suis moi je te fuis ; fuis moi je te suis

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suis moi je te fuis ; fuis moi je te suis

Message par Invité le Sam 30 Oct - 19:46


suis moi je te fuis
« ft. lullaby & eden »fuis moi je te suis



    Le soleil déclinait lentement, teintant le ciel d’une lumière orangée. Étendue sur son lit, en mini jupe, débardeur et spartiate, elle attend patiemment, une cigarette à la main que le claquement permanent des gouttes et du vent sur la fenêtre s’estompe en simple bruit de fond. Ses lèvres d’un rouge brut rejettent de la fumée épaisse qui disparaît, en quelques secondes, dans un tourbillon de volupté exquis. Elle n’était pas autorisée à fumer à l’intérieur du château, elle le savait très bien et si une quelconque imbécile décidait de passer malencontreusement devant le dortoir, ou tout simplement avait oublié quelques choses dans le dortoir pourrait allait la dénoncer et cela était certain étant donné l’état d’esprit général des Serpentards. Si une fille passait par là, elle était sûre que le lendemain son nom se retrouverait sur le mur de la honte, sauf si cette fille était une de ses amies bien sûr. En réalité, le nom de la jeune Lloyd n’y a quasiment jamais était inscrit bien sûr même si il y a eu quelques exceptions comme là fois ou elle a été prise à fumer dans les toilettes avec une de ses amies de l’époque, la première année qui avait eu la mauvaise de les dénoncer à retrouver sa baguette en bois de chêne en mille morceau le lendemain. La jeune fille soupira longuement avant d’écraser sa cigarette. Le réveil posait sur la table de chevet indiquait en grosses lettres rouges qu’il était 20h30. Tout le monde devait être entrain de dîner dans la grande salle étant donné l’heure déjà avancé. Lullaby projeta de rester au lit jusqu’au lendemain matin mais son ventre commençait à protester. C’est donc sous la contrainte que Lullaby enfila sa robe de sorcier. Elle quitta le dortoir des filles en traînant les pieds. Elle n’avait pas vraiment envie de se mêler à la foule, pas depuis que l’incompréhension totale régner entre les murs de Poudlard. La jeune fille ne comprenait pas comment un simple article de journal pouvait faire un produire un tel désordre au sein de l’école de sorcellerie. Elle eut du mal à se rendre dans le hall du château parce que les escaliers étaient toujours aussi farceur. Oui, elle était obligée de prendre les escalier pour aller dans la grande salle car la salle commune des Serpentards se trouvait au sous sol, cela peut paraître bizarre pour certaines personnes. Après avoir slalomé entre les élèves qui commençait à s’amassaient dans le grand hall en essayant d’écraser le moins de pieds possibles mais quand cela arriver elle bredouillait quelques mots d’excuses. Après un véritable parcours du combattant, elle arriva enfin dans la grande salle en ayant retrouver son sarcasme et sa superficialité habituel. La grande salle était bondée comme d’habitude. Tout le monde riait à en pleurer, on aurait dit que les évènements récents ne les avaient pas ébranlés ou chamboulés. Elle chercha des yeux des filles qu’elle faisait semblant d’apprécier simplement pour ne pas me retrouver seule. Elles les aperçut tout au bout de la table des Serpentards mais elle aperçut aussi Eden, elle essaya de ne pas y prêter et rejoignis ses amies le plus vite possible. Elle fit semblant de s’intéresser à leur conversation pour ne pas avoir l’air de s’ennuyer. Elle était très douée pour cacher ses sentiments. Enfin … Le cœur de la jeune fille commençait à battre la chamade lorsqu’elle aperçut Daemon, la chouette de son père s’arrêtait au dessus de sa tête. Elle détacha les parchemins d’une façon étrangement calme parce qu’elle savait déjà le sujet épineux qu’elles aborderaient. Elle ouvrit la lettre et reconnut l’écriture fine et droite de son père. Elle eut du mal à suivre le fil de sa lettre mais elle comprit son idée général. Elle avait déjà reçu des lettres de son père la prévenant qu’elle allait être transférer dans une autre école mais elle n’y avait jamais cru jusqu’à ce que son père lui dise qu’elle allait être transféré à BeauxBâtons. Son père était vraiment déterminé à la faire partir … S’en était trop pour la jeune fille qui quitta la table en courrant, sans un mot . Elle monta les escaliers jusqu’au premier étage avec l’intention de se perdre volontairement dans l’école parce qu’elle ne connaissait pas le plan de l’école par cœur. Elle passa dans plusieurs couloirs vides laissant librement couler ses larmes. Soudain lorsqu’elle passa dans un couloir quelconque une porte noire se dessina dans le mur. Elle poussa la porte de cette salle qu’elle connaissait si bien. Elle l’avait découverte à la fin de sa quatrième année lorsqu’elle essayait d’échapper au concierge qui l’avait surpris traînant tardivement dans les couloirs en dehors des dortoirs. Elle avait trouvé drôle de trouver juste au moment elle le désirait une vieille salle de classes aux nombreuses étages, armoires et placards, mais elle ne s’était pas posé de questions et s’y était cachée. Après des centaines de visites depuis sa cinquième année, elle y retournait encore. Cette salle était très sombre elle le savait. Elle tira sa baguette de sa poche et murmura sérieusement « Lux » . Au même moment un faisceau lumineux jailli de sa baguette éclairant ainsi la pièce.


