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 We are young.

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Message(ϟϟ) Sujet: We are young. Dim 31 Oct - 15:46

UFR1 Double Cursus

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17/03/2010 795 ϟ © : Little Suzy

Carte d'identité
ϟ Autres appartenances: Sympathisant AFW et FFA
ϟ Fonctions/options: Batteur titulaire. Sortilèges avancés, Relations internationales magiques, Métamorphose avancée
ϟ Réputation: Est connu pour vendre des objets magiques modifiés dans tout Poudlard

Deuxième année. Premier Septembre. Poudlard express en partance du Quai 9 3/4
Température: 21°c
Humidité de l'air: 58%
Temps: Pluvieux
Il levait les yeux sur le ciel chargé de ces nuages grisâtres dont l'Angleterre avait l'habitude de se parer en début d'Automne. La pluie tombait drue, claquant sur les hublot du wagon et lui, il imaginait des formes chimériques dans les sillons formés par les gouttes emportées de vitesse. London poussa un soupir. Long et profond de lassitude. Il entamait déjà sa deuxième année à Poudlard, et Angie... Ho Angie. Quel regard elle avait bien pu lui lancer avant qu'il ne s'enfonce sur le Quai 9 3/4... Il avait bien vu qu'elle le haïssait pour ce qu'il était et par extension ce qu'elle n'était pas. Mais il ne pouvait s'empêcher de lui vouer cet amour fraternel qu'il lui dédiait depuis longtemps et qu'elle rejetait toujours avec violence. Ainsi qu'il avait pris l'habitude de le faire depuis l'année précédente, l'irlandais se saisit d'un vieux bout de parchemin et commença à rédiger un brouillon de lettre à l'attention de sa frangine. Chaque voyage était un prétexte pour lui écrire, pour parler de lui, de ce qu'il faisait, de ceux qu'il aimait et qu'il détestait. Poudlard était une source inépuisable d'informations et d'histoires diverses. Et c'était certainement pour cela qu'il regrettait profondément de ne pouvoir lui faire découvrir les merveilles que recelait le château.
Chère Ange,
Je suis à nouveau dans le Poudlard Express. Je suppose que tu t'en fiches. Après tout, ce n'est pas comme si tu allais hurler de joie à cette idée. Je sais qu'actuellement tu espères aussi fort que possible qu'une météorite s'abatte sur Poudlard, qu'on soit tous changés en citrouille ou que sais-je encore. Je ne t'en veux pas tu sais ? Fau[...]
London barra la dernière phrase d'un geste ample. Si, il lui en voulait. Inutile de mentir, ce serait impossible. Il la blâmait de ne pas faire d'efforts, de ne pas coopérer avec lui quand il faisait toutes sortes d'expériences. Il la blâmait parce qu'elle était plus égoïste encore qu'il ne l'était.
Je ne t'en veux pas tu sais ? Fau[...] Je t'en veux. Tu sais pourquoi ? Parce que tu donnes du souci à maman. Parce qu'elle s'inquiète de te voir malheureuse. Tu ne penses qu'à toi Ange.
Oui elle ne pensait qu'à elle. Mais lui alors ? Facile à dire quand on été celui qui partait finalement. Un court soupir s'échappa de ses lèvres entrouvertes. L'irlandais ne savait même pas quoi lui écrire, pour la rassurer, ou même pour lui montrer qu'elle était tout ce qu'il chérissait. London se mit à songer à sa première année, ses déboires et ses amours. Il avait été sage, plus sage qu'à l'accoutumée et pourtant, on avait réussi à le remarquer. En cours de potion lorsqu'il s'était endormi sur sa paillasse, en cours de sortilèges quand il avait brisé un carreau... Bref tant de choses qu'il aurait bien voulu partager avec sa soeur...
Le regard noisette de l'irlandais se porta sur le couloirs qui voyait défiler les grandes fratries, les grandes soeurs protégeant leurs cadets et inversement. Les grand-frères transportant les valises des petites-soeurs, qui avaient certainement emmené toute la maison dans leurs bagages tant ils semblaient imposant. Ses yeux s'arrêtèrent sur son propre compagnon de voyage. Un Cinquième année qui ronflait déjà comme une locomotive alors que le train n'était même pas parti.
Tu ne penses qu'à toi Ange. Tu te crois abandonnée. Mais moi, moi je pense à toi, tu n'es pas seule. Je regarde les familles qui montent dans le train et j'espère un jour retenir ta main pour t'éviter de t'étaler sur le marchepied. Mais passons. Vous les filles, vous êtes toutes les mêmes. Superficielles, indépendantes, vous voulez qu'on vous protège mais dès qu'un truc ne va pas vous nous foutez dehors... Vraiment, vous êtes nulles... Tu crois qu'on est à ta disposition ? Qu'on ne souffre pas nous aussi ? Bien sûr, on est de hommes.... C'est ____
— Hééé ! Lond' ! On a trouvé un wagon pour nous tout seul ! Ramène-toi ! London interrompit le crissement de sa plume pour dévisager le jeune garçon qui l'apostrophait. La porte venait de s'ouvrir sur Cedrick Cooper, élève de Serdaigle en deuxième année. Un grand sourire barrait son visage constellé de tâches de rousseur. Ce sourire joyeux en créa un sur les lèvres de l'irlandais. Assez de larmoiements pour aujourd'hui. Un dernier regard sur sa letter et London se leva avec précipitation, froissant le parchemin brouillon et le jetant avec une grande négligence sur le siège adjacent. — Bien sur que j'arrive gros nul ! Donne moi deux minutes et je vous mets la pâtée à la bataille magique !
Rapidement, le jeune rouge remballa ses affaires et quitta les lieux avec fracas, direction un tout autre wagon, bousculant au passage tout ceux qui se mettaient encore sur son passage.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: We are young. Dim 31 Oct - 18:19

