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Message par Invité le Jeu 31 Juil - 23:43


Alyenor Lockhart & Sara Costantini

« I'm not so good with the advice... Can I interest you in a sarcastic comment ? »


Les copines, Sara avait légèrement tendance à les laisser de côté depuis quelques temps, elle en avait bien conscience. Entre matchs, conférences, galas et autres soirées avec son équipe, qu'il s'agisse de Vivien ou d'Alyenor, les deux étaient restées sur le banc de touche depuis un peu trop longtemps. Alyenor depuis un peu moins longtemps, sans doute, mais il n'empêchait les semaines et les mois avaient défilé depuis leur dernière conversation. Leur dernière vraie conversation, du genre planifiée, et qui finissait par partir sur des thématiques plus ou moins approximatives (« dis, ça fait quoi si on s'injecte du thé en intraveineuse ? On fait pipi tout de suite ? »). Ces conversations-là manquaient très vite à Sara, et cette fois-ci, si elle remettait les pieds à Poudlard, c'était parce que les deux jeunes femmes avaient décidé de mettre fin à ce silence qui les avait assommées. C'était Sara qui avait choisi le lieu des retrouvailles -Poudlard, elle pouvait y accéder facilement maintenant qu'elle y avait ses entrées officielles- : le bar universitaire, dans lequel elle avait vécu bon nombre de soirées pendant ses études -mais pas trop non plus, y'a pas d'alcool, faut pas déconner. Et au moment où elle avait donné à Alyenor leur lieu de retrouvailles, elle s'était même demandée si ce n'était pas là qu'elles s'étaient rencontrées pour la première fois, des années auparavant. Alyenor n'était alors qu'une gamine, et Sara, quant à elle, venait de quitter ses repères pour partir étudier à l'étranger, plus loin encore que la France. Et puis, perdue dans ses réflexions, la brunette avait réalisé qu'étant donnés les jeux qu'elles s'étaient retrouvées à faire en tant que marraine et filleule, c'était très peu probable qu'elles se soient rencontrées à ce même bar. Tant pis, elles se retrouvaient en fin d'après-midi, pas besoin de faire péter le whisky et la vodka. De toute façon, Sara s'imaginait difficilement consommer de l'alcool dans l'enceinte de Poudlard, à présent -en tout cas, pas ailleurs qu'en privé, m'voyez. Elle mettait les pieds ici en tant que professionnelle, maintenant, et même si ce ne serait pas tout à fait les circonstances dans lesquelles elle allait retrouver son amie, elle préférait tout de même faire bonne figure. Elle serait une des seules adultes à se promener dans le coin, et de plus, elle serait à coup sur reconnue... De temps à autres, d'ailleurs, elle s'imaginait avaler une potion de polynectar, juste pour passer où elle voulait en toute discrétion. Même si c'était pour prendre le corps d'Homer Simpson, elle était prête à passer le cap -quoique, à la réflexion, un bonhomme jaune avec trois cheveux, ça attirerait peut-être aussi l'attention... Bref, toujours était-il que, comme à son habitude, Sara était en retard. Mais ce n'était pas -tout à fait- sa faute. Elle avait quitté l'entrainement en retard, et n'avait pas souhaité passer l'étape de la douche. Pourtant, c'est les cheveux encore humide qu'elle franchit les portes du bar, une bonne demi-heure après l'heure à laquelle elle était censée retrouver son amie.

