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 [TERMINE] How to put an end to a fight | Sally

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Message(ϟϟ) Sujet: [TERMINE] How to put an end to a fight | Sally Mar 27 Mai - 3:28

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Let's start a new war.
Sally Chambers & Bart Vaughan



« Bordel mais qui a accepté de faire ce match amical de mes deux… »
Grogna Bart. Il était en vol stationnaire à côté de son pote et gardien, Finley et sa joue était à moitié déformée par le poing qu’il y enfonçait pour s’appuyer, marquant à la fois son ennui et son dédain. Il n’en pouvait plus de ces joueurs de Chelsea. D’autant que le match avait commencé presque une heure auparavant et qu’il commençait à se lasser de railler les joueurs adverses. Même lui, ça ne le faisait plus rire. Fawkes, Chambers et les autres lui donnaient de l’urticaire. Every. Single. Time. Et pourtant, leurs coachs respectifs s’entêtaient à vouloir les voir coopérer, se donner en représentations, ou plutôt en spectacle. Bref, il était donc dans un coin à scruter l’horizon en quête d’un vif qui était noyé dans l’immense ciel d’une grisaille à l’image de son état d’esprit – morose. Devant eux, un match féroce se déroulait entre les poursuiveurs.  Ou devrait-on dire poursuiveuses. Avec un peu de chance... OUI ! Bientôt l'ambiance pu basculer. Un sourire extatique se dessina doucement sur les lèvres du blond, remplaçant son air d’enterrement. « Hé, Finn, regarde ça ! » Soupira-t-il de bonheur en claquant des doigts près du joueur en question. Il donna un coup de menton en direction du terrain. Sara et Sally étaient en proie à une lutte infernale pour le souaffle. « Merlin, que j’aime ces femmes qui savent se battre comme des tigresses pour leur honneur. Regarde-les. » Son air rêveur ne trompait pas. « Au lieu de mâter les brunettes en action, tu ferais mieux de chercher le vif des yeux, ou ton cher et tendre va avoir raison du tien, d’honneur. » Fit remarquer un de leur batteur qui passait à proximité pour empêcher un cognard de défoncer le crâne du blondinet. Le même blondinet qui grimaça à l’appellation donnée à l’autre attrapeur. Il préférait quand c’était lui qui lançait ce genre de vannes sur la sexualité de son adversaire. Dans la bouche d’un autre, ça donnait l’air presque sérieux.

Il reporta donc tranquillement son attention vers Sara qui filait, dos à lui, vers les cages adverses, Sally à ses trousses. Elles lui offraient une vue pour le moins spectaculaire, mais ce n’était pas comme si Bart n’avait jamais vu la chute de rein de sa coéquipière, hein. Par contre, celle de son adversaire… Eh bien, disons que l’équipe de Chelsea savait s’entrainer et que ça réussissait pas mal à ses joueuses. Bart songea alors à cette fois-là, des années en arrière, à Poudlard. Ils n’étaient que des ados à l’époque, même si certains n’avaient pas forcément grandi – ahem ahem de quoi tu parles – et ils allaient à des fêtes d’ados. Bien loin des festivités auxquelles ils avaient droit maintenant. Encore que, les fêtes de l’AWH n’étaient pas en reste. C’était dans une de leur fête que Sally et lui avaient eu leur premier contact. Et quel contact… Elle était complètement ivre. Lui aussi évidemment, mais le contraire aurait été indigne d’un As de pique. Sauf qu’à l’époque, elle n’était pas exactement le modèle pin-up que le Bart débile convoitait. Pourtant, c’était bien sa langue qu’il avait essayé de fourrer dans la bouche de la pauvre innocente pendant toute une partie de la soirée, jusqu’à ce que la voix de la sagesse aka Jonathan, épaulé de Joseph, ait ramené le Méphisto du trio à la raison et ait reconduit la Serpentard à son dortoir plutôt que d’abuser d’elle. Le lendemain, il avait balayé l’épisode de son esprit, une fois la gueule de bois passée, et pour tout dire, il ne se souvenait même plus exactement comment. A l’époque, visiblement, il n’avait pas remarqué ce spectacle sensationnel. Mais là n’était pas la question. Puisque le jour où il avait ouvert les yeux et avait tenté de courtiser la demoiselle, elle l’avait envoyé sur les roses de la plus spectaculaires des façons, ouvrant ainsi les hostilités. Sérieusement, il ne voyait pas bien comment elle pouvait lui résister. Neuf filles et demi sur dix ne le faisaient pas. Elle était la demi-portion en question. Demi-portion qui parvint à voler le souaffle à Sara. Bordel. A se retourner et foncer, cette fois, droit sur eux, puisqu’il était devant les cages. Elle tenta de lancer le souaffle une fois le terrain remonté, Sara sur les talons – ou plutôt les branches de son balai, - mais un batteur de l’Arsenal fit dévier son balai suffisamment doucement pour lui épargner la chute, mais assez fort pour que son lancer se transforme en bouse de dragon. En toute mauvaise foi, Bart ignora le facteur cognard et préféra conspuer allègrement les performances de la poursuiveuse : « Hé Chambers ! Tu lances comme une fille et crois-moi, c’est pas un compliment pour les autres filles ! » Lança-t-il entre ses mains. Inutile de crier pourtant, puisqu’elle était à une dizaine de mètres mais, mince, le vif d’or n’apparaissait pas, l’attente était interminable et voir les filles se battre comme des lionnes l’avait requinqué. Il avait bien envie de relancer quelques quolibets et puis ses souvenirs frais lui avaient donné envie de venger son petit égo qui en avait pris un sacré coup le jour où elle lui avait mis une veste. « Sérieusement, c’est ça la fierté de Chelsea ? Même le moine gras joue mieux que ça ! Mais faut croire que tu partages que la taille de tes fesses avec lui. » Du Bart dans toute sa splendeur, immature à souhait. C’était à se demander pourquoi il n’utilisait pas sa cervelle pour trouver un système de défense plus glorieux. Parfois, fallait pas chercher… Quand il s’agissait de filles, et de son orgueil, c’était pas bien compliqué.


Dernière édition par Bart M. Vaughan le Lun 24 Nov - 1:43, édité 2 fois
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] How to put an end to a fight | Sally Mer 28 Mai - 23:31

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DIRE QUE LE MATCH était agité relevait de l’euphémisme. Le temps était beau ; non pas que c’ait une quelconque importance, vu que la rencontre se déroulait sous terre, mais pour le moral, c’était toujours mieux. Et le moral était important, étant donné le manque de maturité des combattants.
Ils avaient commencé depuis un bout de temps, mais les choses semblaient traîner en longueur. Rien d’étonnant, vu que certains joueurs semblaient plus occupés à se lancer des piques qu’à jouer véritablement. Comme d’habitude, les problèmes semblaient surtout venir de l’équipe d’Arsenal. Rien qui étonne vraiment Sally – elle était plutôt du genre à décapiter ses coéquipiers et à les cuisiner pour le repas du soir s’ils s’étaient avisés d’insulter les autres plutôt que de jouer.
Sally ne prêtait qu’une oreille distraite aux commentaires désobligeants de l’équipe adverse. Et pour cause : elle, au moins, était occupée à jouer. Contrairement à certains.

