Laissez mes poumons se noircir à la lueur des étoiles. - Aslander

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Laissez mes poumons se noircir à la lueur des étoiles. - Aslander

Message par Invité le Dim 14 Nov - 20:15

&
Opium & Aslander
Ne rate pas cette danse que l'on te propose,
Que toutes tes nuits vomissent les jours sans lendemains
Soit nébuleuse, comète ou albatros.
Mort au malin
Luke – Le reste du monde
    Respirer. Partir. Décompresser loin du bruit, des autres et de leurs paroles si insignifiantes. Aller dehors et fermer les yeux seulement un instant. Pour ne pas faire de connerie ou engueuler tout le monde. Au choix. Rare étaient les personnes qui pouvaient la comprendre, respecter son caractère si indépendant, mais aussi ses mystères. Opium savait très bien qu'elle n'était pas facile à vivre et même peut-être insupportable, mais on ne change pas pour les autres et ça l'irlandaise en était sûre et certaine. Ceux qui ne l'aimait pas ou qui voulait qu'elle soit autrement et bien ils n'avaient qu'à aller se faire foutre. Oui rien que ça. Allongée sur son lit regardant le plafond sans véritablement le voir, elle semblait plus rêver qu'autre chose. Et puis sans prévenir, Opium se releva, fouilla dans son tiroir, pris son paquet de cigarette ainsi que son briquet qu'elle fourra dans sa cape grise puis partit en trombe de son dortoir. Alors qu'elle dévalait les escaliers, quelques-uns de ses camarades se poussait sur son passage, non pas qu'elle est une réputation de peste; mais il ne fallait surtout pas lui parler lorsqu'elle était dans un tel état, c'était particulièrement suicidaire et dévastateur. En quelques secondes, l'irlandaise fut dans sa salle commune regardant rapidement ses camarades affairés à diverses occupations. Certains mêlant leurs salives avec si peu délicatesse qu'Opium faillit leur gueuler qu'il y avait des chambres pour ce genre de chose, elle détestait les élèves débordant de libido, c'était tout simplement dégoutant. Mais elle se retint, bien qu'accélérant sa marche pressée de ne plus les voir. Paradoxalement, c'était les personnes de sa maison qu'elle appréciait le moins mis à part quelques exceptions. Pour la plupart ils ne juraient que par le sang pur et essayait de faire peur avec des soi-disant regards froids qui faisait bien marrer Opium. Si seulement ils savaient ce que c'était de souffrir, de perdre quelqu'un et de ne pouvoir compter que sur soi-même alors ils ne régiraient pas ainsi à persécuter les autres juste pour se marrer. Beaucoup étaient contre les nés-moldus, les traitants de vermines et tous les autres adjectifs du même genre. Pourtant, la Calaghan n'avait entendu que rarement une telle insulte à son sujet, peut-être parce qu'elle répliquait toujours d'une façon violente. Fair play ? Elle ne connaît pas ce mot et ne comptait pas sur elle pour se retenir lorsque quelque chose la dérange, oui quand je vous disais qu'elle n'était pas facile à vivre.

    Traversant le château d'une seule traite, Opium fut très vite face aux grandes portes en chêne massif, l'heure du coucher n'ayant pas sonné elle pouvait lézarder en toute tranquillité dans le parc sans pouvoir se faire reprocher quoi que ce soit. Bien que si cela lui aurait permit de retourner en salle de retenue, Opium ne serait pas rentrée avant le matin. Mais le temps commençait vraiment à se rafraichir et même si elle ne craignait pas le froid, l'irlandaise détestait tomber malade et devoir boire une de ces potions dégoutantes de l'infirmière. Après avoir enfilé sa cape, la jeune femme se dirigea vers le lac, bien qu'elle ne voulait pas se baigner elle savait que les pontons seraient un endroit ou personne ne viendrait la déranger. Rare étaient ceux qui aimaient marcher sur ces planches branlantes qui pouvaient se briser sous vos pieds à tout moment. De plus le fait qu'il y ait des créatures magiques dans le lac faisait que la plupart des trouillards ne venait qu'en été et surtout en journée alors que la luminosité était encore présente. Alors, à une heure aussi tardive, c'était presque impensable que quelqu'un vienne la déranger. Parfait.

