup trop bruyants. Il n’empêche que, à force, elle commençait à connaître la forêt, même si elle ignorait tout de cette dernière. Étrange contradiction, n’es-ce pas ?
Jensen ne se fiait pas aux apparences, et elle savait qu’elle risquait sa vie chaque fois qu’elle y mettait les pieds, mais qu’importait, c’était plus fort qu’elle, ce besoin de danger, de se jeter la tête baissée dans les ennuis. Et ce soir-là, il semblait que les ennuis venaient à elle, comme un aimant. En même temps, dès qu’un truc cloche ou va de travers, la plupart des élèves - et des profs - se tournent vers Jensen, l’air réprobateur. Quand cette fichue affiche avait été accrochée dans l’école, disant que Jensen et quelques autres élèves étaient impliqués dans le phénomène de diminution de la magie, certains d’entre eux ne s’étaient pas privés pour montrer à la jeune Gryffondor ce qu’ils pensaient d’elle. Et elle de répliquer avec d’autant plus de force. Elle avait toujours été la plus inventive, la plus aventurière parmi ses sœurs, et ça n’avait pas changé avec son entrée au château, bien au contraire …
En priorité, elle avait voulu explorer la Forêt Interdite. Son même nom poussait les élèves à vouloir aller y jeter un œil, du moins, les plus téméraires, ou les plus stupides, au choix. Quant à savoir si Jensen était stupide ou téméraire … Un peu des deux, dirons-nous. Le fait est qu’elle n’avait pas froid aux yeux, et que parfois son dénigrement pour les règles frôlait l’indécence. Ou l’inconscience. Encore une fois, elle oscillait entre deux précipices tous aussi attirants l’un que l’autre.

Durant un instant, Jensen pensa avoir rêvé cette sensation de ne plus être seule. Pendant un instant, elle se sentit stupide d’avoir ainsi parlé, s’il n’y avait personne. Certes, il n’y aurait personne pour se moquer de Jensen ayant parlé à un vide intersidéral, mais elle se serait sentie franchement imbécile, sa baguette brandie, attendant quelqu’un qui n’était pas là. Toutefois, il y avait effectivement quelqu’un, elle ne s’était pas trompée. « Tu ne devrais pas t'aventurer aussi profondément dans la forêt... » Elle haussa un sourcil, reconnaissant Aslander O’Bannon. « ... on se sait jamais sur qui l'on peut tomber. » Genre, un vampire buveur de sang animal vieux de plus de trois cent ans ? ..
Elle fixa ses yeux sur lui, un air pas franchement convaincu sur le visage. La voix glaciale du jeune homme ne la refroidit aucunement, on lui parlait souvent sur ce ton, alors un de plus ou de moins … « Heureusement, alors, que je ne tombe que sur toi. » le taquina-t-elle, sa voix, contrairement à la sienne, plus chaleureuse.
Ordinairement, c’était elle qui cherchait le Serpentard et lui qui fuyait - merlin seul savait pourquoi -, or, il semblait que ce soit lui qui l’aie trouvée ce soir. « Et puis, je crois être suffisamment grande pour me débrouiller seule, non ? » ajouta-t-elle, un brin irritée. Non pas qu’elle le fusse réellement, seulement, Jensen n’aime pas spécialement qu’on la sous-estime et qu’on la prenne de haut, comme il venait de le faire. Et c’était le cas de le dire, puisqu’il la dépassait bien d’une bonne tête et qu’elle était obligée de lever le menton pour le regarder dans les yeux.
Elle ignorait qu’elle ressemblait tant à celle qu’Aslander avait un jour aimé, elle ignorait tout de ça, et nul doute que si elle le savait, elle en serait peut être effrayée. Qui ne le serait pas ? Etre le sosie parfait de quelqu’un, c’pas toujours hyper sympa … Surtout quand on le sait pas. Elle scruta les yeux d’Aslander, de la même manière qu’il le faisait. Raté pour l’intimidation, elle avait connu pire que ça. Il allait falloir faire mieux.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: come in the woods, and lose your friends. - ft Aslander Sam 20 Nov - 19:23

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« he was caught in the middle of a desperate fight
and she couldn't find how to push through »
© mike oldfield.