Balai contre balai, épaule contre épaule, elle lança un regard furieux à Sara Costantini. La poursuiveuse adverse lui avait volé le Souafle et refusait de le rendre. Certes, c’était un peu le but du jeu, mais ça ne l’empêchait pas de ressentir une certaine animosité envers ses adversaires, encore accentuée par l’adrénaline.
Quelques instants plus tard, Sally récupérait le Souafle en manquant de percuter Costantini. Elle repartit en flèche vers l’autre côté du terrain – et les buts adverses. La visibilité était bonne, le vent était avec elle… Elle y était presque. Elle allait marquer.
Et elle loupa son tir.
— Merde ! jura-t-elle en jetant un regard noir au batteur d’Arsenal responsable de son échec.
Elle le frôla, s’écartant à la dernière minute pour le forcer à dévier sa trajectoire. Et évidemment, Gros Connard Vaughan décida d’en profiter.
— Hé Chambers ! Tu lances comme une fille et crois-moi, c’est pas un compliment pour les autres filles !
Ca n’était juste pas le moment. Elle commença par l’ignorer, guettant la balle en cuir rouge pour un nouvel essai.
Bart Vaughan était un abruti fini. Il ne méritait pas son attention – et puis, elle avait autre chose à faire que de répondre à ses quolibets : gagner le match, par exemple. Il suffirait qu’Arthur attrape le Vif pour que Bart se la ferme une bonne fois pour toutes… du moins jusqu’à la prochaine fois. Il n’arrêtait jamais, comme le pire des gamins. La preuve qu’il n’avait pas vraiment grandi depuis Poudlard. Depuis Poudlard, et depuis l’époque où il avait jugé utile de lui faire comprendre qu’elle était trop laide et trop quelconque pour lui. Un geste attentionné, n’est-ce pas ?
Connard.
— Sérieusement, c’est ça la fierté de Chelsea ? Même le moine gras joue mieux que ça ! Mais faut croire que tu partages que la taille de tes fesses avec lui.
Sally abandonna sa concentration l’espace d’un instant, le temps de lever les yeux au ciel. La taille de ses fesses ? C’était tout ce qui l’inspirait ? Il était tombé bien bas. Encore plus bas que son niveau précédent, s’entend, et ça n’était pas évident. Qu’est-ce qu’il y avait, en-dessous du lombric, dans l’échelle de l’évolution ?
— Woaw, Vaughan, tu m’impressionnes, railla-t-elle quand le Souafle les ramena à côté de l’attrapeur. Ta répartie aussi, c’est ton papa qui te l’a achetée ?
Elle le dépassa en trombe, décidée à l’ignorer à nouveau. Le Souafle attendait, tout rond, tout rouge et tout dans les buts. L’un de ses collègues marqua et la jeune femme s’arrêta un instant, un grand sourire aux lèvres. Voilà qui allait rabattre son caquet au sale petit crétin.
— Quelle bande d’abrutis, lâcha-t-elle à l’attention d’Arthur, suffisamment fort pour que les abrutis les plus proches puissent entendre. S’ils passaient moins de temps à se moquer et plus à s’entraîner, ils gagneraient peut-être un match de temps en temps.
Il voulait la guerre ? Il l’aurait.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] How to put an end to a fight | Sally Lun 2 Juin - 21:49

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Bah oui voyons, bien sûr, ignore-moi. Bitch ! Oui, non mais c’est vrai quand même. Lui il essayait juste de faire la conversation, et c’était quand même pas sa faute si le seul sujet qui était d’actualité c’était la médiocrité de la poursuiveuse. Pauvre petit attrapeur incompris. BON, et sinon, dans le monde réel, Bart se contenta de plisser les yeux et de suivre madame qui l’ignorait d’un regard perçant et tout à fait désobligeant. Elle se pensait sans doute au-dessus de tout ça. A chaque fois, elle lui rappelait bien qu’il était vraiment immature quand il s’y mettait. Mais quand il arrivait à la faire craquer et qu’elle rentrait dans son jeu, c’était un régale de la voir répondre avec autant de bassesse. Parce qu’il avait beau prétendre le contraire, il avait un drôle de goût pour leurs batailles stupides. En fait, c’était presque une réaction épidermique quand elle se mettait à lui gueuler dessus. Quand elle l’ignorait, il revivait son vent désagréablement. Définitivement, il préférait une réponse. Même ce genre de réponses qui le faisaient grincer des dents. « Woaw, Vaughan, tu m’impressionnes. Ta répartie aussi, c’est ton papa qui te l’a achetée ? » Elle lui passa devant à vive allure. Tant mieux parce que l’attrapeur se sentit soudain d’une humeur fracassante. Il avait une sainte horreur qu’on le traite de fils à papa. Il s’était toujours assumé financièrement, sa mère ne faisait plus ses lessives depuis des années et il vivait loin du bercail. Il passait suffisamment de son temps à se rebeller contre son père pour marquer son émancipation mais… Comme papa Vaughan s’évertuait toujours à le tancer publiquement, il avait encore l’air d’un gosse dépendant. Ou, en tout cas, ça arrangeait bien ses détracteurs d’y croire. Et ça le mettait en rogne. Beaucoup très.

Bart s’envola au-dessus des cercles de but alors qu’un autre poursuiveur adverse se dirigeait vers ces derniers. Son regard noir était posé sur Sally. S’il avait voulu encore sortir un truc stupide et gamin, il lui aurait probablement lancé un truc sur le fait que lui au moins était pété de thunes mais c’était un des rares sujets (très rares) sur lesquels il n’ouvrait pas sa gueule. Un poursuiveur de Chelsea marqua et Bart jura entre ses dents. Non, il n’allait pas lui répondre un truc débile sur la taille de son compte en banque (ni celle de sa /bip/). Au lieu de ça, il répondit un truc bien pire, bien plus bas, et bien, bien, plus con. « Laisse mon père où il est Chambers. Moi j’ai la décence de garder privé ce qu’il se passe entre ta maman et moi. » Oui, l’attrapeur de l’équipe des Flying Gunners Arsenal venait de lancer une vanne douteuse sur les mamans et toutes ces choses odieuses qu’on peut dire à propos de ces dernières. (NdA : Même moi j’trouve ça s’fait pas). Fort heureusement pour lui, il aperçut à cet instant précis le vif se balader entre deux rangées de tribunes. Le blondinet se lança aussitôt comme si sa vie en dépendait. Du coin de l’œil, il vit qu’Arthur était en vol stationnaire et que Sally s’était approchée de lui. Tant mieux. Si elle pouvait servir à quelque chose, genre, le distraire... ça lui ferait doublement mal de savoir qu’elle avait contribué à la victoire de ses adversaires en occupant bêtement Fawkes.

Pourtant, Bart n’arriva jamais jusqu’au vif qui ne bougeait pourtant pas. Et ce, malgré le fait que l’autre attrapeur avait dû le voir et allait se lancer à sa poursuite. Mais avant ça, cette garce se permit de partager avec ce dernier ses délires loufoques et Bart sentit sa fureur grimper. « Quelle bande d’abrutis. S’ils passaient moins de temps à se moquer et plus à s’entraîner, ils gagneraient peut-être un match de temps en temps. » Mais pour qui elle se prenait cette idiote ? Elle n’était pas meilleure qu’eux, ni que lui, si ? Les membres de son équipe allaient peut-être lui crever les yeux pour ça, même si le match n’avait aucune valeur dans la coupe ou le championnat… Mais il n’en pouvait plus de l’air supérieur qu’elle prenait toujours avec lui. Il freina donc à quelques mètres du précieux vif qui se remit d’ailleurs en mouvement et fit volteface brusquement. Il entendit distinctement un « Bart tu fous quoi, espèce de crétin ! Elle te provoque là ! » Qui émanait d’un de ses coéquipiers mais il n’en avait rien à faire. C’était un de ses coups de sang qu’il ne savait pas contrôler et tant pis ! Il croisa Fawkes et lui lança un « Vas-y, fais-toi plaisir mon grand. Et surtout t’oublies pas de penser à moi quand tu seras au septième ciel. » Puis il s’arrêta brusquement quelques mètres juste devant Sally. Oui, il venait de laisser champ libre à son adversaire, ennemi juré et tout le blabla… Quand je parlais de réactions épidermiques.

Quoi qu’il en soit, il était à présent juste devant elle, sa cuisse gauche touchait même la sienne et leurs visages étaient tous proches. Il n’avait que faire du jeu et ne savait pas si les autres joueurs s’occupaient de leur petit drama. Tout ce qu’il voyait c’était le regard flamboyant qui soutenait le sien. « Qu’est-ce que t’as Sally chérie ? Ce sont tes hormones de fille frustrée qui te font te prendre pour une conne suprême ou c’est de me voir qui te fait faire la maligne ? On peut en parler si t’es jalouse, tu sais. C’est quoi le problème ? Là de suite, il la détestait. Il voulait que sa tête de peste désenfle. Ne crois surtout pas que vous gagnerez le prochain derby. C’est dans tes rêves ça. Comme-moi. » Un violent coup de sifflet déchira l’atmosphère, ramenant Bart sur terre. Aie. S’ils avaient arrêté le match pour eux, Arsenal ou Chelsea, ils allaient se faire pourrir. Ce qui n’empêcherait pas Bart de finir sa petite conversation.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] How to put an end to a fight | Sally Mer 4 Juin - 22:43

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LAISSE MON PÈRE où il est Chambers. Moi j’ai la décence de garder privé ce qu’il se passe entre ta maman et moi.
Sa maman et … ? Beurk. Beurk et totalement irréalisable. De toute évidence, il n’avait jamais rencontré Maman Chambers, pour dire des choses pareilles. (On me chuchote dans l’oreille que s’il savait que Maman Chambers avait engendré Junko ET Sally, il chercherait probablement à la connaître un peu mieux.)

