[TERMINE] Nice to meet you. Well... again. | Jules.

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[TERMINE] Nice to meet you. Well... again. | Jules.

Message par Invité le Lun 5 Mai - 1:28

Souvient-toi, ces nuits-là.
Jules O'Connor & Bart  Vaughan

« Maman, j’veux pas y’aller ! Non mais ça va être plein de coincés du cul et de… »
« Bart, ton langage, enfin ! »
« Mais m’man pourquoi j’peux pas rester, bordel, Romy m’a prêté une gameboy et une cartouche pokémon, j’ai beaucoup plus important à faire ! »
«  Encore un mot et tu peux dire adieu à l’essai en avant-première du dernier éclair, c’est d’accord ? »
« Putain, j’en ai marre, vous êtes trop relous. »
« Ne parle pas comme ça à ton père, Bart ! Rentre dans cette cheminée, tout de suite ! »

Non, vous ne rêvez pas, Barthélémy Vaughan, vingt-quatre ans, en train de faire un caprice dont serait jaloux son dernier petit cousin de cinq et demi. Bon, fallait aussi préciser, à sa décharge, qu’il ne geignait pas pour rien. Pas totalement. Alors, oui, il aurait pu le faire avec plus de classe, mais de là à lui jeter un seau de cailloux… C’est en tapant presque du pied, ou, à défaut, en foulant la cendre de l’âtre rageusement, que le blondinet s’empara de la poudre de cheminette. Il jeta un dernier regard féroce à ses géniteurs et disparut après un « Ministère de la magie » distinct. La raison de toute cette… tension familiale dramatique ? Non, ce n’est pas un nouvel épisode de Plus belle la vie. La réponse était quand même bien moins terrible. Les Vaughan avaient été conviés à un cocktail dinatoire organisé par la famille Andersen. Famille éminemment politique, elle balançait entre Alliance et Consortium et avait besoin d’un auditoire, d’attention et… de fonds. Plusieurs familles de belles lignées étaient invitées mais Bart n’avait pas demandé de liste, il s’en foutait royalement. Et puis il y avait les Vaughan, riches Vaughan, membres de l’Alliance. Génial.

L’ambiance allait, bien sûre, être agréable et détendue (lol). Un oncle des Andersen était membre du Magenmagot et une aile du deuxième étage, réservé au département de la justice magique, abritait une salle capable de faire office de salle de réception. Le comité serait plutôt restreint (cinq ou six familles) mais le gratin de ce qui se faisait de riche ou intéressant d’un point de vue politique serait là. En plus, sa sœur n’était même pas là. Madame était de garde à Sainte-Mangouste pour la nuit. En sortant de l’âtre dans le hall désert, Bart songea un instant à se casser volontairement un bras pour être envoyé là-bas. Ce serait toujours mieux. Puis, ensuite, il se souvint que son corps de dieu était son outil de travail et que s’il voulait qu’Arsenal écrase Chelsea lors du championnat, un séjour à l’hôpital n’était pas extrêmement intelligent. Soit ! Puisque tout était contre lui, très bien, il irait se faire chier comme un espèce de rat crevé. Il se maudit de ne pas avoir de plan cul en ce moment, d’être « en froid » avec Eden, que Romy soit agoraphobe, que Sara ait d’autres plans… mais sérieux, c’étaient quoi ces filles ou « amies » en carton qui ne pouvaient pas lui servir d’excuse-cavalière.

Papa et maman Vaughan débarquèrent derrière lui. Bart se sentait pris au piège, et lorsqu’ils se flanquèrent chacun d’un côté, et qu’ils se mirent en route pour le second étage, il aurait presque fondu en larmes. Au lieu de ça, il fomenta au moins quarante-douze plans dans sa tête pour faire chier son père incognito pendant la soirée. Une réaction très mature, j’en conviens bien. Et puis, ils arrivèrent devant les doubles portes. « Barthélémy, - le concerné grinça des dents -, cette soirée est importante. On ne te demande  qu’une heure, ou deux, ce n’est rien ! Tu penses pouvoir en être capable, ou bien ta mère et moi allons encore être couverts de honte? » Bart lança un regard assassin à son père. « La confiance règne. Tu crois que c’est ce genre de propos qui me donnent envie de  servir tes intérêts ?... » Kieran soupira. « Prouve-moi que tu peux te tenir correctement et on en reparlera. » Les portes s’ouvrirent.

Bart se sentait à l’étroit dans son trois pièces couleur lie-de-vin. Pourquoi est-ce qu’on ne pouvait pas venir à un cocktail en jean et tee-shirt, d’abord ? Bonne question, mais personne d’autre ne se l’était posée. Tous les hommes étaient élégamment vêtus et les femmes arboraient robes et parures de bijoux. On eut dit un concours de richesses bien pompeux. Et puis il y avait beaucoup plus de monde qu’il s’y attendait dans cette pièce aux murs de velours marron et aux meubles en noisetier. Enfin, au moins, au fond, il y avait un buffet, et sur le mur à côté, un bar dont le service était assuré par trois elfes de maisons qui semblaient sous coke. Sérieux, un peu plus d’agitation et le cœur allait lâcher. « Kieran, je te présente ma femme… » Oh non, pas des présentations à mourir d’ennui. « … comme mon fils Barthélémy. Barthélémy ? Bart ! » Le blondinet lâcha le bar du regard et se tourna vers son père qui avait l’air – déjà – exaspéré. Machinalement, l’attrapeur tendit la main à l’homme en question mais il était de nouveau tourné vers les elfes. « Bon sang, essaye de te tenir correctement, » siffla Kieran entre ses dents. Et Bart, avec toute la volonté du monde, allait lui répondre mais il fut soudain frappé. Près du buffet, raide comme un piquet, se tenait Jules O’Connor. Son regard valsait dans le vide et le joueur ne put que fausser compagnie à ses parents. Une tête connue, amicale, et presque de son âge, enfin. Bon, c’était étrange de la croiser dans ce genre d’évènements puisque d’habitude, Jules était perchée sur ses genoux ou non loin de lui, en boite ou dans des endroits bien moins recommandables, à user de substances toutes plus… folles les unes que les autres, provoquant quelques scandales. Et d’ailleurs, ça faisait une éternité que ça n’était pas arrivé. Il fit un crochet par le bar pour récupérer deux cocktails en se demandant quand est-ce qu’il l’avait vu la dernière fois ; la réponse ne vint pas. Finalement, il se fraya un chemin jusqu’à elle et lui tomba droit devant. « Hey Jules, quel plaisir de te voir ici ! La soirée vient de devenir tellement plus intéressante. » En réponse, on le dévisagea avec ce qui ressemblait à de l’indifférence polie. Bart en fut quelque peu déstabilisé. Il était peu habitué à cela de la part de la jeune femme. D’un geste volontaire, il lui tendit un des cocktails et un sourire à tomber. « Bah alors ? T’es pas d’humeur ? Promis, on la joue sage ce soir, mais quand même. » Mais quand même, elle se fichait de lui, ou quoi ?


Dernière édition par Bart M. Vaughan le Jeu 19 Juin - 0:56, édité 1 fois

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Re: [TERMINE] Nice to meet you. Well... again. | Jules.

Message par Invité le Lun 5 Mai - 8:40

Ma chérie, tu es magnifique. Non, ce n’était pas Cristina Cordula qui s’adressait à moi (d’ailleurs, je n’avais aucune traître idée de qui pouvait bien être cette personne, mais ma narratrice ressentant une forme de quatorze juillet lui montant au nez de ne pouvoir faire cette magnifique blague à cause de la narration à la première personne, on fera comme si), mais bel et bien ma mère. Tournant sur moi-même pour lui faire face, n’appréciant guère le fait de ne voir que son reflet, je guettais l’approbation dans son regard. Approbation que je trouvais immédiatement. Je n’en avais d’ordinaire pas besoin pour vivre, mais étant donné que c’était ma première sortie mondaine depuis « l’incident », je souhaitais l’avoir. Plus d’un an s’était écoulé depuis la dernière fois que j’avais assisté à ce genre d’événements et je n’avais pas été pressée que cela arrive de nouveau. Je n’avais pas la moindre idée de la façon dont j’étais censée me comporter en public, je n’avais pas envie de sentir les regards curieux ou méfiants des personnes présentes sur moi … mais je n’avais pas pu dire non quand ils me l’avaient demandé. Je sentais que c’était important pour eux. Cela et le fait que j’étais susceptible d’y croiser d’anciennes connaissances qui réussiraient peut-être là où d’autres - ou tout, à vrai dire - avait échoué. Un pan de ma mémoire me serait rendu si j’avais de la chance. On ne pouvait pas dire que ce soit ma caractéristique principale, mais il fallait espérer que tout se passe au mieux, et même au-delà. Je faisais tout pour, à commencer par cette robe que j’avais sélectionnée au milieu de celles qui m’avaient été proposées. Elle était faite d’une étoffe fluide, gris perle, et n’avait rien d’ostentatoire, bien au contraire. Mon seul regret était que ses manches étaient excessivement courtes et que je ne pourrais donc en aucun cas tirer sur celles-ci en cas de panique intense. Mais il n’y avait aucune raison pour que cela se passe mal, comme me le signifièrent mes parents alors qu’ils finissaient de se préparer. Un nombre restreint de familles serait présent, la plupart d’entre eux étaient au courant de sa « condition », il s’agissait juste pour moi et pour eux de renouer aux yeux du « monde » pour arrêter les rumeurs selon lesquelles j’étais devenue folle et étais internée à Sainte-Mangouste jusqu’à nouvel ordre.