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    Première année. Dix Septembre. Salle commune des Serdaigles, dortoir des filles.

Ana-lena était à l'école depuis dix jours désormais. Elle était si heureuse d'avoir enfin pu suivre ses trois frères dans le monde merveilleux de Poudlard, et d'être à une distance parfaitement raisonnable de son père ! Elle allait pouvoir être libre d'agir en toute liberté, sans devoir sans cesse supporter l'étroite surveillance paternelle et ses éternels reproches. Ou du moins, c'est ce qu'elle croyait.
Quelques heures avaient été amplement suffisantes à la jeune fille pour qu'elle comprenne ce qui l'attendait : la surveillance quasi constante de ses frères. En effet, les jumeaux semblaient avoir décidés de ne pas la lâcher d'une semelle et de la protéger de tout, même de ce qui n'en valait pas la peine. Ainsi, à peine Ana-lena avait-elle fait quelques pas dans le Poudlard Express, qu'elle se prit malencontreusement les pieds dans une valise plantée au milieu du couloir ; ni une ni deux, une fois le propriétaire de la valise découvert, Aaron et Gregory le pendirent par les pieds, lui précisant qu'au cas où une telle chose se reproduisait, il risquait fort de le regretter amèrement. Ana-lena était restée sans voix face à cette réaction quelque peu excessive, mais fascinée par cette démonstration de magie qui lui semblait tout à fait incroyable. Mais la jeune fille n'avait encore rien vu !
Deux minutes plus tard, une fille la bouscula pour rejoindre l'avant du train, et voilà qu'un sortilège surgi de nulle part l'envoya valser dans le fond du wagon : une intervention rapide et efficace de Gregory, furieux qu'on ose s'en prendre à sa soeur "aussi violemment" tel qu'il l'exprima lui-même. Quatre wagons plus loin, Ana-lena fit remarquer à ses frères qu'un wagon était pratiquement vide et qu'ils pouvaient peut être s'y faire une place étant donné qu'un seul élève l'occupait. A peine avait-elle fini sa phrase que Gregory pénétrait dans le compartiment en ouvrant violemment la porte, secouait le jeune homme de cinquième année qui dormait déjà profondément et le poussait dehors sans aucune délicatesse. C'est à cet instant précis qu'Ana-lena comprit dans quel manège infernal elle venait d'être embarquée ...
Elle poussa un soupir résignée, et, décidée à ne pas prêter attention à ses frères qui commençaient à se disputer à propos de la maison qu'elle allait intégrer dans quelques heures, elle posa ses fesses sur un siège et se perdit dans la contemplation du paysage. Après plus d'une demi-heure de trajet, les fesses toutes ankylosées, Ana-lena se mit à gigoter sur son siège pour faire passer cette effroyable sensation de paralysie. Tandis qu'elle entamait une danse étrange aux mouvements restreints et douloureux, elle vit tomber un morceau de parchemin froissé sur le sol. La jeune fille se baissa pour le ramasser, et voyant le regard intrigué de ses frères, elle le fourra négligemment dans sa poche, et se replongea dans la contemplation du paysage, sans émettre le moindre son.