— Bart tu fous quoi, espèce de crétin ! Elle te provoque là !
Elle était d’accord, c’était un crétin.
Les Flying Gunners étaient décidemment peu fiables, tous autant qu’ils étaient. Et faciles à distraire, à en juger par les remarques désagréables qui fusaient. Oui, elle le provoquait. Elle avait un peu perdu le contrôle, rien qu’un instant – elle avait tellement mieux à faire que de s’amuser avec eux – mais le jeu avait valu la chandelle, à en juger par la tête de Vaughan.
Sally savait qu’elle le regretterait plus tard. Quand il s’arrêterait pile devant elle pour lui bloquer le passage, par exemple. Et quand je dis devant elle… disons que la seule fois où elle avait été aussi proche de lui, ils étaient tous les deux ivres morts et que leurs langues en avaient profité pour faire plus ample connaissance. Ce souvenir suffisait à faire grimacer Sally, qui eut un mouvement de recul involontaire. (Non que le baiser en lui-même ait été mauvais. C’était plutôt l’après qui posait problème.)
— Dégage de là, Vaughan, grommela-t-elle en cherchant à dégager son balai. Certains d’entre nous essaient de jouer.
Manque de bol, Bart n’était pas d’humeur à dégager de là. Il était même d’humeur plutôt désagréable, à en juger par son regard noir. Sally allait se dégager une bonne fois pour toutes lorsqu’elle avisa, au coin de l’œil, Arthur qui fonçait vers quelque chose. Le Vif d’or ? Changeant aussi sec de plan, la Poursuiveuse se rapprocha encore un peu plus, bloquant un peu plus l’attrapeur avec son balai.
—  Qu’est-ce que t’as, Sally chérie ?
Et ça recommençait. Elle rentra instinctivement les épaules, attendant le prochain coup, qui ne tarderait pas à venir.
— Ce sont tes hormones de fille frustrée qui te font te prendre pour une conne suprême ou c’est de me voir qui te fait faire la maligne ? On peut en parler si t’es jalouse, tu sais. C’est quoi le problème ?
C’était tout ce qu’il avait en stock ? Des blagues usées sur son prétendu charme ?
— Oh, pitié, répliqua-t-elle en levant les yeux au ciel.
Pourtant, quelque part, Sally commençait à sentir la moutarde lui monter au nez tel le quatorze juillet assis sur un fauteuil. Toutes ces allusions désagréables remuaient des souvenirs humiliants… et elle n’aimait pas être humiliée. Elle pinça les lèvres.
— Ne crois surtout pas que vous gagnerez le prochain derby. C’est dans tes rêves ça. Comme moi.
Son sang ne fit qu’un tour et elle se raidit imperceptiblement. Quelle petite pute. Quelle espèce de petit crétin arrogant. À cet instant, Sally regretta de ne pas être un batteur : elle aurait aimé avoir une batte et un Cognard pour lui éclater la tronche proprement. Mais elle était bien élevée et elle était Poursuiveuse, aussi se contenta-t-elle de répondre vertement :
— Woaw. T’es vraiment un –
La fin de sa phrase fut noyée par un coup de sifflet violent. Regardant autour d’elle, Sally constata que le match était fini. Bien. Elle aperçut Arthur qui abordait un sourire victorieux. Parfait. Se dégageant brusquement, la Poursuiveuse jeta un regard noir à Bart.
— T’es vraiment un petit connard arrogant. T’as pas changé, Vaughan, et tu changeras jamais.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] How to put an end to a fight | Sally Mer 11 Juin - 2:38

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Provoquer Sally Chambers était vraiment devenu le second sport pro que Bart pratiquait. C’était pas plaisant, puisqu’à chaque fois, ça piquait violemment, mais c’était… une sensation  qu’il aimait, bizarrement. Au moins, il avait l’impression de provoquer autre chose que du dédain ou de l’ignorance, ce que le gamin immature en lui ne supportait guère. En fait, son orgueil se demandait comment cette jeune fille avait pu passer de Poudlard et je suis assez intéressée par l’idée que nos deux routes se croisent à ici, maintenant et j’aimerais que tu crèves Vaughan. Ouais, c’était un vrai mystère pour l’attrapeur qui se demandait ce qu’il avait bien pu faire à cette fille pour qu’elle nourrisse à son égard une telle rancœur. Alors quand il développait chez elle la moindre réaction, il était aux anges. Et là, il fut servi, à peine se colla-t-il à elle. « Dégage de là, Vaughan. Certains d’entre nous essaient de jouer. » Elle avait l’air de contenir son trouble, essayant de se dégager. Mais Bart n’en avait rien à foutre du jeu. Il ne pencha vers elle avec un sourire en coin. « Et alors ? Je te déstabilise trop pour jouer ? Tu n’arrives pas à te contenir si je te touche ? » Mais, bizarrement, il l’avait sous-estimée. La joueuse reprit vite contenance et lui tint finalement tête, entrant brusquement dans son petit jeu.

Cette fois, au lieu de se reculer délibérément, elle restreint le peu d’espace qu’il restait entre eux. Génial. Bart se mit à avoir carrément chaud. Tout ça parce que la tension entre eux était palpable, évidemment. « Oh, pitié » lui asséna-t-elle avec flegme. La répartie facile, pas vrai ? Bon, ok, ce que Bart déblatérait était plutôt crétin mais il avait espérait plus. Merde, ça ne suffisait pas à ce joueur. C’est pour ça qu’il en rajouta encore une couche, plus cuisante encore. Elle allait voir. Il allait la faire réagir ! Et quelle réaction…

Il comprit aussitôt qu’il avait franchi la ligne, cette fois. « Woaw. T’es vraiment un… » Avait-elle commencé, et là, l’attrapeur avait su que la suite allait être loin de la délicatesse subtile. Le sifflet le détourna un instant, et Sally s’arracha brutalement à leur étreinte non désirée, faisant tanguer son balai. Bart se retourna aussitôt vers elle, surpris, et près à lui balancer autre chose mais elle s’en chargea à sa place. Il n’entendit même pas les joueurs de son équipe le maudire. Il était foudroyé par le regard de la joueuse adverse qui lui promettait des ouragans. « T’es vraiment un petit connard arrogant. T’as pas changé, Vaughan, et tu changeras jamais. » Il y avait tant de haine dans ses mots qu’il ne put même pas répondre tout de suite. Ok, leurs échanges n’avaient jamais rien de bon enfant. Ils ne se taquinaient pas comme des potes et étaient toujours méchants l’un envers l’autre. Mais de là à être aussi assassin, c’était tout de même rare. Et ce n’était pas cela qui le gênait vraiment, c’était le sens de ses mots. Putain mais qu’est-ce qu’elle avait à la fin ! Bart se réveilla enfin et vit rouge. « Ah ouais ? Et bien le petit connard serait ravi que tu l’éclaires, espèce d’idiote ! Parce qu’il me semble que le petit connard n’est pas venu te mettre son dédain et sa supériorité à la gueule, la première fois qu’on s’est croisés sur un terrain professionnel, je crois ! » Il parlait à toute vitesse, furieux. Pourtant on le coupa : « Vous allez arrêter de jouer aux chiffonniers ? Cassez-vous du terrain, vous avez planté la partie ! » S’insurgea un des capitaines d’équipe mais Bart ne savait même pas lequel. Il bouillonnait. « Tu te crois supérieure à tout le monde, Chambers, et tu es toujours toute seule. Alors ne t’étonnes pas que le petit connard se comporte comme tel avec toi. » Rageur, il piqua brutalement pour se poser quinze mètres plus bas. Il fulminait. Qui avait eu l’arrogance de le dégager le jour où il était allé vers elle, hein ? Alors, oui, il lui avait fait du rentre-dedans, des années après Poudlard et elle avait le droit de ne pas vouloir y répondre. Mais de la à le dégager avec mépris et maintenant de l’accuser d’être monstrueux, elle se fichait de lui. Il était un idiot avec elle, parce qu’elle lui répondait, ça, il était d’accord. Mais son grief était profond et vraiment méprisant, et ça, il ne le comprenait pas.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] How to put an end to a fight | Sally Jeu 12 Juin - 22:50

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Alors déjà je tiens à dire que slip-chaussettes, niveau concentration, c’est pas top. Voilà.