Autant dire que pareilles révélations n’étaient pas pour m’enchanter. J’avais fait mes devoirs, en observant et en tentant de mémoriser les portraits de ceux qui seraient présents avant que mon père ne s’emporte et ne prenne le tout des mains de ma mère : Au nom de Merlin, Mary, elle est amnésique, il est donc logique qu’elle ne se souvienne pas d’eux, laisse-la tranquille avec ces stupidités ! Un coup d’éclat du genre de la part de mon père était exotique au point de faire abandonner immédiatement la partie à ma mère qui s’était empressée de me présenter ses excuses. Un an après, mes propres parents étaient incapables de se comporter normalement avec moi. Je n’allais pas cracher sur leur affection et leur soutien, qui me comblaient évidemment. Ce cocon familial était le refuge idéal et l’idée d’un peu de stabilité et de certitudes dans ma vie n’avait rien de désagréable. Ce n’était donc qu’avec une connaissance très rapide des invités du soir que je sortis de la cheminée au Ministère de la Magie. Je marquai un temps d’arrêt, attendant que mes parents émergent pour admirer l’architecture du bâtiment. C’était la première fois que je la voyais, tout du moins dans cette « vie » et elle me coupa le souffle quelques instants. J’en caressai mentalement les contours du bout d’un fusain imaginaire pour tenter de les garder en tête et les tracer de nouveau plus tard. Je fus rapidement tirée de mes observations par une main douce dans mon dos et suivis docilement le mouvement jusqu’à la salle où avait lieu la réception.

Il y avait déjà trop de monde à mon goût. Les premières minutes furent un tourbillon de présentations, ou plutôt de re-présentations pendant lesquels on me prit la main, on observa le fond de mes yeux, on demanda ce qu’avaient dit les Médicomages, on suggéra des potions, des noms de professionnels capable de changer cet état de fait … enfin, si tel était votre désir, avec un regard entendu pour mes parents. Ce fut la remarque de trop qui me fit gracieusement sourire avant de glisser poliment : Je vous prie de m’excuser, je vais essayer de me trouver un rafraîchissement. Le regard lourd de sens qu’adressa la blonde squelettique en robe fourreau à ma mère fut suffisamment explicite pour que je tourna les talons sans le moindre regret. J’évitai sciemment celui de mon père pour aller un peu plus loin, un peu à l’écart de toute cette parade qui m’ennuyait déjà profondément. Connaissant mes anciens vices, je ne pus m’empêcher d’éprouver de l’empathie pour cette Jules qui avait l’embarras du choix pour se distraire et échapper à ce carcan étouffant d’hypocrisie. C’était cela, le plus criant : tous ces gens se détestaient sans doute mais étaient là dans le même but : se faire bien voir, exhiber ses enfants parfaits, peut-être même organiser des mariages arrangés entre Sang Pur. L’idée seule me donna la nausée et je dus respirer. Tout allait bien. Il fallait simplement que je fasse bonne figure quelques temps, une heure ou deux sans doute, puis je prétexterais un mal de crâne que l’on attribuerait sans doute à ma « condition » et on me laisserait rentrer. Il n’y avait rien d’amusant à cet exercice et je n’avais pas vu le moindre visage familier qui pouvait se révéler être un atout dans ma quête pour retrouver mes souvenirs perdus. Ce n’était pas une obsession, simplement le seul attrait que j’avais trouvé à ces mondanités et il venait de s’envoler. Enfin …

Hey Jules, quel plaisir de te voir ici ! La soirée vient de devenir tellement plus intéressante. Je ne sursautai pas, mais je n’avais pas vu venir le beau blond qui s’adressait à moi, un verre dans chaque main. Je détaillai sa personne, le remettant au final plutôt rapidement aux vues des circonstances. L’avantage quand vous aviez une mémoire vide était que vous la remplissiez beaucoup plus facilement et que vous vous souveniez de choses que vous aviez lues ou vues. Et il en faisait partie. Bah alors ? T’es pas d’humeur ? Promis, on la joue sage ce soir, mais quand même. Mon premier réflexe fut de lever la main droite pour stopper ce verre qui s’avançait vers moi. Je n’avais pas besoin d’en humer le parfum pour me douter qu’il contenait de l’alcool. Merci, mais je ne bois pas. Je ne bois plus aurait sans doute été la formulation adéquate mais comment parler spontanément de quelqu’un dont vous n’avez pas le moindre souvenir, même s’il s’agit de vous-mêmes ? Personne ne me l’avait enseigné. Son nom m’était revenu facilement : Bart, c’est bien ça ? Et avec, tout un tas de photos et d’articles de journaux à scandales que j’ai retrouvés dans ma chambre. Heureusement pour moi, j’avais visiblement la manie de découper les coupures me concernant (enfin, l’ancienne moi) et j’avais pu ainsi assembler quelques pièces du puzzle. Et Bart Vaughan en faisait partie. Le nombre de clichés nous montrant tous les deux, en boîte de nuit ou ailleurs, dans des états d’ébriété ou autre état avancé était impressionnant. De ce que j’avais cru en comprendre, nous étions alliés en soirée … ou plus ? Son sourire charmeur laissait-il sous-entendre qu’il se passait en réalité beaucoup plus entre nous à l’époque ? Poser la question aurait sans doute été le plus aisé mais … nous n’en étions pas là, loin de là. Cela doit faire très longtemps que nous ne nous sommes pas croisés. Sinon, il ne m’aurait pas proposé d’alcool. Savait-il seulement ce qui m’était arrivé ? On pouvait très honnêtement en douter, même si j’étais apparemment l’une des attractions de la soirée.

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Re: [TERMINE] Nice to meet you. Well... again. | Jules.

Message par Invité le Lun 5 Mai - 15:25


« Merci, mais je ne bois pas. » Euh… sérieusement ? Malgré son air imperturbable, le blondinet resta le bras tendu inutilement. Il rit, presque de bon cœur, mais comme il était bien le seul, il cessa vite. Elle dédaignait obstinément le verre. Alors qu’il y a des mois de ça, elle était du genre à se jeter au goulot de la bouteille du pire des alcools. Certes, ils étaient en présence de personnes autrement plus importantes que lors de leurs virées nocturnes de dépravés. Mais de là à refuser un petit verre… « Oui, bien sûr que tu ne bois pas, » fit-il d’un air chargé de sous-entendus. Bon, ça pouvait toujours être marrant cinq minutes. Un peu comme une blague ? « Bart, c’est bien ça ? » Ah ouais. Quand même. Bart en était certain à présent, il n’avait pas vu Jules depuis une éternité, mais, dans ses souvenirs, elle avait un tout autre humour. Ce genre de blagues n’était pas franchement drôle mais il devait au moins admettre qu’elle jouait très bien la comédie. Il eut une espèce de sourire jaune, puis lui fit un petit clin d’œil entendu. « Bien joué O’Connor, j’y ai presque cru. Soit, Bart, enchanté, et toi c’est Jules, c’est ça ? » Elle ne cilla pas. Si elle continuait à faire semblant, elle était vraiment très forte. Elle était où la gamine piquante d’avant et son sourire mutin ? Soudain, le blondinet se demanda si elle plaisantait vraiment. Peut-être qu’au cours de leurs aventures, il avait fini par faire quelque chose de mal ou de déplacé ? Ou les scandales étaient-ils devenus trop fréquents ? Peut-être que Jules ne jouait à aucun jeu et qu’elle lui en voulait tout simplement, pour une raison indéterminée. Dans ce cas-là, c’était plus grave qu’un petit jeu enfantin.

