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 Quand règne le Chaos [Pv Christian Turner]

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Message(ϟϟ) Sujet: Quand règne le Chaos [Pv Christian Turner] Quand règne le Chaos [Pv Christian Turner] EmptyDim 1 Juin - 21:49

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Quand règne le chaos...





Il y avait des journées où rien ne semblait décidé à se passer comme prévu, où tout paraissait vouloir vous cracher à la figure et vous rouler de sorte à vous plonger dans l'angoisse et l'agacement les plus purs...Ce jour-là en faisait parti pour Kenneth Crawford.
Il fallait dire que cela avait plutôt mal commencé...Ses cauchemars l'avaient éveillé à trois heures du matin et il s'était retrouvé incapable de dormir avant six heures, en complète panique, persuadé malgré lui que les détraqueurs allaient venir le récupérer à Poudlard et le ramener à Azkaban.
Cela n'avait aucun sens, c'était totalement irrationnel et cela était en contradiction certaine avec son esprit de logique, supposé être à toute épreuve, mais qui ne parvenait néanmoins pas à résister aux traumatismes du passé.
Cette insomnie passagère avait été traîtresse et Kenneth s'était réveillé bien trop tard, prenant un retard considérable sur son emploi du temps. Chacune de ses journées était réglée à la seconde près et perdre vingt minutes pour le moins précieuses lui était insupportable.
Mais il n'avait aucun moyen d'y remédier, pas de retourneur de temps à proximité ou quoi que ce soit d'autre...Difficilement, il s'était résolu à sacrifier son petit-déjeuner. L'avaler en l'espace de dix minutes, devant tout le monde, devant tous ces gens qui seraient sûrement parfaitement conscients de son retard et aussi contrariés qu'il pouvait l'être envers lui-même...Cela n'était même pas envisageable.
Il s'était donc rendu à la bibliothèque après avoir revêtu rapidement les premiers habits qui se trouvaient à sa portée, à savoir un jogging noir informe, une chemise à carreaux rouge et noir ainsi qu'un tee-shirt à pois, formant un ensemble qui témoignait de son absence de goût en terme de mode.
Arrivant en avance, il avait prévu de remettre de l'ordre dans ses rayons et installer quelques livres particuliers sur son bureau à destination de ses élèves "réguliers", réservant des ouvrages de Défense contre les Forces du Mal à "Cricri", l'un de ceux qu'il voyait le plus en ces lieux. Mais à peine eut-il franchi ses portes que la totalité de son programme s'écroula brusquement...
Kenneth n'en démordait pas. Quelle que soit la question qu'on puisse lui poser sur le meurtre de Marysa, son frère ou son implication dans cette sordide affaire, il ne déclarait que la vérité la plus pure et la plus brève, cherchant à chasser les relents de terreur et de dégoût qui ne manquaient jamais de l'envahir : "Ce n'est pas moi.".
C'était sa seule argumentation, une phrase qui était devenue sa rengaine après son entrée à Azkaban et dont il peinait parfois encore à se départir quand les choses tournaient mal. Et là, on pouvait vraiment le dire, les choses avaient mal tourné...
Bien qu'il ait finalement été reconnu "innocent" par la justice, lavé du crime qu'il était supposé avoir commis, beaucoup de gens refusaient encore de croire que son frère ait pu être le coupable. Lui, le joueur de Quidditch destiné à une grande carrière, si apprécié de ses pairs...Il avait dû essayer de protéger son frère malade, renfermé, instable...Et, aujourd'hui encore, les soupçons pesaient sur Kenneth, ce qui n'était pas sans conséquences...
Impuissant, choqué, il ne pouvait qu'observer ce qui avait été fait à sa précieuse bibliothèque. Les étagères avaient été renversées, les livres éparpillés et le regard de Kenneth était immanquablement attiré par le parchemin enchanté qui volait au-dessus de ce chaos, ce parchemin sur lequel il était écrit, en lettres de feu, Meurtrier. D'une voix étrangement calme, malgré le tremblement qui secouait ses lèvres, Kenneth débita automatiquement en réponse à cette accusation :


"Ce n'est pas moi..."

