K a t e || J'en ai fini de mes rêves.

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K a t e || J'en ai fini de mes rêves.

Message par Invité le Ven 12 Mar - 9:20


Caitlin Luann
« ft. A. Greene»AUSTEN

Je me présente, je m'appelle Henry
Mon égocentrisme est entièrement justifié. Je n’ai jamais rencontré personne plus digne de mon intérêt que moi.



« Ne parle que si tu es sûr
que ce que tu vas dire est
plus beau que le silence. »
» Nom; Austen
» Prénom(s); Caitlin Luann
» Date et lieu de naissance; Trois mars mille neuf cent quatre vingt-onze à Édimbourg.
» Age; Dix-huit ans
» Année; Septième année
» Nationalité; Irlando-Ecossaise
» Sang; Sorcière de sang-mêlé
» Maison; Au choix
» Quotient Magique; 102


The story in the History
Parce qu'à ma manière, j'ai un peu forgé l'Histoire aussi.

Chapitre Un ; la fée et la reine
Des petits pas flottant sur le parquet, les bruits d'une cuillère en bois dans une gamelle en inox, au dehors, les voitures bouchonnant sur la cinquième avenue. Un record. Cinq mois qu'elles étaient ici et pour l'instant, bouger n'était pas nécessaire. Traîner sa petite fée dans les moindres recoins de la planète, ce n'était pas ce dont elle avait rêvé. Elle avait voulu un mariage d'amour, une jolie maison à la campagne avec trois enfants, quatre chiens. Son mari qui près d'elle regarderait ses têtes blondes jouer avec les mastodontes qu'ils auraient adoptés. Mais elle s'était rendu à l'évidence bien vite, tout ne serait que son rêve. Elle en avait réalisé une toute petite partie avec cette tête brune dans le salon, qui trépignait d'impatience en attendant le repas. Habillée en robe bleue, telle une princesse, l'enfant tournait en rond, tapant parfois du pied, ne sachant pas si elle devait regarder Cendrillon ou la Petite Sirène. Peut-être Blanche-Neige, mais si c'était le cas, il faudrait qu'elle change de robe.

Sa mère esquissa un sourire. La petite fée était son unique raison de rester envie, son unique raison de fuir encore et encore à travers frontières, montagnes et océans. Vérifiant qu'elle ne risquait rien, la mère jeta un œil au dehors. Cinq mois de silence, ce n'était pas normal. Habituellement, il ne mettait que quelques semaines avant de sonner à la porte, lui ou bien un de ses domestiques. Des petits pas se firent entendre, ce qui lui rendit la raison. Sa petite fée, habillée de vert et de blanc brillant, une photo de la fée clochette dans les mains. Le sort de ce soir était scellé : ça serait pâtes carbo, La Fée Clochette, et une histoire avant d'aller dormir.

La Petite Fée et la Reine avaient l'habitude de dormir côte à côte. La fée ne posait plus de questions sur pourquoi il fallait déménager tout le temps, ni même sur ses origines biologiques paternelles. La Reine n'y répondait plus et elle pleurait quand la fée questionnait. Sous les mêmes draps, mère et fille se regardaient. Pourtant il était tard, l'heure de ferme ses yeux était passée depuis longtemps. Mais la Reine s'inquiétait de leur avenir, la Fée se demandait ce qui tracassait tant son aînée. Une main posée sur la joue de l'enfant qui ferma les yeux sur l'instant. Les doigts de la reine se mêlèrent aux boucles brunes de la petite fée. Elle ferma ses yeux aussi, priant le seigneur de leur accorder une nouvelle nuit de repos. Mais le seigneur resta sourd à ses appels.