Elle s'en voulait. Un peu. Du coup, elle avait ramené un petit cadeau à Alyenor. La trouvant assise à une table, bougonne -ou tout du moins, c'était ce que Sara redoutait-, la joueuse plongea la main dans son sac et, malgré la distance qui les séparait encore, hurla à travers la pièce : « Je suis désolée ! Je t'ai ramené une bouteille... d'eau ! Petit format... » Bah ouais, malgré ses bonnes intentions, Sara n'avait pas eu le temps de faire les boutiques et avait du se contenter de piquer ce qui était piquable -ah merde, ce mot a pas l'air d'exister- à l'entrainement. Une petite bouteille d'eau destinée à rafraichir les joueurs... Et entamée, en plus. C'est pas tout ça, mais dans sa course, Sara s'était retrouvée déshydratée à plusieurs reprises. Sans prêter attention aux regards interrogatifs qui la fixaient, elle s'avança vers l'étudiante et posa la bouteille devant elle. « J'espère que t'avais amené des sudokus pour t'occuper... » Avec un petit sourire désolé, elle posa son sac par terre et s'installa en face d'elle. Le principal était qu'elles s'étaient maintenant retrouvées. Et Sara, même si elle était gênée, était persuadée qu'elle lui pardonnerait bien vite son retard. C'est pas tout ça, mais Alyenor commençait à la connaitre, et Sara, on la prenait dans son ensemble, avec tout le package de défauts, ou on ne la prenait pas du tout. Et, à propos de prendre -bonjour la classe-, l'Italienne avait de quoi discuter aujourd'hui... Si elle avait parlé de son histoire avec Bart à Alyenor sans redouter une seule seconde qu'elle ébruite quoi que ce soit, elle savait maintenant qu'elle pourrait en faire de même avec ce qui s'était passé lors de la première conférence qu'elle avait donnée à l'école... Et non, ce n'était pas de ses blagues foireuses dont elle voulait parler, mais bel et bien de ce qui s'était passé avec le co-directeur de l'école. Ce n'était peut-être pas le genre de trucs à raconter en détails à une étudiante, malgré toute la confiance qu'elle avait en Alyenor. Mais ce genre d'histoires avait tendance à vite s'ébruiter, et sans doute encore plus lorsqu'elles étaient racontées par une joueuse de quidditch qui apparaissait régulièrement dans les tabloids -que ce soit pour le choix qu'elle avait fait de porter la frange ou pour la façon dont elle et Bart s'étaient regardés pendant le derniers match. Non, l'identité de son amant, elle la garderait pour elle. Son nom n'était pas le plus important. Ce qui était important, c'était celui qu'il avait été dans ce bureau, tout ça. Peu importe qu'il s'appelle Samaël Lewis, Homer Simpson -tiens, encore lui-, ou Robert Dupont -quoique dans ces trois noms, avouons que l'un est un peu plus sexy que les deux autres, n'est-ce pas ? Dans tous les cas, elle avait vraiment de quoi raconter, et elle comptait bien rattraper cette demi-heure de retard par une conversation aussi intense que celles dont elles avaient l'habitude. Et puis, elle comptait bien savoir ce qui s'était passé dans la vie d'Alyenor depuis tout ce temps. Mais avant, elles allaient boire. De l'eau plate, sans doute, parce que qu'est-ce qu'un bar peut servir d'autre s'il ne peut pas distribuer d'alcool ? Et bien, puisque c'était comme ça, Sara offrirait un verre d'eau plate... -eww- à Alyenor pour commencer à se faire pardonner.

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Message par Invité le Mer 14 Jan - 15:13



Nothing left to say
ft. Sara & Alyenor۰ WTF ?!.


Aly n’avait -pour la énième fois depuis le début de l’année scolaire- pas dormi de la nuit. Pour révision… Si si… d'estomac. Qui s’est ensuite malencontreusement transformée en révision destruction de foi. Juste une fringale aux  cuisines qui avait dégénéré. Vous savez ce que c’est. Une cuisine vide, des placards pleins, des pancakes, de la chantilly… Du whisky pur feu… Heureusement, la fatigue avait gagné Alyenor avant que les elfes de maison ne pointent le bout de leur nez pour préparer le petit-déjeuner. Oui parce que non seulement ça devait être mal vu, mais aussi et surtout interdit d’aller se servir comme ça, dans les cuisines pendant la nuit. Aly y pensa une seconde en s’éloignant. – Tu crois qu’c’est interdit ? Demanda Alyenor en regardant sa flasque qui restait désespérément vide et muette. – Mais si ! T’imagines le bordel sinon ? Croiser son vieux prof en pyjama ours animés. Alyenor, qui était-elle-même son meilleur publique, explosa de rire tout en montant l’escalier quatre à quatre. Elle essuya une larme et arrivée en haut accrocha sa flasque au gant d’une armure.  – Tiens, dit-elle,  ça te fera du bien mon vieux ! La jeune femme tapa dans le dos de l’armure ce qui provoqua un vacarme qui couvrit son rire. Merde. Si elle était surprise une fois de plus à faire des conneries, Samaël serait fou de rage. D’autant plus que depuis qu’elle faisait courir le bruit qu’il était son oncle, sa réputation était un peu liée à la sienne, le pauvre. Aly tacha donc d’étouffer son rire, reprit sa flasque et courut rejoindre son dortoir le plus silencieusement possible. C'est-à-dire pas discrète pour un gallion. Heureusement pour elle, elle ne croisa personne cette nuit là. En revanche, elle ne manqua pas de réveiller tout son dortoir dans une arrivée fracassante. Elle avait trébuché sur une chaussure et s’était étalée sur une de ses camarades puis avait crié sur la propriétaire désordonnée et lancé enfin, lancé la chaussure sur la dernière qui avait été réveillée par tout ce bouquant. Alyenor, contrairement à ses amies, s’endormit très vite après l’incident mais ne  tarda pas à en faire les frais.