Si Aslander n’avait pas tant pris soin à se sevrer des sensations humaines, il aurait tremblé, peut-être même aurai-il pleuré, s’il avait été un homme. Peut-être aurait-il été humain, ce serait-ce qu’un instant depuis plus de trois siècles. Pourtant il s’était appliqué à être hors du temps, hors de monde, dans un univers que lui seul gouvernait. Il régissait ses émotions, les humiliations et les morts, il était le maître de son royaume, lieu où seul le sang avait de la valeur. Aslander était un monstre sanguinaire, l’humain vertueux était mort le jour où celle qu’il avait aimé l’avait assassiné sans sourciller, s’abreuvant de son sang. Griffin McAllister avait disparu cette nuit-là, au plus profond d’une forêt mancunienne. Des bois, comme ce soir-là face au fantôme que Jensen représentait. « Heureusement, alors, que je ne tombe que sur toi. » répondit la jeune gryffondor avec sarcasme. Si elle savait, pensa-t-il. Un léger rictus s’esquissa au coin de ses lèvres, il souriait, dans toute la splendeur de son éternité, il était parvenu à lui sourire, aussi minime soit ce dernier. Pourquoi n’avait-il pas pris la fuite ? Comme à son habitude, pourquoi n’avait-il pas éviter cette douloureuse réminiscence ? Peut-être parce qu’il se sentait plus en sécurité, dans la pénombre de cette forêt millénaire, sans doute pensait-il qu’il pourrait affronter son visage si celui était couvert d’ombres. Il prit une profonde et lente inspiration, tentant de résister à l’odeur du sang, bien qu’il ne se gêna pas pour s’en délecter. « Et puis, je crois être suffisamment grande pour me débrouiller seule, non ? »

Maître renard par l’odeur alléché, lui tint à peu près ce langage.

« Permet moi d’en douter. »
dit-il en replaçant une mèche blonde derrière l’oreille de la jeune femme, sa main froide frôlant la joue de la jeune femme. Le geste avait été instinctif, il s’en était voulu instantanément, parce qu’il avait doux, et surtout lent. Il réalisa que malgré les époques, il était toujours marqué au fer rouge par ce qu’il avait ressenti en tant qu’homme. Il se rendit compte de sa faiblesse soudaine, et il détestait ça. Il devait se ressaisir, faire passer son mouvement pour de l’intimidation, il devait simplement… être Aslander, il ne devait se laisser guider par ce qui restait de Griffin en lui. Pour ne pas démontrer son défaut, sa fragilité, il laissa sa main trainer, sourire machiavélique sur son teint clair, et ajouta « Tu es très belle Holynski, et même les créatures de ces bois n’y sont pas insensibles. »

Apprenez que tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute.

Belle, autant que celle qui ne pouvait être que son ancêtre, si belle dans la grâce de ses dix sept ans. Le vampire sentait son odeur s’infiltrer dans ses narines. S’il n’avait pas derrière lui des décennies d’apprentissage, de contrôle et d’ennuis, il lui aurait sauté au cou, au sens propre du terme. Il l’aurait vidée de son sang. S’il était toujours un homme, s’il était toujours le jeune adulte rêveur et passionné, il l’aurait embrassée, avant de se confondre en excuses, comme le faible qu’il était auparavant. Comme dans tous ces livres ridicules il aurait raconté son histoire à la farouche sorcière, mais avec des si, on peut refaire le monde et O’Bannon n’était plus de cette trempe d’inconsolables adolescents, il était détaché, cynique, joueur et possessif. Ce dernier trait de personnalité étant probablement ce qui le forçait à rester planté devant Jensen, ce besoin de posséder son image, de se souvenir de chaque détail, de chaque contraste. Il voulait s’imprégner de ce portrait avant qu’il ne prenne de nouveau la fuite devant ce spectre surgit de son ancienne vie.