Il devait ranger...Il devait remettre de l'ordre...La bibliothèque allait être ouverte aux élèves dans quelques minutes et il n'avait même pas encore préparé les livres pour ses "réguliers". Il fallait qu'il range...Mais il n'en trouva pas la force. L'accusation qu'on lui proférait occupait tout son esprit et le paralysait littéralement, le renvoyant à une sombre époque.
Il ne trouvait pas en lui les armes pour contrer cette attaque trop brusque...Les cauchemars, le réveil tardif, le retard et maintenant ça...
Kenny se laissa tomber à terre, se recroquevillant sur lui-même. Il pouvait presque sentir l'odeur morbide des détraqueurs, déceler leur présence glaçante et glaciale, entendre leurs râles primaires et terrifiants...


"Ce n'est pas moi..."

Il n'eut même pas un frémissement lorsque la porte de la bibliothèque s'ouvrit soudainement. L'attention de Kenneth était toute consacrée à ce parchemin accusateur, auquel il répétait inlassablement sa maigre défense, se réconfortant timidement dans un faible mouvement de balancier. L'ambiance chaotique ne l'aidait pas non plus à se calmer, lui qui était rebuté par tout ce qui sortait des cases qu'il avait conçu pour ranger les éléments qui composaient son monde...

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Message(ϟϟ) Sujet: Re: Quand règne le Chaos [Pv Christian Turner] Quand règne le Chaos [Pv Christian Turner] EmptyMar 3 Juin - 3:01

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We are fallen
Kenneth & Christian
Certains de ses jours, je me disais que j'allais finir par bouffer tous les livres de la bibliothèque. Enfin, pas littéralement, mais quand même. Je ne savais pas trop quoi en penser. Je passais tant de temps à lire. Lorsque je n'avais pas le nez dans mes devoirs ou surveiller mes amis pour éviter qu'ils ne se retrouvent dans le pétrin, je lisais. Pourquoi? Parce que tout le monde le savait, tout le monde savait ce que j'étais. Un type violent, sans pitié et qui tapait sur les plus faibles. C'était ça qui se disait encore dans mon dos, j'en étais certain. L'incident s'était passé il y a trois ans. Trois années de difficulté, de devoir supporter les chuchotis sur son passage, trois ans où je m'étais renfermé sur moi-même pour simple cause que je pensais comme eux. Trois ans et pourtant, je m'en souvenais comme si c'était hier. Je me souvenais de la sensation que produisaient mes coups répétés sur le visage de ce salopard. La sensation des os qui craquent, des muscles qui se tordent, la force et la vigueur en moi... Je me souvenais de tout ça. Tout comme je me souvenais que j'avais failli le tuer. Que si on ne m'avait pas ceinturé, je l'aurai tué, simplement à l'aide de mes poings. J'étais un type costaud, un grand gaillard qui était imposant et qui ne laissait pas sa place, même si je tentais de me faire oublier. Je faisais facilement une tête de plus que ce trouillard et je n'avais pas eu de mal à le coincer. Je le suivais depuis tant de temps que je savais son horaire par coeur, même si je ne l'avais pas dans mes cours. Un petit détour qu'il prenait à chaque jour, c'était là que j'avais réussi à le coincer. Dès qu'il avait tourné le coin du couloir, je l'avais empoigné par le col de sa chemise et je l'avais soulevé, son dos appuyé contre le mur et je l'avais regardé, l'œil mauvais. Il n'avait pas pris peur sur le coup, il m'avait craché au visage, me disant, m'ordonnant plutôt de le relâcher. J'avais vu noir sur le coup. Je savais qu'il revenait de la voir Elle. Qu'il lui tournait encore autour alors qu'elle lui avait dit de la laisser tranquille. Je l'avais relâché et mon poing était allé rejoindre son torse, pile à l'endroit de son plexus solaire. Il avait eu le souffle coupé sur le coup et moi, moi, j'avais continué à frapper jusqu'à ce qu'il soit au sol, suppliant que j'arrête. Je l'avais tellement frappé, pieds, poings, un peu partout sur le corps que je ne savais plus où j'avais touché. Tout ce que je savais, c'était que son sang tachait mes vêtements tout autant que mes poings. Je m'étais penché vers lui, un sourire mauvais sur les lèvres et je lui avais dit ce que je pensais vraiment. Je lui avais dit qu'il n'aurait pas dû, qu'elle lui avait dit de la laisser tranquille et qu'il n'avait pas écouté. Qu'il lui avait tant brisé le coeur qu'il n'aurait pas mérité d'être là en ce moment même. Les coups avaient recommencés jusqu'à ce qu'un prof débarque et m'arrête. Christian Turner dans toute sa splendeur. J'avais tellement détruit le garçon qu'il n'avait jamais été le même et lorsqu'il me voyait dans un couloir, il faisait bien soin de faire comme si je n'existais. Pourtant, moi, je me souvenais toujours de son existence.