Et désormais, dix jours plus tard, alors qu'elle était assise sur son lit, dans le dortoir des filles de la salle commune des Serdaigles, Ana-lena tenait entre ses mains ce même morceau de parchemin. Elle l'avait oublié depuis son arrivée à l'école, les évènements s'étant enchaînés à une vitesse quasi-inhumaine. Mais en fouillant parmi toutes ses affaires à la recherche du paquet de Dragées Surprises de Bertie Crochue qu'elle avait acheté avant de partir pour l'Ecole, elle était tombée sur ce papier froissé qui avait dû tomber de la poche de son jean pour venir se glisser tout au fond de sa malle, entre une pince à cheveux et un paquet de mouchoirs à la menthe. Sa première idée fut de le balancer directement au fond de la corbeille en plastique qui faisait office de poubelle, mais finalement, la curiosité l'emporta ; elle s'installa sur son lit et défroissa le morceau de parchemin. Une fois qu'elle eut terminé la lecture de cette lettre inachevée et intriguante, Ana-lena resta songeuse un instant. Qui avait bien pu écrire cela ? Qui était cet Ange à qui s'adressait la lettre ? Pourquoi une météorite devrait-elle s'abattre sur Poudlard ? Etant donné les derniers mots, cette épître avait forcément été rédigée par un garçon. Et cet Ange était probablement sa soeur. Petite ? Grande ? Morte peut être. Après tout, l'auteur de la lettre parle de "retenir sa main pour lui éviter de s'étaler sur le marchepied" comme si une telle chose ne serait jamais envisageable. Peut être que ce garçon était un peu fou. Et puis pourquoi s'en prenait-il aux filles de cette façon ? Les filles ne veulent pas être protégées ! Enfin si, un peu. un minimum. Mais pas trop. Pas comme le font Aaron et Gregory songea Ana-lena, un sourire triste accroché à ses lèvres.

Puis, brutalement, la jeune fille se décida : elle s'installa à son bureau, sortit plume, encre et parchemin, et tout en mordillant le bout de sa plume, elle attendit que l'inspiration lui vienne. Comment débuter ? Par quoi commencer cette lettre, cette réponse qui n'avait aucun sens ?
Cher inconnu,
J'ai trouvé le brouillon d'une lettre que tu as écrite à l'intention d'un Ange. Est-ce un prénom ou simplement parce que cette personne est un ange ?
Ana-lena posa sa plume. C'était nul, elle ne pouvait pas écrire cela. Elle froissa le morceau de parchemin, le jeta dans la poubelle et sortit une autre feuille.
Je suppose ne pas me tromper en affirmant que tu es élève à Poudlard. J'ai trouvé ta lettre dans le Poudlard Express le jour de la rentrée, et je me demandais qui était cet Ange à qui tu écris, affirmant qu'elle désire qu'une météorite s'abatte sur l'école.
Encore pire pensa-t-elle tandis qu'elle jetait de nouveau le papier dans la corbeille. Ana-lena se balança négligemment sur sa chaise tout en réfléchissant à la meilleure façon d'entamer la conversation avec l'auteur de cette lettre. Emporté par l'élan de sa réfléxion - qui n'aboutissait d'ailleurs pas à grand chose - la jeune fille se balançait de plus en plus vite, si bien qu'elle finit par sa retrouver étendue par terre, les quatre fers en l'air. Pfff, quelle andouille ! pesta-t-elle tandis qu'elle se redressait tant bien que mal. Elle était tombée de manière à ce que le rebord de la chaise vienne s'enfoncer entre ses deux omoplates. La douleur était forte et Ana-lena était pratiquement certaine d'avoir gagné un joli bleu pailleté de violet pour la semaine à venir : génial ! De nouveau installé sur sa chaise, elle sentit l'inspiration la gagner et se pencha sur le morceau de parchemin, sur laquelle elle écrivit d'une seule traite.
Je n'ai en rien voulu me retrouver dans une telle situation : c'est un hasard auquel je me sens obligée de me soumettre. J'ai retrouvé dans le Poudlard Express un morceau de parchemin froissé rédigé de ta main, et même si je n'avais aucunement l'intention de m'immiscer dans ta vie ni dans celle de qui que ce soit, ma curiosité m'a poussé à lire ce qui était inscrit sur ce papier. Je t'avoue que je suis un peu étonnée par tes propos. Je trouve d'une part, inacceptable que tu envisages ne serait-ce qu'une seconde qu'une météorite s'abatte sur l'école, et d'autre part, je trouve ton jugement sur les filles un peu trop définitif. Aller jusqu'à nous qualifier de "nulles", c'est peut être un peu trop, tu ne crois pas ? Les garçons sont plutôt pas mal dans leur genre eux aussi ... et je suis certaine que tu n'échappes pas à la règle. Vous êtes tous les mêmes de toute façon ... quoique je te l'accorde, certains sont plus désagréables que d'autres. Enfin, je ne veux point abuser de ton temps ; je tenais juste à te dire que ton parchemin était entre mes mains, et ce, même si je préfère conserver mon identité secrète. Je ne sais d'ailleurs pas qui tu es non plus, mais peut importe. Nos messagers savent toujours où trouver le destinataire d'une lettre ; je ne m'inquiète pas à ce sujet. J'espère que ta rentrée s'est bien passée malgré l'absence de ton Ange ...
Celle qui a récupéré ta lettre.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: We are young. Mer 3 Nov - 1:05