Revenons à nos moutons. Si tant est qu’on puisse traiter de moutons une bande de gus montés sur balais. Sally, à la tête du troupeau, essayait tant bien que mal de se calmer. C’était plus fort qu’elle, Débile Vaughan avait le don de lui faire perdre son calme. Et Sally n’aimait pas perdre son calme, encore moins pendant un match de Quidditch.
Quand les équipes se dispersèrent pour rejoindre le sol, dans la mauvaise humeur générale, Sally se joignit à eux. Elle n’avait pas envie de passer plus de temps à s’énerver inutilement. Elle voulait évacuer sa frustration – en courant, en faisant une balade en balai, en s’entraînant à frapper violemment dans un Cognard – et prendre une longue douche pour se délasser.
Pressée de descendre, de s’éloigner, Sally manqua presque la diatribe furieuse de Bart. Il avait l’air aussi énervé qu’elle :
— Ah ouais ? Et bien le petit connard serait ravi que tu l’éclaires, espèce d’idiote !
C’était quelque chose, de le voir en colère. L’espace d’un instant, Sally s’inquiéta de ce qu’elle avait déclenché : l’Attrapeur semblait authentiquement furieux. Et authentiquement fou, aussi, parce qu’elle ne comprenait rien à ce qu’il racontait. Qu’elle éclaire quoi ? C’était une nouvelle sorte d’insulte ?
— Parce qu’il me semble que le petit connard n’est pas venu te mettre son dédain et sa supériorité à la gueule, la première fois qu’on s’est croisés sur un terrain professionnel, je crois !
Sally s’était arrêtée en entendant les cris, comme une idiote, et restait plantée là, dans les airs, à attendre que l’orage passe. Curieusement, sa colère s’estompait petit à petit, remplacée par une rage froide et distante, celle qu’il lui inspirait d’habitude.
Elle allait répondre quand elle fut coupée par son capitaine, toujours furieux.
— Vous allez arrêter de jouer aux chiffonniers ? Cassez-vous du terrain, vous avez planté la partie !
Elle lui lança un regard mauvais : oui, elle avait merdé, mais elle s’était rattrapée en monopolisant l’attrapeur adverse suffisamment longtemps pour qu’Arthur attrape le Vif d’Or. Comment ça, c’est pas du jeu ?
— Tu te crois supérieure à tout le monde, Chambers, et tu es toujours toute seule. Alors ne t’étonne pas que le petit connard se comporte comme tel avec toi.
Haussant les épaules d’un air dédaigneux, Sally finit sa descente et posa pied à terre. Elle fut surprise de constater qu’elle tremblait. Autant pour le contrôle de soi… Inspirant profondément, elle laissa passer quelques joueurs le temps de se calmer un peu. Elle était toujours furieuse. Quel droit avait-il d’être en colère ? C’était elle qui s’était fait humilier et ridiculiser, pas lui, avec son sourire Colgate et ses cheveux blonds si soigneusement ébouriffés.
— L’hôpital se fout de la charité, répondit-elle sèchement en le dépassant. C’est toi qui parles de dédain et de supériorité ? Comme si tu avais attendu le premier match pour me les jeter au visage.
Échauffée, Sally aurait pu continuer longtemps. Elle avait envie de sortir sa baguette et de lui jeter un sort : il ferait moins le malin quand il cracherait des limaces. Seulement, elle était mature (ou presque) et elle savait pertinemment que tout cela ne mènerait à rien. Sincèrement, elle espérait quoi ? Des excuses ? Autant s’attendre à de la neige au mois d’août.
— Peut-être que je suis toute seule, Vaughan mais je préfère être seule qu’être accompagnée chaque soir d’une personne différente. Moi au moins, quand je ramène quelqu’un chez moi, je me souviens de son prénom.
Elle prit une grande inspiration et continua plus doucement.
— Peut-être que je me crois supérieure à toi. Peut-être que ça te choque parce que t’es tellement habitué à prendre tout le monde pour de la merde. Le grand, le fabuleux Bart Vaughan, le type tellement cool que je devrais être heureuse qu’il daigne m’adresser la parole.
Finalement calmée, Sally le dévisagea avec distance. Peut-être qu’elle aurait dû faire ça plus tôt. Elle se sentait beaucoup mieux, maintenant qu’elle avait craché son venin et lui avait enfin dit ses quatre vérités.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] How to put an end to a fight | Sally Dim 15 Juin - 19:11

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La situation avait basculé. Foiré, en fait. Ils étaient passés de leurs habituelles chamailleries à ce genre de moment bizarre où on passe à table sans le vouloir. En tout cas, c’est ce que Bart ressentait. D’habitude, ils s’insultaient avec des trucs vraiment cons, histoire de s’envoyer sur les roses, et ça n’avait d’autre conséquence que d’énerver et provoquer l’autre. Les arguments étaient souvent puérils, légers, inventés et rébarbatifs, usés. Mais là, c’était neuf et pas plus plaisant. C’est vrai quoi… normalement, quand Bart innovait, genre la fois où il avait traité Sally de gobelin pestiféré ou quand il lui avait dit qu’elle n’était qu’une planche à pain décérébrée, il était super fier de lui (en mode high five mental et tutti quanti) mais là… Et bien ça n’avait rien à voir, c’était personnel, vraiment mesquin… Mais qu’est-ce qui nous arrive, se demandait Bart. Euh… Désolée, l’auteur s’excuse pour ça.

Bref, c’en était au point qu’au lieu d’être un peu énervé et très piquant, ils en étaient à vomir et poussés limite à la rage. Bart en fulminait ouvertement. Quant à Sally, elle semblait souffrir de ce genre de colère froide, plutôt dévastatrice. Et là voilà qui se barrait en plus, à son tour. Ils étaient désormais tous deux à terre et Bart sentait que la sentence allait tomber. Il se demandait si elle allait hurler, le gifler, au lieu de ça, elle resta de marbre. Et le marbre, c’est connu, c’est de la pierre. Et la pierre c’est glacial. Comme une cabane dans les bois. CQFD. « L’hôpital se fout de la charité. C’est toi qui parles de dédain et de supériorité ? Comme si tu avais attendu le premier match pour me les jeter au visage. » Et là, c’est le drame. Non, bon, sans rire, Bart en lâcha le précieux balai (à des centaines de gallions Ô MOINS) qu’il tenait dans la main. Il n’était qu’à quelques pas d’elle et pourtant, d’un coup, elle lui parut à des kilomètres. Mais qu’est-ce qu’elle racontait ? Bart était le mec sympas, toujours (bon, évidemment, sauf avec ses ennemis mortels jurés, merci Perspicace Narrator)… Certes, il se comportait en goujat avec les cruches qu’il ne rappelait pas, mais sinon… En fouillant dans sa mémoire, il remonta vaguement le fil de leur « épisode commun ». Déjà, le peu qu’il s’était passé à Poudlard, il n’arrivait même pas à s’en souvenir clairement. Il savait qu’ils s’étaient vaguement montés dessus lors d’une soirée, et que leurs langues s’étaient même dit bonjour et après néant. Puis ils s’étaient revus, longtemps après, Bart avait un peu crané parce que, beh, wouah, elle était plutôt physiquement intelligente, touça. Il s’était mangé un vent et la guéguerre avait éclaté. Alors WTF Chambers ? D’aillleurs… « Mais de quoi tu parles Chambers – tellement choqué qu’il en oubliait de l’insulter – sérieusement ? On s’était même pas parlé depuis des années, t’es conne ou quoi ? » Ah, bah voila, sa fureur lui faisait re-dire des choses sensées. Seulement, elle était lancée maintenant et  elle n’en démordait pas. Sauf que si Bart était resté sur le cul quelques secondes plus tôt, ce qu’il entendit là manqua de le terrasser. Genre, salut, je te fais ton procés. « Peut-être que je suis toute seule, Vaughan mais je préfère être seule qu’être accompagnée chaque soir d’une personne différente. Moi au moins, quand je ramène quelqu’un chez moi, je me souviens de son prénom.  Peut-être que je me crois supérieure à toi. Peut-être que ça te choque parce que t’es tellement habitué à prendre tout le monde pour de la merde. Le grand, le fabuleux Bart Vaughan, le type tellement cool que je devrais être heureuse qu’il daigne m’adresser la parole. » Maintenant, voici ton bucher, saute dedans et suicide-toi.

