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Message par Invité le Mar 29 Juil - 23:31

Maelan & Astrid
You and I (on a budget)

   
Informations générales
   ϟ Participants: ici
   ϟ Période du Rp: Date précise, mois,
   ϟ Intrigue/évènement en cours: L'intrigue ou l'évènement lié (voir ici)
   ϟ Statut du sujet: Libre - Privé - Sensible (bande de petits pervers) - Clos - Abandonné - A reprendre
   ϟ Divers: Quelque chose à ajouter ?

   Autorisations
    ϟ Dé de Poudlard: Oui - Non  (voir ici)
    ϟ Dé de Réputation: Oui - Non  (voir ici)

   
   

L’heure avait sonné, il était temps. Astrid avait longuement repoussé ce moment : elle faisait très bien l’autruche (spéciale kassedédi à Timothy, tmtc). Et puis, rien ni personne ne l’obligeait à affronter le problème… Si ce n’est la honte cuisante qu’elle ressentait à chaque fois que son regard se posait sur la table des Gryffondor dans la Grande Salle. Ou à chaque fois que quelqu’un faisait un commentaire sur ses frasques de la dernière soirée, même si elle se demandait toujours comment quiconque avait pu penser qu’elle avait fini nue en compagnie d’une poignée de Gryffondor, dans les dortoirs communs.
Non, il fallait qu’Astrid affronte son souci. Ce qui tombait très bien, parce qu’elle était douée pour résoudre les problèmes.

La Serdaigle pénétra d’un pas conquérant dans la Salle Commune des Gryffondor, qu’ils squattaient toujours allègrement. Au fur et à mesure qu’elle s’approchait de la table où Maelan et London étaient assis, elle perdait de sa superbe. À tel point qu’arrivée à un mètre, elle faillit faire demi-tour en se disant qu’elle avait bien mieux à faire.
Mais non. Il lui fallait prendre le taureau par les cornes, même si c’était une image un peu étrange et que personne – en principe – ne finirait éventré dans l’affaire.
▬ Salut, décréta-t-elle sur le ton le plus détaché du monde, en tirant une chaise.
Tenez, rien que ça, c’était bizarre. En temps normal, Astrid se serait laissée tomber sans aucune grâce sur la chaise, London l’aurait comparée à une baleine et Maelan l’aurait traitée de folle. Mais elle s’assit doucement, London ne leva pas le nez de son travail et le blond évita soigneusement son regard. C’était n’importe quoi, et il était temps que ça prenne fin.
Astrid prit l’air très occupé et sortit toutes ses affaires de son sac. Elle fit une pile de parchemins, sortit son encrier, tapota sa plume d’un air très affairé et regarda autour d’elle pour chercher l’inspiration.
Ca n’était pourtant pas compliqué. Elle savait ce qu’elle voulait dire et elle savait à peu près comment le dire. Il fallait juste qu’elle trouve le courage de se lancer et qu’elle trouve un moyen de se débarrasser de London : depuis la soirée, les deux batteurs étaient inséparables. À croire qu’ils avaient peur de se faire violer s’ils restaient cinq minutes tous seuls.
Astrid poussa un reniflement indigné. Les violer, comme si c’était son genre.
Son regard s’attarda sur London, qui marmonnait tout seul. Était-ce du persil qui sortait de ses oreilles ? Ou de la mousse ? A en juger par l'odeur, du fenouil, plutôt. Il agitait sa baguette d’un air très concentré, produisant des petites volutes de fumée et des crépitements. Quoi que ce soit qu’il fut en train d’inventer, ça ressemblait d’ores et déjà à une catastrophe. Mais là, maintenant, tout de suite, c’était quand même la meilleure occasion qu’elle avait eu depuis une semaine et demi.
▬ Hé, chuchota-t-elle à l’attention du blond. Maelan !
Elle avait chuchoté un peu fort, mais London, préoccupé par Merlin-savait-quoi, n’écoutait rien du tout.
Une fois l’attention de Maelan attirée, Astrid se reprit à rougir. Elle avait eu beauuucoup de temps pour penser à ce qui s’était passé. Et la conclusion logique, c’était qu’elle n’avait toujours pas compris. Oui, il y avait eu l’alcool et oui, il avait été trafiqué, mais était-ce vraiment tout ? Une petite partie d’elle – d’accord, une grande – espérait que non. Mais Astrid savait aussi qu’elle ne devait pas trop espérer. Il lui avait dit qu’il n’était pas gay. Soit. Ça ne voulait rien dire du tout. Et puis elle l’avait oublié, tiré un trait, tout ça, vous vous souvenez ? Alors, si le fait qu’ils se soient embrassés était un calvaire qui les empêchait de se parler jusqu’à la fin de leurs jours, autant mettre les choses au clair. Elle avait survécu à un rejet, elle survivrait à un autre… même si la petite voix dans sa tête lui disait que si, les choses risquaient d’être un peu plus compliquées cette fois-ci.
▬ Ce serait bien qu’on parle, articula-t-elle en chuchotant toujours. On va pas s’éviter jusqu’aux vacances de Noël, quand même.

