I could really use a wish right now, i'm not here. - Nolan

Aller en bas

I could really use a wish right now, i'm not here. - Nolan

Message par Invité le Ven 12 Nov - 23:58

&

Opium & Nolan.

Every time I look inside your eyes,
I'm burning in the light,
In your eyes.

Make me wanna die - The pretty Reckless

    Elle entra dans la salle sans adresser un seul mot au surveillant et s’installa à sa place près de la fenêtre au troisième rang. En quelques secondes son sac fut jeté à côté d’elle et Opium esquissa un léger sourire mutin. Comme d’habitude. Le surveillant ne disait rien, comme d’habitude. A force d’être là et de s’amuser à sortir de ses gonds les différents surveillant, les surveillants s’efforçait de l’ignorer si on ne voulait pas s’attirer ses foudres. D’ailleurs, si on calculait ses heures passées dans cette salle, on pouvait s’apercevoir que la jeune femme passait plus de temps en retenue qu’en cours, mais ça ne semblait pas la déranger. Etre ici était naturel et la jolie brune trouvait que c’était tout sauf une punition, la sienne était d’assister à tous ses cours. Le surveillant jeta un coup d’œil discret en sa direction, Opium en réponse lui fit un clin d’œil délibérément suggestif. Provocante ? Ma foi, si vous le dîtes. La première fois qu’elle avait vu, ce cher surveillant lui avait regardé un regard aussi froid qu’il pouvait, résultat elle fut morte de rire durant plusieurs minutes face à cet lui qui voulait être dur avec tous les élèves qui venaient s’installer dans cette salle. Peut-être qu’il y parvenait avec les autres mais bon il ne fallait pas rêver. Avec l’irlandaise c’était loin de fonctionner. Maintenant sa tactique était de l’ignorer complètement et la Serpentarde faisait de même. Déjà d’un naturel pas très sociable et agréable, Opium détestait être assise sur une chaise durant une heure entière. Oui, c’était dans les airs qu’elle était heureuse et rester ainsi sans rien faire pouvait la rendre folle au sens figuré bien entendu, au sens propre elle l’est déjà.

    Ses yeux verts se baladèrent dans la classe déserte avant de se poser dehors, regardant quelques élèves chahuter dehors. En quelques secondes, Opium repéra London qui faisait chier une élève comme à son habitude. Elle ne put s’empêcher de penser qu’il faisait honte à l’Irlande, mais bon c’était son meilleur ami et la verte et argent savait pertinemment qu’il était né pour faire chier le monde, c’était sa marque de fabrique. Enfin, il avait aussi quelques qualités, sinon elle ne l’apprécierait pas autant. Opium soupira, l’heure s’annonçait longue si elle devait se contenter d’épier les gens qui trainassait dans le parc. Tout ça à cause de Grayson, pour changer. Ce prof’ était né pour la faire chier et il réussissait parfaitement. Mais bon, c’était mieux que de se retrouver à écouter un vieux qui parle de sortilèges alors que d’autres personnes grattent sur leurs parchemins. La vie d’étudiante était vraiment ennuyante, enfin les cours du moins. Alors qu’elle arrivait à Poudlard, Opium sut très vite qu’elle n’entrerait jamais chez les Serdaigles et encore moins chez les Poufsouffles. Mais elle fût envoyé chez les verts et argents, elle qui était de sang moldue fut envoyé parmi la fosse aux loups. Mais cela la rendit plus forte qu’avant et désormais il était rare qu’on n’ait pas une opinion déterminée sur son compte. On l’aime ou on l’a déteste mais jamais entre les deux.

    Sortant de ses rêveries, l’irlandaise entendit la porte s’ouvrir et découvrir avec mépris la personne qui entrait la salle. Avant même qu’il ne put s’installer, Opium ouvrit les hostilités :

    « Je suis damnée à passé l’une des heures les plus pénible de ma vie. Enfin pénible serait trop d’honneur pour toi, Nolan. »

    Son ton acerbe en disait long. On commençait doucement, après tout une heure tous les deux dans la même pièce cela risquait d’être … explosif ?