Lorsque le soleil se leva et que les premières lueurs du jour traversèrent la fenêtre du dortoir, cela ne faisait que deux heures qu’Aly dormait. La jeune femme se cacha un court instant sous son oreiller afin d’émerger. Il ne fallait absolument pas qu’elle se rendorme en vue de son cours d’escrime qu’elle ne pouvait se permettre de manquer. Et puis elle pourrait toujours dormir et rattraper son sommeil cet après-midi, pensait-elle naïvement. Lorsqu’Aly eut enfin fini son entraînement, elle se coucha directement sans se doucher (oh les cracras ) et sans manger, pressée de plonger dans le sommeil profond et réparateur auquel elle n’avait pas eu droit pendant la nuit. Mais… c’était sans compter sur ses camarades de chambre, qui, excedées par le comportement d’Aly ne se privèrent pas de la réveiller pour ‘’changer ses draps’’. - COMBIEN DE FOIS DOIS-JE RAPPELER LES REGLES CONCERNANT MON SOMMEIL MECREANTES ? COMMENT CA LES DRAPS ?! TU TE FOUS DE MOI  ?! DEPUIS QUAND CHANGE-T-ON LES DRAPS EN PLEIN APRES-MIDI ? - Depuis toujours mais c’est sur tu peux pas le savoir, tu le fais jamais ! Aly qui s’apprêtait à riposter se tue et sourit en s’étirant. - C’est vrai. La fille lança un regard interloqué à sa camarade avant de sortir les nouveaux draps avec l’aide de sa baguette. Ce n’est que quelques minutes plus tard qu’elle se décidait enfin à bouger ses miches, lorsqu’elle se rendit compte qu’elle avait rendez-vous avec Sara dans la demi-heure qui suivait. Volontairement et afin de la narguer une dernière fois, Aly remercia finalement la mécréante qui n’en était plus une avant de s’éclipser, l’entendant pester dans son dos au moment de son départ. Aly, qui avait conscience de son apparence assez… négligée, prit le temps de faire un détour par la salle de bain. Une fois propre et bien réveillée, elle se mit en route pour le ‘’bar’’ universitaire. Oui elle dit ‘’bar’’ avec des guillemets parce que pour elle, il ne s’agissait pas d’un bar. Ils ne servaient même pas de bière, aucune boisson alcoolisée. Un endroit détestable, vraiment, mais Aly avait accepté d’y aller pour voir son amie, Sara. Ca faisait longtemps qu’elles ne s’étaient pas vues et il devait s’en être passées des choses dans la vie de la jeune femme tout comme dans la sienne. Alyenor l’aimait beaucoup, même si elle ne le lui avait jamais dit. Elle avait hâte d’entendre ce qu’elle avait à lui raconter et c’est donc impatiente qu’elle prit place dans un des fauteuils en velours tout en commandant un chocolat chaud au bar. Tout en enlevant sa veste, Alyenor jeta un coup d’œil à l’horloge magique qui était juste à côté d’elle. Elle était arrivée avec cinq minutes de retard, un record. C’était un des nombreux points communs des deux femmes : elles étaient toujours en retard. Mais cela ne les empêchait pas de râler lorsqu’elles subissaient le retard de quelqu’un d’autre. C’est d’ailleurs ce que fit Aly pour s’occuper en attendant que son amie arrive enfin. Et quelle arrivée ! Presque aussi fracassante que celle d’Aly le matin même dans le dortoir. Encore une chose qu’elles avaient, ou plutôt qu’elles n’avaient pas, en commun : la discrétion. Sara déboula dans la pièce, cheveux encore humides en beuglant si bien que sa cadette sursauta. - Je suis désolée ! Je t’ai ramené une bouteille.. » Les yeux d’Aly se mirent instantanément à briller et à fixer le sac de  Sara. C’était bien plus qu’un simple réflexe, non là, c’était l’instinct. Malheureusement, son regard perdit son éclat quelques secondes plus tard en la voyant en sortir une misérable bouteille d’eau plate. A moitié vide en plus de ça. Alyenor adressa son sourire le plus hypocrite à Sara tout en se saisissant de la bouteille pour la serrer contre elle.   - Wouaw, merci. Une bouteille d’eau petit format dégoulinante de la sueur de la célèbre Sara Costantini. Si tu savais depuis combien de temps j’en rêve ! Il ne fallait pas te donner cette peine. Alyenor cessa de sourire  -  Vraiment pas. dit-elle en reposant brutalement la bouteille sur la table. - J'espère que t'avais amené des sudokus pour t'occuper...
Aly’ arqua un sourcil et continua dans sa lancée : - Bien sur Sara, des sudokus. Pourquoi pas du tricot pendant qu’on y est ?! Et cette eau plate là ! Sérieusement Sara, faut que t’arrêtes de traîner avec des fossiles ! Regarde ce qu’ils ont fait de toi : cheveux pas lavés, sudokus, tricot, eau plate. Comme à son habitude, Aly râlait mais elle était contente de voir Sara et lui pardonnait bien évidemment son retard et même son entrée fracassante - qui avait ravivé le mal de crâne de la Gryffondor-.  Celle-ci se hâta de commander deux cafés avant que son amie n’ait pu demander encore une de ces eaux plates et sans saveur. Tout en fourrant la bouteille d’eau plate dans son sac, Alyenor sourit à nouveau à son amie et reprit d’un ton plus posé et amical.  - Et sinon mise à part cette coupe de cheveux catastrophique, quoi de neuf ? Cela peut vous paraître choquant, mais c’était une accroche tout à fait normale pour Aly. Et puis les deux jeunes femmes se connaissaient assez bien pour ne pas utiliser de filtres entre elles. C’est donc tout naturellement que la sorcière changea discrètement (pour une fois) l’eau en rhum en attendant que Sara commence à lui raconter ce qu’elle avait manqué.