    Marchant avec précaution sur le ponton, Opium prouvait encore une fois qu'elle était plus habile dans les airs que sur la terre ferme, ses mouvements précis et aériens semblaient être fait avec une facilité des plus déconcertante. Une fois arrivée au bout, la brune s'assit et sortit de sa poche son paquet de cigarette. Après quelques gestes, cette dernière fut prisonnière de ses lèvres et à l'aide de son briquet, Opium l'alluma. Inspirant une première bouffée de nicotine, la jeune brune sentit en quelques instants les effets qui parcouraient son corps comme un léger frisson qui la décontractait peu à peu. Fermant les yeux, elle se délecta d'un tel moment. Parfait, oui c'était parfait.

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Re: Laissez mes poumons se noircir à la lueur des étoiles. - Aslander

Message par Invité le Sam 20 Nov - 20:51




opium&aslander

« il s'est créé lui-même son pire ennemi comme le font toujours les tyrans partout dans le monde ! sais-tu à quel point les tyrans craignent les peuples qu'ils oppressent ? chacun d'eux sait très bien qu'un jour, parmi ses nombreuses victimes, il y en aura forcément une qui se lèvera et frappera à son tour ! » © j. k rowling
Aslander était un sang-pur, et Serpentard de surcroît. Lorsqu’il était humain, il possédait déjà toutes les qualités requises pour être une digne représentant de la maison de Salazar. Malin, prêt à tout pour obtenir ce qu’il désirait, charismatique, franc, roublard, il était le stéréotype de cette institution, le parfait élève, le déterminé adolescent. Pourtant tous les hommes sont des paradoxes, prisonniers de la dualité incessante qui les déchire. Et Aslander était également un peu trop rêveur, voire vertueux à ses heures perdues, ce fut ce qui le perdit à une époque. L’espoir, les songes, il en mourut, tué par la femme qu’il aimait. Détruit sous les assauts d’un monstre… qu’il était devenu. Le premier pas du jeune homme vers sa cruauté avait été l’assassinat de la strige qui l’avait tué. Il serrait les dents à ce souvenir. Il se rappelait, le surlendemain il s’était infiltré chez elle, comme il l’avait fait tant de fois pour la rejoindre en des jours plus radieux. Le tout jeune vampire, mué par la rage et la déception avec brisé le cou de celle qu’il appelait jadis sa bien aimée, avant de mettre feu à son corps inerte avant qu’elle ne revienne à elle. Il était resté un moment, immobile à regarder se consumer ce corps qu’il avait tant exploré de ses lèvres et de ses doigts. Par la suite, il avait quitté sa ville, quitté son existence, quitté sa part humaine. Il n’avait gardé de son passé que ses qualités de Serpentard, que ses pires défauts. Il était logique qu’il retombe chez les verts et argents lors de son retour à Hogwarts.

Ce soir-là d’ailleurs, il avait délaissé le confort des fauteuils de la salle commune pour entreprendre l’une de ses sorties nocturnes, qu’il voulait au moins hebdomadaire, pour se délecter d’autres choses que ces maudites pilules du traitement Freedom. Quel nom idiot, pensa-t-il. Quelle liberté y avait-il à renoncer à son éternité ? Il soupira, il n’avait aucune envie de réfléchir à ses idées farfelues, inutiles, et fut dépité de se rappeler que des vampires étaient à l’origine de cette aberration. Sortant de la forêt interdite après s’être nourrit, Aslander s’avança sur les pelouses baignées de brumes de l’immense château et, aux reflets de la lune, aperçu une silhouette féminine se déplacer avec agilité sur l’un des pontons du lac. Il arqua un sourcil, se demandant quelle idiote pouvait bien s’aventurer ainsi sur des planches branlantes. Sa curiosité le poussa à se rapprocher, après tout ni lui ni l’inconnue ne devait se trouver là en pleine nuit. Il posa un pied sur le premier morceau de bois, en jaugea la solidité et effectua un pas, puis les autres suivirent. Un léger nuage de fumée s’éleva au dessus de l’étudiante aux cheveux sombres. Il s’approcha, s’agenouillant juste derrière elle. En quelques secondes il l’a reconnu et ne put s’empêcher de ricaner, ce qui avait du alerter la jeune femme de sa présence. Soudain, il se rappela ne pas avoir mis ses lentilles, puis se dit que la nuit ne permettrait pas à une humaine de voir ses yeux rougeoyant. L’odeur du sang palpitant à la jugulaire de la sorcière tordit l’estomac à Aslander qui secoua légèrement la tête avant de venir s’assoir auprès d’Opium, se concentrant sur le parfum néfaste du tabac. « Si tu as pour projet de te noyer dans le lac Sang-de-bourbe, je serais heureux de t’y aider. » dit-il en feignant un air de gentleman, ce qui - avouons-le - sonnait plus que faux venant de lui.