Finalement, il posa un des verres sur un bout de table proche et se passa nerveusement la main dans les cheveux. Son regard se promena sur les alentours, personne ne faisait attention à eux. Même ses parents ne le surveillaient pas. Il baissa quand même la voix : « Tout va bien ? T’as l’air bizarre. J’ai marché, tu peux arrêter p’tite tête. » Bart remua les méandres de sa mémoire. Les soirées avec Jules étaient toujours imprimées en motifs nébuleux dans ses souvenirs mais même la dernière fois, il n’avait pas été trop loin. Après tout, ivre il faisait souvent des choses parfaitement stupides, mais il n’y avait qu’une fois où le dérapage avait pris des proportions presque dramatiques. Et c’était avec Eden. Mais avec Jules ça n’était jamais parti en vrille. En tout cas, pas entre eux. Ils faisaient plutôt équipe contre ces vrilles artistiquement flous, en général. Jules avait toujours été du genre à le charmer, flirter, et puis à le refroidir net et c’était devenu un petit jeu, après tout. Elle était quand même plus jeune que lui et à l’époque, la différence était vraiment marquée, alors il ne l’avait jamais touchée. Une fois, ils s’étaient embrassés, lui semblait-il, un bref instant, et plus de manière carnivore que romantique, juste pour emmerder un paparazzi bien lourd. Et ils étaient largement sous l’emprise de stupéfiants. Et après ça, ils s’étaient revus sans aucune gêne. Non… il allait lui demander plus explicitement s’il n’avait pas fait quelque chose qui aie pu l’offenser mais elle le bluffa une fois de plus.

« Cela doit faire bien longtemps que nous ne nous sommes pas croisés. » En effet. Cependant, Bart n’avait jamais entendu dire que le dicton loin des yeux, loin du cœur était littéral. En tout cas, pas en oubliant quelqu’un en ne le voyant plus pendant de longs mois. Le blondinet voulu boire un peu, mais finalement, le verre le désintéressa, il se sentait étrange. Il posa donc le cocktail à côté du premier et posa ses mains sur les épaules de Jules. Ils avaient déjà été plus intimes que par ce geste, pourtant, il eut l’impression de toucher une parfaite étrangère. « Ecoute, est-ce que tu veux me dire quelque chose ? Je sais bien qu’on n’a pas toujours eu des conversations sensées, mais je peux quand même t’écouter. On n’est pas obligés de… de faire comme avant quoi. Je sais que cette soirée est importante, je comptais pas remuer la pièce. » Il était un peu mal à l’aise. « Tu m’en veux pour… nous ? Tu sais, tout ce qu’on a fait ? » Bon, ça pouvait sonner étrange pour un étranger, mais pas pour Jules. Jules qui, quand elle le voulait, avait une grande gueule et était capable de lui dire ce qui n’allait pas. La preuve, elle lui avait toujours dit quand s’arrêter. Enfin, ce n’était pas dans ses habitudes de laisser des silences gênants et d’être mal à l’aise alors il se remit à sourire, la lâcha et lui lança le plus humblement possible : « Tu es superbe dans cette robe. C’est pas courant de te voir aussi apprêtée mais ça te réussit. » Allé Jules, arrêtes tes bêtises maintenant.


Dernière édition par Bart M. Vaughan le Mar 27 Mai - 15:22, édité 1 fois

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Re: [TERMINE] Nice to meet you. Well... again. | Jules.

Message par Invité le Lun 5 Mai - 17:30

Bien joué O’Connor, j’y ai presque cru. Soit, Bart, enchanté, et toi c’est Jules, c’est ça ? Il ne savait donc pas. Ceci ajouté à sa réflexion précédente me suffisait pour en être assurée. Il allait donc falloir que je l’en informe, avant de me mettre à poser des questions. Cela ne m’enchantait pas spécialement, même si l’idée de pouvoir mettre plus qu’un nom sur ces photos, peut-être une histoire entière à stocker dans un coin de ma mémoire en espérant que ceux qui y étaient originellement refassent surface. C’était une possibilité alléchante même si pour l’instant, il ne faisait rien pour m’aider ou me mettre à l’aise. Au moins renonça-t-il rapidement à me faire boire le cocktail qu’il m’avait apporté, qui avait pourtant l’air délicieux, coloré et chamarré (une touche d’excentricité dans ce monde de convenances). Je suivis son regard, alors qu’il semblait guetter quelque chose ou quelqu’un. Ses parents ou les miens ? Ou les deux. Je ne savais absolument pas de quoi ils pouvaient bien avoir l’air, je remettais simplement le fait que mon père m’avait parlé de Kieran Vaughan avec lequel il devait converser à un moment ou à un autre de la soirée. Il finit par adopter le ton de la conspiration. Tout va bien ? T’as l’air bizarre. J’ai marché, tu peux arrêter p’tite tête. J’avais les mains moites. Sans doute aurait-il fallu que je lui dise immédiatement ce qui se passait, mais je ne parvenais pas à trouver mes mots. Je tentais rapidement de lui faire comprendre par une subtile allusion ce qui n’allait pas, mais il ne sembla absolument pas la saisir. Il n’hésita cependant pas avec mes épaules, ce qui me fit me raidir légèrement. Ce n’était pas désagréable en soi, simplement je ne savais absolument pas à quoi m’attendre, s’il allait tenter de me secouer ou, qui savait, m’embrasser ? Ne sachant pas ce dont nos relations étaient faites, c’était plutôt compliqué.

Ecoute, est-ce que tu veux me dire quelque chose ? Je sais bien qu’on n’a pas toujours eu des conversations sensées, mais je peux quand même t’écouter. On n’est pas obligés de… de faire comme avant quoi. Je sais que cette soirée est importante, je comptais pas remuer la pièce. Ce n’est pas … tentais-je, mais sans doute si faiblement qu’il ne m’entendit pas. Je voulais lui dire que je n’avais pas peur que nous retournions la salle étant donné que cela n’arriverait pas, que je n’avais rien contre lui, qu’il me fallait simplement un peu de temps et qu’il allait devoir non pas me rafraîchir la mémoire, mais m’aider à la reconstruire. Tu m’en veux pour… nous ? Tu sais, tout ce qu’on a fait ? Là, en revanche, je ne sus quoi dire. Ce que nous avions fait ? Avions-nous couché ensemble la dernière fois que nous nous étions vus, ce qui expliquait mon silence pour lui ? L’information avait du mal à se frayer un chemin dans mon esprit. Entendons-nous, il n’avait rien de désagréable à regarder et, de toute évidence, nous nous entendions bien, mais je n’étais pas certaine d’être à l’aise avec le fait d’apprendre que j’avais couché avec untel ou untel, ce qui arriverait bien évidemment. Tu es superbe dans cette robe. C’est pas courant de te voir aussi apprêtée mais ça te réussit. Merci, parvins-je finalement à dire. Je lissai un pli sur ma robe avant de revenir à son regard. Par où commencer ?

Ce n’est pas quelque chose que tu … que nous aurions fait, commençai-je, c’est que … en fait, je n’en reviens pas que tu ne saches pas, finis-je par noter avec une faible esquisse de sourire, je sais que cela a fait le tour du « gratin » pourtant. L’enfant terrible des O’Connor, enfin calmée. C’était la première fois que j’en parlais avec cette ironie dans le ton, mais cela m’avait semblé approprié et sentir quelques regards furtifs sur moi de temps en temps, ajoutés à la réflexion qui m’avait fait quitter le sillage des « gens » m’irritait lentement, mais sûrement. Rester calme était difficile même s’il s’agissait de ma ligne de conduite habituelle. Cependant, au milieu de ces gens pensant être parfaits, je n’y arrivais pas. Me mordant la lèvre, je finis par revenir à Bart. J’ai fait une soirée de trop. Je me suis réveillée en Pologne, avec de la drogue dans les poches, et pas le moindre souvenir. Peut-être était-ce plus simple de le dire, sans trop de fioritures. Un léger sourire résigné me vint ensuite : Alors j’ai vu les photos, les coupures de presse … mais je n’ai pas la moindre idée de ce dont tu me parles. Et crois bien que j’en suis la première désolée. Pitié, qu’il ne rie pas aux éclats en me disant que c’était une bonne blague mais qu’il fallait en finir, maintenant.

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Re: [TERMINE] Nice to meet you. Well... again. | Jules.

Message par Invité le Mer 7 Mai - 1:10


Quelque chose avait dû échapper à Bart. Jules ne pouvait pas jouer aussi bien la comédie. Elle était trop muette, renfermée, puis même mal à l’aise. Il s’en rendit compte à leur contact. Jules n’avait jamais été farouche et surtout pas avec lui, en tout cas. Et bientôt, lui aussi fut mal à l’aise, quand elle le laissa déblatérer ses semi-excuses ou tentatives de la tirer de son mutisme pour finalement lâcher un banal « Merci » quant à son  compliment – sincère, oui – mais tout aussi banal. Il en fut même offensé et si ça avait été un autre que Bart, il aurait peut-être fait demi-tour sur le champ. La plaisanterie, si c’en était une, avait assez duré. Il y avait d’autres façons d’éconduire un garçon, pour commencer. Et puis, mince, ils n’avaient même jamais été amants. Puis il était sûr qu’il ne s’était jamais rien passé de si dramatique non plus. Manque de bol, on était fin octobre, pas vraiment l’époque du poisson-d’avril-naze.