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Re: You & I (on a budget) » Maelan

Message par Invité le Jeu 14 Aoû - 20:17

Si on avait un jour dit à Maelan à quel point les conséquences de sa première soirée en tant qu’As de Pique de l’AWH seraient lourdes, il n’aurait peut-être pas accepté ce titre honorifique. Globalement, ils ne s’en sortaient pas si mal, il fallait bien l’admettre. La plupart des gens étaient rentrés sains et saufs et sans se faire prendre dans leurs dortoirs, on ne déplorait aucun blessé grave, le secret de l’association était toujours bien gardé … Dans l’ensemble, ce n’était pas une catastrophe des plus totales. Il était collé (encore), il allait falloir qu’il arrête un peu s’il voulait réussir ses examens, mais il avait largement le temps de se rattraper. Et pourtant, il était loin d’être satisfait. La situation avait totalement échappé à leur contrôle, et même si la plupart des gens avaient aimé, lui s’en voulait. Et tout particulièrement pour un épisode plutôt gênant. Où il s’était retrouvé les lèvres collées à celles d’Astrid Ludwill, en train d’explorer à fond sa cavité buccale en profondeur, pour utiliser des termes techniques. D’accord, il savait que la Serdaigle avait ou avait eu un crush sur lui, mais ce n’était pas une raison de profiter de la situation. Fort heureusement, ils avaient rapidement repris leurs esprits et tout avait pu revenir à la normale … ou presque. Comprenez-le, ce n’était pas qu’il était dégoûté ou quoi que ce soit, il aurait pu se retrouver par exemple à rouler des pelles à London, à Bart ou à Alcide … ou à Angie, son ex, ce qui aurait été hautement bouleversant pour l’un comme pour l’autre. Mais tout de même. Il avait embrassé la cousine de son meilleur ami. Astrid quoi. Dans son esprit c’était … pour être tout à fait honnête, il ne l’avait jamais considéré comme une fille. Attention, il savait qu’elle était de sexe féminin, ce n’était pas la question, mais comme « une fille », enfin vous comprenez quoi. Alors ça avait quelque chose de perturbant. Surtout que, concrètement, à part son côté complètement hystérique et « sauvons la planète », appliquée, brillante, préfète … c’était tout à fait son style. Bref, bizarre, quoi, en gros. Et il avait suffisamment de problèmes comme ça pour ne pas en rajouter.

Heureusement pour lui, London, toujours complètement à l’ouest, sur sa planète embaumant le persil et les potions étranges, n’avait absolument rien remarqué. Et comme il avait passé le plus clair de son temps avec son coéquipier toute la semaine, comme à son habitude, il avait soigneusement évité d’y penser. Ce n’était pas son genre, de ne pas assumer et il faudrait bien sûr qu’il ait une petite discussion avec la Serdaigle à un moment ou à un autre. Mais il avait beaucoup de travail, il y avait les entraînements de Quidditch, il croisait souvent Angie, ou alors Astrid était avec quelqu’un en train d’essayer de le ou la recruter quelque part. Bref, il n’avait pas trouvé le bon moment. Il ne savait même pas ce qu’il allait bien pouvoir lui dire. Quelque chose comme « Bon, bah tu vois, que je ne suis pas gay. Sinon, on trouve un endroit où enfermer ton cousin pour qu’il ne recommence plus à nous faire faire n’importe quoi ? ». Quelque chose de ce style. Ce ne serait pas brillant, mais il y mettrait les formes, la rassurerait qu’il comprenait tout à fait que les effets de ces boissons leur avait complètement fait perdre la tête et ils en resteraient là. Il ne se moquerait pas, il ne la traiterait pas de groupie. Comme un gentleman. Mais cela voulait dire changer son attitude à son égard. Et c’était nul. Enfin, pour l’instant il fallait qu’il finisse ce devoir, il n’avait plus que la soirée, cela pouvait encore attendre. Salut. Ah, eh bien apparemment, certains en avaient décidé autrement. Il avait levé les yeux par réflexe mais les avait baissé rapidement sur son livre.