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Dernière édition par Alyenor Lockhart le Dim 18 Jan - 13:42, édité 1 fois

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Re: {{ Nothing left to say {Alyenor}

Message par Invité le Jeu 15 Jan - 3:08

Sara passait un peu trop de temps avec des mecs. C'était cool, hein, les mecs, mais ça avait très peu de conversation lorsqu'il s'agissait de shopping, de cycles menstruels, ou... de mecs. Non, vraiment, les demoiselles, pour ça, c'était mieux. N'allez pas dire pour autant que Sara n'appréciait pas toute la compagnie masculine que son statut lui offrait. Non, vraiment, les hommes avaient leurs atouts, et en plus, on ne pouvait pas dire qu'elle était tombée dans un échantillon masculin qui manquait cruellement d'atouts. Il y avait largement pire comme situations que de devoir travailler tous les jours avec les hommes athlétiques qui composaient son équipe, et même le staff qui encadrait cette dernière. Sara, qui profitait sans se plaindre aucunement du luxe que représentaient les vestiaires féminins dont elle était la seule occupante, ne rechignait jamais à débarquer dans ceux réservés aux hommes sous prétexte d'une urgence bidon -ehhh les mecs vous avez encore de l'eau chaude ? Ah, non, visibl-- ah, si ? Mais il fallait avouer que trop de testostérone n'avait pas que du bon, et elle ressentait régulièrement un manque des discussions plus ou moins futiles qu'elle pouvait partager avec ses amies. Le problème là-dedans était qu'il était difficile de s'organiser des heures avec elles, puisqu'il serait prétentieux de la part de Sara de prétendre qu'elle était la seule à avoir un emploi du temps chargé. Qu'il s'agisse de Vivien qui assistait maintenant un professeur et s'occupait de son rejeton à ses heures perdues, les copines qu'elle avait rencontrées pendant ses études et qui avaient maintenant toute une vie rangée, et celles qui étaient encore étudiantes et vivaient au rythme soutenu que cela impliquait, Sara devait bien souvent se contenter de se parler à elle-même lorsqu'il s'agissait de chaussures ou de crampes ovulatoires.