Il lâcha finalement les épaules de Jules et ses deux bras retombèrent balans de chaque côté de son corps alors qu’il la regardait lisser sa robe. Non mais là, c’était gênant. Finalement, l’attrapeur reconsidéra le verre abandonné et se mit à siroter le cocktail. Il avait déjà l’air un peu moins stupide avec une occupation, aussi anodine soit-elle. Autour d’eux, tout le monde conversait. Tout le monde. Sauf les elfes de maisons cokés mais vu leurs yeux exorbités, ils devaient être en conversation interne avec leurs doubles maléfiques. D’ailleurs, en temps normal, il aurait fait remarquer à Jules que ces bestioles avaient l’air plus droguées que Charlie Sheen lui-même mais là, il ne sentait pas le truc. Elle lui avait vraiment refusé un verre d’alcool poliment. Sans sourciller et  sans sourire. Le garçon se résigna, il était stupide d’insister après tout. « Bon… » soupira-t-il tout doucement, quand même déçu.

Mais son petit soupir fut noyé par la jolie brune. Alleluja, elle parlait toujours et enfin. Et pour faire une phrase. Avec un sourire. Drôle de réponse cela-dit. « Ce n’est pas quelque chose que tu … que nous aurions fait, c’est que … en fait, je n’en reviens pas que tu ne saches pas, je sais que cela a fait le tour du « gratin » pourtant. L’enfant terrible des O’Connor, enfin calmée. » Et quand je dis drôle de réponse, je dis Bart qui ouvre de grands yeux plein d’incompréhension. Puis un petit rire nerveux agita ses épaules. « J’suis pas le gratin, tu le sais bien. Et par calmée, tu entends… ? » interrogea-t-il, tout ça d’une petite voix rapide, fort intéressé. Il replongea aussitôt dans son cocktail et, visiblement, même s’il n’avait rien demandé, elle était décidée à lui répondre. Le joueur l’imita, et sans cesser de boire, il suivit de son regard la trajectoire de celui de Jules. Attentivement… « J’ai fait une soirée de trop. Je me suis réveillée en Pologne, avec de la drogue dans les poches, et pas le moindre souvenir. »

Attends, quoi ? Le blond était à présent anormalement figé, le coude en l’air, les yeux sur Jules, le liquide piquant coulant dans sa gorge. « Alors j’ai vu les photos, les coupures de presse … mais je n’ai pas la moindre idée de ce dont tu me parles. Et crois bien que j’en suis la première désolée. » C’est comme ça que Bart Vaughan s’étrangla bruyamment en recrachant son cocktail dans son verre. Il sentit les regards pesants de toute cette société guindée tomber sur eux alors qu’il essayait de calmer sa gorge douloureuse et sa quinte de toux. Il voulait dire quelque chose, ou plutôt un million de choses et s’assurer qu’elle ne lui mentait pas effrontément mais même en ayant arrêté de suffoquer à moitié, il ne savait pas par où commencer. Il fallait quand même se jeter à l’eau. Sa réaction devait être déplorable, surtout pour Jules si ce qu’elle disait était vrai – et ça, il ne voulait pas s’y résoudre. Mais une main se posa subitement dans son dos, remonta sa colonne vertébrale et s’arrêta dans sa nuque. Une main d’homme, à la poigne ferme qui se resserra comme un étau désagréable qui n’avait rien à voir avec la vision extérieure d’amicalité. Papa Vaughan. « Mademoiselle O’Connor, quel plaisir, commença-t-il d’un ton condescendant. Heureux de voir que vous êtes en pleine santé. J’espère que mon fils ne vous importune pas en faisant l’idiot. » Dès le mot fils, la pression de la main s’était accentuée. Bart laissa passer une vingtaine de secondes pour se calmer définitivement, avant de répondre d’un ton cassant « Personne n’importunait personne avant ton arrivée. En fait, on avait une discussion très intéressante, et très privée. » Les deux regards s’affrontèrent. Kieran savait pour Jules, cela sautait aux yeux. Qu’il devait être content, lui qui avait enragé sur leurs Unes à polémiques plus d’une fois. Finalement, il les laissa et Bart se demanda si c’était mieux.

Qu’allait-il dire ? Il n’en revenait toujours pas. Mais il était lui, et lui, c’était le mec qui détendait toujours l’atmosphère, surtout lorsqu’il y avait de quoi être gêné, avec un truc con, osé ou sorti de nulle part. Et il ne put empêcher son « Du  coup, tu ne dois pas te souvenir que mon père est un sale con. » Il eut un sourire misérable. Sérieusement… C’était donc pour ça qu’elle faisait comme s’il était un étranger. Et elle était désolée. Bart se sentit encore plus con ; dire qu’il avait failli lui tourner le dos. « C’est moi qui suis désolé pour toi… » Allez savoir pourquoi, peut-être parce que Bart est bon, gentil même, la première chose qu’il pensa fut : « Tu as souffert ? Est-ce que tu vas bien physiquement ? Je veux dire… à côté de ton… » Bah, dit-le Bart, c’est pas un gros mot. « Ton amnésie. » Et puis il se rendit compte de ce qu’elle devait penser de lui si ses seules sources étaient ces coupures de gutter press… Le blondinet se passa à nouveau la main dans les cheveux, terriblement gêné. « Ecoute… tout ce que tu as pu voir… on s’amusait bien c'est vrai, mais, je ne suis pas juste euh… tu sais, ce que ces feuilles de choux racontent. » Le playboy coureur de jupon. Le fils à papa aux multiples scandales. L’athlète éphèbe aux milles conquêtes… Bart était tout ça, quand il était le Bart extrême qui profitait de la vie et des cadeaux qui accompagnaient sa condition, avec ses potes. Certes. Mais Bart était plus que ça, il avait une cervelle, en plus de quelques muscles. Des valeurs, en plus d’une envie de juste s’amuser. C’est dans ce genre de moment qu’il comprenait pourquoi les filles se jetaient sur lui pour le sexe ou les bouteilles gratuites. Et c’est surtout là qu’il regrettait qu’on ne le reconnaisse que pour ça et ses dons sportifs indéniables. Peut-être que Jules pourrait voir l’autre Bart, maintenant ? En tout cas, il ne se voyait pas partir dans une nouvelle virée de décadence avec elle pour l’heure.

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Re: [TERMINE] Nice to meet you. Well... again. | Jules.

Message par Invité le Jeu 8 Mai - 17:17

J’attendais sa réaction, mi-inquiète, mi-résignée. Ce n’était pas la première fois qu’il me fallait expliquer ce qui m’était arrivé, mais à un « proche », cela avait une dimension particulière. Et je ne fus pas déçue. La position dans laquelle il se figea était absolument magnifique. Je sursautai cependant quand il commença à s’étouffer et m’approchai pour voir si je pouvais l’aider. Cela devait être un sacré choc mais tout de même … j’espérais en tous cas qu’il n’allait pas tomber au sol, inanimé. Je n’aimais pas particulièrement me faire remarquer et tous les regards étaient en train de converger vers nous. Un homme s’approcha d’ailleurs, que je ne mis pas longtemps à reconnaître, à la fois à cause de sa ressemblance avec Bart et parce que c’était un des portraits que j’ai eu le temps de mémoriser avant que mon père ne mette fin à cette séance de torture. Grand, imposant, charismatique et extrêmement sûr de lui, il ne s’agissait ni plus ni moins que de Kieran Vaughan, qui ne devait sans doute pas me porter dans son coeur, si son fils et moi faisons effectivement les quatre cent coups ensemble. Je recomposais mon visage le plus convenable alors qu’il s’approchait de son fils pour l’attraper par le cou (un geste qui m’aurait fait grimacer si je n’avais pas été parfaitement dans son champ de vision). Sourire, se montrer humble, gracieuse … Mademoiselle O’Connor, quel plaisir. Heureux de voir que vous êtes en pleine santé. J’espère que mon fils ne vous importune pas en faisant l’idiot. C’est très aimable à vous, Monsieur Vaughan. Je me porte comme un charme, je vous remercie. Personne n’importunait personne avant ton arrivée. En fait, on avait une discussion très intéressante, et très privée. Oh. Je manquai de reculer d’un pas pour leur laisser régler leurs comptes mais finis simplement par lui adresser de nouveau un sourire avec un signe de tête alors qu’il s’éloignait, ce qui m’arrangeait.