Dernière édition par E. Lullaby Lloyd le Dim 31 Oct - 23:34, édité 1 fois

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Re: suis moi je te fuis ; fuis moi je te suis

Message par Invité le Dim 31 Oct - 22:35



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    Le vent soufflait, dans un rythme plus qu'endiablé. Il heurtait mon visage, comme un cognard percuta un corps inerte. Ce n'est pas la météo qui provoque cela, mais la vitesse à laquelle je fonce sur mon balai. Le souafle dans la main, je fonce en regardant à droite, à gauche, partout donc, cherchant un moyen de me défaire des deux poursuiveurs adverse. Finalement, d'une puissance éphémère, je lance la balle à un de mes coéquipiers et nous marquons. Je me lasse, après presque trois bonnes heures à faire du sport, je suis fatigué et j'ai mal à l'épaule droite, à force de tirer et de passer le souafle. Je rejoins le sol, regardant le temps, avant de m'en aller en direction des vestiaires, afin de me rhabiller et de regagner l'enceinte de l'école. Je n'aime pas vraiment cet endroit, il ne m'inspire pas confiance, c'est sans doute moi qui me fait des films hein, mais je préfère nettement prendre une douche dans le dortoir des Serpentards, je me sens plus à l'aise. Saisissant mon sac d'une main et me massant l'épaule de l'autre, j'avançais en direction de la sortie, franchissant sans même un remord les frontières du terrain. En chemin, j'observais la nature et cet arbre, qui me rappelait tant de souvenir. Une griffure, une seule, destinée à me rappeler que les soirs de pleine de lune, je n'étais qu'une vulgaire bête sauvage. D'un côté, je trouvais ça cool, unique original, mais d'un autre, je prenais plus cela pour une malédiction. Sans ça, je pourrais vivre tranquillement, m'attacher à plus de personnes, je pourrais laisser mon cœur tomber amoureux librement, sans forcément le retenir. Je devenais incontrôlable et je saluais les efforts de Poudlard pour m'aider à supporter mon Handicap. Généralement, le temps de ma mutation, le directeur m'enfermait dans une pièce. Mais parfois, il m'arrivait d'être libre dans la forêt interdit, sans pour autant devenir dangereux. Je n'ai jamais voulu toute cette merde et d'ailleurs, je ne sais pas si mon avenir sera endommagé par cela. Je ne sais pas si je pouvoir faire ce que j'ai envie de faire avec cette contrainte à supporter. Je poursuis ma route, enlevant cette image de ma tête, pour me consacrer au château, toujours aussi merveilleux. Je lève les yeux au ciel, pour observer les quelques tours, avant de pénétrer dans l'enceinte du bâtiment, après avoir fait des détours. En entrant dans le grand hall, j'ai rencontré une bande de pote, avec qui je suis descendu à la salle commune déposer mes affaires et prendre une douche, avant de remonter pour assister au dîner. Je m'installais à table, avant d'écouter les divers blagues des personnes qui mangeaient avec moi. L'un deux, en me regardant