Le jeune homme resta scotché. C’était pire que tout. Sally Chambers venait exactement, au mot près, de lui balancer à la gueule ce contre quoi il espérait se battre depuis des années mais à quoi il contribuait avec son comportement immature.  En tout cas, pour la première partie. Et ça faisait mal. Et force est de constater que si elle s’acharnait avec cette histoire de supériorité, peut-être qu’il avait fait quelque chose. (Et là, vous vous dites : QUOI ? Bart Vaughan se remet en question ? Oh putain..) Toujours est-il que sa gorge était désormais nouée et qu’il avait dans la bouche un gout d’amertume prononcé. Reflexe débile, Bart chercha autour de lui et constata que le terrain avait été déserté. Ils étaient seuls. Enfin… surtout lui. Nerveux, il se massa la nuque. Bordel, il se sentait tellement mal. Lui, le type qui voulait qu’on le regarde différemment, qui essayait de changer cette image de lui mais qui se sabotait si souvent. Pourquoi est-ce qu’on ne pouvait pas le voir comme Jules le voyait ? Il releva enfin le regard vers Sally. Et pourquoi cette… fille, avait-elle juré vendetta personnelle contre lui ? « Au moins c’est dit, répondit-il froidement, en essayant de contrôler sa voix tremblante. T’es vraiment encore plus stupide que je le pensais si tu lis Sorcière Hebdo et toutes ces merdes. Il me semble qui t’y es pas dans mon lit Chambers, justement, donc tu ferais mieux de te la fermer plutôt que de spéculer sur ce que je fais de ma vie. J’croyais que c’était moi le connard immature qui s’abaissait à parler de cul mais je vois que tu n’es bonne qu’à me juger là-dessus… Félicitation Chambers, t’es aussi creuse que ta vie minable. » Se rendant compte qu’il était de plus en plus désemparé et qu’il avait même du mal à respirer, il se passa la main sur le visage. Quelle connasse. Il resta silencieux un petit moment. « On va régler le problème, on n’a qu’à dire qu’on ne s’adresse plus la parole, ça vaudra toujours mieux, cracha-t-il enfin. Le grand, fabuleux et tellement cool Bart Vaughan va te foutre la paix ! » Là-dessus, il passa devant elle, résistant à l’envie puérile de lui donner un coup d’épaule au passage et se contenta d’un : « Tu sais quoi ? Faudra quand même que j’te présente mon père, vous allez au moins très bien vous entendre sur ce point, j’te l’accorde. Et puis tu seras toujours plus recommandable que moi pour faire la promo de sa marque, mademoiselle perfection. » Allé salut. Quelques secondes plus tard, il avait quitté le terrain, empruntant la porte à une dizaine de mètres. Néanmoins, il ne rejoint pas les vestiaires. A la place, il se laissa tomber par terre contre le mur et se prit la tête dans les mains. Putain, il devait être un sacré bouffon, en fin de compte.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] How to put an end to a fight | Sally Mar 17 Juin - 23:05

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Bart n’était pas content. Mais Bart n’était pas pas content comme d’habitude, il n’était pas content comme elle n’était pas contente.
Ok, c’était un peu compliqué, je vous la refais. Sally avait toujours eu l’impression que tout ceci – leurs disputes, les piques et les insultes – n’était qu’un jeu pour lui. Ça n’avait rien d’étonnant, vu que tout était un jeu pour lui. Mais elle, elle était sérieuse. On aurait dit qu’il venait de s’en rendre compte et qu’il commençait à peine à réagir en conséquence. Sally avait beau être partisane du jusque-au-boutisme, elle n’était pas sûre d’apprécier cette nouvelle version de Bart.
— Mais de quoi tu parles Chambers, sérieusement ? On s’était même pas parlé depuis des années, t’es conne ou quoi ?
Elle haussa un sourcil sceptique. Après tout ce temps, il jouait encore à l’abruti ? À moins qu’il ne s’en souvienne vraiment pas. Sally ne savait pas ce qui la vexait le plus.
La jeune femme resta silencieuse un instant. Sa rage retombait comme un soufflé. Elle était fatiguée de toutes ces conneries. Ils se regardaient comme deux poules qui auraient trouvé des couteaux et se demanderaient comment les cuisiner.
— Au moins c’est dit.
Elle haussa les épaules. C’était dit. Maintenant ils n’auraient plus qu’à se regarder de façon méprisante pendant les matches et à s’ignorer du début à la fin. Elle avait réussi à le vexer une bonne fois pour toutes. Mais la victoire avait un goût un peu amer et elle fut presque rassurée de le voir rouvrir la bouche pour continuer à s’énerver.
— T’es vraiment encore plus stupide que je le pensais si tu lis Sorcière Hebdo et toutes ces merdes. (De quoi diable l’entretenait-il ?) Il me semble qui t’y es pas dans mon lit Chambers, justement, donc tu ferais mieux de te la fermer plutôt que de spéculer sur ce que je fais de ma vie. J’croyais que c’était moi le connard immature qui s’abaissait à parler de cul mais je vois que tu n’es bonne qu’à me juger là-dessus… Félicitation Chambers, t’es aussi creuse que ta vie minable.
Non, mais qu’est-ce qu’il bavait ? Elle ouvrit la bouche comme un poisson hors de l’eau, pour une fois privée d’inspiration. Il la prenait pour une groupie, scotchée à ses exploits sur papier glacé ? Elle émit un ricanement.
— Tout à fait, je passe mon temps à lire Sorcière Hebdo pour lire des articles sur toi.

Elle n’eut même pas le cœur de continuer. Quelque chose clochait. Normalement, il répondait d’un ton acide, secouait ses cheveux et faisait des clins d’œil avant de s’en tirer sur une pirouette. Là, non seulement il était plus agressif et méchant que d’habitude, mais il avait l’air… bizarre. Amer.
— On va régler le problème, on n’a qu’à dire qu’on ne s’adresse plus la parole, ça vaudra toujours mieux.. Le grand, fabuleux et tellement cool Bart Vaughan va te foutre la paix !
Sally n’eut même pas le temps de répondre le « fabuleux » qui lui brûlait les lèvres. Non, elle était occupée à suffoquer d’indignation – et à trébucher, parce que Bart la bouscula violemment en faisant sa grande sortie.
— Tu sais quoi ? Faudra quand même que j’te présente mon père, vous allez au moins très bien vous entendre sur ce point, j’te l’accorde. Et puis tu seras toujours plus recommandable que moi pour faire la promo de sa marque, mademoiselle perfection.
Il rêvait tout éveillé ou quoi ? Si les souvenirs de Sally étaient bons, c’était lui le partisan de la préservation du sang-pur, de la société sorcière dans ce qu’elle avait de mieux, etc. L’idée qu’elle, la sang-mêlée à moitié américaine, médiocre à l’école, puisse représenter la perfection aux yeux de papa Vaughan… Laissez-la rire.
Furieuse, Sally poursuivit le jeune homme dans l’idée de lui jeter au visage à quel point il était stupide.
— Non mais tu…
Et puis elle s’arrêta. Regarda autour d’elle. Fronça les sourcils. Elle n’était pas tout à fait certaine qu’il ne s’agisse pas d’une caméra cachée.
— … tu fais quoi, là ?
Sally le considéra un instant, interdite. Il avait pris sa tête dans ses mains, comme… comme n’importe qui sauf Bart Vaughan. Elle resta debout sans savoir trop quoi faire, attendant qu’il se passe quelque chose. La scène toute entière était improbable.
Force était donc de reconnaître qu’elle devait avoir touché un point sensible, ce qu’elle n’aurait jamais cru possible. À moins qu’il n’ait juste très mal à la tête, subitement, mais elle n’avait pas d’aspirine sous la main (et il était probable, de toute façon, qu’il refuserait d’ingérer quoi que ce soit qui viendrait d’elle).
Sally soupira. Ce qui allait venir allait être humiliant, mais autant crever l’abcès. D’autant plus que la résolution de Bart ne plus jamais lui parler semblait être assez difficile à assumer (en même temps, on le comprend).
— Tu ne te souviens vraiment pas, hein ? questionna-t-elle posément. Je sors pas ça de nulle part, Vaughan. T’as été vraiment très nul avec moi… la première fois. A Poudlard ? Les fois d’après aussi, mais on n’allait pas chipoter sur les détails.