Dernière édition par Aslander G. O'Bannon le Sam 20 Nov - 22:19, édité 1 fois
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: come in the woods, and lose your friends. - ft Aslander Sam 20 Nov - 21:23

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Elle ne regrettait pas d’avoir céder à accompagner ses camarades dans la Forêt. Nul doute que si elle avait refusé, elle se serait retrouvée dans sa salle commune, bossant sur un parchemin à rendre pour dans une semaine. Avouez quand même que l’idée d’un peu d’aventure et beaucoup plus alléchante qu’une soirée de travail ? J’sais pas vous mais moi j’aurai agit comme Jensen, même si elle risquait une retenue, de toute façon, elle était pas loin de battre tous les records sur ce point-là. Et puis elle était déjà de corvée de nettoyage de toilettes, que pouvait-on ajouter à cela ? M’enfin, sur ce point-là, Jensen ne se faisait pas de souci, un professeur pouvait être aussi ingénieux qu’elle en ce qui concerne les retenues. Concernant cette corvée, elle n’avait toujours pas retrouvé le responsable qui l’avait dénoncée. Et ça la mettait d’autant plus en rogne que quelqu’un ait pu passer aux travers de sa rancœur légendaire.
Elle n’avait pas abandonné, et préférait attendre que le coupable se manifeste de nouveau, histoire de bien lui casser les dents quand elle l’aura trouvé. Pour l’heure, elle doutait franchement de le trouver au fin fond de la Forêt Interdite, mais son besoin d’aventure, et surtout de stupidité, notons-le, l’avait conduise ici, perdant ses amis dans les bois, et se retrouvant auprès d’un Serpentard qui était censé la fuir dès qu’il la voyait.

« Permet moi d’en douter. » avait-il déclaré, avec un calme légendaire, et replaçant une mèche des cheveux de Jensen derrière son oreille, lui effleurant la joue par la même occasion. La Gryffondor fronça les sourcils. Le geste ne lui avait pas échappé, et le comportement d’Aslander la troublait. Il était froid, glacial même, et là, ce geste, lent, doux. Presque aimant. Puis le sourire qui vint s’afficher sur son visage effaça le bref moment, et il redevint tel qu’il était. Un arrogant Serpentard. Certes, beau parleur. Mais arrogant quand même. « Tu es très belle Holynski, et même les créatures de ces bois n’y sont pas insensibles. » Elle pouffa de rire, et en profita pour ranger sa baguette magique, dans la poche arrière de son jean noir. « Tu crois sérieusement que si je croise un loup-garou, il va s’arrêter et me dire " oooh c’que t’es belle, pour la peine, je te mangerait pas " ? » Le sourire ironique qui barrait son joli minois ne faisait aucun doute. Elle essayait de lui arracher un sourire, comme elle tentait de le faire avec tout le monde. Cependant, même si c’était une boutade, le compliment d’Aslander ne lui faisait aucun effet ; il n’était pas le premier à le dire, et il faut plus que l’apparence pour trouver quelqu’un beau. Ce concept là était un débat assez houleux avec Jensen, et mieux valait ne pas s’aventurer sur ce terrain là, trèès glissant.

Puis, elle fronça à nouveau les sourcils, sa curiosité piquée au vif. Il y quoi, une chance sur dix milles de trouver quelqu’un dans cette forêt, à cette heure de la nuit. Il y aurait croisé London ou Kaelyn, elle aurait comprit, ils étaient aussi casse-cou qu’elle. Mais franchement, Aslander n’avait pas l’air de quelqu’un voulant se faire assigner une retenue. « Puis-je te demander ce que tu faisais dans la Forêt ? » interrogea-t-elle, un sourcil levé, et un mi-sourire sur son visage.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: come in the woods, and lose your friends. - ft Aslander Mar 23 Nov - 20:10

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« il est des mystères que l'on peut à peine imaginer,
et que l'on ne résoudra qu'en partie. »
© bram stoker.