J’avais parfaitement saisi le sous-entendu triomphant de Vaughan père, absolument ravi de me voir amnésique et incapable de saccager la soirée en compagnie de son fils. Ce genre d’individus me donnait furieusement envie de le faire, d’ailleurs. Mes doigts se refermèrent autour du verre que Bart avait posé quelques instants auparavant et je le portai à mes lèvres … avant de l’en éloigner aussi sec. Non, mauvais réflexe. Je hélai le plus gentiment possible un elfe de maison pour lui demander : Excusez-moi, pourriez-vous m’apporter la même chose sans alcool s’il vous plaît ? Je n’étais pas forcée de rester au régime sec, mais comprenez que perdre la mémoire une fois m’avait grandement suffi. Bart, pendant ce temps, s’était remis de la charmante intervention de son paternel : Du  coup, tu ne dois pas te souvenir que mon père est un sale con. Un léger rire m’échappa, sincère : Lui comme les autres … Je comprends maintenant pourquoi je me faisais un plaisir de les esquiver ou de m’y donner en spectacle, commentais-je, non sans humour. Je ne tenais pas à mettre mes parents dans l’embarras, mais ce genre d’interventions combinées aux regards qui pesaient sur nous de temps à autres me donnaient envie de … d’y faire quelque chose. J’étais persuadée que cela revenait vite, comme ce réflexe malheureux de me venger sur un verre. C’est moi qui suis désolé pour toi… Tu as souffert ? Est-ce que tu vas bien physiquement ? Je veux dire… à côté de ton… Ton amnésie. J’ouvris la bouche pour lui répondre mais il ne m’en laissant pas le temps, enchaînant directement : Ecoute… tout ce que tu as pu voir… on s’amusait bien c'est vrai, mais, je ne suis pas juste euh… tu sais, ce que ces feuilles de choux racontent. Je sais.

Je n’avais pas eu besoin de réfléchir avant de lui répondre. Evidemment que je ne me contentais pas du jugement des autres pour me faire une opinion sur lui. Ou sur qui que ce soit. Moi par exemple. Et j’aime à croire que je n’étais pas simplement une droguée, allumeuse et peste non plus, notais-je, m’interrompant alors que l’elfe revenait avec ma boisson. Je la levai pour trinquer avec lui avant d’en prélever une gorgée. Délicieux, il fallait bien le dire. Je revins à Bart et tentai un sourire : Physiquement, ça va. C’est le sevrage qui a été le plus compliqué. Le pire, en réalité, avait été le fait de ressentir le manque sans même se souvenir d’avoir un jour pris de la drogue, d’en avoir apprécié le goût, les effets. C’était plus que perturbant et cela avait été un calvaire. Cependant, selon mes guérisseurs, cela m’avait également aidé à m’en sortir plus rapidement, n’ayant pas les réflexes ou ce genre d’images pour me perturber. C’est pour ça que je fais attention, maintenant. Régime strict, il paraît que c’est bon pour la silhouette, essayai-je de plaisanter avant de boire encore une gorgée. Mais je ne voulais pas m’étaler sur moi, ou mes états d’âme ou cette période extrêmement difficile qu’avait été mon séjour à Sainte-Mangouste. J’en revins donc rapidement à lui, et à ce qu’il m’avait dit : Et ne t’en fais pas, je ne pense pas que tu sois quelqu’un de superficiel ou juste attiré par les jolies filles délurées. La preuve … tu es encore là. C’était gentil, et plutôt un compliment et j’espérais vraiment qu’il le prenne comme tel. Mais assez de sujets déprimants. Je suis en vie et « ça va », glissais-je d’un ton désinvolte, raconte-moi plutôt ce que j’ai oublié qui vaut la peine d’être su … et ce que j’ai manqué depuis. Je me sentais étrangement à l’aise avec lui, sans doute à cause de sa réaction. Il devait être le premier à s’inquiéter ainsi pour moi … et c’était étrange. Mais extrêmement agréable.

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Re: [TERMINE] Nice to meet you. Well... again. | Jules.

Message par Invité le Mar 13 Mai - 20:25


« C’est très aimable à vous, Monsieur Vaughan. Je me porte comme un charme, je vous remercie. » Bart, lui, ne se retint pas de grimacer. Jules qui se tient bien et qui répond avec aplomb et force politesse à son père. La même Jules qui avait passé un deal tacite pour être plus que scandaleuse à ses côtés en présence de paparazzis… La fille qui l’aidait, volontairement ou non, à contribuer à la chute capillaire de monsieur Vaughan. Si Bart ne voulait pas croire à cette histoire folle d’amnésie, il avait de quoi être convaincu à présent. Avec un petit vague à l’âme, il se demanda jusqu’à quel point Jules n’était plus Jules. Puis le vague à l’âme disparut parce que, devant lui, se tenait certes une jeune fille qui était loin du feu d’artifice déluré qu’il avait côtoyé, mais visiblement tout aussi vive, intelligente et sans doute bien moins peste. Peut-être qu’il pourrait très bien s’entendre avec cette Jules-ci, et pour des raisons différentes. Des raisons plus saines, d’ailleurs.

Finalement, Kieran les laissa. Au regard de son père, Bart était certain qu’ils allaient avoir une agréable conversation père-fils, au retour. Mais tant mieux, il avait deux ou trois choses à lui dire, lui aussi. Pendant ce temps, Jules se commanda à boire, en version light. C’était vraiment étrange de savoir qu’elle ne plaisantait pas. Enfin, il n’était pas question de tourner les talons. Déjà parce qu’il avait envie de la connaître et un peu aussi parce qu’il sentait les regards tendus qui convergeaient dans leur direction, souvent. Il était même prêt à parier que ceux qui avaient déjà lu les tabloïds attendaient… « Lui comme les autres … Je comprends maintenant pourquoi je me faisais un plaisir de les esquiver ou de m’y donner en spectacle. » Bart eut un demi-sourire compatissant. « Si je peux te donner un conseil, esquive-les encore dès que tu peux. Personnellement, c’est ce que je fais et promis, pas besoin de te faire remarquer pour les éviter. Perso, j’aurais dû être dans mon canapé en train de jouer à un jeu électronique moldu… » Bon, au moins, elle n’allait plus le voir comme le mec dépeint dans les tabloïds mais comme un vieux type… génial. Enfin bon. Il fut touché par son simple  et spontané « Je sais. » Lorsqu’il tenta d’ailleurs un plaidoyer un peu gêné. Elle ne souhaitait pas le juger d’après trois bouts de papiers, voila qui montrait bien qu’elle était quelqu’un de bien et surtout loin d’être stupide. Contrairement aux gros poissons parmi lesquels ils nageaient ce soir-là. « Et j’aime à croire que je n’étais pas simplement une droguée, allumeuse et peste non plus. » Dit-elle d’ailleurs. Bart trinqua avec elle-même s’il reposa le verre dans lequel il avait allègrement craché. « Oh, t’étais un peu tout ça, si, répondit-il franchement, un peu amusé. Mais c’est parce que tu le voulais bien. En fait, on s’confiait pas vraiment parce qu’on passait beaucoup de temps à faire n’importe quoi mais j’ai jamais douté que tu savais très bien ce que tu faisais. Et puis t’étais pas une peste avec moi. » Allumeuse si, mais peut-être qu’il n’allait pas trop la taquiner pour l’instant. Et puis le sujet redevint plus sombre…

Certes elle souriait, mais ce qu’elle lui avoua fit presque froid dans le dos à Bart lorsqu’il tenta d’imaginer ce par quoi elle était passée. « Physiquement, ça va. C’est le sevrage qui a été le plus compliqué. C’est pour ça que je fais attention, maintenant. Régime strict, il paraît que c’est bon pour la silhouette. » Bart ne savait pas à quoi ressemblait le manque. Il avait déjà pris de la  drogue, sous diverses formes et en prenait encore, mais cela restait festif et il ne prenait jamais de doses fortes. Il restait un sportif de haut niveau avant tout et son métier était toute sa vie, il ne risquait pas de compromettre son état physique. En revanche, il avait un autre souvenir de Jules et les drogues. Il l’éluda et se raccrocha plutôt à son petit trait d’humour. L’occasion pour son côté charmeur de sortir de sa cachette un coup : «  T’en as pas vraiment besoin, tu es déjà ravissante comme ça. »  Oui bon, oh, ça va hein. On parle de Bart. Et puis de toute façon, elle n’allait pas se méprendre. « Et ne t’en fais pas, je ne pense pas que tu sois quelqu’un de superficiel ou juste attiré par les jolies filles délurées. La preuve … tu es encore là. » La preuve. Encore une fois, il fut plus touché que de raison. Elle lui plaisait de plus en plus cette Jules. En plus, elle ne semblait pas avoir perdu son esprit et ça lui allait à merveille. Comme d’habitude, néanmoins, quand ses émotions étaient mises à l’épreuve, il préférait faire le malin. « En fait, ça fait cinq minutes que je cherche toutes les sorties possibles pour m’éloigner discrètement. Depuis que j’ai compris que tu ne voulais pas coucher avec moi. » Il se passa la main dans  les cheveux, encore. « Tu sais, ça me fait plaisir que tu me dises ça. Parce que les gens cherchent pas forcément plus loin que le bout de leur nez. Mais j’imagine que je ne t’apprends rien. »