Tout ceci était absolument anormal. Elle ne se posait pas délicatement, elle envoyait ses papiers dans tous les sens en râlant à propos d’une manifestation pour la libération des dragons qu’on exploitait pour avoir des écailles pour les potions, ou une autre cause perdue du genre. Bien. Ce n’était pas grave, il avait London à sa gauche, entre eux donc et ce n’était absolument pas le moment. Il allait donc se concentrer sur son devoir et tout irait bien. Même s’il entendait très distinctement les bruits que faisait la jeune fille en essayant de se mettre au travail. Hé. Maelan ! Non, pensa-t-il très fort, arrête ça tout de suite … Mais elle ne semblait pas réceptive à la télépathie, il sentait son regard sur lui. Il releva donc les yeux vers elle en secouant très légèrement la tête de droite à gauche, puis de gauche à droite. Ce n’était pas le moment. Ce serait bien qu’on parle. On va pas s’éviter jusqu’aux vacances de Noël, quand même. Il jeta un coup d’oeil à London, qui avait l’air toujours aussi profondément plongé dans ce qu’il était en train de faire, quoi que ce soit. Revenant à la Serdaigle il lui glissa, sur le même ton : On ne s’évite pas. Il allait rajouter qu’ils n’avaient jamais été proches, de toutes les manières mais se ravisa juste à temps. Cela aurait été profondément grossier. Vérifiant encore une fois qu’Antwerp ne les remarquait pas, il poursuivit : Enfin, pas vraiment. Mais ce n’est peut-être pas le meilleur moment, là, maintenant, tout de suite, avant de lui désigner l’inventeur fou du menton. Il se pencha de nouveau sur sa feuille rapidement, histoire de ne pas se faire prendre si jamais son ami levait les yeux à ce moment-là. Cela allait être pratique, tiens. Il fallait qu’elle arrête. Vraiment.

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Re: You & I (on a budget) » Maelan

Message par Invité le Lun 15 Déc - 23:11

Il fallait accorder une chose à London : tout inventeur fou qu’il était, il arrivait quand même à être totalement fascinant. À cet instant précis, Astrid avait du mal à s’empêcher de le regarder. Le fenouil qui dépassait de ses oreilles, avec son air concentré, lui donnait un aspect tout à fait hypnotisant. (Il lui conférait également une ressemblance frappante avec leur grand-tante Gertrud, mais elle n’était pas sûre que ce soit totalement voulu.)
Astrid ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois, cherchant en vain quelque chose de spirituel à dire, puis la referma. Elle n’avait rien à dire qui vaille la peine d’interrompre ce tableau sublime. C’en était émouvant. Un brin perturbée, elle en revint à Maelan, qui s’appliquait à ne surtout pas lui prêter attention.
▬ On ne s’évite pas.
▬ Qu’est-ce que ça va être quand on s’évitera vraiment, alors, chuchota-t-elle, un brin vexée.
▬ Enfin, pas vraiment. Mais ce n’est peut-être pas le meilleur moment, là, maintenant, tout de suite.
À vrai dire, elle était un tout petit peu de mauvaise foi. Les choses auraient pu être pires : même si, à chaque fois qu’ils se croisaient, il était collé à London ou soudainement appelé ailleurs, il n’était pas particulièrement désagréable avec elle – et puis de toute façon, ils n’avaient jamais été particulièrement proches. Astrid n’aurait même pas dû prendre la mouche… Ce qui ne l’empêchait pas de bouder, quand elle avait le temps, entre deux manifestations et trois retenues. Alors, pour manifester sa bouderie, elle haussa les épaules et s’intéressa au dernier rouleau de devoir qu’elle avait sorti pour AU MOINS un quart de seconde.
▬ Comme tu veux.
Comme par un fait exprès, London leva les yeux à ce moment-là. Plaquant un sourire sur son visage, Astrid lui adressa un signe de la main et leva le pouce pour lui signifier que, quelle que soit la stupidité qu’il soit en train de préparer, elle le soutenait à 100%.
Elle attendit ensuite qu’il retourne à ses inventions, songeuse. La sorcière avait beaucoup pensé à ce moment et à ce qu’elle voulait dire à Maelan ; mais elle était encore partagée entre la dignité la plus absolue (« Je me fiche totalement de ce qui a pu se passer et je ne t’accorde pas plus d’attention qu’à une crotte de chauve-souris, car tu n’es qu’un ver de vase ») et une relative sincérité (« Je suis grave vexée que tu fasse comme si c’avait été la pire erreur de ta vie, ça va, c’aurait pu être pire, c’est parce que je suis grosse, c’est ça ? »). Du coup, elle opta pour une déclaration, entre les deux – non, elle n’allait pas se taire cette fois-ci, désolée Maelan.
▬ Je voulais juste, reprit-elle en chuchotant férocement, te dire que c’est pas la peine de s’éviter, ou de ne pas s’éviter. C’est pas comme s’il s’était passé quelque chose – Astrid regarda nerveusement autour d’elle au cas où ils seraient espionnés par une boule de papier mutante ou quelque chose du genre – alors t’as pas de raison d’avoir honte. Je vais pas te harceler pour qu’on en parle ou quoi que ce soit.
Après une seconde de réflexion, elle poussa un soupir en réalisant qu’elle pouvait se montrer particulièrement stupide.
▬ … enfin, en-dehors de là, tout de suite, maintenant. Désolée pour ça. Je te laisse tranquille.
Et, joignant le geste à la parole, elle s’empara de sa plume et griffonna furieusement son nom en haut d’un rouleau de papier. C’était désormais officiel : ce qu’elle racontait n’avait aucun sens, quelle que soit la façon dont elle le formulait.