flash back
Il caressait sa joue du revers de la main alors que la jeune femme avait les yeux fermés. Elle faisait semblant de dormir, il le savait. Il avait passé trop de temps à l’observer rêver pour ne pas savoir. Du bout des doigts il passa sur ses lèvres rosées, et elle lui sourit, de toute sa beauté, resplendissante, figée dans l’éternelle magnificence de ses dix neuf ans. Il pencha légèrement la tête, s’approchant pour l’embrasser. L’un contre l’autre, comme deux époux, ensemble, et pourtant si lointain. « Je t’aime. » lui avait-il avec la naïveté de sa jeunesse. Elle leva un regard attristé vers le jeune homme, et sans un mot attrapa sa nuque et l’embrassa, comme une dernière fois, comme si c’était la fin. « Tu veux que je m’en aille ? » « Non Griffin. Reste, tu es tout ce qui … reste. » tout ce qui me rattache encore à mon humanité avait-elle voulut dire, mais elle se tut, recherchant à nouveau la douceur des lèvres de son amant.
fin du flash back.

« Tu crois sérieusement que si je croise un loup-garou, il va s’arrêter et me dire " oooh c’que t’es belle, pour la peine, je te mangerait pas " ? » C’est dans la nature humaine, que de courir après le danger. L’homme cherchera toujours à goûter à l’interdit, à poursuivre l’insaisissable, c’est le propre de l’être humain, que de vouloir ce qu’il n’a pas, ce qu’on lui refuse. Était-ce pour cela qu’Aslander était tombé sous le charme de cette femme il y avait plus de trois cent ans ? Était-ce pour cela que Jensen s’évertuait à chercher le vampire, à vouloir - dieu seul savait pourquoi - le faire sourire ? Le seul sourire qui naquit sur les lèvres du Serpentard depuis sa mort était un sourire sadique, ce petit rictus, celui la même qu’il était en train de faire à la jeune femme, alors que celle-ci se montrait téméraire, insolente. Il reconnaissait bien le caractère des gryffons. Il leva les yeux au ciel et lança à Jensen, avec ce ténor dévoré par les ténèbres, pas débarrassé de ses expressions d’un autre temps. « En un sens, ces créatures ne savent pas apprécier ce qu’il croise. Leur QI frôle avec les abysses, disons que ces bestioles sont un cas à part. » Aurait-il pu lui avouer que lui, aussi instinctivement que les loups, aurait volontiers goûté à la douceur de sa peau ? Aurait-il pu lui dire, que son odeur le ramenait à une époque disparue ? Que ses sens étaient en éveil aussi près d’elle ? Aurait-il pu lui dire qu’il aurait tant voulu la sentir contre lui, enfoncer sa tête dans ses cheveux et se délecter de son essence rougeâtre ? Assurément non.

Aslander éloigna enfin sa main du visage d’Holynski, non sans un certain pincement imaginaire à cet organe vitale qui ne lui servait franchement plus à grand-chose. Il s'en serait volontiers retourné vers le château mais quelque chose le retenait, malgré son envie grandissante de partir en courant. Cette fille, lui ressemblait trop pour qu'il resta plus longtemps de marbre devant elle. Il fit un pas en arrière, disparaissait lentement dans les abîmes avant qu'une question ne résonne dans la pénombre. « Puis-je te demander ce que tu faisais dans la Forêt ? » Il ricana. Pas d'un rire machiavélique, non, c'était - aussi étrange que cela puisse l'être - une véritable, certes minime, expression de son hilarité. « Je pourrais te poser la même question, bien que je m'en doute, mais ça m'obligerait à répondre et crois-moi, tu n'as pas réellement envie de savoir ce que je faisais là. » Il lui sourit malicieusement et entreprit de s'en aller. Quelques mètres et il pivota. « Si tu veux profiter d'une escorte... » dit-il en invitant clairement la jeune femme à le suivre. Que faisait-il bon sang ? Pourquoi ne l'abandonnait-il pas au milieu de ces bois éternels ? Pourquoi ne renonçait-il pas à cet air plein de malice et d'arrogance ? Pourquoi... tant de pourquoi qui se résumait à un déni... celui de s'avouer qu'il n'était pas si bien débarrassé de ses émotions humaines...