et en ricanant, attisait ma curiosité. Il reprenait sa respiration, avant de me confier quelques mots. « Eden, avoue, t'es sûr une fille en ce moment, je te vois t'es pas comme avant. » Je rigole, mais je ne dis rien. Je n'aime pas parler de ma vie, ce n'est qu'une connaissance parmi tant d'autre, il n'avait rien à savoir de ma vie, surtout que ses informations étaient totalement fausses. Manger était plus qu'une passion pour moi, mais ce qui me faisait le plus rire, c'est que je ne prenais pas un kilos, en mangeant presque pour dix. La tête plongée dans mon assiette, je ne prenais même pas la peine de contempler les femmes, qui, d'habitude attire beaucoup mon attention. Enfin, je veux pas me faire passer pour un boulet, mais moi quand je mange, je mange, point. Je ne venais de finir mon assiette, lorsqu'en relevant la tête, j'ai remarqué cette magnifique créature. Lullaby Lloyd, rien à dire, même si j'ai parfois un comportement plus que répugnant avec elle, je ne pouvais pas me permettre de mentir sur l'effet qu'elle me faisait. Alors qu'elle allait me regarder, je détournais mon regard, pour ne pas qu'elle pense que je lui porte de l'intérêt, parce que c'était faux, enfin pas vraiment, mais voilà, c'est mes principes. Alors que je reprends un peu de dessert, un hibou passe au dessus de ma tête, me frôlant de peu, avant d'arriver devant le nez de Lullaby, qui, sans doute triste ou écœurer, quitte la table à la vue de cette lettre. Je ne sais pas pourquoi, mais je me lève, sans doute pour faire un peu le dragueur et puis, c'était une ouverture de plus pour la suivre alors qu'elle me fuit, mais j'aime vraiment ça. Le jeu qui ne fait que s'installer entre elle et moi depuis quelques années déjà. La suivre sans pour autant me faire remarquer est difficile, avec les escaliers et la longueur des couloirs. Mais voilà, alors que je la vois tourner dans un coin, je vois une porte disparaître, je me précipite à l'intérieur, en restant tout de même doux et calme, avant d'observer la scène. Le bout de sa baguette illuminée par un léger faisceau de lumière, j'en faisais de même. « Lux. » Je m'approchais doucement, me posant sur une vieille silhouette en bois, prenant soin de retirer la poussière, afin de ne pas me salir. Je restais là, silencieux, elle m'avait vu, seulement, je ne voulais rien lui offrir d'autre qu'un soutien muet pour le moment. Je n'allais pas me mêlé de sa vie, premièrement parce que je m'en moquais un peu et deuxièmement parce que ce n'était pas vraiment mes affaires.

    Je ne l'observe pas, je reste le regard vide, fixant ma baguette. Je m'attendais au pire en faite, je ne sais pas pourquoi. Sans doute parce que je m'incruste comme ça dans sa vie, alors que normalement je lui cherche des noises. Franchement, parfois je ne me comprends même pas moi-même c'est vraiment hallucinant.

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Message par Invité le Lun 1 Nov - 2:40