UFR1 Double Cursus

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17/03/2010 795 ϟ © : Little Suzy

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ϟ Autres appartenances: Sympathisant AFW et FFA
ϟ Fonctions/options: Batteur titulaire. Sortilèges avancés, Relations internationales magiques, Métamorphose avancée
ϟ Réputation: Est connu pour vendre des objets magiques modifiés dans tout Poudlard

Deuxième année. Huit Octobre, Grande Salle
Température: 19°c
Humidité de l'air: 32%
Temps: Humide
Un mois qu'il était à Poudlard et le voilà déjà qui soupirait comme un vieux râleur. London s'ennuyait. Oui, parfaitement. Il s'ennuyait de ne rien voir d'intéressant se profiler à son morne horizon. L'automne le rendait morose, le fatiguait même. Pourtant coutumier des fraiches températures de son Irlande natale ainsi que de sa pluie récurrente (Ben oui, pourquoi croyez-vous que l'herbe est si verte là bas ?), London pestait pourtant souvent contre celle de l'Angleterre. Certainement parce qu'elle était anglaise, cette vieille pluie... Il n'aimait pas vraiment les anglais, il n'aimait pas leur sale manie de siroter leur thé... Ce concept de boire de l'eau avec des plantes macérée à l'intérieur sous prétexte que cela paraissait raffiné lui échappait totalement. Voilà pourquoi il esquissait cette grimace de dégoût chaque fois qu'un de ses camarades portait à ses lèvres une tasse de ce...hum... Breuvage. D'ailleurs, il ne trouvait rien de spécialement efficace dans ce ramassis de plante bouillie et n'avait donc jamais vraiment compris l'intérêt de s'en délecter au petit déjeuner.
— Tire pas cette tête London ! s'enquit une voix féminine à sa droite Le thé, c'est bon pour la peau tu sais, tu devrais essayer !
L'interpelé minauda quelques instants en grimaçant. Quoi j'hallucine... J'ai des boutons ou quoi ? N'importe qui lisant les pensées aurait pu rétorquer "Oui London, tu as tellement de boutons qu'on dirait un clafoutis". Mais pour éviter de perdre ses dents, il aurait certainement tenu sa langue. Puis de toute façon, les télépathes, ça n'existait pas. Le fait est que l'irlandais avait peut-être gagné en taille et en muscle depuis l'année passée... Mais il avait également gagné des boutons bonus. Un peu comme lorsqu'on achetait un nouveau décodeur télé. La télécommande avait toujours plus de boutons. Eh bien pour London, cela semblait fonctionner de la même manière.
— Ok, file moi ton thé, Jane avait-il fini par grommeler tandis qu'au dessus de lui, une nuée de hiboux épars commençaient à prendre possession du plafond magique. C'est là qu'il vit Eros, ce hibou débile et complètement cuité dont il avait fait l'acquisition l'année précédente (Pour son plus grand bonheur, vous n'en doutez pas...) se profiler avec les autres et étendre ses ailes après avoir assommé deux de ses congénères. Il se posa avec la délicatesse d'un boeing 747 sur la table, reversant bols et tasses de thé (Yes !) au passage.
— Dis moi Lond', que fout ton hibou débile sur cette table ? Le questionna Cedrik, ce à quoi l'irlandais répondit par un haussement d'épaules circonspect. Il ne recevait jamais de lettre. La seule correspondance qu'il entretenait était celle d'Angie et évidemment, elle n'était qu'à sens unique. Il avisa le petit parchemin que l'animal tenait dans son bec et prit son courage à deux mains pour le récupérer.
— Allez ! Donne ça à papa Eros ! Par Merlin mais qu'elle idée d'acheter ce hibou et de le nommer Eros alors qu'il est laid comme un poux... Même les femelles les plus moches de la volières ne veulent pas de toi mon pauvre... Sur ces mots, il agita un bout de biscotte devant la bestiole et se saisit du parchemin à l'instant même où Eros le lâchait pour se jeter sur la nourriture. — Mais qu'est-ce que t'es encore allé récupérer dans les poubelles mon pauvre am... L'irlandais s'interrompit en apercevant l'écriture ronde et déliée qu'il attribuait à une fille. Une admiratrice secrète ? Déjààà ? Flatté, le jeune homme se laissa aller à la lecture du billet.