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Message(ϟϟ) Sujet: Re: come in the woods, and lose your friends. - ft Aslander Mer 24 Nov - 18:55

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Elle fut déçue. Déçue par le sourire qu’il lui retourna. Pour le coup, elle le trouvait beaucoup trop sadique. Et puis non, ce n’était pas un sourire, c’était un rictus. Elle ne montra pas sa déception. Au fil des ans, elle avait essuyé de nombreuses rebuffades pires que celles-ci (qui n’en était pas une) et jamais elle ne s’était découragée. Jensen fait partie de ces personnes qui arrivent à vous faire sourire en toutes occasions, qui parvient à remonter le moral à n’importe quel moment. Bien sûr, parfois, ce genre de comportement énerve, et à force, la gryffondor a appris à reconnaître les signes d’agacement et à s’éloigner avant de se prendre une beigne en pleine figure. Sisi, j’vous jure, c’est déjà arrivé, et elle ne tient pas particulièrement à retenter l’expérience. C’était déjà assez étrange qu’O’Bannon ne se soit pas enfuit à toutes jambes comme il le faisait d’habitude, alors peut être qu’elle attendait trop de lui ? Mais qu’es-ce qu’un sourire ? Juste un mouvement de la bouche, rien d’autre. Un geste qu’on effectue lorsqu’on est amusé, lorsqu’on trouve quelque chose hilarant. Quelque chose beau, aussi. Mais pour Jensen, c’est beaucoup. Sourire, ce n’est pas seulement ça. C’est aussi démontrer qu’on sait être heureux, qu’on sait avoir un peu de plaisir.
La voix d’Aslander résonna, et la fit frissonner dans la pénombre ambiante. « En un sens, ces créatures ne savent pas apprécier ce qu’il croise. Leur QI frôle avec les abysses, disons que ces bestioles sont un cas à part. » c’est qu’il en faisait presque peur le Serpentard à parler ainsi. Pour la deuxième fois, elle rit. Les rôles se seraient-ils inversés ? « Cas à part ou pas, je m’en tiens éloignée. Enfin, pour l’instant. » ajouta-t-elle après un petit moment de silence. Elle ne savait pas à quel point elle avait raison. Elle ignorait la présence de loups-garous dans l’enceinte même de Poudlard, quant aux vampires … Pour elle, ils vivaient reculés dans des grottes et jouaient aux hommes préhistoriques. C’est un peu extrême comme pensée, mais si il y avait bien une chose que Jensen ne savait pas, c’était ou vivaient les vampires ; elle avait été absente - avait séché aurait été plus correct - le cours de Défence Contre les Forces du Mal qui en parlait, bien que les vampires ne soient plus considérées comme des créatures en soi maléfiques depuis le traitement Freedom, mais ça, Jen’ n’en savait rien du tout.

Finalement, il faillit disparaître dans les ténèbres de la Forêt, mais sa question le retint, et c’est finalement là qu’il eut un véritable - certes tout petiit petit - rire. Jensen haussa un sourcil, sa question avait-elle quelque chose de drôle ? La réponse vint, tout aussi éngimatique, et qui n’était pas vraiment une réponse puisqu’elle ne répondait pas à sa question. « Je pourrais te poser la même question, bien que je m'en doute, mais ça m'obligerait à répondre et crois-moi, tu n'as pas réellement envie de savoir ce que je faisais là. » Sa curiosité avait été trop éveillée pour se satisfaire d’une telle réponse, et c’est avec sarcasme cette fois-ci que Jensen répliqua à mi-voix : « t’façon, dès qu’on vous demande quelque chose, à vous les Serpentard, vous répondez jamais. » Puérile réponse, mais c’était la deuxième fois dans la journée qu’on lui répondait à côté et ça avait le don de l’irriter. Même si, quelque part, les affaires d’Aslander ne la regardait aucunement. « Si tu veux profiter d'une escorte...  » Elle se figea, étonnée. Elle leva les yeux sur la silhouette qu’elle distinguait à peine à travers les broussailles. C’était pas tous les jours qu’Aslander O’Bannon faisait une telle proposition. Un sourire malicieux se dessina sur les lèvres de la jeune femme. « Comment refuser une telle offre ? » minauda-t-elle, rejoignant Aslander en quelques foulées souples. « Le grand Aslander O’Bannon qui me propose une escorte ! …T’es malade ? » fit-elle, plissant les yeux, sérieusement soudainement. « Mais j’accepte, parce que c’était demandé si gentiment. » reprit-elle, sans lui laisser le temps d’en placer une. Si elle avait su qu’elle risquait plus en restant avec lui qu’en allant toute seule … elle serait quand même restée en fait. Le surnom de Jensen était bien Danger. Ou Inconscience. Ou Stupidité. On peut continuer loin comme ça ..
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: come in the woods, and lose your friends. - ft Aslander Jeu 2 Déc - 23:21