Dernière édition par Opium R. Calaghan le Dim 19 Déc - 22:46, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: I could really use a wish right now, i'm not here. - Nolan

Message par Invité le Dim 21 Nov - 17:28

    « « Nolan, tu m’accompagnes jusqu’à la salle commune ? »
    Nolan se retourna. Il adressa un sourire charmeur à sa camarade de Poufsouffle Emma Haterton. Les cours s’étaient achevés et la journée tirait à sa fin… Mais pas pour tout le monde.
    « Désolé, j’ai une heure de colle là… »
    La jeune fille afficha un air exaspéré et ne manqua pas de lui demander ce qu’il avait encore fait pour s’attiser les foudres de ses professeurs.
    « Je me suis battu dans un bar. »
    « « La classe ! »
    Nolan haussa un sourcil sceptique. Emma se moquait. Elle savait pertinemment qu’il avait dû se montrer insolent avec un professeur ou déranger la classe. Elle connaissait plutôt bien le Poufsouffle. La jeune fille rejeta ses longs cheveux blonds en arrière et se pendit à son bras.
    [color=white]« « J’ai un peu de temps, je t’accompagne jusqu’à la salle ! »
    « T’as pas besoin de faire ça, » soupira Nolan.
    « « Je sais mais j’en ai envie. »
    Emma lui adressa un grand sourire. Nolan se demanda ce que cela cachait. Emma faisait rarement preuve de désintérêt. Ils se connaissaient depuis leur entrée à Poudlard. Ils s’étaient retrouvés à bord du même wagon dans le Poudlard Express. Les deux jeunes gens étaient de sang-mêlé. Alors que Nolan était un étudiant turbulent, Emma, au contraire, était une étudiante quasi proche de la perfection ou du moins c’était ce qu’elle cherchait à faire croire à son entourage. Mais le jeune homme savait que comme lui, elle n’avait pas eu une enfance facile. Ils gagnèrent rapidement le premier étage du château et la salle de colle.
    « « Je veux pas y aller…. »
    « « On se retrouve dans la salle commune dans une heure, ok ? »
    Emma lâcha son bras et lui adressa une œillade coquine avant de disparaitre dans les couloirs.

    Nolan poussa un soupir et pénétra dans la classe. Au moins il pourrait profiter de ce temps pour préparer son devoir de potion sur les poisons. Le surveillant était déjà là en compagnie d’autres étudiants qui avaient eux aussi été collé. Nolan balaya la pièce du regard quand ses yeux sombres croisèrent ceux d’Opium Calaghan. L’humeur du jeune homme ne s’arrangea pas. Il serra les dents avec la ferme intention de l’ignorer mais la jeune fille ne l’entendait pas de la même oreille. Elle ouvrit les hostilités
    « Je suis damnée à passé l’une des heures les plus pénible de ma vie. Enfin pénible serait trop d’honneur pour toi, Nolan. »
    Nolan jeta un coup d’œil à la Serpentard. Sa résolution de l’ignorer venait de partir en fumée. Au lieu de cela, il déposa sèchement son sac à dos sur le bureau situé juste derrière la jolie brune et commença à sortir ses affaires avec nonchalance.
    « Opium… Tu aurais dû me prévenir, je serais resté dans ma salle commune ! »
    Nolan lui adressa un sourire. Sourire qui voulait dire « ne m’cherche pas face de vipère ! » Le jeune homme leva les yeux vers le surveillant qui les observait suspicieusement.
    « Miss Calaghan, concentrez-vous sur vos cours au lieu de jacasser ! » intima le surveillant.
    Nolan se laissa tomber sur la chaise et fit mine d’ouvrir son livre de potion. Il feuilleta les pages de son livre.
    « Poison, poison… (Nolan se pencha en avant.) Je ne vois qu’une chose ici qui m’empoisonne la vie et c’est toi Calaghan, » murmura le Poufsouffle à l’oreille de la vert et argent.
    Nolan se redressa, vigilant, il jeta un coup d’œil en direction du surveillant qui ne s’intéressait déjà plus à eux. Le Poufsouffle s’étira bruyamment et se calla contre le dossier de sa chaise. Il étendit ses grandes jambes et donna « malencontreusement » un coup violent dans la chaise d’Opium.



Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: I could really use a wish right now, i'm not here. - Nolan

Message par Invité le Dim 28 Nov - 1:35

    Elle esquissa un léger sourire à l’égard du Poufsouffle laissant entrevoir durant quelques instants ses dents blanches. Chez elle, il était rare de comprendre ce que voulait dire chaque sourire, chaque expression, laissant ainsi le mystère planer sur ses pensées et sur ce qu’elle pensait des autres. Elle aimait inspirer le doute chez les élèves comme les professeurs, un jeu dangereux mais qui faisait parti d’elle et dont l’irlandaise ne voulait se défaire sous aucun prétexte. Mais Nolan était l’un des rare à la comprendre véritablement, à savoir que sous ses airs de provocatrice perpétuelle et sous son caractère qui ressemblait plus à l’éruption qu’autre chose, Opium avait tout simplement peur d’être faible, peur de subir encore et d’être la victime. La jeune femme ne voulait plus être la victime mais préférait être le bourreau, ne pas chercher l’affrontement mais toujours répondre et gagner. Oui c’était ainsi qu’elle réagissait et voilà pourquoi jamais avec Nolan elle ne pouvait l’ignorer. Ah lui, Nolan Segwick … Ou lorsqu’un phénomène en rencontre un autre. Un élève qu’elle ne pouvait pas voir en peinture pas à cause d’une broutille quelconque mais parce qu’ils arrivaient trop à voir qui était véritablement l’autre, à deviner que sous leurs carapace respective ils étaient juste trop paumés, mais trop fier pour l’avouer. Un paradoxe. On pourrait croire pourtant que cette faculté les rapproche et fasse qu’ils deviennent amis … mais la peur avait pris le dessus et désormais ils se vouaient une haine féroce qui ne pouvait s’empêcher d’augmenter au fil des rencontres. Si Opium était un minimum diplomate et n’était pas aussi butée, peut-être que les choses se seraient arrangées, malheureusement avec leurs caractères à la con, c’était demander l’impossible. Et cette rencontre n’allait pas être différente, chacun essayant de rabaisser l’autre, de lui lancer des piques blessantes jusqu’à ce qu’enfin un évènement ou un autre fait qu’ils sont obligés de se séparer et dans la situation présente, leur guerre enfantine mais perpétuelle pourrait durer toute l’heure … si surveillant ne les séparaient pas avant.

    «Opium… Tu aurais dû me prévenir, je serais resté dans ma salle commune ! »

    Ah le petit joueur … Haussant un sourcil tout en étant faussement touché, l’irlandaise se souvint de ses années alors qu’elle avait été recueillit par le cirque. De la voltige aux secrets des magiciens, Opium avait été initiée à pas mal de choses et y compris au lancer des couteaux. Sentir entre ses mains les lames d’argent qui en quelques seconde pouvait provoquer douleur et souffrance... c’était tout simplement délicieux. Non pas qu’elle était sadique, mais le fait que de savoir que vous tenez entre vos mains une vie fait que vous êtes plus concentré que jamais et lorsque vous réussissez, c’est de l’art. Mais à cet instant précis, la jeune femme y pensait car elle aurait apprécié que Nolan soit une de ses cibles, sentir sa peur cachée par sa fierté et sa flegme apparente, malheureusement les couteaux n’étaient pas accepté à Poudlard et heureusement car si Opium faisait pas mal de dégâts sans ses instruments, il ne faut qu’imaginer le pire.

    «Je ne savais pas que je pouvais te faire peur à ce point. Trouillard ! N’ose tu pas te mesurer à une verte et argent qui à une tête de moins que toi ? »

    Tout cela n’était que de l’ironie et Opium en était parfaitement consciente, car si on pouvait croire qu’avec son gabarit de gamine elle n’était qu’une jeune fille qui avait besoin d’être protégée, blah blah blah et tout le tintouin, l’irlandaise était l’exception qui confirmait la règle. Si vous voulez vous attaquez à elle, sachez que vous n’en sortirez pas vivant et que la jeune femme était rancunière à l’extrême. La voix du surveillant lui fit lâcher Nolan des yeux durant quelques secondes, se retourna et regarda l’homme mi-amusée, mi-surprise. C’est beau de croire qu’on à de l’autorité….

    «Mais j’entretiens mes relations sociales … et croyez moi c’est du boulot. Ensuite je peux peut-être m’exercer au Quidditch mais je crois que je dérangerais l’ambiance studieuse de cette salle de retenue. A vous de voir. »

    Sa réponse fut un silence long avant qu’il décide enfin à retourner à son stupide bouquin. Opium n’aimait pas se plonger dans les livres, ce monde lui semblait tout bonnement hostile mais pourtant l’irlandaise avait tout de même lu quelques classiques, enfin cela restait exceptionnel. Son élément, c’était les airs sur un balai et avoir une petite boule or à attraper. Sentir les cognards qui la frôlait, voltiger entre les joueurs et raser l’herbe durant quelques seconde avant de remonter en flèche. Oui, c’était dans les airs qu’elle se sentait libre et non dans cette salle de retenue surtout en compagnie de Nolan. Si encore il y avait eu Rafael, cette heure aurait été tout de suite plus attrayante et elle n’aurait même pas pris la peine de répondre à ce stupide surveillant. A cause d’une seule personne, tout pouvait être différent … cela fait peur tout de même.