(MAIS DIS DONC, OU EST PASSE SLIP-CHAUSSETTES ?)
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] How to put an end to a fight | Sally Mer 18 Juin - 2:56

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En fin de compte, se battre était inutile. Se piquer, ok, c’était au moins marrant, mais se battre de la sorte, c’était juste épuisant. Epuisant et douloureux, comme Bart venait de l’apprendre à ses dépens. Bon, en même temps, il l’avait cherché mais ce qu’il avait trouvé, il ne s’y attendait clairement pas. Faut dire qu’elle savait se défendre avec mordant, la petite poursuiveuse, mais bon. En plus de ça, elle lui tenait une rancune tenace qui venait juste d’exploser. « Tout à fait, je passe mon temps à lire Sorcière Hebdo pour lire des articles sur toi. » L’air dédaigneux ne laissait pas de doute possible. Et puis Bart le savait, c’était juste qu’il ne comprenait pas pourquoi elle s’abaissait à ses histoires de cul. C’était comme se rendre compte que son meilleur adversaire flanche mais vous a quand même roulé en marquant le point. Un autre jour, ou même un quart d’heure plus tôt, il aurait pris son air de petit con bright, la main dans les cheveux et lui aurait balancé qu’elle n’était qu’une grosse jalouse et nakeunakeunère. Mais là, le cœur n’y était plus. Il n’avait pas envie d’être con, parce qu’elle allait encore l’enterrer. Et il avait pris suffisamment dans la gueule d’un seul coup.

C’est donc tout naturellement qu’il préféra déguerpir avant que tout ne vire au drame. De toute façon, c’était réglé, non ? Silence radio et scène de crime évitée, et pourtant, il l’entendit dans son dos, l’appeler, comme pour le retenir « Non mais tu… tu fais quoi là ? » Non parce qu’elle, elle voulait encore de ça ? Il aurait pourtant pensé qu’elle aurait été la première à le féliciter de cesser les hostilités, sans parler de la satisfaction d’avoir remporté la manche en beauté. Ce qu’il faisait donc, c’était ce que tout le monde avait toujours attendu d’un adulte de son âge : couper court au conflit intelligemment avant que ça ne tourne au vinaigre. Sauf qu’évidemment, il ne le faisait pas pour ces raisons nobles. Plutôt parce qu’il était blessé et un peu à court d’arguments. Elle le lui avait bien fait comprendre.

C’est pour ça donc, qu’il s’était laissé aller de la sorte, dans un état que lui-même ne se connaissait pas, ou du moins utilisait peu souvent. Il se disait qu’elle allait le laisser là, bien trop heureuse de l’avoir descendu comme le petit crétin qu’il était mais elle ne rejoignit pas non plus les vestiaires. En fait, il l’entendit s’avancer jusqu’à lui et se poser non loin. Elle voulait quoi ? Lui cracher dessus ? Montrer sa supériorité primairement ? Peut-être lui montrer encore combien il n’était qu’un mec superficiel à son papa, creux et mesquin. Mais non. « Tu ne te souviens vraiment pas, hein ? » Bart enleva ses mains de son visage et leva les yeux vers elle, surpris. Elle n’avait plus ce ton blessant. Et lui, il se demandait de quoi elle pouvait parler. Sally poursuivit aussitôt : « Je sors pas ça de nulle part, Vaughan. T’as été vraiment très nul avec moi… la première fois. A Poudlard ! » L’attrapeur fronça aussitôt les sourcils. « De quoi tu parles ? » Souffla-t-il à voix si basse qu’elle aurait pu ne pas l’entendre. Bart chercha à nouveau dans sa mémoire, comme plus tôt. Il était vraiment perplexe. Et franchement pas sûr de vouloir parler de ça. C’était du passé, pas besoin d’en faire une scène pareille. En même temps, sa curiosité maladive le poussait à en demander plus. Comment ce truc dont il n’était pas sûr de se souvenir les avait conduit là ? Et surtout, qu’est-ce qu’il avait bien pu se passer pour qu’elle bloque dessus comme ça. Okay, maintenant, il était mal à l’aise, ce qui n’était pas non plus habituel. Décidément, rien ne l’était avec elle. Il finit tout de même par parler, cette fois sans fureur. Il était juste désemparé, et encore amer de leur échange tout frais. « Si tu parles de ce… truc à la soirée de l’AWH quand on était ados… écoute… je t’ai embrassée, mais je pensais que tu le voulais aussi et… si j’avais compris que c’était non, j’aurais rien fait… » bordel, ça n’avait pas de sens, sans déconner. « Chambers ! Tu vas pas me dire qu’il est là, le problème, hein ? Parce que c’est n’importe quoi ! » C’est vrai quoi, et le revoilà qui était à nouveau agacé. « C’était y’a des années, on était gamin, c’était un baiser et en plus, après ça, on s’est même pas revus ! » Ouais, elle l’avait évité si ses souvenirs étaient bons et franchement, il n’avait pas fait gaffe. A cette époque, il s’amusait déjà bien et ne faisait pas vraiment attention. Enfin… de là à le lyncher presque six ans plus tard… C’était n’importe quoi.

IL REVIENDRA SI T'ES SAGE  Colgate  il t'attend dans la cabane.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] How to put an end to a fight | Sally Jeu 19 Juin - 23:06

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— De quoi tu parles ?
Sally faillit ne pas entendre. Elle resta comme une idiote, silencieuse pendant quelques secondes, à attendre que quelque chose se passe. Puis il devint évident qu’il ne répèterait pas.
— Rien, laisse tomber, grommela la jeune femme.
Elle le regarda encore quelques instant, avec son grand corps tout recroquevillé comme un gamin pas content, et fit demi-tour. L’auto-flagellation avait ses limites, elle n’allait pas s’infliger toute une séance de torture juste pour le plaisir de Sa Bartjesté.
— Si tu parles de ce… truc à la soirée de l’AWH quand on était ados…
Elle se retourna, indécise. Alors, il se souvenait.
— … écoute… je t’ai embrassée, mais je pensais que tu le voulais aussi et… si j’avais compris que c’était non, j’aurais rien fait…
Quoi ?
Sally ouvrit la bouche tel le mérou commun, la referma, et répéta l’opération encore une fois. Il avait de la bouse de dragon dans le cerveau ? Même sa grand-mère Cecily avait plus de mémoire que ça, et pourtant, elle appelait Sally « Robert », persuadée qu’elle était son grand-oncle. Sauf que, pendant ce temps, Vaughan s’énervait, toujours par terre. Quelque part, le fait qu’il soit toujours assis rendait la scène beaucoup moins impressionnante : le temps que Bart se lève et qu’il la poursuive pour l’étrangler, elle serait déjà loin.
— Chambers ! Tu vas pas me dire qu’il est là, le problème, hein ? Parce que c’est n’importe quoi ! C’était y’a des années, on était gamins, c’était un baiser et en plus, après ça, on s’est même pas revus !
— T’es un abruti, Vaughan, s’énerva-t-elle à son tour. Et en plus, t’as la mémoire défaillante.