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Re: Laissez mes poumons se noircir à la lueur des étoiles. - Aslander

Message par Invité le Dim 21 Nov - 0:36

    Il était rare que des personnes se baladent en pleine nuit, certains à cause des stupides règles que la jeune femme ne suivait jamais et d’autres par peur de croiser les créatures des environs. Bande de trouillards, c’est pas à soixante piges qu’il faudra regretter de ne pas avoir eu un peu de courage. Voici sa vision des choses avec toujours autant de finesse. Brute et impulsive on était sûre qu’Opium ne faisait jamais dans la demi-mesure, c’était sa marque de fabrique, ce pourquoi on l’aimait bien ou on la détestait. Remettant sa cigarette entre ses lèvres, la brune se délectait de pouvoir sentir la cigarette d’elle s’emparer d’elle durant quelques fractions de secondes et puis voir virevolter dans l’air ces arabesques fragiles qui ensuite s’évanouissent. Pourtant tout fut brisé lorsqu’elle entendit une planche craquer sous le poids d’une personne. Sans même prendre la peine de se retourner, Opium réfléchissait déjà à ce qu’elle pouvait dire pour faire fuir l’intrus. Mais elle savait que sa tranquillité ne serait plus la même, que cette personne en venant aurait tout détruit. La plupart des humains ne servait à rien mis à part faire chier le monde. En quelques instants et sans plus de circonstances, la personne s’asseya à côté d’elle. Tournant la tête, la Calaghan haussa un sourcil découvrant Aslander. Sa présence était une raison de plus pour fumer et si une bouteille de vodka aurait trainé dans le coin, ce serait mentir que de dire qu’elle aurait craché dessus. Souvent ses amis lui disait qu’elle était spéciale, les autres disait d’elle que c’était un cas mais tout le monde s’accordait sur le point qu’Opium était bien loin d’être comme tout le monde. Ne prenait cela comme une marque d’égocentrisme mais avouer qu’il est rare de voir une Serpentarde ne pas se trouver à la place parmi tous les frigides de verts et argents et Aslander O’Bannon faisait parti de ces personnes que la Calaghan détestait, ne pouvait pas sentir bref en somme l’irlandaise pourrait faire l’amour sur sa tombe, elle n’en n’aurait aucun remord. (Ceci n’est pas un fantasme de la narratrice, je le précise xD).

    « Si tu as pour projet de te noyer dans le lac Sang-de-bourbe, je serais heureux de t’y aider.»

    Ah ah. C’est qu’il était marrant le petit O’Bannon avec ses blagues sensées la faire réagir, elle devrait dire Ce n’est pas bien de dire des choses pareilles ! Mais elle était pas son amie et encore moins sa mère alors elle réagirait autrement. Pourtant, au début elle n’eut aucune réaction restant si insensible que l’on sentait qu’Opium avait déjà entendu maintes et maintes fois une telle insulte et que maintenant cela n’avait aucun impact. Mise à part le fait qu’elle veuille encore plus que ce stupide Aslander aille le plus loin possible, le plus loin d’elle. Mais apparemment cela n’était pas dans ses plans.

    « Dis encore fois ça O’Bannon et c’est toi qui finira à la flotte. »

    Opium lâcha dans l’air une dernière bouffée de cigarette avant de l’éteindre sur l’une des planches sur lesquelles ils étaient assis. Balançant ses jambes quelques instants au dessus de l’eau, l’irlandaise avait dit cette phrase avec une voix tellement détachée et froide que l’on pouvait comprendre en quelques instants l’intensité de l’animosité qu’elle avait envers l’autre Serpentard. La joute entre eux deux venait juste de commencer et la jolie brune serait bien heureuse si elle en aurait le dernier mot.

    « Pourquoi une pourriture dans ton genre viens içi ? Plus de petite victime sous la main ? »

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