Je n'ai en rien voulu me retrouver dans une telle situation : c'est un hasard auquel je me sens obligée de me soumettre. J'ai retrouvé dans le Poudlard Express un morceau de parchemin froissé rédigé de ta main, et même si je n'avais aucunement l'intention de m'immiscer dans ta vie ni dans celle de qui que ce soit, ma curiosité m'a poussé à lire ce qui était inscrit sur ce papier. Je t'avoue que je suis un peu étonnée par tes propos. Je trouve d'une part, inacceptable que tu envisages ne serait-ce qu'une seconde qu'une météorite s'abatte sur l'école, et d'autre part, je trouve ton jugement sur les filles un peu trop définitif. Aller jusqu'à nous qualifier de "nulles", c'est peut être un peu trop, tu ne crois pas ? Les garçons sont plutôt pas mal dans leur genre eux aussi ... et je suis certaine que tu n'échappes pas à la règle. Vous êtes tous les mêmes de toute façon ... quoique je te l'accorde, certains sont plus désagréables que d'autres. Enfin, je ne veux point abuser de ton temps ; je tenais juste à te dire que ton parchemin était entre mes mains, et ce, même si je préfère conserver mon identité secrète. Je ne sais d'ailleurs pas qui tu es non plus, mais peut importe. Nos messagers savent toujours où trouver le destinataire d'une lettre ; je ne m'inquiète pas à ce sujet. J'espère que ta rentrée s'est bien passée malgré l'absence de ton Ange ...
Celle qui a récupéré ta lettre.
Finalement, pas d'admiratrice. London grimaça. Elle se sentait plus péter l'autre déjà... Je n'ai en rien voulu me retrouver dans une telle situation : c'est un hasard auquel je me sens obligée de me soumettre. Bon, en clair, t'en a rien à faire mais tu le fais quand même. Dit les choses comme elles sont ! D'ailleurs, London n'avait qu'un vague souvenir de ce brouillon du Poudlard Express. Il se rappelait avoir tout défoncé à la Bataille Magique, ça oui mais aprèèès.... Cela dit, sa curiosité piquée au vif, il se mit à griffonner une réponse sur un bout de nappe.
Chère "Celle qui a récupéré ma lettre",
J'ignore comment tu as pu tomber sur ce brouillon, tu nettoies le Poudlard Express ou quoi ?
Il fronça les sourcils. Mauvaise introduction, mais tant pis.
Je te rassure, aucune météorite ne s'abattra sur Poudlard, l'Ange n'en a malheureusement pas le pouvoir. Concernant mon jugement sur les filles, rien n'est plus superficiel qu'une fille. Preuve en est, tu prends aussi facilement le même raccourci en ce qui concerne les garçons. Mais je te dois ça, vous n'êtes pas nulles. Vous êtes même plutôt chouettes quand vous vous y mettez. Enfin, pas tout le temps et pas toutes. Les garçons sont désagréables simplement parce qu'ils ne savent pas vous aborder, je ne suis pas une exception tu vois l'truc ? Être nul, c'est toute une technique, il paraitrait même qu'une certaine maladresse ferait craquer les filles. Enfin, les filles faciles. Les frigides de Serpentard, rien ne pourrait vraiment les faire craquer, pas même une armée de mecs de type Brad Pitt...
Bref, je m'égare.
Oui, tu t'égares complet mon pauvre. Songea l'irlandais en relisant la niaiserie qu'il venait de coucher sur papier. Aucun sens, aucun style, mais qui s'en souciait ? Si ça se trouve, celle qui se sentait plus péter a.k.a sa mystérieuse correspondante ne recevrait jamais son message. Avec Eros, tout était possible finalement...
Bon, je ne suis pas aussi niais d'habitude, c'était juste pour clarifier quelques petits trucs....
Mais passons. Ma rentrée ? Oui, disons qu'elle s'est passée. Je connaissais déjà Poudlard, donc rien n'aurait vraiment pu me surprendre. Mais la tienne, qu'en est-il ?
Enfin, je n'ai plus beaucoup de place sur ce bout de nappe, donc je ne peux que te souhaiter une bonne continuation, L.
London plia ensuite le petit papier et le glissa dans sa poche. Il donna au hibou un second billet griffonné, ayant eut des envies soudaines de chasse au trésor.
Ta réponse au Deuxième étage, Passage de Urbain le Malodorant, narine gauche.
Et afin de s'assurer que le court message arriverait bien à destination, il l'offrit à un hibou quelconque, certain que le messager trouverait toujours la bonne personne, même après avoir tourné, fait le tour de Poudlard voire d'Angleterre, puis quitta la table des Gryffondors sous les regards curieux de ses camarades pour filer jusqu'à la statue citée et y fourrer le message dans la narine gauche, non sans s'être légèrement disputé avec ladite statue.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: We are young. Dim 21 Nov - 15:41