Deux grands coups contre la porte en bois réveillèrent la reine et la petite fée. L'enfant se serra contre la mère apeurée. Il faudrait partir encore. Partir, et la petite fée ne voulait plus fuir. La reine cacha l'enfant parmi les vêtements puis elle alla verrouiller la porte. Ce qui, bien entendu ne servirait à rien. Deux hommes bien bâtis entraient dans la pièce alors que la Reine tenta de les repousser avec ce qu'elle avait sous la main. Autrement dit, rien. L'un tenta de la maitriser, alors que le second remuait draps et vêtements à la recherche de la fée. Recroquevillée sur elle-même, l'enfant fermait les yeux à s'en fendre les paupières pour ne pas voir l'horreur qui se tramait devant ses yeux innocents. Les cris de la reine la blessaient. La porte du placard s'ouvrit comme un fracas, et l'homme la saisit violemment par le bras. Le cri de la petite fée transperça la pièce, faisant taire même la reine. Les deux hommes en noir se regardaient. Celui qui tenait la fée la mis sur son dos, alors qu'elle se débattait pour rejoindre la reine. L'homme qui la tenait fit un signe positif. La petite fée qui continuait de se débattre ne vit que son visage changer avant qu'il ne s'enfonce dans la gorge de la reine. La dernière chose qu'elle entendit fut un cri de la reine, déchirant, alors que l'homme fuyait avec elle sur son dos. On lui avait dit de ne pas pleurer, qu'elle était forte. Mais hélas, son petit cœur ne tenait plus. Une larme glissa le long de sa joue alors qu'elle donnait un dernier coup de sa petite main sur le dos du ravisseur.

Chapitre Deux ; barbe-bleue
La fée ne sut pas comment elle était rentrée au pays. Elle ne sut pas même comment elle sut qu'elle était de retour en Écosse. Elle n'était restée que quelques mois ici, pays ayant reçu son premier cri et lui ayant donné sa première bouffée d'air. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était partie de son petit appartement sur la cinquième avenue, ni même quand elle reverrait la reine. Pour l'instant, elle était entre les deux hommes qui étaient entrés chez elles. Elle n'avais même pas eu le temps de dire au revoir à la voisine, ni même de prendre Doowitt, sa peluche préférée. Entre les deux hommes, la petite fée ne disait rien. Elle ne voulait pas revoir le visage de l'homme effrayant se changer encore, et pousser le même cri que la reine. D'ailleurs, même s'il lui avait fait mal au bras en la tirant du placard, la fée était légèrement penchée sur l'autre homme, ne se doutant pas qu'il était la même créature que celui qui avait attaqué sa reine.

Avant, quand elle regardait pas la fenêtre, elle pouvait voir des maisons, des bâtiments. Maintenant, elle ne voyait plus que des prés ou des arbres. Elle avait accomplis de nombreux voyages toutes ces années, et la petite fée avait comme qui dirait développé une mémoire photographique d'une grande qualité. Et toutes ses aventures, la petite fée les couchaient sur le papier. Elle avait de nombreux carnet à dessins qu'elle n'avait pu emporter également. Mais elle retournerait les chercher, elle en était certaine. Ces hommes ne pourraient pas la garder éternellement. La petite fée avait besoin de sa reine. La voiture s'engagea dans une allée et une haute bâtisse se présenta alors devant ses grands yeux bleus.

Devant la porte, deux femme habillée en noir avec un tablier blanc attendaient. De l'autre côté, un homme de la même carrure que les deux qui l'accompagnaient. L'homme qui avait blessé la reine donna un petit coup dans l'épaule de l'enfant pour la faire sortir. Tête baissée, la petite fée posa sa main valide sur son bras meurtri par la force de l'homme qui l'avait sorti du placard. S'ils voyaient, peut-être en profiterait-ils pour la meurtrir encore plus qui sait. Poussée par les deux hommes, elle est montée sur le perron. Ses yeux bleus tombèrent sur les quatre des deux dames. Chacune d'elles posa une main sur l'une des épaules de la petite fée pour la pousser à l'intérieur. Elle aurait aimé fuir, s'envoler loin, juste pour voir si sa reine allait bien.