Je serrai les dents en repensant à cette scène et relevai la tête pour me rendre compte que j'étais devant la bibliothèque. J'avais tellement été perdu dans mes pensées que j'avais oublié tout ce que j'avais fait avant d'y penser. Je jetai un coup d'oeil à ma tenue, ne voulant pas que ce souvenir soit un truc que je venais de faire et soupirai légèrement en voyant qu'ils étaient toujours aussi propres, en ordre. L'uniforme tel qu'il devait être. Je poussai la porte de la bibliothèque, reprenant le contrôle sur mes pensées et arborant un visage neutre, à l'heure même où elle ouvrait ses portes aux étudiants. Et je me figeais devant la scène qui s'offrit à moi, l'air buté. Merde, qui avait osé? Je sortis ma baguette de mes poches d'un geste vif et m'avançai prudemment, cherchant quelqu'un, un responsable. Je tombais finalement sur Kenneth Crawford, le bibliothécaire et il ne semblait vraiment pas dans un bon état. Je savais qu'il était un peu étrange, mais il ne méritait pas que quelqu'un saccage sa bibliothèque. Je m'approchais doucement de lui, les sens toujours en alerte, mais restai à une distance raisonnable. Je ne savais pas ce qui s'était passé avant.
« Monsieur Crawford? Tout va bien? Je suis entré et j'ai vu. Je vais vous aider à ranger.»

Je tentais d'être gentil avec lui. Il semblait dans un état de panique ou truc du genre et je ne savais pas du tout quoi faire.


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Message(ϟϟ) Sujet: Re: Quand règne le Chaos [Pv Christian Turner] Quand règne le Chaos [Pv Christian Turner] EmptyMer 4 Juin - 13:22

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Quand règne le chaos...





Kenneth avait cette impression étrange d'être emmuré vivant, d'étouffer derrière des barrières qui le protégeaient autant qu'elles l'affaiblissaient. Le monde autour de lui continuait de tourner, mais le jeune homme ne parvenait pas à suivre son rythme, désemparé, désarmé. Les livres n'étaient pas coupables, les livres n'avaient rien fait et lui non plus, d'ailleurs. Pourtant, les gens continuaient d'être mauvais, ils l'accusaient et détruisaient son univers, le saccageant sans la moindre pitié.
Meurtrier...Il n'était pas un meurtrier...Ce n'était pas lui. C'était son frère. C'était Dorian, le coupable, c'était lui qui avait tué Marysa...Il y avait tellement de sang...Tellement...
Une volée de paroles lui parvint, comme un murmure atténué par son état d'égarement. Kenneth se recroquevilla, songeant un bref instant qu'il s'agissait d'un détraqueur venu le tourmenter. Il ne put répondre que d'un "Pas moi !" paniqué, la seule ligne de défense qu'il ait jamais eu au sein d'Azkaban. Il ne s'était pas raccroché à ses chères mathématiques ou à sa littérature adorée, juste à cette simple vérité : il n'avait pas tué Marysa.
Au début, il avait tenté de conserver un semblant d'équilibre mental, comptant les pierres froides, les additionnant, soustrayant, multipliant, divisant, les soumettant à toutes sortes d'exercices de l'esprit de sorte à occuper ses pensées. Mais le froid s'était fait présent. Beaucoup trop présent. Et les images, les souvenirs...Le cadavre de Marysa, les injonctions brutales de son frère, son impuissance, la trahison de sa famille...Kenneth s'était retrouvé incapable de s'accrocher à quoi que ce soit, si ce n'est la vérité, cette vérité que personne n'était décidé à lui accorder : il était innocent.
La sensation de froid tendait à s'atténuer, comme une simple réminiscence. Au bout de quelques minutes, Kenneth, au milieu de sa détresse, parvint difficilement à réaliser qu'il n'était pas à Azkaban. Les murs n'étaient pas sombres et glacés, ne semblant pas menacer de se refermer sur lui, et il n'était pas entravé d'une quelconque façon. Il était libre. Libre, innocenté, mais toujours suspect, coupable inavoué, bouc émissaire pour une affaire aussi sanglante que dramatique...
Il était à Poudlard, au sein de sa bibliothèque, son refuge. Un refuge qui avait été profané et qu'il devait remettre en ordre...Avant que les élèves n'arrivent...Avant que sa journée entière ne soit bouleversée et laissée aux mains de l'imprévisible, de l'Inconnu...
Après une profonde inspiration, Kenneth eut l'étrange impression que ses cinq sens lui étaient retournés, que la barrière autour de lui s'était écroulée, ne laissant place qu'à un chaos qu'il devait s'efforcer de gérer. Le jeune homme se leva, tenant tant bien que mal sur ses deux pieds, avant de se rappeler de la présence de quelqu'un. Il tourna les yeux vers lui, le reconnaissant immédiatement. Un élève "régulier"...un élève qu'il avait pris l'habitude d'appeler par un surnom, essayant d'instaurer une sorte de familiarité, un lien, comme ses supérieurs le lui avaient conseillé.   