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« c'est un signe de médiocrité que d'être
incapable d'enthousiasme. »
© h. de balzac.

FUIS BON SANG ASLANDER ! MAIS QU’EST-CE QUE T’ES EN TRAIN DE FOUTRE ? C’était ce que lui criait son esprit de conservation, son instinct de survie. Il ne pouvait pas rester si proche d’elle sans que cela ne tourne mal, sans y laisser des plumes. Il prenait des risques incommensurables, elle avait toujours été son unique point faible, son talon d’Achille. Elle avait été la seule à pouvoir le détruire, et ce même alors qu’il flirtait avec un avenir flamboyante, il avait perdu la vie, l’amour, la foi en l’humanité et en toutes les valeurs auxquelles il croyait. Et cette nuit-là, face à Jensen, il ne pouvait pas, il ne pouvait plus fuir, il ne le voulait plus, elle s’était trop approchée pour ne pas le heurter, pour ne pas réveiller en lui l’humain qui sommeillait, tout comme autrefois la bête s’était révoltée. Sauf que même les immortels nocturnes avaient leurs faiblesses, même les éternels pouvaient choir sous le poids de leurs passés. En l’occurrence, Aslander craquait. Son si puissant édifice de colère et de rancune s’effritait sous les sarcasmes et le regard malicieux de la jeune femme. « t’façon, dès qu’on vous demande quelque chose, à vous les Serpentard, vous répondez jamais. » « Ruse et instinct de conservation, on ne se relaye en salle de colle, nous. » et il s’éloigna avant de faire ce que jamais il n’aurait du faire.

« Comment refuser une telle offre ? ... Le grand Aslander O’Bannon qui me propose une escorte ! …T’es malade ? ... Mais j’accepte, parce que c’était demandé si gentiment. » « Ne t'y habitue pas. » Il riait intérieurement de l’inconscience de la rouge et or mais profondément, dissimulé sous des tonnes de rage, il était heureux. Comme un gamin, comme un humain, il avait au fond de lui un sentiment de bien-être, insouciance de ses années perdues, il était hors du temps, des décennies en arrière, avec cette femme aux baisers transcendants, il était en 1685, dans les bois de Manchester, rêvant d’un futur qu’il ne connaîtra jamais. Une seconde durant, il était … un homme dans tout ce qu'il avait de plus... normal ? Sauf que l'odeur du sang d'Holynski lui revint bien vite en plein visage et il du serrer les dents pour ne pas lui sauter au cou. Il s'arrêta brutalement, fronça les sourcils et tendit l'oreille : quelqu'un approchait. Probablement le garde chasse. Il attrapa le poignet de Jensen et l'entraina derrière un des arbres millénaires de la forêt interdite, se réfugiant entre deux racines. Il aurait pu disparaître en quelques secondes mais cela aurait été dévoiler sa nature à l'étudiante, et il s'y refusait. Les minutes s'écoulèrent, les pas du gardien des clefs résonnaient toujours dans le crâne du vampire, et il se concentrait sur le bruit répétitif du claquement des souliers contre le sol sec des bois pour ne plus sentir l'odeur de Jensen, mais rien à faire. Il tourna le visage vers elle et se surprit de la voir aussi proche. Il déglutit, se nourrit alors de ce regard rieur et s'approcha, posant une main sur sa joue. Va t'en O'Bannon. Son pouce exécuta un léger mouvement, pareil à une caresse. Dégage ! Il posa ses lèvres sur les siennes...