Tout ce temps, l'enfant ne dit rien. Elle ne posa aucune question sur le lieu où elle était, ni même sur l'endroit où on l'emmenait, ni sur les messieurs en noir. La petite fée ne parlait pas beaucoup d'ordinaire, et surtout jamais pour ne rien dire. Escaliers après escaliers, couloirs après couloirs. N'importe qui se serait perdu en cherchant une simple pièce. La petite fée avait compté, avait regardé. Elle était parfaitement capable de revenir sur ses pas sans se perdre. L'une des deux dame ouvrit la porte d'une pièce, se poussant ensuite pour laisser passer l'enfant. Devant la grandeur du lieu, elle détailla chaque mur, chaque plis de rideau. Elle ne souriait pas, elle n'avait même pas fait un pas de plus en avant. La seconde se dirigea vers l'armoire d'où elle tira une robe rouge, comme celles qu'on mettait aux princesses des contes. Et même par cette robe, la petite fée ne fut pas éblouie. La jeune femme la posa sur le lit, puis elle voulu aider l'enfant à se préparer.

L'ENFANT « Vous pouvez partir, je n'ai pas besoin de vous. »

Étonnées, les jeunes femmes se sont lancé un regard avant de regarder la petite fée. Celle-ci soutenait leur regards, la mine pincée, toujours aussi immobile au cœur de cette grande chambre. Elle se murmurait une longue histoire dans sa tête, l'une des nombreuses histoire que la reine lui racontait. Celle de la petite fée Caitlin qui était invitée dans un grand château, comme celui-ci pour retrouver Barbe-bleue, l'homme qui pourrait-être le père de la petite fée. Les dialogues, elle les connaissait par cœur. Aussi s'était-elle contenté de répéter une simple phrase pour voir si cette histoire était vraie. La reine lui avait toujours dit d'obéir à cette homme, comme dans l'histoire, elle lui avait aussi dit de se contenter de marcher, de dire la vérité, et de rêver. Ses rêves la sauveraient. L'enfant retira alors son manteau, ses vêtements qui sentaient mauvais la cigarette, le verre de vin renversé dans l'avion, le croissant mangé ce matin. La petite fée ne savait pas comment elle pouvait sentir toutes ces odeurs, mais elle le pouvait.

Elle se lava assez rapidement, comme un chaton, passa la jolie robe rouge, bien qu'elle l'aurait préférée bleue, comme dans l'histoire, et se coiffa devant le miroir qui trônait au fond de chambre. Quand elle ouvrit la porte, les deux femmes étaient là, Elles murmuraient quand elle referma la porte, puis sans un mot de proposèrent de la raccompagner. Ceci ne faisait pas partie de l'histoire, mais la petite fée se permit de le rajouter.

L'ENFANT « Je n'ai pas besoin de vous, j'ai dit. »

La tête haute, la main toujours posée sur la blessure de son bras, l'enfant prit seule le chemin inverse, sans se tromper. Elle entendait une voix gronder. Dans l'histoire, la petite fée Caitlin n'avait pas peur. Pourtant, à chaque pas qui la rapprochait de la voix grondante de l'homme, l'enfant ravalait une larme. Mais sa reine lui avait dit qu'elle ne devait pas craquer, pas devant Barbe-bleue, il serait trop content. Ça non plus ce n'était pas dans l'histoire, mais l'enfant était polie. Elle frappa à la lourde porte de bois, attendant un signal qui lui indiquerait quand elle pourrait voir cette barbe-bleue dont elle avait tant entendu parler. La même voix gronda un mot à son attention. Entrant, sa première action fut de détailler la pièce avec ses yeux observateurs. Sur la droite, l'homme en noir de devant la porte du château, avec un acolyte. Sur la gauche, les deux hommes qui son venus la chercher. Assis sur un haut fauteuil, au milieu, la Barbe-Bleue. Un sourire de sa part engagea la petite fée à s'approcher. D'un pas lent, et sans quitter son hôte, elle avança, s'arrêtant à distance raisonnable.

BARBE-BLEUE « Alors mon enfant, comment trouves-tu ma demeure ? »
L'ENFANT « Grande. »
BARBE-BLEUE « Mais te plait-elle au moins ? »
L'ENFANT « Je ne sais pas encore. »

Cette discussion n'avait rien à voir avec celle de l'histoire de sa reine, mais l'enfant ne se débina pas. Elle respirait assez fortement, effrayée par la présence des hommes en noirs. Barbe-bleue n'était pas aussi laid que dans l'histoire de la reine. Il n'avait pas les dents longues, ni même le visage méchant. Au contraire, il souriait à chacune de ses réponses. L'enfant, elle ne souriait pas.