    Je risquais de perdre tout ce que j’avais construis ici si j’étais transférée dans une autre école de sorcellerie. Tout allait mal à Poudlard en ce moment et il n’y avait même pas besoin d’être aveugle pour le voir, j’étais sûre que même Claes pouvait le sentir. J’étais soulagée quand je vis que la porte massive de la salle sur demande commençait à s’effacer. J’allais enfin être seule et au calme. Je faisais les cents pas, arpentant la pièce de long en large pour essayer d’évacuer ma fureur et ma douleur. Je tenais entre mes mains,crispaient, l’objet de mes souffrances. J’aurais aimé que cette lettre n’arrive jamais. J’aurais aimé que l’hiboux crétin de mon père se crashe dans un arbre et meurt avant que ce parchemin n’atterrisse entre mains tremblantes. Poudlard était ma seconde maison. J’avais du mal à me projeter entre les murs d’une autre école. Je n’imaginais ma vie à BeauxBâtons. Mais mon père en avait décidé autrement et bien sûr il ne me demandait pas mon avis. J’avais été trop naïve de croire que mon père se souciait de mon bien être alors qu’en fait tout été une question d’argent. Poudlard avait perdu son prestige donc je devais quitter cette école qui était devenue « indigne » de moi pour redorer l’image de ma famille en intégrant une autre école réputée. J’avais été si heureuse de savoir qu’il m’avait écris, j’aurais dû me douter que ce n’était pas que pour prendre de mes nouvelles. Il m’avait écris un roman, j’eus du mal à suivre le fil de ses paroles et je dus relire plusieurs fois la lettre pour la comprendre. Mais au final, je constata avec lassitude, qu’une fois encore je n’était qu’un objet, qu’une chose aux yeux de mon père.
    La faible lumière émise par ma baguette me permettait de voir une partie de la salle, une partie seulement car la salle était profonde et vaste. C’était peut être la dernière fois que je voyais cette salle, que j’arpentais ses couloirs. J’eus un petit pincement au cœur en pensant que je passais peut être mes derniers instants dans l’enceinte de ce château. La plupart des filles dans la même situation préféreraient sans doute profiter de leurs amies mais moi, non, j’étais entrain d’admirer cette salle qui n’avait en soit rien d’extraordinaire à part le fait de faire tout ce que vous demandez et d’apparaître quand vous en avez le plus besoin.
    J’enleva ma robe de sorcière et je l’étala par terre. Elle allait prendre la poussière mais je m’en fichais, je tenais bien plus à ma mini jupe, mon débardeur et mes spartiates qu’à ma robe de sorcière. Je m’assis dessus le plus confortablement possible. Je ramena mes genoux vers mon corps et je les entoura de mes bras. Je posa ma tête sur mes genoux et je commença à ne plus penser à rien pour essayer de retrouver mes esprits.
    La porte de la salle sur demande qui était quelques instant auparavant entrain de disparaître s’ouvrit avec légèreté et délicatesse comme si celui qui venait d’entrer savait que j’y été. Tout comme moi quelques minutes auparavant il murmura « Lux » et un rayon lumineux jaillit de sa baguette. Sans relever la tête, rien qu’au son de sa voix, je sus que c’était Eden qui était rentré dans cette salle et j’avais maintenant la certitude qu’il m’avait suivit. Il s’était plutôt bien débrouiller parce que je n’avais rien remarqué mais là n’était pas la question. Je releva légèrement la tête et je vis plutôt nettement qu’il était adossé à une statue. Il ne parlait pas, il ne bougeait pas, il ne me regardait pas. On aurait pu aisément le confondre avec la statue. Quand j’étais petite je perdais toujours quand je jouais au roi du silence, en grandissant je ne m’améliora guère. Il semblerait qu’aujourd’hui Eden m’impose encore ce supplice, j’éprouvais le besoin de parler, c’était viscérale. Je savais d’avance que c’était moi qui allait briser le silence parce qu’au bout d’un moment ça devenait pesant et ça avait le don de m’agacer fortement surtout venant de lui qui à la moindre occasion de me chercher des noises.
    « Qu'est-ce que tu fais planter là, tu ne vois pas que tu me gènes Wilcox ? Tu n'as rien à faire ici, sors. C'est pas vrai, il faut vraiment que tu sois là au mauvais moment » lui lançais- je avant de reposer ma tête sur mes genoux.