désolée, désolée, c'est franchement pas ma meilleure réponse ><
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: come in the woods, and lose your friends. - ft Aslander Sam 4 Déc - 17:11

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Elle ignorait tout du combat intérieur que menait Aslander. Ca ne se voyait pas sur son visage, il restait fidèle à l’image du serpentard type, impassible. Quelle étrange différence avec Jensen, elle, si détendue, si prompte à sourire à n’importe qui, à n’importe quel moment et, évidemment, pour n’importe quoi. Elle n’avait jamais cherché à savoir pourquoi Aslander l’évitait tant, pour elle, c’était rien de moins qu’une sorte de jeu … Un jeu qu’elle avait appris à aimer après tout. Peut être un peu trop … A trop vouloir, on finit souvent par se brûler les ailes. Ca arrivait souvent, surtout avec Holynski, elle voulait toujours plus, plus de fêtes, plus de farces … Alors, forcément, derrière les retenues, elle les portait un peu en trophée. « Ruse et instinct de conservation, on ne se relaye pas en salle de colle, nous. » Elle ne put s’empêcher de sourire. A nouveau. Aslander avait le don de la faire sourire elle, et elle, n’arrivait pas à lui arracher un seul minuscule sourire. Les rôles semblaient s’être inversés, et Jensen ne s’en plaignait pas tant que ça. « On ne se relaye pas. J’suis la seule à occuper la salle de colle. » C’était vrai. Elle s’arrangeait toujours pour être la seule à prendre, lorsqu’ils étaient plusieurs dans le coup. Parfois, ce n’était pas possible, mais autant que faire se peut, elle se dénonçait en faveur des autres. Parce que c’était toujours ses idées qu’on mettait en application, et qu’elle ne voulait laisser quelqu’un d’autre prendre sa place. Les retenues avaient l’avantage de se retrouver seul et tranquille, au moins pour une heure ou deux. Et aussi étrange que cela puisse paraître, Jensen aimait bien. Il fallait parfois un peu de calme dans sa vie, et c’était ses retenues, même si elle devait gratter pendant deux heures, qui lui apportaient ce calme.

« Ne t'y habitue pas. » Elle haussa les sourcils. Elle aurait voulu rajouter quelque chose, mais elle n’eut que le temps d’ouvrir la bouche, et de s’arrêter aussitôt, manquant de peu de chose de rentrer dans Aslander, qui venait de s’arrêter d’un seul coup, sans prévenir. A nouveau, elle allait demander ce qu’il lui arrivait, mais elle n’en eu pas le temps. Rapide, trop rapide, elle sentit plus qu’elle ne vit, la main d’Aslander se refermer sur son poignet et l’entrainer derrière un des nombreux arbres centenaires. « qu’es-ce que.. » Elle se tut d’elle-même, alors qu’elle se retrouvait contre le dos contre l’écorce de l’arbre, entre deux racines, Aslander à quelques centimètres seulement d’elle. Il semblait inquiet, et Jensen devina qu’il lui avait certainement évité une rencontre qui leur aurait valu certainement encore quelques heures de retenues supplémentaires. Elle resta silencieuse, consciente que parler trahirait leur présence. Le serpentard tourna la tête vers elle, visiblement tendu à l’extrême. Elle pouvait le lire dans ses yeux. Jensen n’avait pas l’ouïe aussi fine que lui, elle n’avait pas entendu les pas du garde-chasse. Elle ne fut même pas surprise de sentir la main du jeune homme sur sa joue, ne détachant pas son regard des prunelles d’Aslander. Il brisa les quelques centimètres qui les séparaient en posant ses lèvres sur celles de la gryffondor, et elle ne fit rien pour le repousser. Bien au contraire, elle lui rendit son baiser, cependant incertaine des conséquences que cela pourrait bien avoir. Elle pouvait sentir sa respiration contre sa joue, et pour rien au monde elle n’aurait voulu être à un autre endroit. Elle ignorait le danger qu’elle courait, ignorait même que ce danger-là pouvait venir d’Aslander lui-même ..

pardonne-moi, c'est vraiment nul .. >.<
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: come in the woods, and lose your friends. - ft Aslander


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