BARBE-BLEUE « Sais tu qui je suis ? »
L'ENFANT « Barbe-bleue. »
BARBE-BLEUE « Barbe-bleue. Quelle drôle d'idée. Qui t'a donc dis cela ? »
L'ENFANT « La reine. »
BARBE-BLEUE « Et qui est cette reine ma petite ? »
L'ENFANT « Je n'ai pas le droit de vous le dire. »

Le sourire de l'homme ne s'éteignait pas. Il regarda les hommes en noirs qui n'avaient pas accompagné la petite fée, murmurant quelque chose rapidement et faiblement, mais que l'enfant perçu quand même. "Mon ex-compagne avait le sens de l'humour n'est ce pas ?" et un "Ne trouvez-vous pas qu'elle me ressemble ?" L'enfant ne montra en rien qu'elle avait entendu les phrases de Barbe-bleue. Elle gardait sa main sur le bleu de son bras, serrant fortement, pour faire partir la peur.

BARBE-BLEUE « Et tu as quel âge ma petite ? »
L'ENFANT « Huit ans. »
BARBE-BLEUE « Tu as mal au bras ? »

Ou comment passer du coq à l'âne. La reine l'avait prévenue que Barbe-bleue poserait plein de questions pour la déstabiliser. Elle connaissait toutes ses astuces, alors que lui ignorait sans doute son prénom. La reine lui avait dit de ne pas s'en faire, qu'il ne lui ferait pas de mal de toutes façons. A la question, l'enfant regarda les hommes en noirs qui l'avaient accompagnée. Toujours dire la vérité à Barbe-bleue. Ne pas craindre les hommes en noirs. Elle ôta alors la main de son bras meurtris, pour montrer à Barbe-bleue l'étendue des blessures.

BARBE-BLEUE « Qui t'a blessée comme ça ? »
L'ENFANT « L'homme en noir. »
BARBE-BLEUE « Lequel ? »
L'ENFANT « L'homme en noir. »

Ne jamais avouer, ou n'avouer qu'à demi-mots. Elle ne voulait pas attirer d'ennuis à l'un des deux, quoi qu'ils le mériteraient sans peine. Toujours être bonne. C'était souvent la morale des histoire de la Reine. Le juste gagne toujours à la fin, même si les épreuves sont difficiles. Barbe-bleue changea l'expression de son visage. Il regarda les hommes en noirs, ne se souciant plus du regard même de l'enfant sur lui, ni même sur le fait qu'elle puisse entendre.

BARBE-BLEUE « Lequel ? »
LE VIOLENT « Elle ne se tenait pas tranquille monsieur. »
BARBE-BLEUE « J'avais dit que je la voulais parfaite il me semble. Et la mère ? »
LA BRUTE « Laissée pour morte monsieur. »
BARBE-BLEUE « Encore mieux. Quel travail de professionel. Vous êtes relevés de vos fonctions. Partez, et ne revenez jamais. C'EST UN ORDRE ! »

Barbe-bleue s'était levé et avait crié, ce qui avait effrayé l'enfant qui avait reculé d'un pas. Les deux hommes en noir tournèrent les talons. Une fois sortis, le maître des lieu fit un geste de la main aux deux autres qui n'avaient encore rien dit. Un simple signe de tête et eux-même étaient partis.

BARBE-BLEUE « Tu n'auras plus rien à craindre d'eux ma petite. Au fait, quel est ton nom ? »
L'ENFANT « Caitlin. »
BARBE-BLEUE « Et bien Caitlin, tu peux remonter te reposer, je vais t'appeler une domestique. Tu as besoin de quelque chose ? »
L'ENFANT « Du fusain, un carnet à dessin et un verre de lait. Et je n'ai pas besoin de domestique. Merci monsieur. »

L'enfant salua en fléchissant les genoux légèrement. Elle savait qu'elle aurait ce qu'elle voudrait, donc aucune raison d'attendre une réponse. Elle quitta la pièce sous le regard bienveillant de Barbe-bleue, qui avait un large sourire. L'enfant remontait dans sa chambre seule, comme si elle avait toujours habité ici. Quand elle referma la porte de sa chambre, le fusain, le carnet a dessin et le verre de lait étaient là, bien en évidence sur le bureau. L'enfant ouvrit les portes-fenêtres de la pièce. Elle se retrouva sur un des balcons du devant de la bâtisse. Elle posa ses coudes sur la rambarde, sa petite tête dans ses mains, et elle murmura une chanson, une chanson que la reine lui chantait pour ôter tous les maux de la terre. Et c'est ainsi que la petite fée devint Rapunzel, prisonnière de son palais de cristal.