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    Première année. Neuf Octobre. Deuxième étage, bibliothèque.


Ana-lena leva les yeux de son livre et se racla la gorge avec insistance afin d'attirer l'attention de l'élève qui venait tout juste de se matérialiser à quelques mètres d'elle. Lorsqu'il tourna son visage souriant vers elle, la Serdaigle comprit immédiatement qu'elle avait à faire à un énergumène. Le Gryffondor tenait dans sa main un saucisson à moitié grignoté, dans lequel il croqua à pleine dents, mastiquant avec une élégance indescriptible. Ana-lena ne put retenir une grimace de dégoût devant un tel spectacle. Comment peut-il manger du saucisson à une heure pareille ? songea-t-elle tout en posant son regard noir sur le visage du jeune garçon. « Tu en veux un morceau c'est ça ? » Ana-lena resta sans voix, à la fois surprise et indignée. Etait-il fou ? Avait-elle réellement l'air de vouloir croquer dans ce truc immonde qu'il tendait de ses gros doigts boudinés dans sa direction ? La jeune fille leva les yeux au ciel et referma brusquement le livre dans lequel elle était plongée avant ce débarquement impromptu. Elle vit le jeune homme hausser les épaules et se désintéresser d'elle pour interrompre une seconde fois la lecture de son camarade, qui tentait vainement de se concentrer sur son devoir de sortilèges. « Bon mec, tu avances oui ? Parce que c'est pas qu'on attend que tu te ramènes pour aller ... Hé ! Fais attention ! » Ana-lena planta son regard noir dans celui du jeune homme et laissa échapper un petit rire sarcastique. « Si tu arrêtais de te goinfrer comme un porc, peut être serait-il possible de se frayer un chemin entre les tables sans devoir se heurter à cet amas de graisse que tu transportes ! » dit-elle avec froideur, satisfaite du mélange de colère et de gène qui se peignit sur le visage de l'adolescent. Sans perdre une minute, la jeune fille saisit le compas qui se trouvait sur le bord de la table et l'enfonça violemment dans le ventre du garçon qui poussa un cri de douleur. « Je pensais que ça aurait pu t'aider à dégonfler ... ! » dit-elle d'un air faussement désolé, d'une voix pleine de mépris. Ana-lena balança négligemment le compas qui vint s'échouer sur le morceau de parchemin du Poufsouffle, qui avait levé les yeux de son devoir pour observer la scène, l'air sidéré. Rajustant son sac sur son épaule et resserrant sa prise sur son livre, la jeune fille s'éloigna à grand pas, agacée par ces deux idiots qui lui avaient fait perdre un temps fou. Elle n'avait plus qu'à trouver un coin plus tranquille pour reprendre sa lecture, et le parc lui semblait être l'endroit idéal : le temps s'était rafraîchi, mais le froid n'avait jamais vraiment dérangé la Serdaigle dont la préoccupation première était de ne pas être importunée. Et ces derniers temps, le parc était généralement déserté après dix-huit heures, ce qui assurait à l'adolescente un minimum de tranquillité.