"C...Cricri ?"

Bien qu'il parvienne à réaliser l'étendue de la situation, Kenneth demeurait plongé dans une sorte de confusion, dont il n'arrivait à s'extirper qu'avec une certaine lenteur. Il n'agissait qu'après de longues réflexions, comme si son corps n'était pas en accord avec son esprit.
Quelques secondes s'écoulèrent avant qu'il ne décide de fermer la porte de la bibliothèque, ne désirant pas augmenter le chaos qui s'imposait déjà en maître en laissant entrer qui que ce soit. Puis il s'attela à ranger, redressant à l'aide de la magie les étagères renversées. Il dut s'arrêter à la deuxième, manifestant des signes évidents d'épuisement. Il n'était déjà pas puissant, mais il n'était pas non plus soutenu par son manque de concentration. Avec toutes ses pensées parasites, ce désordre et la perturbation dans ses habitudes quotidiennes, Kenneth était incapable de mobiliser sa magie. Il continua le reste à la main, tant bien que mal. Mais avant cela, il parcourut du regard l'étendue des livres renversés, se promenant dans ce qui s'apparentait à un champ de mines, mines sur lesquelles il ne devait surtout pas poser le pied, avant d'en saisir un et de revenir à Christian pour le lui tendre :


"C'est...C'est le dernier ouvrage que Poudlard a reçu sur la défense contre les Forces du Mal. Il contient 425 pages, 13 chapitres et il n'a été consulté qu'une fois, pour le moment. Il...Il est pour toi, Cricri..."

425 pages pour 13 chapitres...Dans un réflexe incontrôlé, Kenneth chercha à calculer le nombre de pages que chaque chapitre pouvait posséder, comptant machinalement sur ses doigts dans une habitude enfantine à laquelle il avait du mal à se soustraire. Quelques secondes lui suffirent pour murmurer le résultat, comme si ce dernier avait une once d'importance :

"Par souci d'équité, c...chaque chapitre devrait contenir 31 à 33 pages, puisque le résultat est de 32,69230769..."

Kenneth aurait pu continuer longtemps, pris dans sa lancée, si la réalité ne s'était pas à nouveau imposée à lui. L'une des étagères qu'il avait redressé s'était déséquilibrée et était retombée dans un bruit lourd, lui tirant un sursaut d'angoisse. Il resta ensuite silencieux, le souffle court, attendant que Mr Turner se décide à prendre son livre pour qu'il puisse passer à l'autre étape du planning qu'il tentait d'improviser.

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Message(ϟϟ) Sujet: Re: Quand règne le Chaos [Pv Christian Turner] Quand règne le Chaos [Pv Christian Turner] EmptyLun 16 Juin - 21:18