Rah, elle aurait pu l’étrangler ! Shootant dans un caillou, Sally resta silencieuse quelques minutes de plus. S’il pensait qu’elle allait le laisser passer comme ça ! Elle savait qu’il savait, il savait qu’elle savait qu’il savait. Bref, tout le monde savait. Sauf s’il ne savait vraiment pas, et là… ce serait encore plus humiliant. Penser qu’elle lui en voulait parce qu’il se comportait comme un connard et qu’il ignorait pourquoi, c’était un peu comme insulter quelqu’un qui ne vous entend pas. Totalement inutile.
Quelque part, elle avait très envie de le laisser mariner dans sa mélasse et de se barrer sans plus d’explications. Ils ne s’adresseraient plus jamais la parole, il se demanderait toujours de quoi elle parlait, les choses iraient comme sur des roulettes. Sauf que le crétin penserait sûrement qu’elle avait fui parce qu’il l’avait traitée de débile et Sally ne pouvait pas, non, le laisser avoir raison. Pas là-dessus.
— T’es pas un crétin parce que tu m’as embrassée alors que je n’en avais pas envie. T’es un crétin parce qu’on s’est embrassés alors qu’on était bourrés et que le lendemain…
De ressasser tout ça la rendait folle de rage. Penser qu’elle ait pu se montrer aussi stupide, qu’elle ait pu se laisser happer et pire, être déçue ? Heureusement que les choses n’étaient jamais allées plus loin. Sally avait pu se concentrer à 100% sur le Quidditch… et rétamer Gryffondor dans un match pas longtemps après. Tout compte fait, elle allait aller récupérer la batte du batteur de Chelsea et achever Bart une bonne fois pour toutes. Enfin, elle l’aurait fait si elle n’était pas sûre de perdre son poste dans la foulée.
— Le lendemain, t’as fait ton malin devant tes potes. Oh, c’était génial. Se faire expliquer devant tout le fin gratin des playboys de Poudlard qu’on est pas assez bien pour le grrrand monsieur Vaughan… un grand moment, vraiment.
Sally fourra ses mains dans ses poches pour se donner une contenance. Le moment de La Révélation n’était pas aussi jouissif qu’elle l’avait pensé, finalement. Des deux, elle était probablement la plus gênée. Sans compter que, regardons les choses en face, elle était probablement plus honteuse que lui.
— Et quelques années plus tard, tu te pointes comme une fleur et tu fais comme si tout allait bien ? Genre, d’un coup, je suis assez bien pour toi et je dois me joindre à ta horde d’admiratrices ?
Sally leva les yeux au ciel. Voilà, c’était dit. Il savait, le monde savait – et vous savez, fidèle lecteur – pourquoi Bart Vaughan n’était qu’un crétin fini et pourquoi elle ne le pardonnerait jamais. Jaaaaamais.
— Bref. On s’en fout, ça n’a aucune importance. Mais ne t’amuse pas à jouer les types bien avec moi, Vaughan. Je sais qui t’es.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] How to put an end to a fight | Sally Lun 30 Juin - 22:57

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« Rien, laisse tomber. » Bart était sérieusement tenté. De toute façon, il ne comprenait pas bien ce qui lui arrivait et cela ne lui plaisait pas plus. Il fit quand même l’effort d’argumenter, ou de se défendre, ou il ne savait plus très bien, en fait. Il n’était même pas sûr de savoir pour quoi il se justifiait. Peut-être que Sally était le genre névrosée qui reste focalisée sur un évènement et se torture avec tout en torturant son entourage ? Mais bon, l’option lui paraissait peu probable. Il avait beau être loin de ce qu’on peut appeler son fan numéro un, il était loin de la croire à moitié tarée. Mais, après tout, on ne connait jamais vraiment les gens. Et puis c’est pas comme si Bart connaissait ne serait-ce qu’un peu la poursuiveuse. Bref. Il avait au moins dit ce qu’il avait à dire et ne se sentait pas particulièrement libéré d’un poids. Il avait plutôt le cerveau encore plus embrouillé. Le blondinet persistait à croire qu’il lui manquait des informations capitales. Et visiblement, c’est ce que se dit la jeune femme aussi. « T’es un abruti, Vaughan. Et en plus, t’as la mémoire défaillante. » Pardon ? Bart écarquilla les yeux avant de se relever. Il resta néanmoins collé à son précieux mur.  L’idée d’avoir zappé un épisode ne lui plaisait pas vraiment. Qu’elle s’en serve pour le faire passer pour un con non plus. Mais peut-être qu’il allait y voir enfin plus clair.

Comme un abruti, en fait, il haussa les épaules, levant les mains en signe d’interrogation. C’était pas fabuleux mais il voulait l’encourager. Après tout, avec ce qu’il avait pris dans la gueule en dix minutes, il était paré à tout entendre  maintenant. Il avait du mal à croire qu’elle puisse l’enfoncer encore plus. « T’es pas un crétin parce que tu m’as embrassée alors que je n’en avais pas envie. T’es un crétin parce qu’on s’est embrassés alors qu’on était bourrés et que le lendemain… » A chaque mot, Bart avait haussé un peu plus les sourcils et là, alors que la jeune femme s’arrêtait, il avait juste l’air plus bête que jamais. Sa bouche était entrouverte, ses mains suspendues. Bon, il avait intérêt à revoir son image de beaugoss-mécheux-blond-sourire-colgate-regard-bright parce que là, il avait l’air d’un mongole. Mais, en même temps, il se demandait vraiment ce qu’elle allait pouvoir lui apprendre sur ce fameux lendemain. « Y’a eu un lendemain ? » Oh, Bart, tu parles ! Non, ne soit pas surpris. En plus tu dis de la merde. Ce qui poussa surement la jeune femme à régler la question. « Le lendemain, t’as fait ton malin devant tes potes. Oh, c’était génial. Se faire expliquer devant tout le fin gratin des playboys de Poudlard qu’on est pas assez bien pour le grrrand monsieur Vaughan… un grand moment, vraiment. »

L’attrapeur observa la poursuiveuse se braquer, apparemment mal à l’aise, tentant d’enregistrer ce qu’elle lui disait. Et alors là, heureusement que les fameuses groupies du playboy n’étaient pas là, parce qu’il était transfiguré. D’habitude, lorsqu’il sortait d’un entrainement, il n’était pas vraiment propre sur lui, mais ses petits clins d’œil rendaient le tout sexy. Là, avec cet air halluciné, il était tout, tout, sauf le Bart habituel. Sans compter qu’il commençait à comprendre et que Sally n’était plus la seule à être mal. Il avait vraiment fait ça ? Il ne voulait pas le croire. Pas lui… Et puis, il repensa au petit con qui se la pétait à Poudlard, bravant les couloirs avec Joseph, se prenant des remontrances de son autre ami Jonathan, pour ce comportement ridicule… Puis à lui, maintenant, qui se comportait en goujat – certes, avec les écervelées – mais en goujat quand même. En fait… c’était probable. Pourtant, il n’avait jamais été méchant. Mais il avait toujours tout pris à la légère.