Mais tandis qu'Ana-lena n'était plus qu'à quelques mètres de la sortie, un hiboux fonça droit sur elle. La jeune fille l'évita en baissant la tête prestement et reprit son chemin, peu préoccupée du sort réservé au volatile par la bibliothécaire. En effet, il ne fallut que quelques secondes pour que sa voix criarde ne retentissent dans la grande pièce. « Qu'est-ce que cet animal fait ici !? Débarrasser moi tout de suite de ce volatile ! Les hiboux sont formellement interdits dans l'enceinte de la bibliothèque ! Mais bon sang que quelqu'un fasse quelque chose ! » Elle s'époumonait tant et si bien qu'elle finit par tousser de façon ininterrompue tandis qu'elle tentait de frapper l'animal à l'aide d'un balai. Ana-lena ne put s'empêcher de se retourner pour jeter un oeil à ce spectacle pathétique. C'est alors que le hiboux vint voleter au-dessus de sa tête avec insistance, revenant à la charge malgré les attaques incessantes de la bibliothécaire. Craignant de recevoir un coup de balai sur le crâne, Ana-lena finit par sortir de la pièce précipitamment ; le volatile la suivit au grand soulagement de la bibliothécaire. La porte de la pièce se referma brutalement, et à travers la cloison, la Serdaigle perçu les commentaire de la vieille femme, exaspérée par le manque de réaction des élèves. Un sourire moqueur s'installa sur le visage de l'adolescente, qui poursuivit son chemin. Mais alors qu'elle l'avait déjà oublié, le hiboux vint se planter de nouveau devant elle. Ana-lena l'observa, intriguée, et finit par remarquer le petit morceau de papier accroché à sa patte. Se pouvait-il que ce billet lui soit destiné ? Après tout, il n'y avait qu'un moyen de le savoir. La jeune fille approcha doucement sa main de la patte de l'oiseau, et s'appliqua à détacher le mot délicatement, sans même effleurer le volatile - histoire d'éviter qu'il s'emballe comme un fou à la manière d'un cheval en furie. Une fois qu'elle eut le billet entre les mains, Ana-lena vit le hiboux s'éloigner joyeusement, fier d'avoir mené à bien sa mission. Intriguée, la Serdaigle déroula le petit bout de papier et soudain, elle se rappela du brouillon qu'elle avait trouvé dans le Poudlard Express au début de l'année, et de la réponse qu'elle avait rédigée presque un mois plus tôt. Etait-ce possible que le mystérieux auteur de la lettre ait réellement placé une réponse dans la narine gauche de la statue d'Urbain le Malodorant ? Si c'était le cas, ce garçon était bien fou ! Croyait-il vraiment qu'elle irait s'amuser à affronter l'odeur nauséabonde qui régnait dans cette partie du château ? La jeune fille poussa un soupir exaspérée et rangea le morceau de papier dans la poche de son jean. Elle comptait aller au parc, elle irait au parc. Elle se chargerait de cette histoire de réponse dans la narine gauche de la statue un peu plus tard ; pour le moment, ce n'était pas sa principale préoccupation !

    Première année. Vingt-huit Octobre. Troisième étage, passage d'Urbain le Malodorant


C'était par une étrange association d'événements qu'Ana-lena s'était retrouvée au troisième étage, près du passage d'Urbain le Malodorant. Ses frères lui avaient appris que ce lieu était imprégné d'une odeur fort désagréable, c'est pourquoi la jeune fille avait toujours évité, depuis le début de l'année scolaire, de passer par ici. Mais Ana-lena avait croisé Aaron près de la salle des trophées, qui avait quelque peu perturbé ses plans. En effet, son frère devait se trouver d'humeur taquine puisqu'il lui proposa de boire un coup dans sa bouteille d'eau - ce que la Serdaigle accepta avec joie, puisque ça lui évitait ainsi de se rendre aux toilettes pour remplir la sienne. Mais dès que l'eau eut-elle pénétrée dans sa bouche, Ana-lena afficha une grimace de dégoût et porta sa main à ses lèvres. Qu'est-ce que c'était que cette idée stupide que de lui présenter de l'eau saumâtre !? La jeune fille aurait bien pris le temps de s'expliquer avec son frère hilare, mais il lui fallait d'abord se débarrasser de ce goût salé insupportable. Aaron eut au moins l'amabilité de lui expliquer qu'elle trouverait un lavabo à quelques mètres de là : « A côté de la statue d'Urbain le Malodorant, tu trouveras des toilettes soeurette ! » réussit-il à lui dire entre deux éclats de rire. Ana-lena ne pouvait ouvrir la bouche étant donné qu'elle était remplie d'eau saumâtre, mais elle décocha à son frère un léger coup de pied dans le tibia avant de partir en courant dans la direction qu'il lui avait indiqué. C'est ainsi qu'après s'être rincée la bouche dans les toilettes abandonnés des garçons, et après avoir pesté contre son frère et ses stupides plaisanteries qu'Ana-lena s'était retrouvée devant la statue d'Urbain le Malodorant. Tandis qu'elle jetait un oeil peu ragoûtant sur le visage gris anthracite du personnage, elle se rappela le petit mot qu'elle avait reçu de la part d'un hiboux excité, quelques jours plus tôt. La curiosité l'emporta, et Ana-lena s'avança vers la statue, qui poussa un grognement lorsqu'elle récupéra le petit morceau de papier qui dépassait de sa narine. Une fois qu'elle l'eut entre les mains, Ana-lena réalisa qu'il s'agissait plus d'un morceau de nappe qu'autre chose, et elle s'empressa de filer à toute vitesse pour ne pas devoir supporter les remarques désagréables de la statue, qui affirmait qu'elle venait de violer son intimité.