Mais aujourd'hui, ce ne serait pas le cas. Aujourd'hui, elle pourrait parler de tout ça à sa filleule de beuverie. Oui, aujourd'hui, elle retrouvait une amie, et ce n'était pas rien. Surtout que ce n'était pas n'importe quelle connaissance rencontrée au détour d'une bouteille à moitié pleine -ou vide, selon. Non, c'était Aly. Et depuis le temps que les deux filles ne s'étaient pas vu, aujourd'hui promettait d'être animé. Pourtant, ce n'est pas pour autant que Sara avait changé les habitudes qui la caractérisaient quoi qu'elle décide : non, comme d'habitude, elle était en retard. Mais au moins, même si on aurait dit qu'elle sortait d'un cyclone de catégorie quatre, elle était propre. Elle aurait au moins ça pour elle. Surtout que le cadeau qu'elle avait amené pour se faire pardonner ne risquait pas franchement de faire son petit effet, et ça, elle le savait pertinemment. Mais au moins, se disait-elle naïvement, susciterait-elle un peu de pitié -l'allure de ses cheveux y contribuerait sans doute aussi. Sauf qu'étant donnée la réaction de sa cadette, Sara se rendit bien compte qu'elle avait trop teasé quelque chose qui ne méritait pas de l'être une seule seconde. « Wouaw, merci. Une bouteille d’eau petit format dégoulinante de la sueur de la célèbre Sara Costantini. Si tu savais depuis combien de temps j’en rêve ! Il ne fallait pas te donner cette peine. » Sara eut un grand sourire modeste et répondit du tac-au-tac : « J'ai toujours trop gâté mes amis ! » Mais alors qu'elle avait répliqué, Aly finissait son remerciement -qui, finalement, n'en était pas tant un que ça. « Vraiment pas. » La bouteille de trouver sa place sur la table qu'elles partageaient. « Sois pas gênée, Aly, j'attends rien en retour voyons. » Elle marqua une pause et ajouta finalement, l'index porté à ses lèvres, signe de réflexion intense : « quoique maintenant que t'en parles, j'ai repéré une paire de boucles d'oreilles assez sympa chez Tiffany & co... » C'était plutôt le genre de cadeau qu'un homme offrait à sa dulcinée, certes, mais puisque Sara était un peu la dulcinée de tout le monde et de personne à la fois, elle pouvait se permettre de recevoir ce genre de cadeaux de n'importe qui. Surtout que même si un homme s'était démarqué des autres très récemment, elle sentait qu'elle n'était pas prête de se voir offrir des bijoux de sa main -de la lingerie, éventuellement, et encore... elle devrait sans doute se contenter de son propre soutien-gorge, qu'elle avait oublié dans son bureau. Mais, puisqu'elle était à peu près sûre qu'Aly n'avait rien à lui offrir en contrepartie, et pour que cette dernière ne se sente pas gênée par le cadeau qu'elle lui avait amené, Sara changea brusquement de sujet. Oui, elle était en retard, terriblement en retard... comme le lapin blanc, tout ça. Mais Aly avait réponse à tout, et c'était ça qui était si extra entre elles : c'était qu'elles pourraient continuer sur cette lancée pendant des heures, elle le savait pertinemment. « Bien sur Sara, des sudokus. Pourquoi pas du tricot pendant qu’on y est ?! Et cette eau plate là ! Sérieusement Sara, faut que t’arrêtes de traîner avec des fossiles ! Regarde ce qu’ils ont fait de toi : cheveux pas lavés, sudokus, tricot, eau plate. » Oups, Sara se faisait passer un sacré savon, là. Mais elle n'en avait pas tellement besoin, de ce savon, car après tout... « EHHHH mais je suis propre ! Si t'es pas habituée à l'odeur, c'est juste que j'ai changé de gel douche ! » se révolta la brune en croisant les bras sous sa poitrine, boudeuse. « Et puis si t'es pas trop sudokus, alors, tu pourrais au moins faire l'effort des mots croisés. Ou fléchés, comme tu veux. Il faut travailler sa logique, dans la vie. » Mais si elle, sa logique, elle préférait la travailler en faisait des plans stratégiques pour ses matchs ou en calculant les pourcentages de réduction dans les grands magasins moldus.  « C'est juste que j'ai pas trop eu le temps de m'occuper de mes cheveux... » ajouta-t-elle d'une petite voix vexée. « Mais si tu peux pas me tolérer quand je suis naturelle, alors on a plus rien à faire ensemble ! » levant le nez vers le côté, Sara ne tarissait pas de méthodes pour retourner la situation contre son amie. Et oui, c'était ça, la vraie amitié... Mais elle n'allait pas passer l'après-midi à se tourner autour comme ça. Non, il y avait plus sérieux, comme sujet. « Et si t'aimes pas l'eau plate, c'est pas un problème, je peux péter dedans, ça ajoutera du gaz ! » Hrm, Sara 1, glamour 0.