    «Poison, poison… Je ne vois qu’une chose ici qui m’empoisonne la vie et c’est toi Calaghan. »

    S’en suivit un coup dans sa chaise … Nolan était tout bonnement ridicule. Le faisait-il peut-être exprès ? Elle en doutait mais il devait tout de même savoir que ce genre de pique ne l’attendait, c’était bien trop … petit ? Oui voilà le mot exact. Il en fallait plus pour la toucher, la blesser … mais s’était assez pour l’intéresser. Se retournant une autre fois vers le jaune et noir, Opium souria à nouveau suivie d’une œillade. On pouvait la traiter de dragueuse mais vous faites fausse route … Opium n’était guère intéressée de ce point de vue là par Segwick. Il en savait trop sur elle... non ce qu’elle faisait était de la pure et simple provocation, comme d’habitude.

    «Tu sais Nolan, c’est très gentil de me faire un tel compliment mais il ne fallait pas. Empoisonner ta vie est d’une telle facilité que c’est tout bonnement déconcertant et ridicule. J’ai presque honte. Enfin presque. »


Dernière édition par Opium R. Calaghan le Dim 19 Déc - 22:49, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: I could really use a wish right now, i'm not here. - Nolan

Message par Invité le Sam 4 Déc - 14:35

    Nolan jeta un coup d’œil froid à la Serpentard qui venait de se tourner une nouvelle fois. Elle lui adressa une œillade qui le laissa de marbre. Avant de dire :

    «Tu sais Nolan, c’est très gentil de me faire un tel compliment mais il ne fallait pas. Empoisonner ta vie est d’une telle facilité que c’est tout bonnement déconcertant et ridicule. J’ai presque honte. Enfin presque. »

    Nolan lui adressa un sourire qui se voulait charmeur mais complètement faux. Il faisait bonne figure. Le surveillant n’était pas loin et il ne souhaitait pas être collé plus longtemps que nécessaire. Cependant son regard sombre semblait lancer des éclairs et s’il avait eu une baguette à la place des yeux, il aurait volontiers avada kedavrarisé Opium Calaghan. Un instant, il ne put s’empêcher de se demander ce que Rafael Levy, un de ses amis, pouvait bien trouver à cette fille. Elle était tout simplement insupportable. Et physiquement, elle n’avait rien pour elle (quelle mauvaise foi). Elle était plate comme une planche à pain et ses yeux étaient… bizarres et dérangeants. Opium semblait sortir de l’un des films de ce réalisateur moldu trop excentrique dont le nom échappait au Poufsouffle. Bur… Burto… Quelque chose dans le genre.

    « Je suis plutôt étonné que tu perdes ton temps à te soucier de moi. N’as-tu rien d’autre à faire ? Des amis pour t’entourer ? Des parents… Ah non, pardon, on dit qu’ils n’ont jamais voulu de toi ! On se demande pourquoi? »

    Nolan adressa un sourire carnassier à la jeune fille. Bien sûr, sa dernière remarque était d’une pure méchanceté et en temps normal, il ne se serait jamais permis de la faire. Mais Nolan n’éprouvait pas de pitié pour Opium. Il n’avait pas de famille non plus… Il savait ce que cela faisait de se sentir rejeté ou de n’avoir jamais compté pour personne. Il savait à quel point on pouvait se sentir blessé et vulnérable. Il s’attendait à ce qu’Opium lui renvois la pareille mais depuis longtemps, il avait dépassé le stade moldu du Calimero. Ses parents l’avaient abandonné ? Peu importe, cela ne l’affectait plus. Il s’en sortait très bien tout seul. Après tout, il savait qu’il ne pouvait compter que sur lui-même.

    « Tu devrais te retourner Calaghan, tu… »
    « Segwick ! Ca suffit les bavardages ! Callaghan, déplacez-vous deux rangs plus loin ! Vous compterez fleurette plus tard,» s’exclama le surveillant mécontent.