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Re: suis moi je te fuis ; fuis moi je te suis

Message par Invité le Mer 3 Nov - 13:06



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    Je regardais ça silhouette et pour être franc, je savais pas vraiment où me foutre. Putain, ça arrive vraiment qu'à moi ça, c'est un truc de dingue. Le bout de ma baguette éclaire légèrement la pièce et mon visage. Je retire ma robe de sorcier, me retrouvant en chemise blanche et cravate verte devant elle. Je ne voulais pas vraiment me taper le gros truc noir sur moi, surtout qu'il faisait une chaleur insupportable dans cette pièce. Elle me regarda, le temps de quelques secondes, avant de m'envoyer sérieusement chier. Je me sentais con, mais alors à un point, vous pouvez même pas imaginer. C'est dingue comment une simple lettre pouvait totalement bouleverser une personne, mais bon j'avais un désavantage par rapport à elle, je n'en savais pas le contenue. A croire que je ne savais pas ce qu'était la solitude, que j'avais toujours vécu heureux dans ma vie qui n'était rien d'autre qu'une apocalypse totale. Certes j'ai grandis dans une atmosphère familiale simple, sauf que j'ai eu un frère qui m'en a fait baver. Je suis devenu un lycan par sa faute, et ma vie est un enfer à cause de lui maintenant. Mes projets se sont envolés, le seul moyen de les réalisés, c'est de m'accrocher. Je me souviendrais toujours de cette nuit, où je me suis fais mordre la hanche. J'ai encore la marque d'ailleurs, c'est pourquoi j'évite de me mettre torse nu, mais quand je le fais, je m'assure que mon pantalon recouvre bien toute la cicatrice. Je me lève, afin de remonter légèrement mon pantalon, lorsque mon doigt effleure la marque du loup-garou qui m'a transformé. C'est alors que je me souviens. Je me vois heureux, c'est la première fois que je fais une sortis avec mon frère, d'un côté, je trouvais ça louche, mais j'étais vraiment content de partager ça avec lui. Et puis arrivé dans un petit chemin, des gens nous encerclent. Je prends peur et je cherche la silhouette de mon frère qui a rejoins la bande. Parmi eux, un loup-garou. Je me suis fais mordre et j'ai été laissé pour mort, là, par terre, sur le lieu du crime. J'ai toujours attendu la venu de quelqu'un, mais rien. Je suis resté là deux jours et au moment de ma première mutation, une personne est morte. J'ai tué quelqu'un, sans même le vouloir. Je n'étais pas moi-même et ça la justice s'en moque. J'ai assisté à l'enterrement de cette jeune demoiselle, en inventant que j'étais son ami le plus proche, alors que ce n'était pas vrai. Je n'ai jamais connu cette fille et elle avait le même âge que moi à l'époque, il était bien trop tôt pour rencontrer la mort. Je n'ai jamais pu me le pardonner. Après que le départ du monde qui entourait le cercueil. J'ai passé la journée ici. A me recueillir, à implorer le pardon. La pluie commençait à tomber, mais je m'en moquais, ça n'allait pas m'empêcher d'essayer de me faire pardonner par cette jeune inconnue aujourd'hui décédée. Depuis ce jour, j'ai juré de protéger ses proches, de veiller sur les gens et d'éviter au maximum que la bête qui sommeille en moi détruise de nouvelles vies humaines. C'était une malédiction, aucun doute là-dessus, mais je ne voulais pas vraiment m'en convaincre. De toute manière, il n'y avait aucun remède, je devais simplement vivre avec et gérer au maximum ma situation. Ma vie est un lourd secret, parce que je ne veux pas avouer à mon entourage que je suis un lycanthrope. Juste ma famille était au courant, personne d'autres. Dans un premier temps, je reviens à la réalité, au moment présent. Je me fais engueuler, enfin je ne sais pas si l'action est déjà passée ou non, mais bon. Je sais que j'ai reçu une grande claque dans la gueule, pas au sens physique de la chose, mais plus au sens psychologique. Je ne préfère rien dire pour le moment, parce que je pense que je vais être méchant. Enfin même si je lui réponds dans dix minutes je le serais alors voilà quoi. Je me levais, avançant dans la salle, comme si je cherchais mon chemin, alors que je ne faisais qu'observer cette divine pièce au combien poussiéreuse. Je passe une main délicatement dans mes cheveux, pour vérifier si je suis toujours aussi bien coiffé, bon d'accord c'est un peu narcissique comme façon de réagir, mais j'ai horreur de ne pas être correct devant quelqu'un, plus devant les femmes que devant les hommes, ce qui est normal en soit. J'avais vraiment envie de piquer cette enveloppe et de glisser mon regard dans le contenue, qui était sans aucun doute la source de son malheur. La curiosité est pourtant un très mauvais défaut, mais bon, voilà. Je me souviens quand même que la dernière fois que je me suis mêlé de ce qui ne me regardais pas, j'en ai pris vraiment plein la gueule. Au point qu'Alex avait été la victime d'un assaut plutôt douteux. Le pauvre quand même, enfin le plus à plaindre dans l'histoire, c'était plus moi que ce pauvre objet du désir. Enfin, là n'est pas la question. Elle me dit de dégager, mais je n'en ai pas envie, aller savoir pourquoi, même si j'avais ce don pour la faire chier, il m'arrivait parfois d'être sympathique, seulement ça, elle ne le savait pas. Et puis merde quoi, elle m'engueule, j'ai encore rien fais pour l'ennuyer quoi. Putain, les gonzesse parfois, c'est vraiment bizarre...