Chapitre Trois ; le pays imaginaire
Des années passèrent, l'enfant grandi. Elle devint une demoiselle, puis une jeune fille. Ses qualités restaient les mêmes, ses défauts également. Elle était juste plus grande. Elle vivait toujours seule dans l'aile nord, dans cette grande chambre dont elle connaissait par cœur la position des bibelot et du moindre vêtement disséminé à travers la pièce. Mademoiselle n'était pas très ordonnée, mais elle avait une bonne excuse pour se justifier. Elle pouvait à sa guise changer ses nombreux dessins au fusain. La chambre de mademoiselle était pleine de tableaux, de croquis et d'esquisses. Quand elle ne dessinait pas, elle enregistrait. Comme à l'instant présent : elle était allongée sur son lit de princesse, les yeux rivés vers le plafond. N'importe qui entrerait se demanderait s'il n'était pas dans une chambre de recueillement. Mademoiselle était immobile, les mains croisées sur sa poitrine qui ne remuait pas Même le silence était plus bruyant que Mademoiselle en cet instant.

Une main se détacha et alla chercher le carnet posé sur la table de nuit. Toujours sans quitter le plafond, mademoiselle s'enquit d'une page blanche, d'un morceau de fusain et ses yeux ouverts guidaient sa main sur les traits à accomplir. Le haut du lit, les jeux d'ombre et de lumière sur le plafond et surtout cette imperceptible chose que mademoiselle fixait depuis presque une bonne demi-heure. Certes, ce ne fut qu'un simple point sur le blanc plafond, mais au moins, il était présent. Les bruits de pas dans le couloir,mademoiselle les avaient entendus, depuis un moment. Avant que l'importun ne se manifeste, Mademoiselle posa son fusain, rangea son carnet sous son bras et elle s'installa sur le lit. Elle était déjà prête, et ne se sentant pas le courage d'attendre Anna, sa 'dame de compagnie' comme son père aimait l'appeler, elle s'était préparée seule. Mademoiselle aimait bien Anna ... mais si seulement Anna n'était pas un vrai moulin à parole ! Elle en avait fait plusieurs croquis, et elle ne se souvenait pas avoir en sa possession, un d'Anna la bouche fermée.

LA PIPLETTE « Bonjour, il faut vous ... Oh déjà prête ? »
MADEMOISELLE « Un mauvais rêve. »
LA PIPLETTE « Oh, souhaitez vous me le raconter ? Parce que j'en ai fait un l'autre jour, assez effrayant et je ... »
MADEMOISELLE « Anna, c'est un mauvais rêve.. »

Une main sur l'épaule de la jeune femme, et mademoiselle quitta les lieux, son carnet à dessin sous le bras. Parler peu, mais parler juste. Telle était la devise de mademoiselle. Autour d'elle, généralement, on était habitué à ne l'entendre murmurer que quelques mots de la journée. Et surtout, toujours peu de mots. Étant habitués, on savait que pour mademoiselle, un mauvais rêve signifiait : J'ai fait un cauchemars perturbant alors je n'ai pas envie de le revivre pour que tu en saches les détails pigé ? Mademoiselle entra dans la grande salle à manger, cette immense pièce qui n'était pas nécessaire pour le déjeuner de deux simple petits êtres. Aujourd'hui, dimanche, Barbe-bleue avait toujours un peu plus de temps. On mangeait donc côte à côte et non plus d'un bout de la table à l'autre. Pendant le repas, il regardait les dessins de mademoiselle, ayant à son égard toujours un mot gentil, ou des encouragements. il n'avait décidément rien à voir avec le Barbe-bleue des contes de la reine. Il voulait simplement s'occuper de la petite fée, la voir grandir. Il ne fut pas déçu.