Un peu plus et les violons allaient débarquer. Heureusement, elle avait l’air du même avis. « Mais assez de sujets déprimants. Je suis en vie et « ça va »,  raconte-moi plutôt ce que j’ai oublié qui vaut la peine d’être su … et ce que j’ai manqué depuis. » Bart réfléchit un instant. Par quoi commencer ? Bien sûr, elle devait plus parler du monde qu’ils avaient côtoyé ensemble ou ces mondanités que le reste. Elle n’avait pas pu rester enfermée près d’un an, donc elle devait savoir comment le monde tournait. « Beaucoup de choses se sont passées, mais je vais t’épargner qui s’est tapé qui… » comme lui et Sara ou lui et la meuf du batteur de Chelsea. C’était pas forcément intéressant. « Mais ça s’est pas arrêté, loin de là. Ils ont arrêté Red, la harpie qui fournissait en drogues dures tout le gratin… » Il oublia de préciser que tous deux avaient déjà été clients. « Chelsea a encore battu l’Arsenal, pour la dernière fois. La NMO fait encore des pieds et des mains pour avoir mon père. Mon père fait des pieds et mains pour que je m’active avec l’Alliance et que je devienne un bon petit garçon. Te concernant, visiblement tu ne viens plus aux soirées, et c’est fâcheux, je m’éclate moins. » Il lui fit un clin d’œil. « La seule chose qui change vraiment, ce sont ces petites réunions de gens bien pensants, au sang pur, ou dont l’argent compense l’impureté, qui se battent pour un peu plus de pouvoir. T’es peut-être pas sans savoir que les extrêmes se taillent la part belle et qu’on a de plus en plus de tarés qui veulent exterminer les moldus, et d’autres tarés qui veulent qu’on oublie nos pouvoirs pour se mêler à eux. Un soir comme ça, c’est l’occasion idéale de savoir qui est plus taré que la dernière fois. » Conclut-il. Okay, c’était moins marrant. Et Bart ne se préoccupait pas de se positionner là-dedans, mais tous ces mécanismes ne lui échappaient pas. Notamment parce que son père lui martelait le cerveau avec ça.

Il observa sombrement la salle. Et ces fanatiques du pouvoir et de l’argent. Il surprit des regards furtifs. « Regarde-les, tous pincés… je te parie que plus d’un se demande si tu ne risques pas de malheureusement retrouver la mémoire à mon contact. Ça gâcherait leurs petits complots... »  

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Re: [TERMINE] Nice to meet you. Well... again. | Jules.

Message par Invité le Mar 27 Mai - 15:03

Si je peux te donner un conseil, esquive-les encore dès que tu peux. Personnellement, c’est ce que je fais et promis, pas besoin de te faire remarquer pour les éviter. Perso, j’aurais dû être dans mon canapé en train de jouer à un jeu électronique moldu… Un léger rire m’échappa alors que j’observais les personnes nous entourant. Il était clair que je n’avais aucune envie de passer plus d’une soirée de ce type par mois. Si cela n’avait tenu qu’à moi, par an même, mais cela semblait faire plaisir à mes parents, alors je ne pouvais me résoudre à le leur refuser. Cependant, rien ne m’obligeait à rester extrêmement longtemps. Et autant en faire profiter à un ami : Tu sais, un mot de toi et je glisse à mes parents que je ne me sens pas extrêmement bien, que tu as la gentillesse de m’accompagner pour que je ne passe pas la soirée seule et tu me montres ton jeu … C’était vraiment tentant, je ne supportais pas les regards qui glissaient sur moi, sur nous. J’allais cependant tenter d’en faire abstraction pour ne pas perdre pied. Cela m’énervait plus que cela m’attristait et c’était une première. Ces sautes d’humeur n’étaient pas pour me rassurer mais je n’y pouvais rien. Peut-être cela faisait-il un peu plus partie de ce que j’étais avant que ce que j’étais devenue, cela ne voulait malheureusement pas dire que ma mémoire revenait. Oh, t’étais un peu tout ça, si. J’en étais bien consciente, l’entendre dire était tout autre chose. Mais personne ne l’avait dit avec le sourire. Mais c’est parce que tu le voulais bien. En fait, on s’confiait pas vraiment parce qu’on passait beaucoup de temps à faire n’importe quoi mais j’ai jamais douté que tu savais très bien ce que tu faisais. Et puis t’étais pas une peste avec moi. Merci. C’était simple et pourtant il venait de me toucher. Quelqu’un qui pouvait enfin me dire qui j’étais, en toute objectivité, sans me lancer de regard noir ou me prendre en pitié.

Il faisait tout pour me mettre à l’aise, et c’était bien loin de me déplaire. Personne n’avait pris la peine de le faire avant lui, chacun me rappelant que je ne savais plus qui j’étais, d’une manière ou d’une autre, et soit que c’était un scandale, soit que ce n’était pas plus mal. Me prendre entièrement, comme j’avais été et comme j’étais, sans qu’il y ait de mauvais sentiments liés à mon passé était une grande nouveauté, qui n’était pas pour me déplaire. T’en as pas vraiment besoin, tu es déjà ravissante comme ça. Je rosis de façon très légère, repoussant le compliment d’un geste de la main : Je suppose que c’est le moment où je devrais te dire que tu n’as décidément pas changé. Mais je n’en ferais rien, étant donné que je n’en avais aucun souvenir. Il ne fallait cependant pas s’attarder là-dessus, j’avais décidé que me morfondre était totalement hors de question. En fait, ça fait cinq minutes que je cherche toutes les sorties possibles pour m’éloigner discrètement. Depuis que j’ai compris que tu ne voulais pas coucher avec moi. Et il semblait d’accord avec moi en jouant la carte de l’humour, que je lui rendis immédiatement : Qui te dit que je ne veux pas coucher avec toi ? Je levai un sourcil avant de cacher mon sourire dans mon verre en l’entendant redevenir plus sérieux. Je ne pus qu’approuver ce qu’il dit sur les gens qui ne cherchaient pas à savoir. Je ne te contredirai pas. C’est toujours bon de rencontrer des gens qui vont au-delà. Il rendait cette soirée plus que supportable, mais plutôt agréable si je voulais être tout à fait honnête. Mon sourire n’était plus aussi forcé que lors de mon arrivée et je parvins même à oublier ceux qui nous entouraient pour un temps.

Beaucoup de choses se sont passées, mais je vais t’épargner qui s’est tapé qui… Dommage, je suis certaine que tu as beaucoup de choses à dire sur le sujet, notai-je malicieusement tout en continuant à siroter mon cocktail sans alcool. J’aimais le fait qu’il me parle de tout. « Red » ne me disait rien du tout, mais il semblait évident que je l’avais plutôt bien connue. Frissonnant, je regardai ailleurs deux secondes, enregistrant instantanément tout ce qu’il me disait. C’était important. Te concernant, visiblement tu ne viens plus aux soirées, et c’est fâcheux, je m’éclate moins. Je ris doucement : Maintenant que tu sais que je suis de nouveau en ville, tu pourras m’inviter. Je n’étais pas certaine que ce soit une bonne idée, mais je préférais ne pas me fermer pour être certaine de ne négliger aucune piste. Et si je me contrôlais, peut-être pourrais-je même réellement en profiter. La suite fut un peu plus sérieuse et lui fit froncer le nez. Le sujet des modus était délicat pour elle, apparemment elle n’en avait pas une très bonne opinion « avant », maintenant … elle avait suffisamment de problèmes avec elle-même pour s’en créer avec d’autres. Ce n’était pas ma priorité, cela aurait voulu dire me pencher sur la Pure Blood League et sur toutes ces choses qui me dépassaient pour l’instant. Tout ça n’augure rien de bon. Mais qu’ils continuent à se jauger les uns les autres et à nous laisser tranquilles, cela me va plutôt bien. Je n’avais aucune idée de la façon dont Bart voyait les choses, mais quelque chose me disait qu’il n’avait pas la moindre envie de s’en mêler, ce sur quoi nous nous rejoignions et cela m’allait plutôt bien. Le temps qu’ils étaient occupés, ils ne viendraient pas nous embêter.