    Finalement au bout de quelques secondes, je décide de lui répondre, pas d'un ton doux et gentil, mais plus froid et mauvais. Bah quoi, je n'allais quand même pas faire le bon samaritain après ce qu'elle venait de me dire, en gros elle m'aurait dit va te faire mettre, c'était la même chose quoi. Je croise les bras en me postant devant elle, avant de lâcher des mots, qui s'écrasaient tels des bombes sur elle. « C'est quoi ton problème Lloyd ? Franchement t'es vraiment gamine et chiante quand tu le veux, c'est bon je me casse, je venais pas dans c't'optique là. J'ai beau être ce que je suis, je ne suis pas fou et je vois très bien lorsqu'une personne est tracassée par quelque chose. Tchao'. » Je n'avais pas à m'éterniser ici, si c'était pour en prendre pour mon grade. Il est vrai qu'avec moi, tout était imprévisible. D'ailleurs, c'est quelque chose qu'on me reproche souvent chez moi, c'est qu'on sait jamais de quoi je suis capable. Généralement adepte du pire comme du meilleur, voilà ce que je suis. Enfin pour le moment, j'avais dans un premier temps adopter le meilleur, pour terminer sur le pire. N'oubliant surtout pas ma veste sur un meuble poussiéreux, je me préparais à partir, afin de laisser cette jeune femme seule dans sa détresse, ce n'était plus mon problème.

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Re: suis moi je te fuis ; fuis moi je te suis