Mais en réalité, Sara aurait préféré à peu près n'importe quoi à de l'eau plate. Un whisky, dans l'idéal. Ou un café, oui, c'était pas mal -et c'était sans doute le mieux qu'elles puissent commander en ces lieux. C'était vraiment triste d'appeler ça un bar lorsqu'aucun alcool n'y était toléré. Non, vraiment, la prochaine fois qu'elles se voyaient, il faudrait qu'Aly arrive à sortir des murs de Poudlard. La joueuse ne peut s'empêcher de constater que son amie n'en boudait pas sa bouteille d'eau plate pour autant, puisqu'elle la glissait dans son sac. « Choix judicieux. En plus, y'a des témoins, et si tu veux, je peux même t’authentifier la bouteille en la signant. Tu peux en tirer quelques gallions. De quoi t'acheter quelques mots fléchés et pas mal de pack d'eau plate. Et me payer le café. » Bah quoi ? Elle ne perdait pas le nord. « Et sinon mise à part cette coupe de cheveux catastrophique, quoi de neuf ? » AHHHH, enfin allait commencer la session potins et nouveauté ! Ce que préférait Sara : apprendre les bonnes nouvelles -et parfois les moins bonnes, mais dans ce cas, elle aimait quand même un peu moins. « Eh bah... » Que pouvait-elle raconter ? Elle avait toujours l'impression que sa vie était la même, d'une monotonie à en faire pâlir un ver de terre. « mon proprio veut rien faire pour les chiottes qui fuient... » Elle marqua une pause et ajouta : « oui, parce que les chiottes de mon appart' fuient » Oh putain, que sa vie présentait bien, à cet instant précis... « Et on s'est pris un de ces speech de motivation pour l'ouverture de la saison de quidditch ! Je crois que si on gagne pas cette année, notre entraîneur va se suicider en se laissant manger par des chocogrenouilles dans sa baignoire. » Puis elle pouffa en regardant le serveur qui arrivait vers elles. « Enfin, je crois qu'il ferait mieux de les manger lui-même, soit dit en passant, je crois qu'il est diabétique. » Le jeune homme posa les cafés devant elles, et elle le remercia avec un petit sourire avant qu'il fasse demi-tour. « Je lui ai acheté des chocolats à la fin de la saison dernière, j'avais zappé. Oups » reprit-elle en faisant une grimace. Elle tendit la main pour attraper sa tasse mais arrêta son geste avant d'écarquiller les yeux, réalisant ce grand potin qui ferait sensation auprès de son amie. « OH ! » Elle pointa son index vers Aly, son sourire malicieux présageant le pire. « Je sais ce qui peut t'intéresser, coquine ! » Oui, coquine. Bah quoi ? Elles étaient copines comme cochonnes, après tout. Groin groin, tout ça. Après tout, Sara pétait dans les boissons d'Aly. Ou était au moins prête à le faire si la principale concernée lui donnait son consentement. « L'enceinte de Poudlard renferme une bête de sexe plutôt douée de son membre ! Même de ses membres... » Elle hocha la tête à sa propre annonce, comme confirmer qu'elle était bien d'accord avec ce qu'elle venait de dire. « Je te dirais pas qui c'est, mais wow ! Il en faudrait plus comme ça, ça donnerait envie d'étudier pour autre chose qu'augmenter son niveau au sudoku. Enfin, ça donnerait envie d'étudier, quoi. » Mais en vrai, Sara espérait que Lewis ne donnait « envie d'étudier » à aucune élève. Si vous voyez ce que je veux dire.

Et, l'air de rien, Sara revint à sa tasse de café, qu'elle attrapa et porta à ses lèvres. « Bon, et toi, quoi de neuf ? Niveau études, fêtes, petite culotte, tout ça ? » Bah quoi ? Chacune son tour. Copines comme cochonnes, vous dis-je.



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