Regarde-les, tous pincés… je te parie que plus d’un se demande si tu ne risques pas de malheureusement retrouver la mémoire à mon contact. Ça gâcherait leurs petits complots… Ce n’était pas en accord avec mes pensées, mais un regard alentour me fit comprendre qu’il avait parfaitement raison. J’étais - nous étions - devenus le centre d’attention de la soirée. Je vis dans les yeux de ma mère, un peu plus loin, une appréhension qui me tordit les entrailles et me fit observer soigneusement mes chaussures. La culpabilité était au rendez-vous, accompagné d’un profond sentiment d’injustice : je n’avais rien fait, elle n’avait pas le droit de me juger pour ce que je pourrais faire. Ne m’en parle pas. Je crois que mes parents prient pour que je ne me souvienne jamais de … De quoi ? Je butai sur la formulation et finis par secouer la tête : …d’avant. Elle disait que je n’avais pas besoin d’aller me torturer à Sainte-Mangouste, que cela reviendrait peut-être un jour mais qu’il me fallait vivre. Ce n’était pas faux, ceci étant dit, mais ce n’était pas suffisant, pas pour moi. Je relevai les yeux vers Bart et me forçai à sourire : Alors dis-moi : comment me ferais-tu retrouver la mémoire, si tu le pouvais ? Y avait-il un truc que nous faisions souvent, qui pourrait déclencher un frémissement dans ma mémoire vide ? Peut-être aurait-il une illumination ? Je ne lui en demandais en réalité pas tant, je ne me faisais pas d’illusions mais si cela pouvait détendre l’atmosphère et nous faire nous amuser, voire embêter ces grincheux, cela me convenait.

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Re: [TERMINE] Nice to meet you. Well... again. | Jules.

Message par Invité le Mar 27 Mai - 17:59


Bart était heureux de la voir se détendre de plus en plus et même s’accorder quelques rires. Cette Jules n’avait pas l’air moins drôle que l’ancienne, même si, à l’évidence, ce n’était plus pour les mêmes raisons. Mais ce n’était pas tout à fait un drame. D’autant plus qu’elle avait l’air d’avoir gardé une petite part de malice tout à fait adorable. Bart se demanda si son état était irréversible ou si elle avait une chance de redevenir qui elle était. Parce que même pour quelqu’un qui avait pu vivre une vie chaotique, ça devait toujours être extrêmement désorientant et terrifiant de perdre ses souvenirs et se perdre soi-même. « Tu sais, un mot de toi et je glisse à mes parents que je ne me sens pas extrêmement bien, que tu as la gentillesse de m’accompagner pour que je ne passe pas la soirée seule et tu me montres ton jeu … » Visiblement, elle non plus n’était pas à l’aise ici. Bart lui offrit un sourire compatissant avant de répondre à voix plus basse : « Je risque d’utiliser ce joker, en effet, vu l’ambiance. Et crois-moi, si c’est le cas, tu ne risques pas d’être déçue, ce jeu est grisant, addictif. » Et attend d’avoir attrapé ton premier roucoups sauvage sorti d’un buisson mais je m’égare. Il continua donc à la taquiner doucement, même si, au fond, ce qu’il disait était vrai. Il n’avait pas envie d’être malhonnête avec elle. Certes, il n’avait pas besoin de lui balancer à la figure toutes les choses absolument pas innocentes qu’ils avaient faites ensemble, là, brutalement. Mais il ne voyait pas l’intérêt de mentir. C’était son passé. « Merci. » Bart haussa les épaules, un peu nerveux. « Je ne pense pas avoir le droit de décider ce que tu dois savoir ou pas, de ta vie d’avant. Dit-moi juste si… si y’a des choses que tu ne préfères pas entendre. » Après tout, on ne sait jamais. Peut-être qu’elle ne voulait pas s’imaginer à moitié allongée sur le carreau des toilettes sales d’une boite obscure en train de tendre à Bart un pochon au contenu douteux. Quand il lui raconterait, elle n’aurait qu’à lui faire savoir si elle désirait ne pas en entendre plus sur tel ou tel sujet.

En tout cas, elle avait l’air d’accepter autant qu’on le peut sa condition et son esprit en était toujours autant aiguisé. « Je suppose que c’est le moment où je devrais te dire que tu n’as décidément pas changé. » C’est qu’elle supposait bien. Bart eut un petit rire. « Celui-là était sincère mais oui, c’est bien le moment. Encore qu’avant, je crois que tu préférais rentrer dans mon jeu, quand j’avais trop bu, et que ça t’amusait bien. A mon grand désespoir. » Combien de fois l’avait-elle fait espérer en vain ? Un sourire nostalgique anima ses lèvres et il s’empressa d’ajouter : « Ne t’en fais pas, il n’y a toujours aucune arrière-pensée. Et puis c’était marrant. » Elle n’avait pas l’air déstabilisée de toute façon. « Qui te dit que je ne veux pas coucher avec toi ? » Pas du tout même. Bart leva les yeux au ciel. « Je te pardonne pour toutes ces fois, mais tu ne vas pas recommencer, hein, » soupira-t-il mais le fait qu’il se morde les lèvres pour s’empêcher de rire montrait bien qu’il était toujours amusé. D’ailleurs, ce qu’elle ajouta lui montra que ce n’était plus le même jeu que l’ancienne Jules. Plus les mêmes règles. Ils pouvaient être amis, avec une nouvelle dimension qui ne se résumait pas à finir en serpillère pour épater la planète, tout en se cherchant. Pour autant, hors de question de faire table-rase du passé. Enfin… même s’il pouvait lui épargner des détails. « Dommage, je suis certaine que tu as beaucoup de choses à dire sur le sujet. » Il prit un faux air outré. « Oui, et bien, fallait bien que je me console de tes refus, pour ma part, » déclara-t-il sur le même ton. Mais si elle désirait ne pas être tout à fait étrangère à cela, il pouvait l’aider. En fait, il se dit que ça lui ferait plaisir de pouvoir faire la fête avec cette nouvelle Jules, fraichement débarquée en ville, qui n’avait pas besoin de drogues dures pour déconner. Evidemment, ici, il était difficile de déconner, dans un  tel contexte, et il s’en rendit bien compte. Jules n’avait pas l’air de vouloir se mêler à ces intrigues sombres et ces conversations moroses. « Tout ça n’augure rien de bon. Mais qu’ils continuent à se jauger les uns les autres et à nous laisser tranquilles, cela me va plutôt bien. » Elle ne pouvait lui faire plus plaisir. « Tu auras bien le malheur d’en entendre parler assez vite. Mais je préfère aussi qu’on nous laisse tranquille. Je ne suis ici que pour mon père. C’est moi la mascotte de l’empire Vaughan. Mais j’ai pas la chance de pouvoir me cacher dans un costume ridicule, faut quand même que je fasse semblant de me mêler de débats qui ne m’intéressent pas… » Son envie de fuir les lieux le reprenait. Surtout quand il voyait leurs regards inquisiteurs. Déjà qu’ils n’étaient guère ravis de les voir si peu s’intéresser, ils s’inquiétaient sans doute d’un coup d’éclat stupide. « Ne m’en parle pas. Je crois que mes parents prient pour que je ne me souvienne jamais de … d’avant. » L’idée choqua presque Bart qui, cette fois, eut l’air vraiment outré. Ces gens bien pensants avaient vraiment de drôles de priorités. Il leur en voulut encore plus. « J’espère que personne ne t’empêchera de retrouver tes souvenirs Jules. Ils font partis de toi, t’es assez intelligente pour en faire ce que tu veux, que ça plaise ou non aux organisateurs coinços de cocktail. » Il se pencha vers elle et son « Je crois que je vais utiliser ton joker, ça te dis qu’on file ? »  rencontra son « Alors dis-moi : comment me ferais-tu retrouver la mémoire, si tu le pouvais ? » Il eut un sourire. Les grands esprits se rencontrent. Bart sortit donc sa baguette avec un air entendu. « Maintenant que t’en parle, ce serait triste de filer sans donner corps à la nostalgie. Et puis on va leur rendre service, ça manque cruellement d’ambiance ici. » Il désigna les musiciens de chambre qui, eux-mêmes, avaient l’air de mourir d’ennuis sur leur propre balade. Discrètement, il pointa sa baguette vers eux et « Confundus. » Aussitôt un chaos musical dégénéré rempli la pièce et Bart tendit son bras à la jeune femme. Ils avaient vingt-six secondes avant qu’on se détourne de la cohue, vers eux. « Voilà qui est mieux. »

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Re: [TERMINE] Nice to meet you. Well... again. | Jules.