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Re: You & I (on a budget) » Maelan

Message par Invité le Mer 21 Jan - 21:56

Qu’est-ce que ça va être quand on s’évitera vraiment, alors. Maelan se retint à grand-peine de soupirer. Les filles, sérieusement. Autant vous dire qu’elles le faisaient sourire quand elles montaient un fan club et qu’il se montrait extrêmement respectueux avec chacune d’entre elles, autant quand il s’agissait de plus sérieux, il aimait les choses simples, pas ça … et en même temps ce n’était même pas « ça », d’ailleurs, ça n’avait aucun rapport. Si seulement on lui avait donné des bons conseils en matière de filles … Mais on ne pouvait pas forcément dire que Bart l’ait aidé. Quant à Jonathan … il allait éviter de penser à feu son grand-frère maintenant tout de suite. Comme tu veux. Il ouvrit la bouche pour lui demander ce qu’elle, elle voulait, mais à ce moment-là, l’inventeur fou releva les yeux vers eux. Il se passa la main dans les cheveux en se les ébouriffant et hocha la tête en regardant ce que faisait son ami au moins le temps qu’il fallut à celui-ci pour repartir dans ses délires expérimentaux. Les laissant de nouveau face à face.

Il prit une profonde inspiration et … se replongea un instant dans la contemplation de son devoir à faire. Ne pouvaient-ils pas juste régler cela plus tard ? Il voulait faire les choses comme il le fallait et dans ces conditions, c’était impossible. Je voulais juste te dire que c’est pas la peine de s’éviter, ou de ne pas s’éviter. C’est pas comme s’il s’était passé quelque chose. Maelan se permit de relever ses prunelles célèbres dans tout Poudlard pour lui lancer un regard mi-indigné, mi-surpris, signifiant « tu te moques de moi ou quoi ? » mais la laissa finir. Il savait qu’avec les filles – surtout celle-là – il valait mieux les laisser dire tout ce qu’elles avaient sur le cœur avant de réagir. alors t’as pas de raison d’avoir honte. Je vais pas te harceler pour qu’on en parle ou quoi que ce soit. Haussement de sourcil amusé, cette fois. … enfin, en-dehors de là, tout de suite, maintenant. Désolée pour ça. Je te laisse tranquille. Et elle commença à massacrer son pauvre parchemin qui n’avait rien demandé à personne. Se raclant la gorge, le Gryffondor laissa tomber sa plume et rapprocha sa chaise aussi discrètement que possible de la table (mais cela lui sembla faire plus de bruit qu’un troupeau d’hippo… mauvais exemple).

Apparemment tu n’es pas très douée pour ne pas harceler les gens, se permit-il de plaisanter à voix basse, un demi-sourire aux lèvres. Il ne pouvait pas s’en empêcher, c’était tout lui. Il le ravala rapidement cependant, ne tenant pas spécialement à s’attirer les foudres de la jeune fille. Ce qui s’est passé … Il regarda autour d’eux. Personne ne les épiait. London se grattait l’or…le fenouil d’un air pensif. …on n’y était certes pour rien mais cela s’est produit. Et on ne peut rien changer à ça. Pour résumer les faits, il était parfait. Mais pour faire avancer la conversation, pas tellement. Et pour ne pas vexer les filles non plus, d’ailleurs. Il ferma les yeux deux secondes et murmura : C’est pas ce que je voulais dire … Mais que voulait-il dire, au juste ? Pas grand-chose. Juste que je n’ai pas honte, que tu n’as pas à avoir honte. Tout ça c’est la faute de … Il lui jeta un regard tout en donnant un coup de tête vers son ami … qui les regardait. Il lui fit coucou de la main en lui faisant un grand sourire. Allez, repasse à autre chose qu’on puisse continuer …

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