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We are fallen
Kenneth & Christian
J’avais là sous les yeux un bien triste spectacle. La bibliothèque, le fouillis qui en résultait et le bibliothécaire au sol, en proie à une crise de je ne sais trop quoi. Je n’étais pas un expert dans ce genre de chose, je n’étais pas le plus sain d’esprit moi-même, enfin, c’était une façon de me voir. Parce que je dois l’avouer, il était rare que je crois que j’étais tout à fait stable mentalement.  Même si cela faisait des années que j’avais craqué,  des années alors que ça ne faisait que trois ans en réalité, il y avait toujours cette crainte de recommencer. Parce que l’action avait été trop bonne, trop libératrice. Que la joie en résultant avait coulé dans mes veines, me rendant plus fort, plus sauvage et surtout voulant en donner plus et encore plus. Lui faire payer.  Je savais aujourd’hui que je n’avais aucun droit, je le savais déjà d’ailleurs avant, mais il arrivait parfois sous le coup de la colère que l’on oublie des choses. Des choses importantes qui ne devraient pas être oublié. Le contrôle sur soi, sur ses émotions. Voilà quoi je m’obligeais à faire maintenant. Parce que je savais qu’elles étaient des armes et pas que pour les autres, aussi pour moi. Parce que je pouvais me permettre de faire des choses que je ne devrais pas grâce à ses émotions, parce qu’il s’agissait d’une barrière qui ne devrait pas être franchie. On se demandait souvent pourquoi je ne laissais rien afficher, je ne souriais presque jamais. En fait, c’était pour ma propre sécurité et celle des autres. Parce que je ne pouvais pas me permettre de revivre ça à nouveau, même si je le faisais pour elle. Elle était peut-être ma raison de vivre, mais je devais avoir une limite. Elle n’apprécierait pas que j’irais tabasser son ancien petit-ami juste et simplement par amour. C’était insensé, illogique. Il fallait réfléchit avec logique dans tout ça. Penser et réfléchir. J’étais un Serdaigle non? S’il y avait bien une chose que l’on devait faire, c’était réfléchir. Du moins sinon, je n’étais pas à ma place. J’aurai dû être ailleurs. Au fond de moi, je m’étais toujours demandé ce que je faisais là, toujours. Parce que je ne pensais pas que je finirai là. Pas que je n’aimais pas la maison, mais disons que c’était plus surprenant. J’avais toujours cru que je finirais chez les Serpentard. Pourquoi? Je n’en savais rien, je pensais que j’avais le profil sans doute. Il fallait croire que non. Qu’est-ce que je pouvais y faire de toute façon? Je n’aimais pas me remettre entre les mains du destin, mais certaines fois, on n’avait pas le choix de le faire.

Je grinçais des dents en l’entendant m’appeler Cricri. Le genre de surnom débile dont je pouvais hériter. C’était très gentil de sa part, comme si j’avais besoin de ça. Je n’étais pas celui qui me devait d’être sujet à des éclats de colère à cause de petits incidents du genre, mais je trouvais ça particulièrement détestable. Parce que ce surnom me ridiculisait et que je ne pouvais pas supporter ça. Je n’avais pas besoin d’être ridiculisé. On pouvait m’appeler Chris, à la limite, mais mon nom était Christian. Pas Cricri.  N’empêche que pour cette fois, les circonstances et tout, je laissai tomber. Je ne pouvais pas exploser, de toute façon, je m’étais promis de ne pas le faire. Je serrais donc les dents en silence et marmonnant des mots incompréhensibles et restai planté là. Sans bouger. Il fallait que je me calme. De toute façon, il valait mieux pas que je fasse quelque chose. Il s’agissait du bibliothécaire de l’école. Rien faire et ne rien dire. Parce que pour cette fois, je pouvais me le permettre. « Il s’agit de Christian, monsieur. Vous pouvez m’appeler Chris si vous voulez.» Je tentais de me faire poli et de ne rien dire que je pourrais regretter, mais il s’agissait d’une tâche ardue. Beaucoup plus ardue que je pouvais l’imaginer.  Je l’observai s’affairer un peu partout dans la pièce, ne sachant pas trop quoi faire et puis lorsqu’il me tendit le livre, je ne pus m’empêcher de le prendre et de le feuilleter, l’écoutant d’une oreille distraite. Un livre sur la défense contre les forces du mal? Le dernier reçu à Poudlard? Intéressant. D’autant plus qu’il avait dit qu’il le gardait pour moi. Je l’entendais à peine parler, feuillant les premières pages, le regard avide. Puis un bruit sourd attira mon attention et je me relevai la tête. L’étagère, elle avait basculé de nouveau. D’un geste vif, je sortis ma baguette de ma poche et replaça le tout comme il devrait l’être. « Laissez-moi vous aider monsieur, ça va être plus rapide.»
Je lui adressai un regard qui se voulait amical, à défaut de sourire et j’entrepris de ranger un peu, nous laissant un peu plus d’espace. Et puis, je pouvais bien aider ce pauvre homme. Quoi qu’il ait fait, il ne l’avait pas mérité. Je glissai le livre dans mon sac tout en réfléchissant à ce qu’il pouvait m’apprendre.






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