    Première année. Vingt-huit Octobre. Salle commune des Serdaigles.


Une fois arrivée dans sa salle commune, Ana-lena s'installa dans un fauteuil et se plongea dans la lecture du petit morceau de nappe qu'elle venait de récupérer. Mais il se prend pour qui celui-ci à me demander si je nettoie le Poudlard Express !? Ca ne lui est jamais arrivé à cet imbécile de tomber sur quelque chose par hasard ? Ana-lena était légèrement vexée par cette réponse un peu trop impertinente à son goût, mais poussée par une étrange volonté, elle sortit plume, encre et parchemin et s'attela à la rédaction d'une réponse. Ce cher L., qui « n'était pas aussi niais d'habitude », avait une chance incroyable : si Ana-lena avait été élève à Serpentard, elle se serait arrangé pour découvrir son identité très rapidement afin de lui donner une bonne leçon. Mais elle était à Serdaigle, et pour l'instant, cet inconscient ne s'en était pas encore pris au bleu et bronze : une chance pour lui.
J'ose espérer que cette petite chasse au trésor n'était que passagère, ou du moins, que tu te décideras pour un lieu plus agréable, si l'envie te reprend. Je n'ai rien contre Urbain le Malodorant en soi, mais avouons que l'odeur qui règne dans cette partie du château n'est pas des plus enivrantes ... De plus, à l'avenir, je te prirai d'éviter de m'associer à une tâche aussi basse que celle qui consiste à nettoyer le Poudlard Express ! Les elfes de maison sont fait pour ça ! Enfin ... maintenant que j'en ai fini avec mes réclamations, je pense pouvoir affirmer que ce petit mot n'est rien de plus qu'une preuve de ton incompréhension face à la gente féminine. Mais je ne te blâmerai pas pour cela, après tout, tu es un garçon, donc incapable de comprendre ce qui t'est opposé ; je n'aurais pas moi-même la prétention de me déclarer apte à saisir la façon dont vous fonctionnez, vous, les hommes.
Pour ma part, ma rentrée fut quelque peu ... habituelle, pour quelqu'un qui connait l'existence de Poudlard depuis toujours et qui ne cesse d'en entendre parler. Le château perd de son mystère lorsque d'autres sont passés avant nous ... Je trouve cela regrettable d'ailleurs, mais c'est le revers de la médaille ... On ne peut pas tout avoir.
Halloween approche à grands pas ... Comptes-tu te rendre au bal où serais-tu de ceux qui se terrent en présence de la foule ? Au plaisir de te croiser derrière ton déguisement ...
X.
Ana-lena relut ce qu'elle venait d'écrire et hocha la tête d'un petit air satisfait. Elle ne laissait aucun indice qui pourrait permettre à son interlocuteur de définir son identité : c'était parfait. Elle avait longuement hésité à exprimer avec fierté son appartenance à une famille de sang-pur, mais ils étaient si peu nombreux désormais - à son plus grand dam - qu'il aurait été trop facile de la retrouver après cela. Pourquoi voulait-elle tant conserver son identité secrète ? Elle ne savait pas vraiment, mais cette idée d'anonymat lui plaisait. Satisfaite de sa réponse, la jeune fille roula le morceau de parchemin et s'approcha d'un petit groupe d'élève de troisième année. « Je t'emprunte ton hiboux ! » dit-elle sur un ton péremptoire qui ne laissait pas envisager la moindre objection. Sans se préoccuper des regards surpris et indignés de ceux qu'elle venait d'interrompre, Ana-lena accrocha le morceau de parchemin à la patte de l'oiseau et, ouvrant la fenêtre, elle le poussa hors de la pièce. La propriétaire du hiboux s'apprêtait à dire quelque chose, mais Ana-lena posa sur elle un regard noir, et la jeune fille referma la bouche. La Serdaigle retourna sur son fauteuil, et se plongea dans la rédaction de son devoir de métamorphose.
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