Message par Invité le Mer 11 Juin - 1:25

Je risque d’utiliser ce joker, en effet, vu l’ambiance. Et crois-moi, si c’est le cas, tu ne risques pas d’être déçue, ce jeu est grisant, addictif. Et nous allions nous en aller, sans le moindre doute. Je savais très bien que s’il ne me le demandait pas, je risquais de jouer cette carte de mon propre chef. Malgré cette rencontre très agréable, je me sentais mal, sans doute sous le poids des regards empreints de jugement qui pesaient sur moi, sur nous. L’école m’avait pourtant préparée à ce genre de situations mais à Poudlard, j’étais face à des étudiants, à des égaux avec lesquels je pouvais réellement parler, ou en tous cas communiquer sans avoir besoin de me cacher, de faire attention à mes gestes, à mes paroles. Je pouvais être vraie, leur demander d’arrêter de me scruter si je le désirais. Ici, les règles étaient différentes et cela m’irritait profondément. Je ne voulais pas spécialement quitter Bart, pas après l’avoir retrouvé et m’être rendu compte qu’il était sans doute l’un des seuls qui me rattachaient à ma vie d’avant, qui se souvenait de mes mauvais côtés mais les avait appréciés, comme il appréciait celle que j’étais devenue. J’avais conservé d’anciennes connaissances, enfin, surtout Romy, mais apparemment j’étais déjà agréable avec elle à l’époque, alors, cela ne comptait pas vraiment. Enfin, cela comptait pour moi, mais ça avait un autre impact, une autre importance pour moi. Lui serait sans doute plus cash et m’en apprendrait sans doute plus sur ce qui faisait que j’étais moi, avant, sur ces côtés que j’avais perdu. Je ne pense pas avoir le droit de décider ce que tu dois savoir ou pas, de ta vie d’avant. Dis-moi juste si… si y’a des choses que tu ne préfères pas entendre. Non, répondis-je sans la moindre hésitation. Cette réponse pouvait paraître un peu précipitée, surtout vu ce que nous avions du faire ensemble. Mais l’ignorance était trop douloureuse, je préférais savoir, essayer de rassembler des souvenirs, peut-être raviver d’anciennes images par ce biais. Je ne voulais pas continuer à ne pas savoir. Il me fallait des réponses. Je préfère savoir. Peu importe ce que j’ai fait, je l’ai fait et je dois en être consciente, ma conscience se débrouillera avec le reste après. Je tentai un sourire, mais la question était effectivement grave et polémique. Je voulais connaître cette Jules pour tenter de la retrouver. Car qu’importait ce que pouvaient bien dire les gens, c’était moi. Et même si cette version semblait plaire à davantage de personnes, elle ne serait jamais « réelle », en tout cas pas avant que j’aie rassemblé toutes les pièces du puzzle que constituait mon ancienne vie.

Ce qui ne m’empêchait pas d’apprécier ce que j’avais maintenant, comme les plaisanteries que nous échangions avec Bart. Celui-là était sincère mais oui, c’est bien le moment. Encore qu’avant, je crois que tu préférais rentrer dans mon jeu, quand j’avais trop bu, et que ça t’amusait bien. A mon grand désespoir. Une nouvelle pièce qui me fit sourire, baissant les yeux sur mon verre. Ainsi, j’aimais provoquer mais surtout faire mariner. Je n’étais donc peut-être pas exactement la traînée qu’on m’avait décrit à de nombreuses reprises. Ne t’en fais pas, il n’y a toujours aucune arrière-pensée. Et puis c’était marrant. Nous n’avions donc jamais couché ensemble. Bien, il m’avait mis le doute avec ses paroles précédentes. Enfin, que l’on se comprenne pas, il n’avait rien de désagréable à regarder, mais je n’étais pas encore certaine d’être prête à me retrouver en face de quelqu’un qui me dirait que nous avions déjà couché ensemble sans que je ne m’en souvienne. Comprenez-moi, je n’avais pas le moindre souvenir d’avoir couché avec qui que ce soit. Donc oui, dans mon esprit, j’étais vierge. Peut-être saurais-je comment faire quand cela se présenterait, mais en attendant, je n’en avais pas la moindre idée. Le temps que cela nous amusait tous les deux, je suppose qu’il n’y a pas de mal. Ce n’est donc pas toi qui pourras me dire si je suis un bon coup ou non, décidai-je de plaisanter pour que tout cela soit plus facile et que je ne m’enfonce pas dans un marasme de questionnements sans fin. Je te pardonne pour toutes ces fois, mais tu ne vas pas recommencer, hein. Qui te dit que je ne suis pas sérieuse ? Je n’avais pas pu m’en empêcher. C’était amusant et ça me semblait naturel, de le taquiner, même s’il était donc un joueur de Quidditch renommé. Il ne m’intimidait pas et je me sentais parfaitement à l’aise. Peut-être me « souvenais-je » de notre amitié ? Ou venait-elle simplement plus vite parce qu’il se comportait comme si j’étais toujours la même et qu’il n’y avait pas deux Jules différentes ? Oui, et bien, fallait bien que je me console de tes refus, pour ma part. Mon pauvre, je suis vraiment et sincèrement désolée pour tous ces désagréments … Je finis par éclater de rire, un rire joyeux et franc, totalement insouciant. Cela faisait un bien fou.

Mais cela n’était pas du goût de tout le monde. Je surpris un regard courroucé de ma mère dans notre direction et reportai bien vite mon attention sur Bart qui me donnait malheureusement raison sur les aspects négatifs de cette soirée. Tu auras bien le malheur d’en entendre parler assez vite. Mais je préfère aussi qu’on nous laisse tranquille. Je ne suis ici que pour mon père. C’est moi la mascotte de l’empire Vaughan. Mais j’ai pas la chance de pouvoir me cacher dans un costume ridicule, faut quand même que je fasse semblant de me mêler de débats qui ne m’intéressent pas… Je comprends, je crois. Et je te plains sincèrement. Je crois qu’ils ont dans l’idée de faire la même chose avec moi. Je frissonnai à cette idée et secouai la tête. Au moins, à deux dans le même bateau, on pourra s’entraider ! Voir le positif, c’était important. Sinon j’allais finir par m’écrouler dans un coin, à tirer sur les manches de la chemise de Bart qui ne comprendrait pas ce qui lui arrivait. Mais l’avoir de mon côté était un soulagement, de façon claire. J’allais donc éviter de le faire fuir en ruinant ses vêtements. J’espère que personne ne t’empêchera de retrouver tes souvenirs Jules. Ils font partis de toi, t’es assez intelligente pour en faire ce que tu veux, que ça plaise ou non aux organisateurs coinços de cocktail. Encore une fois, un compliment qui me prit par surprise. Il me semblait que je rosissais légèrement, mais je n’en étais pas certaine. Merci, répondis-je en le regardant dans les yeux. Je n’étais pas gênée, j’étais simplement sincèrement touché que ses paroles reflètent ce que je pensais. J’espère. Je ne sais pas comment je réagirais si cela arrivait, mais j’espère prendre les bonnes décisions. Il n’y a, de toutes les manières, aucun moyen de revenir en arrière. J’étais ce que j’étais et mon caractère n’allait sans doute pas changer de nouveau du tout au tout, du moins je ne le pensais pas. Mais je n’en étais pas certaine.

Mais pour cela, il fallait que je recouvre la mémoire et ce n’était pas gagné, aussi allais-je avoir besoin de lui et … Je crois que je vais utiliser ton joker, ça te dit qu’on file ? Il avait eu à peu de choses près la même idée. Je me doutais cependant que si nous quittions la soirée, je risquais en réalité de vouloir aller dormir. Maintenant que t’en parle, ce serait triste de filer sans donner corps à la nostalgie. Et puis on va leur rendre service, ça manque cruellement d’ambiance ici. Plissant les yeux, soudain intéressée, je suivis son regard et son geste pour considérer les musiciens qui semblaient sur le point de s’endormir … jusqu’à ce qu’il ne les réveille. Un sourire ravi se dessina sur mes lèvres alors qu’une véritable cacophonie retentissait dans la salle. Voilà qui est mieux. C’est parfait ! Je rayonnais et plantai un baiser sur la joue du jeune homme avant de prendre son bras. Très rapidement, je me composais un visage en souffrance, mesurée, certes, mais tout de même présente et entraînai Bart jusqu’à mon père, le plus compréhensif des deux éléments du duo parental. Son attention se porta immédiatement sur moi, et une vague de culpabilité me submergea en voyant ses traits se tirer sous l’effet de l’inquiétude. Je fis donc tout pour le rassurer. Père, je suis désolée mais je vais me retirer. Ne vous en faites pas, il n’y a rien de grave, juste trop de monde et de bruit, j’ai la tête qui tourne légèrement. Il m’éloigna doucement, ainsi que Bart du groupe avec lequel il discutait, simplement pour déposer un baiser sur mon front et remercier le jeune homme de me raccompagner jusqu’au domicile familial avant de retourner vers les autres. Rapidement, j’entraînai Bart vers la sortie. Nous avions bougé assez rapidement pour ne pas être dans le coin des personnes que l’on aurait pu soupçonner, mais il fallait filer à l’anglaise suffisamment vite pour que les parents Vaughan ne nous interceptent pas. Une fois hors de la salle, je soufflai, soulagée, avant de lancer un long regard reconnaissant à Bart : Merci … pour tout. Si tu savais ce que tout cela représente pour moi … Je ne finis pas ma phrase, ne voulant pas devenir mélodramatique. Je me contentais donc de l’attirer à ma suite. La soirée s’achèverait bientôt mais ce n’était que partie remise pour cette partie de jeu vidéo, en tous cas j’osais l’espérer.

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Re: [TERMINE] Nice to meet you. Well... again. | Jules.

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