BARBE-BLEUE « Alors, du nouveau en ce dimanche ? »
MADEMOISELLE « Quatre terminés, deux en cours, trois esquisses et un croquis. »
BARBE-BLEUE « Tu n'as pas chômé, montre moi donc ceci. »

Mademoiselle tendit à Barbe-bleue son carnet à dessin, alors qu'elle s'installait devant un copieux petit déjeuner. Mademoiselle était gourmande, rien ne l'avait encore complètement rassasiée, et ce n'était pas faute aux cuisiniers d'avoir essayer tout type de plats. Mademoiselle était énormément sujet aux discussions entre les restaurateurs, du fait de ses étranges habitudes pour avoir un verre de lait à chaque repas, pour dix-sept heures et juste avant de s'endormir. De plus, elle était réglée comme une horloge, si elle ne l'avait pas à l'heure dite, elle entrait en colère. Peu de personnes l'avaient vue en colère. La seule et l'unique demanda sa démission les trois jours qui suivirent son méfait. Donc on tentait de ne pas contrarier la jeune femme. Ainsi, tous les matins par exemple, on lui préparait un steak tartare. Bien qu'elle n'ait donné d'autres explications que son envie, couraient les couloirs qu'elle ne pouvait pas le manger et qu'elle devait nourrir en secret un animal dans sa chambre, ou bien que c'était pour imiter son père dont le plat préféré était le steak tartare. On ne pouvait en rien imaginer qu'une jeune fille comme elle puisse manger deux cent grammes de viande crue le matin, avec les cinquante kilos qu'elle pesait toute mouillée.

BARBE-BLEUE « Tu ne fais que progresser, j'en suis bluffé. Celui-ci doit être le dernier en date n'est-ce pas ? »
MADEMOISELLE « Ce matin. » le devança-t'elle d'une question.
BARBE-BLEUE « Et qu'est ce que c'est que cette tâche là ? »

Cette tache en question était le point qu'avait fixé mademoiselle pendant de longues minutes. Elle regarda Barbe-bleue avec une mine inquiète, comment n'avait-il pu ne pas reconnaître ?

MADEMOISELLE « C'est une coccinelle. »
BARBE-BLEUE « Ah ... bien évidement, quoi d'autre ... »

Il n'avait pas l'air convaincu pour autant, mais son sourire en disait long sur la fierté que lui apportait mademoiselle. Celle-ci était déjà dans un autre monde, attirée par ces mets sur la table. Pendant les repas, le silence était de mise. Une des règles de Mademoiselle. Ou disons enfin qu'elle ne parlait pas. autour d'elle, une fanfare pouvait passer si elle le désirait, mais elle n'avait pas envie d'ouvrir la bouche - une nouvelle fois -.




Between us
Parce qu'on a bien le droit d'en savoir un peu plus même avec des questions pourries.
» Chocolat ou Thé à la menthe ? Hum, le thé à la menthe, c’est bon, mais rien ne vaut le chocolat !
» Soirée sans alcool ou arrosée ? Avec ou sans, que m'importe, je n'y vais jamais.
» Un penchant pour la magie Noire ? En aucun cas.
» Si je dis Harry Potter, qu'est-ce que ça évoque ? C’est pas ce crétin de sorcier qui nous cause du tord ? Ouais … s’il avait existé, j’crois bien que j’lui aurait dit d’aller voir ailleurs genre loin, très loin et de nous laisser tranquille.
» L'affaiblissement de la magie, fantasme ou réalité ? Pour moi ce n’est qu’un fantasme. D’où que la magie pourrait s’affaiblir enfin ? On ne fait que des progrès considérables en la matière.
» Les conflits dit "de Sang" sont-ils un sujet sensible ? Pour moi, pas du tout, qu’on soit sang pur ou pas, si on se coupe, le sang qui sort est rouge. Point. Sujet clos.

Muggle zone
Derrière l'écran, le joueur.
» Pseudo (et prénom, si ça te chante) Lily =)
» Age; Vingt et un ans.
» Un double-compte ? Non
» Présence sur le forum (./7); Tous les jours
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