    Nolan ne put retenir une grimace. Compter fleurette ?! Pouah ! Mais c’est avec un plaisir certain qu’il regarda Opium se lever pour changer de place.
    Au même moment, des cris retentirent dans le couloir. Le surveillant se redressa sur sa chaise, l’oreille tendu, les sourcils froncés. Un bruit d’explosion retentit et une odeur épouvantable envahi la pièce. Nolan plaqua sa main contre son nez et ne put retenir une grimace. Le surveillant sauta de sa chaise, baguette aux poings. Les quelques élèves réunis dans la salle de colle se levèrent à leur tour, rassemblant leurs affaires.

    « Ne bougez pas ! Quelqu’un s’est amusé à faire exploser une bombabouse ! Mais vous êtes toujours collés ! Ne quittez pas la pièce ! » s’exclama furieux le surveillant.

    Il quitta la salle en claquant la porte. Nolan jeta un regard aux étudiants présents et les vit hésiter. De son côté, en un tour de main, il rassembla ses affaires et jeta son sac sur son épaule. Pas question de rester enfermé dans cette salle à attendre que l’odeur ne se dissipe ! Elle pouvait persister pendant plusieurs heures. Nolan croisa le regard d’un élève de Serpentard assis plus loin et haussa les épaules. Il tourna les talons et se dirigea vers la porte. Opium était déjà loin dans son esprit.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: I could really use a wish right now, i'm not here. - Nolan

Message par Invité le Dim 5 Déc - 13:38

    Dans une autre vie, Opium aurait put s’entendre avec le jaune et noir, dans une autre vie ils auraient put être amis et s’apprécier. Après tout il avait un caractère fort et était comme Opium de ce point de vue. Mais ils en avaient décidé autrement. Cela faisait flipper l’irlandaise que quelqu’un puisse ainsi lire en elle, c’était perturbant et surtout dangereux. Et lorsque Nolan parla, la jeune femme sentit le roc qu’elle était se fissurer. Le sujet qui fâche, le sujet délicat. Le sujet à n’aborder sous aucun prétexte. Nolan venait d’entrer dans la fosse au lion.

    « Je suis plutôt étonné que tu perdes ton temps à te soucier de moi. N’as-tu rien d’autre à faire ? Des amis pour t’entourer ? Des parents… Ah non, pardon, on dit qu’ils n’ont jamais voulu de toi ! On se demande pourquoi ? »

    Ne jamais lui parler de sa famille, de ses familles. Deux échecs cuisants, deux familles ruinées, brûlées. Si l’une ne l’avait jamais accepté à cause de sa particularité, l’autre lui avait ouvert les bras, l’avait aidée, fait son éducation et surtout l’avait aimé pour ce qu’elle était. Mais bon, eux n’étaient pas acceptés par les autres, ils voulaient faire rêver et avaient vu leur vie tourner en un véritable cauchemar. Durant plusieurs mois, Opium s’était dit que c’était de sa faute à elle, qu’ils étaient morts par sa faute et même si maintenant le remord la rongeait beaucoup moins, cette impression était toujours là, enfouie sous une couche de sarcasme et de dédain. Au moins eux l’avait aimé.

    FLASHBACK

    Assise dans un grand fauteuil en cuir, la gamine aux longs cheveux noirs jouait avec une petite boule de poil blanche qui apparemment était content d’avoir trouvé une camarade de jeu. Opium souriait, innocente et joyeuse les yeux rivés sur l’animal qui s’amusait à vouloir attraper une de ses mèches sombres. En face d’elle, son père lisait son journal, son regard sévère parcourait les lignes et jamais il ne les levait pour regarder sa fille. Kieran Calaghan, premier ministre d’Irlande n’était pas connu pour sa gentillesse mais surtout pour son audace et sa ténacité. En temps de crise, il avait été élu pour remettre son pays dans le bon chemin, pas pour être gentil. Dehors, il pleuvait comme souvent lorsque l’hiver approchait, les arbres se courbaient sous la force du vent et les feuilles s’envolaient pour disparaître au loin. Depuis toute petite, la jeune Calaghan aimait lorsque la nature s’énervait et qu’un tel spectacle se déroulait devant elle, il n’y avait que le tonnerre qui lui faisait peur, autant qu’il la fascinait. La scène semblait normale pour tous ceux qui pouvaient connaître cette famille, le silence régnait et cela semblait convenir à tout le monde. Pourtant on entendit le tonnerre, surprise la gamine poussa un cri de surprise et sans faire exprès éclata un vase qui se tenait près d’elle. Non.