Message par Invité le Jeu 4 Nov - 22:18

    Il venait juste d’enlever sa robe de sorcier pour se retrouver en simple chemise blanche saillante et en cravate verte, la cravate des Serpentards. Je ne l’avais jamais remarqué mais je devais avouer qu’il était plutôt beau. Je le contempla, les yeux ronds comme des soucoupes, comme si je venais d’avoir la révélation de l’année. J’aurais pu continuer à admirer son corps d’athlète, si il n’avait pas commencer à m’engueuler à son tour. L’incompréhension totale que je ressentais, se reflétait certainement dans mes prunelles chocolats. Ses paroles me blessèrent même si je ne laissais rien transparaître, je l’avais pris comme une gifle. Il m’avait dit que j’étais chiante et gamine. Ne l’était-il pas non plus ? Pas gamin. Mais chiant il l’était parce qu’il était là. Je pensais qu’il allait me balançait pleins d’injures mais non, il n’avait que se défendre. Il était vraiment bizarre parfois. C’est vrai, d’habitude, il ne manque pas une seule occasion de m’humilier qu’ont soit seuls comme maintenant où devant du monde.
    Je baisse les yeux, je regarde fixement la lettre écrite par mon père. Je suis un peu perdue à vrai dire. J’ai l’impression que je ne suis qu’une misérable petite chose, maniable à volonté, pour lui. Je ne suis pas la fille de mon père, je suis seulement sa princesse et rien d’autre. Toute les princesses de l’histoire ont vécus malheureuses, est est-ce aussi mon destin ? Je n’avais jamais voulu le croire mais la lettre que je tenais entre mes mains changeaient beaucoup trop de choses pour que je puisse continuer à ignorer le fait que je finirais peut-être comme toutes les autres princesses et que je n’échapperais pas à la règle, malgré toute mes tentatives. Je n’avais pas eu une enfance heureuse, bonheur ne rime pas avec argent. J’ai vécu entourée d’elfes de maison et de serviteurs qui était tous là pour moi. Mes parents pensaient peut-être que tout ces gens combleraient leur absence mais non parce que personne ne peux remplacer des parents. Aussi loin que remonte mes souvenirs d’enfance, la seule et unique ou j’ai eu l’impression que je comptais aux yeux de mon père c’était lorsqu’il m’avait emmenait faire un tour de manège mais en réalité c’était pour impressionner ces collèges de travail moldus, bien sûr. Mon père était un homme lâche, c’était le genre d’homme qui disait à qui voulait l’entendre que sa famille passer avant tout le reste, alors qu’en fait non, mais il aimait jouer au parfait petit père de famille et se pavaner devant ces collègues.
    Ah mon père, ce héros ! Il était près tout pour préserver son image y compris m’envoyer où bon lui semblait comme par exemple à BeauxBâtons, cette école devait être bien et je n’avais absolument rien contre mais après sept ans passé à Poudlard, je ne sais pas si je supportais de changer d’environnement, de refaire ma réputation où encore changer de maison. Oui, je crois que c’zst ce qui me manquerais le plus, les Serpentards sont comme une seconde famille pour moi. J’appréhende mon départ, j’ai peur de partir en laissant derrière moi les plus importantes années de ma vie. Eden est là, entrain de m’engueuler, je l’écoute vaguement, je suis trop plongée dans mes pensées pour lui prêter une oreille attentive. Je ne l’ai jamais vraiment écouté par qu’à chaque fois qu’il ouvre sa bouche c’est pour dire des conneries. Je vais peut-être partir, c’est peut être le moment de me confier et je l’aurais fais volontiers à n’importe qui. Si un inconnu était rentré dans cette salle à la place d’Eden, je lui aurais balancer tout ce que j’avais sur la conscience mais Eden n’était malheureusement pas un inconnu, mais c’était le garçon que je détestais le plus et je ne voulais me montrer faible en lui avouant tout ce que j’avais sur le cœur. Pourquoi ? Parce qu’il pourrait plus facilement me détruire. Je sais que, ma réaction et enfantine, mais je le suis et sur ce point là Eden à raison et je ne peux pas le nier.
    Il me menace de s’en aller. En temps normal, cela ne m’aurait rien fais mais là, la situation était différente. Nous n’étions que deux dans cette salle et a moins que je parle à un ami imaginaire, il n’y avait que lui avec qui je pouvais parler même si cela ne m’enchanter pas vraiment, j’avais besoin de partager ce que je ressentais et à première vue, il était prêt à m’écouter et d’ailleurs pour ça. Mais encore faudrait-il qu’il arrête d’avancer vers la sortie. Il n’allait tout de même pas me laisser en plan comme ça ? Non, je ne le supplierais pas de rester même j’en mourrais d’envie. Je vais attendre cinq minutes avant de lui adresser la parole, de toute façon il n’osera pas partir … Mais dans cinq minutes, il ne sera peut-être plus là. Il fallait que je prenne sur moi. Je me leva et avança dans sa direction, toujours la lettre dans la main. « Attends !! » le suppliai-je « je voudrais juste te poser une question avant que tu t’en aille » continuai-je d’une voix un peu tremblante « Est-ce que tu t’es déjà retrouver dans une situation où tu t’étais totalement impuissant et où tu as dû laisser les choses se passer ? » finis je par dire d’une voix hésitante. Je ne savais pas si lui poser cette question était une bonne idée mais au moins ça me permettra de voir sa réaction et peut être découvrir une autre facette de sa personnalité même si je continuerais à le détester mais peut être qu’une trêve des hostilités était sur le point d’être signé.

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