C’est un regard presque horrifié qu’il jeta à Sally en s’imaginant se passer la main dans les cheveux, ignorant sa gueule de bois destructrice pour finalement lui dire qu’il était sans attache, ou une connerie du genre. Un truc bien lâche ou bien stupide. Bart n’était pas classe avec les filles avec qui il couchait. Et alors, avant… Même les midinettes de Poudlard qu’il avait simplement embrassé, il n’avait pas du prendre des pincettes. « Sally… Je suis… » Il était quoi ? Bonne question. Désolé, ça c’est clair. Mais c’était bizarre de s’excuser. En plus, il ne le faisait jamais. Alors devant la poursuiveuse... Cette poursuiveuse. Et surtout, devant cette joueuse. Elle n’allait surement pas accepter des excuses foireuses comme ça. Quoi qu’il en soit, il commençait à comprendre. Mais pour être sûre que le message passe, elle préféra illustrer ce qu’il se figurait. Pourquoi, du moins, elle l’avait pris de travers plus qu’il ne l’aurait fallu. « Et quelques années plus tard, tu te pointes comme une fleur et tu fais comme si tout allait bien ? Genre, d’un coup, je suis assez bien pour toi et je dois me joindre à ta horde d’admiratrices ? » Le joueur resta bouche bée. Elle le faisait vraiment passer pour un petit con. Mais c’est ce qu’il était, non ? « C’est pas du tout ça ! » Tenta-t-il brusquement. Si c’était vraiment comme ça qu’elle l’avait vu, et ce qu’il avait fait, pas étonnant qu’elle lui en veuille. « Bref. On s’en fout, ça n’a aucune importance. Mais ne t’amuse pas à jouer les types bien avec moi, Vaughan. Je sais qui t’es. » Non, non, non. Stop ! Mu par un élan qu’il ne put expliquer, le joueur fit un pas soudain en avant et attrapa la poursuiveuse par les épaules. « Attends, Chambers ! C’est pas du tout ça ! Je suis désolé, vraiment. J’ai… » Il parut réfléchir et remarqua au passage ses mains sur les épaules fines. Il les retira immédiatement, comme s’il s’était brulé. Au moins, ça lui remit les idées en place et il poursuivit. Son égo s’assit dans un coin, courroucé, mais tant pis. « Ecoute, tu sais pas qui je suis, ok ? » Il avait retrouvé son ton ferme, décidé. Fini le garçon déstabilisé. Pour autant, il n’était pas offensif. Pas comme avant. « Moi je sais très bien qui je suis. J’ai été minable, et je suis désolé. A vrai dire, et  tant pis si tu le prends mal, vous êtes surement une petite liste à avoir le même genre de réclamation à me faire mais… » Il soupira. C’était une des choses les plus étranges qu’il n’ait jamais fait. Déjà se justifier à ce propos, mais alors devant Sally Chambers, avec qui il n’avait même pas couché, et qui le détestait  ouvertement. C’était vraiment étrange. « Mais franchement, je ne peux pas changer ça. Je suis pas un modèle de relation suivie et de gentleman. Tout le monde sait ça. En tout cas, je ne l’étais pas. » Il était certain d’entendre une exclamation de dédain, mais ne voulait pas se démonter pour autant. « Je l’étais pas, mais tu ne me connais pas. C’est quelques années plus tard, tu l’as dit toi-même et on a grandi, ok ? Peut-être que je m’amuse, et je n’ai pas envie qu’on me juge pour ça, mais je ne suis pas l’espèce de con que tu adores enfoncer. Je suis un type bien. Je crois l’être en tout cas. En fait… tout ce truc de filles n’a rien à  voir, d’accord ? Et j’aimerais savoir qui tu es pour me juger d’après ce genre de choses ? Tu ne sais rien de ma vie sentimentale… » Bordel, il ne savait vraiment pas pourquoi il déblatérait tout ça. Comme si ça l’intéressait de savoir qu’il n’était pas forcément emballé tous les matins par ses frasques ? Surement pas. Mais au plus il parlait, mieux il se sentait. « Tout ce que tu as besoin de savoir c’est que je suis un joueur de Quidditch, qu’on joue l’un contre l’autre et que je ne suis pas une couverture de magasine. T’es une fille intelligente, je suis sûre que tu le comprends. » En fait, il se sentait vraiment mieux, puisque son ton piquant revenait lentement à la charge. « Et je te demande pardon d’avoir fait… ce que j’ai fait. » Voilà, là, il avait tout dit. Bart resta donc figé face à elle, essayant de capter son regard. Il avait peut-être été con avec elle. Pourvu qu’elle se rende compte qu’il valait ses excuses.
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Message(ϟϟ) Sujet: Re: [TERMINE] How to put an end to a fight | Sally Dim 6 Juil - 13:21

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Sally ne releva même pas le « Y’a eu un lendemain ? » incrédule de Bart. Au moins, les choses étaient claires : il avait bel et bien tout oublié. Quelque part, c’était très vexant. Ça voulait dire qu’elle était la fille un tantinet obsessive qui avait fait une fixette sur l’événement précis dont personne à part elle n’avait rien à foutre. Mais elle ne lui en voulait pas tant que ça, en fait ?!? – c’est du moins ce dont Sally essayait de s’en convaincre – et tout ça n’était qu’une preuve confirmant ce qu’elle savait déjà : Vaughan était un idiot.
Heureusement, la tronche qu’il fit à cet instant était une récompense suffisante. Une expression d’incrédulité embarrassée s’était dessiné sur son visage habituellement si souriant.
— Sally… Je suis…
La jeune femme haussa un sourcil. Il était… quoi ? Un abruti ? Tout sale à force d’être assis par terre ? Fatigué ? Désolé ? L’un des mecs les plus désagréables que la planète Terre ait porté ? Un peu déroutant, là, assis par terre avec les yeux du Chat Potté ?
— C’est pas du tout ça !
Ils pouvaient jouer à ce petit jeu longtemps. Elle se sentait désormais stupide et relativement puérile ; et de toute façon, il semblait évident que cette discussion ne mènerait nulle part. Il pourrait dire ce qu’il voulait, ça ne changerait rien à l’affaire. Il était temps de mettre fin à cette conversation et d’oublier qu’elle avait jamais eu lieu.
Comme Sally lui signifiait son agacement et s’apprêtait à tourner les talons, Bart sembla se réveiller.
— Attends, Chambers ! C’est pas du tout ça ! Je suis désolé, vraiment. J’ai…
Sally réprima un soupir. Elle n’avait plus qu’une envie, aller se coucher.
— Ça n’a pas d’importance, Vaughan. Vraiment.
Après tout, rien ne les obligeait à se fréquenter, n’est-ce pas ? S’ils voulaient se haïr jusqu’à la fin de leurs jours, ça ne poserait pas forcément un problème… tant qu’ils arrivaient à rester concentrés en match (pas comme le jour même, donc).
— Écoute, tu sais pas qui je suis, ok ?
Cette fois, Sally fronça les sourcils. Oh, vraiment ? Après toutes ces embarrassantes confessions, il allait s’obstiner ?
— Moi je sais très bien qui je suis. J’ai été minable, et je suis désolé. A vrai dire, et  tant pis si tu le prends mal, vous êtes surement une petite liste à avoir le même genre de réclamation à me faire mais…
— De mieux en mieux, grinça-t-elle en levant les yeux au ciel.
S’il savait qu’elle allait mal le prendre – et vous et moi, savons, cher public, qu’il venait juste de lui dire qu’elle n’était rien d’autre que l’une de ses nombreuses groupies (qui, quoi, mauvaise foi ?) – pourquoi ne pouvait-il pas se taire ?
— Mais franchement, je ne peux pas changer ça. Je suis pas un modèle de relation suivie et de gentleman. Tout le monde sait ça. En tout cas, je ne l’étais pas.
Cette fois, le ricanement jaillit sans qu’elle puisse le contrôler.
— Je l’étais pas, mais tu ne me connais pas. C’est quelques années plus tard, tu l’as dit toi-même et on a grandi, ok ? Peut-être que je m’amuse, et je n’ai pas envie qu’on me juge pour ça, mais je ne suis pas l’espèce de con que tu adores enfoncer. Je suis un type bien. Je crois l’être en tout cas. En fait… tout ce truc de filles n’a rien à  voir, d’accord ? Et j’aimerais savoir qui tu es pour me juger d’après ce genre de choses ? Tu ne sais rien de ma vie sentimentale…
Mais il était sérieux, là ? Elle n’avait pas subi ce moment absurde pour perdre encore des heures à essayer de le convaincre.
— Parfait. Si tu en es persuadé, bonsoir.
— Tout ce que tu as besoin de savoir c’est que je suis un joueur de Quidditch, qu’on joue l’un contre l’autre et que je ne suis pas une couverture de magazine. T’es une fille intelligente, je suis sûre que tu le comprends.
— Parfait, répéta-t-elle sur un ton excédé. Tu m’as parfaitement convaincue. Je tâcherai de garder ça à l’esprit prochaine fois que tu feras une remarque spirituelle sur mes fesses plutôt que de te concentrer sur le jeu.
Haussant les épaules, elle s’apprêtait – encore une fois – à prendre la poudre d’escampette quand Bart continua. Vous l’aurez deviné, Sally était énervée : il la faisait passer pour une idiote revancharde alors que tout le long, il était celui qui s’était mal comporté.
— Et je te demande pardon d’avoir fait… ce que j’ai fait.
Sally le regarda longuement. Elle ne comprenait pas ce qu’il voulait. Qu’elle le pardonne ? Qu’elle pense qu’il était un type bien, juste parce qu’il s’était excusé ? Elle avait tout de même du mal à croire qu’elle s’était trompée sur toute la ligne et que tout ce qu’elle avait toujours vu de lui était factice. Mais si elle voulait pouvoir rentrer se coucher un jour, il allait falloir qu’elle fasse un effort et qu’elle passe l’éponge. Après tout, il savait désormais ce qu’elle ne pensait.
— D’accord, répondit-elle. Je…
Elle inspira profondément.
— Je peux te donner un conseil ? Si tu veux que les gens te voient autrement que comme une couverture de magazine… tu devrais peut-être les laisser voir qu’il y a quelque chose d’autre.
Cette fois, Sally en avait assez. Et sans laisser à Bart le temps de répliquer, elle tourna les talons et prit le chemin des vestiaires.
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