    Kieran posa son journal, ne quittant pas sa fille des yeux. Son regard qui déjà était dur à l’origine était devenu plus que noir et ses yeux filait du vase brisé à sa fille qui honteuse regardait le sol, ses joues rougissant. Se levant, son père s’approcha d’elle et alors qu’il était près du fauteuil, sa voix grave se fit entendre.

    « C’est toi qui à fait ça ? »

    Opium ne leva pas la tête, ayant trop peur d’affronter le regard de son père elle se contentait de regarder le parquet brillant. Faisant un signe de la tête pour nier le fait, Kieran dont la voix se faisait plus dur, continua son interrogatoire.

    « Opium dis moi la vérité. Comment peux-tu l’expliquer ? »

    La petite voix se fit entendre, tremblante sur les bords :

    « Je … je ne le sais pas. Ce n’est pas...moi. »

    « Ne mens pas. Regarde-moi. »

    Levant la tête, Opium avait les yeux qui brillait, sur le point de pleurer la gamine pourtant fixa son père dans les yeux signe déjà qu’elle serait comme lui plus tard avec le même caractère fort même si elle ne le savait pas encore et qu’elle le nierait par la suite.

    « Tu es une sorcière, tu n’es pas normale. Dis-le. »

    « Non. Je suis normale. Je ne suis pas une sorcière ! »

    Le bruit de la gifle retentit dans le salon, sans même montrer la moindre compatie le père réitéra son ordre.

    « Dis le !

    - Non !
    - Opium ne me ment pas ! DIS LE !
    - JE NE SUIS PAS UNE SORCIERE ! »

    Une autre gifle s’attarda sur sa joue, quelques larmes coulèrent sur ses joues mais Opium ne poussa pas la moindre plainte.

    «Je .. je suis une sorcière. »

    Levant sa main pour prendre celle de son père, Opium espérait qu’il pourrait l’aider. Qu’il pourrait être le père qu’il devait être envers elle. Mais Kieran enleva sa main comme s’il venait de toucher la peste. Son regard dur était imprimé de dégout. Elle n’était plus rien à ses yeux, elle n’était plus de cette famille. Prenant le journal, il marcha pour quitter la pièce, franchissant le seuil il dit une phrase sans même prendre la peine de la regarder.

    « Tu pars dans la semaine. »

    Et il dit vrai.

    FIN DU FLASHBACK

    Durant quelques secondes, cette phrase fut un tel choc qu’elle n’entendit pas ce qui se passait autour d’elle. Lorsqu’elle dût se lever pour aller deux places plus loin, son esprit était ailleurs rongé encore par les souvenirs qui revenaient à la surface comme des parasites qui ne pouvaient s’empêcher de la ronger de l’intérieur. Quelqu’un d’autre semblait guider ses mouvements et si Nolan ne s’en apercevait pas, on aurait put croire qu’Opium était droguée jusqu’à la moelle, qu’elle n’était plus là. Un fantôme. Ce fut lorsqu’elle vit Nolan se lever, qu’elle réagissa en moins de deux secondes. Le choc venait de faire place à la colère et croyez moi son regard était aussi dur et perçant que celui de son père, elle lui ressemblait beaucoup plus qu’elle ne voulait le croire. Prenant sa baguette, Opium murmura un sortilège afin de fermer la porte et ainsi coincer Nolan durant quelques secondes. Toujours armée de sa baguette, l’irlandaise s’approcha de lui et en quelques secondes le gifla avec une force qui semblait si inouïe de sa part, si frêle. Lui mettant sa baguette sous le menton, l’obligeant à redresser sa tête s’il ne voulait pas être victime d’un sort, Opium parla avec une voie froide regardant Nolan dans les yeux.


    « Tu sais très bien que tu n’aurais pas dût parler de ça Nolan. Certes je te déteste, je te méprise mais il y à des limites à tout et même aux sujets qui fâchent. Alors je te préviens que si tu oses ne serait-ce qu’une fois aborder à nouveau ce sujet, tu le regretteras. Tu sais très bien que je sais tout de toi, on est pareil. Sauf que je suis beaucoup moins adepte du self contrôle que toi. »

    Les autres, elle s’en fichait royalement, tout ce qu’elle voulait, c’était que Nolan comprenne ou qu’il en subisse les conséquences. S’attaquer à Opium Calaghan est fortement déconseillé.


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: I could really use a wish right now, i'm not here. - Nolan

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum